Invitation au voyage
Comment imaginer la capitale d'un pays de plus d'un
milliard d'habitants, à la civilisation plusieurs fois millénaire ? Sitôt
franchies les premières enceintes de la cité, les mythes et clichés
disparaissent peu à peu pour laisser place au silence d'une .ville-campagne »
dont les habitants ne se font entendre que par le tintement des klaxons de
bicyclettes, côtoyant le long des immenses avenues, charrettes, ânes et
camionnettes de toutes sortes. Pourtant, au-delà de son aspect « rural », Pékin
offre le spectacle d'un vaste chantier de HLM, répondant à l'urgence d'une
démographie galopante. La capitale chinoise, heurtée par le chaos de ses générations,
s'ouvre à nos yeux.
Situé à 390
54' de latitude Nord, soit approximativement à la même latitude que Naples,
Pékin se niche au fond d'une cuvette encerclée de montagnes de moyenne altitude
(de 500 à 1 000 m), de plus en plus élevées vers le plateau mongol au nord. De tout
temps, les Pékinois ont forgé des murailles pour se protéger du froid sibérien des longs hivers secs (la
température peut descendre jusqu'à -
20° en janvier, accompagnée d'un soleil généreux et d'un ciel bleu). En
revanche, les étés très chauds (souvent 40°) sont arrosés de pluies diluviennes et laissent place à un soleil voilé.
Les printemps et automne très courts
offrent d'agréables températures que les Pékinois savent goûter au gré de leurs promenades dans les
multiples parcs et jardins qui font
le charme de la capitale chinoise.
Apparemment, Pékin porte peu de vestiges de son passé. Pourtant, les différentes dynasties
y ont construit bon nombre d'édifices dont beaucoup subsistent encore, cachés
par des murs ou dans des parcs.
La ville, depuis ses origines, possède une architecture quadrillée
parfaite avec trois quartiers principaux : au nord, la ville intérieure ou K ville tartare » qui
abritait autrefois les résidences de l'élite (hauts fonctionnaires, notables, etc.) ; au centre, la ville impériale
(Cité Interdite) où logeaient l'empereur et
la cour, qui côtoie la place Tian An
Men, centre géographique de l'actuelle capitale ; au sud, la ville extérieure ou « ville chinoise » qui rassemblait les masses populaires. Aujourd'hui ces « villes » ont perdu leur fonction d'autrefois, mais on
distingue encore nettement les trois
quartiers.
La capitale chinoise s'organise aujourd'hui en un vaste damier dont les
principales artères s'orientent nord-sud/est-ouest. Ses habitants empruntent des M hutong » ou ruelles traditionnelles au charme typiquement pékinois qui
relient les grandes avenues entre elles.
L'une des premières impressions ressenties en sillonnant la ville est l'immensité ; la
capitale n'a pas de limites (la rue de la Paix Éternelle qui traverse Pékin d'est en ouest s'étend sur 40 km). Les dix millions d'habitants que rassemble la ville intra-muros y semblent perdus et la foule n'est dense qu'aux heures
de pointe ou dans les quartiers commerçants.
Aujourd'hui, Pékin, centre politique, administratif et culturel de la Chine, est devenu une
capitale internationale attirant des touristes du monde entier et des hommes d'affaires à la
recherche de nouveaux marchés.
Pékin : ville préhistorique
La découverte des ossements du sinanthrope, en 1929 à Zhoukoudian (banlieue sud-ouest de
Pékin), prouve que la région fut habitée dès la Préhistoire. Les fossiles déterrés auraient entre
300 000 et 500 000 ans d'âge. La proximité de la rivière Yongding, bordant une riche région alluviale, peut
expliquer le choix de ce lieu.
Une capitale de conquérants
Sous la dynastie des Zhou, soit de 1122 à 225 av. J.-C., une agglomération
appelée ville de Ji ou « ville de roseaux » fut construite dans
l'actuel quartier sud-ouest.
A l'époque des
Royaumes combattants (403-221 av. J.-C.), la
ville de Ji devint une principauté
du nom de Yan dans laquelle de nombreux villages furent édifiés.
L'empire fut enfin unifié par le célèbre Qin shi Huangdi (premier empereur de Chine), à
partir de 220 av. J.-C., et la
principauté (futur Pékin) connut un essor
déterminant sur le plan commercial.
Beaucoup plus tard, sous la dynastie des Tang (618 - 917 après J.-C.), la ville devint un important point de rencontre pour organiser des
expéditions (militaires, commerciales, etc.).
Les dynasties barbares (Liao, Jin) qui suivirent, réussirent peu â peu à s'emparer de toute la Chine du nord et à
faire diminuer la puissance de la dynastie
des Tang. A la fin de cette dynastie, ce qui deviendra Pékin, perdit de sa puissance et devint simplement le point
de rencontre nordique de l'empire, menacé de plus en plus par les peuplades du nord (Mongols, Khitans, Jurchen).
L'assaut des peuplades de la steppe
Les Khitans, fondateurs de la dynastie des Liao (947 - 1125) s'emparèrent
les premiers de la capitale et la baptisèrent Yanjing (ville des hirondelles). Ils édifièrent des enceintes entourant la ville
et établirent des quartiers bien distincts.
Au début du XIIe siècle, les Jurchen s'y imposèrent et créèrent la nouvelle dynastie des
Jin dans la capitale du Milieu (Zhong du). La ville fut alors reconstruite à beaucoup plus vaste
échelle. De nombreuses portes (dont on voit encore des vestiges aujourd'hui) furent édifiées à cette époque : la porte
de la Grande Paix (Guang an men) ou
encore la porte Hui cheng Men. De très belles maisons furent érigées au cceur de la capitale, et les entrées du
Palais Impérial décorées de pierres
précieuses. Mais d'autres peuplades de la steppe, jalouses de tout ce faste, firent leur apparition
au début du XIIIe siècle : les plus virulents furent les Mongols.
Sous la
pression de
ces derniers, les Jin déplacèrent leur capitale à Kaifeng, en 1214, pour
disparaître complètement en 1234, tandis que Yanjing était devenue mongole dès 1215 et allait
devenir un centre cosmopolite de la plus haute importance pour les échanges
avec l'Asie centrale
et l'Occident.
Malgré ce mélange de différentes dynasties et l'influence des peuplades d'Asie
centrale, Pékin fut, sous les Mongols, une vaste ville chinoise, capitale de
l'empire céleste. Sur le plan artistique et culturel, le Pékin d'aujourd'hui
reste très marqué par l'influence mongole (costumes de l'opéra de Pékin et
personnages de théâtre).
Khanbalik, la capitale mongole
Après s'être emparé de la région de Pékin en 1215, les Mongols confièrent aux bonnes
volontés locales, le soin de se charger de la conquête du reste de l'empire, étant eux-mêmes
incapables d'administrer tout le
territoire. Ainsi, parvinrent-ils peu à peu à conquérir le pays entier. L'empereur Qubilai décida alors de
transférer la capitale mongole de
Karakorum à Pékin, en y édifiant une cité totalement neuve. La ville fut
baptisée Khanbalik par les Mongols, puis finalement Dadu, c'est-à-dire Grande
Capitale, par les Chinois. De nombreuses constructions y furent édifiées.
En 1927, une nouvelle enceinte fut élevée au nord-est de la ville ainsi qu'un nouveau
palais impérial. C'est à cette époque que Marco Polo arriva à Pékin. Le célèbre marchand vénitien
participa à l'organisation
administrative de la ville et se vit confier différentes missions par les Mongols, qui essayaient de
réduire l'influence des Chinois.
Pourtant, ces derniers se révoltèrent et créèrent une nouvelle capitale à Nankin. La dynastie des Ming était
née.
Pékin sous les Ming (1368-1644)
Alors que les Ming venaient de s'installer à Nankin pour y établir leur capitale, le peuple de Pékin réussit à se
débarrasser de ses envahisseurs. Le premier
empereur des Ming, Hongwu, baptisa Pékin « Beiping » : « paix du nord
», mais la capitale resta encore à Nankin.
Sous le règne du troisième empereur Yong Le, en 1421, la capitale des Ming fut transférée à
Pékin et « Beiping » prit le nom de « Beijing » (le nom chinois de Pékin qui signifie capitale du nord). Ainsi, pour la première fois dans l'histoire de l'empire, la
capitale était aux mains d'une dynastie purement chinoise. Peu à peu,
tous les services furent transférés à Pékin.
Pourtant, vers 1450-1460, les peuplades Jurchen du nord-est de l'empire
refirent brusquement surface, et provoquèrent la fin des Ming, Révoltes et insurrections se multiplièrent.
Pékin sous la dynastie mandchoue des Qing
En 1644, Li Zicheng,
chef d'une rébellion paysanne, força les enceintes
de Pékin, tandis que le dernier empereur Ming se suicidait à la colline de Charbon (colline qui existe
toujours au nord de la Cité Interdite).
L'assaut fut facile et le nouvel empire très rapidement proclamé. Alors
débuta un régime de terreur. Les Mandchous obligèrent le port de la natte et le crâne rasé sous peine de mort ou d'humiliations publiques. La ville fut divisée en
deux parties : au nord,
les aristocrates mandchous, au sud, tous les expulsés (peuplades d'Asie centrale, Chinois atteints de maladie,
etc.). Au début du XVIIe siècle, tous
les pouvoirs furent centralisés à Pékin. La dynastie mandchoue donna son statut officiel à la ville qui
fut divisée entre la population chinoise au sud, et la dynastie des Qing
au nord.
Les Mandchous
restaurèrent le palais impérial des Ming, puis décidèrent d'ériger au nord-ouest de la ville, un nouveau palais d'étéK le Yuan Ming Yuan ».
Le sac du palais d'Eté
A la suite du régime de terreur instauré par les Mandchous, différentes rébellions
d'origines raciales ou religieuses éclatèrent, (secte du Lotus Blanc, révolte
des Taiping). Même l'Occident décida de lancer des vagues d'agression (guerre
de l'opium). Pékin se vit finalement dans l'obligation d'établir de nouveaux
consulats étrangers (1858) et d'ouvrir ses portes aux attaques anglo-saxonnes qui saccagèrent le palais d'été du
Yuan Ming Yuan en 1860. Très affaiblie, la dynastie Qing perdit toute sa force et confia le
pouvoir à la terrible impératrice douairière Cixi, l'empereur du moment étant hors d'état de gouverner. Pendant le
règne de cette dernière, Pékin fut à nouveau pillé par les troupes occidentales envoyées au
secours du quartier des légations qui avait été assiégé (mouvement des Boxers en
1900). L'impératrice,
en 1905, se vit contrainte de faire quelques réformes. A sa mort, en 1908, elle
désigne un enfant de deux ans, Pu Yi, comme son successeur.
Rébellion Boxer 1900 (boxer)
Mais profitant de l'affaiblissement des Qing, le général Yuan Shikai, chef de la lignée des
Boxers, s'imposa sans difficulté dans la capitale. Lorsque la révolution
éclata en 1911, ce dernier se fit proclamer chef de la République, après avoir habilement chassé
Sun Yat Sen à Nankin (14 février 1912) et s'empara donc du pouvoir. L'empereur Pu Yi fut obligé d'abdiquer.
La République chinoise (1912-1949)
La mort de Yuan Shikai en 1916 plongea le pays dans le chaos politique. Deux clans
s'affrontèrent : ceux
qui étaient favorables au conservatisme
de Zhang Zuolin (successeur de Yuan Shikai),
et de l'autre côté, les
universitaires et étudiants marqués par les offensives occidentales pour la liberté...
Le 4 mai 1919 éclata pour la première fois une manifestation étudiante place Tian An
Men à la suite du traité de Versailles qui cédait au Japon les concessions allemandes établies en
Chine. Finalement, le nouveau
gouvernement nationaliste de Chiang KaiShek établit sa capitale à Nankin en 1928 tandis que les Japonais s'emparèrent de la Chine du nord
en créant l'État du Mandchoukuo. A partir de
1938, le Japon fit de Pékin sa nouvelle capitale jusqu'en 1945. A cette date, elle tomba aux mains des
nationalistes du Guomindang (le clan
chinois conservateur) et des Américains.
La victoire maoïste
Après vingt-deux ans de lutte, les communistes (qui avaient créé leur parti en 1921)
proclamèrent la victoire place Tian An Men, le 1', octobre 1949. Les nationalistes furent chassés
durant l'été 1950 et s'installèrent à Taiwan.
En 1950, un accord d'aide économique de l'URSS à la Chine fut signé et d'importants
travaux entrepris par des techniciens soviétiques. Cette grande amitié durera jusqu'en
1960.
En 1956, Mao, qui avait déjà bien consolidé les bases du régime, lança une vaste campagne
d'épuration des intellectuels. Ce fut le « Mouvement des Cent Fleurs ». Des milliers d'artistes et
de lettrés furent massacrés.
En 1958, alors que la situation économique du pays n'était pas saine, Mao décida de
créer les communes populaires pour collectiviser l'ensemble du secteur agricole
et lança le « Grand Bond en avant », vaste projet de surproduction agricole, destiné à lutter contre la
famine. En
réalité, le travail forcené des paysans mené dans une totale désorganisation plongea le pays dans la
misère.
Le chaos de la Révolution culturelle (1966-1976)
Pour renforcer l'assise du Parti communiste, Mao et ses gardes rouges (Chinois requis pour rechercher les «
contre-révolutionnaires ») lancèrent un régime de terreur en éliminant leurs
adversaires. Toute forme de pensée
intellectuelle fut proscrite. Les universités furent fermées. La mort
de Mao, en septembre 1976, mit fin à la Révolution culturelle.
L'ère Deng Xiaoping
En 1979, Deng Xiaoping (appartenant au clan des réformistes) chasse Hua Guofeng (réformateur)
du pouvoir pour établir le programme des quatre modernisations (agriculture, industrie,
sciences et techniques, défense nationale).
Le pays connaît alors une importante ouverture économique. Le niveau de vie s'améliore
considérablement grâce à l'apport de capitaux étrangers. Mais, si l'évolution est notable sur le
plan
économique, elle
ne l'est pas sur le.plan politique. Ce déséquilibre est l'une des causes fondamentales des
manifestations de mai 1989.
Le printemps de Pékin, mai, juin 1989
A la suite de la mort de Hu Yaobang, secrétaire général du parti et homme d'État très
populaire pour ses tendances libérales, étudiants et ouvriers ont commencé à se rassembler place Tian An Men
pour réclamer plus de libertés. La visite de
Mikhael Gorbatchev, référence pour
les Chinois, n'a fait qu'amplifier le mouvement.
Désemparés devant de tels mouvements de foule, Deng Xiaoping et Li Peng (président de la
République) ont décrété la loi
martiale. Intégralement aux mains de l'armée, la ville a basculé le 3 juin 1989 dans
un bain de sang. Une nouvelle vague de répression a suivi ces événements.
Les grandes dates
Néolithique (4500 à 1700 av. J. -C.) : découvertes des fossiles du sinanthrope de Pékin.
Création de villages et activités agricoles.
Dynastie des Xia
(1700-1122 av. J.-C.) : âge du bronze.
Premières villes.
Dynastie des Zhou (1122-222 av. J.-C.) : Pékin est une principauté (Yan). Construction des
premières murailles de la ville. Période des grands philosophes (Laozi, Confucius, etc.).
Dynastie des Qin
(221-206 av. J.-C.) : premier empire unifié par Qin Shi Huangdi. Début de la construction de la Grande Muraille, unification de l'écriture.
Dynastie des Han (206 av. J.-C. à 220 après J.-C.) : second empire. Conquête de toute la Chine : rôle économique mondial
très important. Position commerciale stratégique (notamment avec l'Asie centrale).
Royaumes combattants (220 à 580) : morcellement du territoire. Construction des
premiers moulins à eau.
Dynastie des Sui (581 à 618) : troisième empire. Poursuite de la construction de la
Grande Muraille et des grands canaux
(Canal Impérial). L'unité territoriale est
retrouvée.
Dynastie des Tang (618 à 907) : quatrième empire. Période très riche pour les arts. Gloire
économique, politique et militaire. Cosmopolitisme.
Période des cinq dynasties (907 à 960) : morcellement territorial, invasion puis assujettissement de Pékin et de la
Chine du nord par les peuplades
de la steppe.
Dynastie des Song (960 à 1279) : cinquième empire. Retour
aux vraies valeurs chinoises : littérature,
théâtre, musique et poésie. Capitale : Hangzhou
(Chine du sud).
L'occupation
mongole (1279-1368) : sixième empire. Pékin redevient capitale sous le nom de Khanbalik puis de Dadu.
Reconstruction de la ville à plus
grande échelle. Séjour de Marco Polo.
Influences et dominations étrangères.
Dynastie
chinoise des Ming (1368-1644) : septième
empire. Pékin redevient capitale sous
le second empereur, en 1421. Relèvement de la Grande Muraille : aspect actuel. (De 1513 à 1637 : multiples invasions maritimes de troupes
occidentales : Portugais, Hollandais
et Anglais ; guerres
civiles et multiples révoltes.)
Dynastie mandchoue des Qing (1644-1911) : huitième empire. Régime de terreur. Protectorat
important sur les pays voisins, contacts directs avec les puissances
occidentales qui entraînent de nouvelles révoltes : guerre de l'opium (1840-1842) entre Anglais et
Chinois, à la suite de « traités inégaux »
où la Chine se vit obligée de céder des parcelles de son territoire aux
puissances occidentales, la révolte
des Taiping (1850-1865) contre la
domination des Mandchous et des colonies
étrangères.
La révolution de 1911 : lutte
entre les différentes factions du parti
révolutionnaire. Pékin devient la capitale d'un gouvernement républicain mené par le général Yuan Shi Kai.
Proclamation de la République chinoise (1912) par Sun Yatsen. Le dernier empereur mandchou
abdique. Fin de la monarchie et du système confucianiste.
Mouvement du 4 mai 1919 : première manifestation des étudiants, sur la place Tian An Men,
pour protester contre les clauses du traité de Versailles.
1928: le Guomindang (Gouvernement nationaliste de Chiang Kai Shek)
choisit Nankin comme capitale. L'occupation japonaise (1937-1945) : création de l'État du
Mandchou
kuo, où les Japonais établissent leur capitale à Pékin.
Proclamation de la République populaire de Chine, le 1- octobre
1949, par les armées communistes de Mao Zédong, place Tian An Men.
Mouvement des
Cent Fleurs (1956-1957) visant à éliminer toute
forme de pensée intellectuelle.
Grand bond en avant et création des communes populaires : 1958.
1960: rupture de
l'assistance économique de l'URSS à la Chine. Révolution culturelle (1966-1967)
lancée par Mao pour reprendre le contrôle de l'appareil du parti.
1973: retour de Deng Xiaoping : Vice-premier ministre du Conseil des affaires d'État.
1976: mort de
Mao et chute de la Bande des quatre. Deng est écarté.
1978 :
Deng
revient au pouvoir. Lancement du programme des quatre modernisations (agriculture, industrie,
défense nationale, sciences et techniques).
1979 :
fin des
communes populaires. Politique de l'enfant unique.
Juin 1989 : visite de Gorbatchev. Manifestations étudiantes sur la place Tian An Men.
Pékin aujourd'hui
Le choc d'une culture
L'arrivée à Pékin provoque une série de sensations insolites. La route de 30 km, bordée
d'arbres rectilignes, qui sépare l'aéroport du centre de la capitale, plonge déjà le visiteur dans une douceur monotone et
poussiéreuse. Les Pékinois conduisent lentement et dans le plus grand calme
leurs charrettes, vélos ou pousse-pousse...
Lorsqu'on se rapproche peu à peu du centre de la ville, la foule commence à se densifier
au hasard des petits carrefours et marchés. De nombreux badauds, assis sur leurs talons,
contemplent ces rassemblements à l'allure bon enfant, et semblent être là pour l'éternité. La perception
du temps n'est pas la même qu'en Occident. Le peuple existe par essence et non à travers un
ordre social. L'anonymat
apparent, perceptible par l'uniformité physique et vestimentaire, déroute parfois
le touriste, avide de percevoir dans un regard ou un sourire, l'ébauche d'un contact ou au
moins d'un échange. En réalité,
les Pékinois (même si leurs attitudes envers les touristes restent plus distantes et plus froides que dans les villes du sud de la Chine) réservent le plus souvent un
accueil chaleureux aux étrangers et sont extrêmement fiers de faire
découvrir leur culture et leur histoire.
Pékin est une capitale immense et assez austère. Ses constructions, d'architecture
stalinienne, bordent ses longues avenues. Mais quelques vieux quartiers aux
maisons basses en pierre grise subsistent toujours. L'habitat de Pékin est très hétéroclite, avec
à la fois des maisons traditionnelles, des
immeubles des années 60, toujours vétustes, et des H.L.M. des années 80. L'ensemble donne une forte impression de tristesse. C'est une ville sans couleur, propre
mais poussiéreuse. Les quartiers est et nord, ainsi que la banlieue,
sont très laids. Et les nombreux temples et
monuments décrits dans ce guide
sont, pour la plupart, invisibles de
la rue ou cachés entre des murs.
Les quartiers pittoresques (vieilles maisons, quartiers commerçants) se situent principalement
dans le centre et au sud.
La meilleure approche de la capitale consiste à circuler en vélo et à observer les Chinois dans
leur vie quotidienne. La capitale regorge de petits carrefours où ses habitants s'éparpillent
au hasard des multiples
échoppes et marchés en tous genres. En circulant en vélo, le contact avec la
population est beaucoup plus immédiat. Les Chinois sont très sensibles au fait que les étrangers
puissent vivre dans les mêmes conditions qu'eux. Ils se sentent ainsi d'égal à
égal, alors qu'un car de touristes,
confortable et climatisé, aura tendance à les faire fuir.
Pékin est une ville entièrement plate, qui offre quelques lieux de promenade privilégiés.
Les espaces verts disséminés partout dans la capitale en font une sorte de « ville-campagne ».
On observe encore des ânes traînant charrettes, carrioles et autres voitures en tous genres.
A Pékin, le rythme de vie est très lent (ce qui n'est pas le cas des villes trépidantes du sud
de la Chine). Les habitants, habitués à la rigueur du climat et aux distances
souvent considérables, appréhendent la vie avec douceur et patience. Le Chinois du Nord
est quelqu'un de
réservé, prudent et lent dans ses activités. La sieste est une notion essentielle dans le rythme de la journée.
L'activité de la rue est réglée à peu près comme chez nous. Les magasins ferment en
général vers 19 h. En revanche, la vie nocturne est inexistante. Après 20 h, les rues sont sombres
et désertes. Seuls les hôtels pour étrangers ouvrent leurs portes aux touristes, très tard
dans la
nuit.
Le dimanche ressemble beaucoup à un jour de semaine. Tous les magasins sont ouverts et
beaucoup de gens travaillent (ils prennent leur congé un autre jour).
Sous l'empire d'un régime fort
Aujourd'hui, les attributions gouvernementales sont partagées entre l'Assemblée nationale
populaire qui exerce le pouvoir législatif et désigne un comité permanent, et le Conseil des
affaires d'État qui exerce le pouvoir exécutif. Derrière cet appareil étatique, le Parti communiste prend en
réalité la responsabilité de toutes les décisions.
Le parti comprend un congrès national élu pour 5 ans, un comité central et un bureau
politique qui possède un comité permanent. Tous ces organes se réunissent régulièrement et ont
tout pouvoir. Les organismes locaux reproduisent à petite échelle les mêmes principes d'organisation au sein
des entreprises, villages, etc.
L'armée chinoise, appelée armée populaire de libération est divisée en quatre secteurs : l'armée
de terre, de l'air, la marine et la sécurité publique qui joue un rôle essentiel de contrôle et de surveillance à tous
les niveaux de la société.
L'évolution du niveau de vie
Depuis les réformes économiques de 1979 entreprises par Deng Xiaoping,
le pays a connu une grande ouverture économique visible ces dix dernières années
dans la vie quotidienne des gens. Les foyers pékinois possèdent de plus en plus d'appareils
électroménagers (télévision,
réfrigérateur) ; on trouve davantage de
produits sur les marchés et dans les magasins. La ville a pris de plus en plus d'importance sur le plan
économique, notamment avec les échanges commerciaux entre la Chine et les pays occidentaux.
En dépit de l'attrait considérable du marché chinois pour les hommes d'affaires étrangers,
le système politique qui ne s'est jamais réellement développé malgré l'élan économique des
années 80, est une entrave par le poids de ses structures (les récents événements de Tian An Men en sont la
preuve) à une réelle ouverture de la Chine.
Pékin, capitale de l'autorité
Pékin, contrairement aux autres villes chinoises, subit directement l'autorité du pouvoir.
La Chine d'aujourd'hui est nettement bipartite le nord, sous l'emprise du régime, respecte à la lettre les décisions du pouvoir central ; le sud qui a toujours
été plus libéral et plus ouvert, échappe dans une plus large mesure à
l'autorité. La politique de l'enfant unique,
adoptée par Deng Xiaoping en 1979, est dans l'ensemble très strictement respectée dans la région du nord tandis que les lointaines provinces frontalières et les
campagnes du sud en ignorent parfois l'existence. Aujourd'hui,
l'ensemble de la population apprécie cette
ouverture économique, et la présence de nombreux "' étrangers sur
son territoire, avide de souplesse, d'esprit d'initiative et d'entreprise, de nouveauté et de liberté
d'échange.
La vie quotidienne
La vie pékinoise au quotidien
Les Pékinois sont des gens rigoureux avec une existence bien réglée, qui recherchent un
équilibre basé sur l'harmonie. L'originalité par rapport au voisin n'est jamais
une bonne chose en soi. L'idéal est d'atteindre des normes familiales,
professionnelles, sociales parfaitement bien définies. L'adhérence à un ensemble de lois est avant tout un
critère de réussite.
Les parents sont toujours un modèle. Tout Pékinois cherche à s'établir le plus tôt
possible dans la vie. Il se marie jeune ; le simple fait de rester célibataire pourrait nuire à une
embauche professionnelle éventuelle,
ou plus simplement à ses rapports de bon voisinage. A Pékin, la plupart du temps, on choisit son
partenaire, mais si cette tâche est trop ardue, la famille ou les amis
peuvent intervenir. Le mariage donne lieu à
une petite fête (la mariée porte une robe rouge, symbole de bonheur et de richesse) où la famille proche et les bons amis
se réunissent, le plus souvent dans un restaurant (la taille des logements ne permettant pas de telles
manifestations).
Les contraintes du logement
Soumise à la présence d'un exode rural massif, la municipalité de Pékin doit depuis plusieurs
années, résoudre le problème d'un habitat beaucoup trop concentré. C'est
pourquoi les jeunes mariés sont obligés,
la plupart du temps, de s'installer chez les parents ou beauxparents. Le logement est souvent très modeste
(parfois une seule pièce pour deux
couples), avec un point d'eau commun à plusieurs foyers. La possibilité de s'isoler est quasiment inexistante et mal perçue par l'entourage. La vie à la maison n'est
vue que sous l'angle collectif et
dans un intérêt communautaire. Chacun met la main à la pâte et l'existence est
ainsi bien réglée.
Un rythme de vie régulier
Le Pékinois (homme ou femme) calque toujours ses journées sur le même modèle. Il se lève tôt le matin (vers 5 h
30 ou 6 h) et pratique le tai ji quan (tai
chi chuan), sorte de boxe chinoise, avec ses voisins de quartier. Cette activité relaxante marque ainsi
le début de la journée dans la
plénitude du soleil levant. De retour à la maison, le petit déjeuner est rapide (composé de légumes,
galettes, riz et parfois viande).
Ensuite, chacun enfourche sa bicyclette pour aller au travail, en général vers
9 h.
Le travail : organisation
politique
Que ce soit l'usine, la petite entreprise ou l'université, le milieu professionnel organise
la vie de chacun et prend toute forme de décision. Les horaires et les tâches à accomplir
relèvent bien évidemment de l'autorité supérieure. Ainsi, chacun peut se voir muter en banlieue, voire en
province pour une durée indéterminée, sans avoir à demander une quelconque explication.
Le repas de midi est pris en charge par l'usine ou l'entreprise. Chacun déjeune rapidement
avec ses collègues, toujours au même endroit. Personne n'aurait l'idée de rentrer chez soi (les distances sont souvent longues) ou de manger ailleurs. Les
enfants des salariés en bas âge sont placés dans des crèches ou des
écoles maternelles d'usines. Ainsi, à la
sortie des bureaux vers 18 h, les parents ramènent leur enfant à la maison.
La vie à la maison
Les parents (l'un ou l'autre) préparent le repas du soir qui se prend
vers 18 h. Les Chinois ne mangent pas beaucoup et s'invitent rarement les uns chez les autres
pour des dîners conventionnels comme en Occident. On ne s'attarde pas à table
(dans le quotidien). Dès le repas fini,
vient le moment de vaquer à des tâches matérielles, de s'occuper de son enfant, de faire un brin de causette avec
son voisin. Les soirées sont longues
et la famille (si elle est proche géographiquement) ou les amis viennent
volontiers à l'improviste prendre une tasse de thé ou une bière pour parler des dernières nouvelles des. uns ou des autres. A la belle saison, on discute au bord des
trottoirs et sur les petites places.
La vie nocturne n'existe pas. Pendant les jours fériés, les gargotes (de plus en plus nombreuses aujourd'hui)
attirent les foules qui ne peuvent pas s'y
attarder ; le service est rapide et
peu complaisant et les stocks, encore
limités, ne permettent pas d'y accueillir du monde
très tard.
Les loisirs à la pékinoise
Le temps libre dont dispose les habitants de Pékin se limite au dimanche (ou à un autre
jour car les usines font souvent un roulement pour les congés des salariés), et quelquefois au
samedi dans certaines professions (c'est le cas des universitaires), aux jours fériés (trois
ou quatre
dans l'année) et parfois à quelques jours de vacances (très
rares) accordés
par l'entreprise.
Contrairement à l'Occidental, le Pékinois n'a pas un besoin impératif de pratiquer une
activité précise pendant ses temps de loisirs. Son bonheur consiste le plus
souvent à déambuler avec son conjoint et son enfant dans un jardin, à louer
pour une modique somme un petit bateau
lui permettant de naviguer sur les multiples lacs de la capitale chinoise.
L'hiver, toutes ces étendues d'eau sont gelées et le patinage à glace constitue un enchantement pour les
Pékinois : c'est l'une des activités
les plus pittoresques de la capitale.
L'attrait des quartiers commerçants
Depuis quelques années, les petits magasins et échoppes foisonnent au coeur des hutong ou ruelles commerçantes du centre de Pékin. Chacun
prend plaisir à contempler les devantures de vêtements colorés, objets usuels en
tous genres sans pouvoir nécessairement acheter ces marchandises qui restent chères pour le
« Pékinois moyen ». Les Chinois
ont toujours leur curiosité émoustillée, à l'affût de la moindre nouveauté
(particulièrement si elle vient d'un pays étranger).
Les habitants de Pékin gardent pourtant un côté sobre et résigné dans leur manière de
vivre. Même s'ils sont curieux, les envies et surtout les besoins sont extrêmement modestes (il
est vrai que cette tendance semble disparaître chez les jeunes, friands de posséder toutes sortes de gadgets
« à l'occidentale »). De toutes façons, leurs salaires (surtout depuis l'inflation galopante des
trois dernières années) ne leur permettent aucun excès.
L'utilisation de l'argent chez les Pékinois
Le salaire moyen (même si cela ne signifie pas grand-chose) est d'environ 200 francs par mois. Le loyer est
inexistant et ce salaire n'a à tenir compte
que des dépenses indispensables (nourriture, quelques vêtements de première
nécessité). L'entreprise ou l'usine prend en
charge toute forme d'assurance, maladie, retraite ou allocation.
Certains Pékinois réussissent à faire des économies très importantes (pendant plusieurs mois
voire plusieurs années) qui permettent d'acheter un poste de télévision, un
réfrigérateur, ou un vélo pour un
autre membre de la famille.
Malheureusement, ils se plaignent aujourd'hui (à cause de l'inflation) de dépenser près de 90 %
de leur salaire dans la nourriture. (Ce fut, entre autres, un motif important de mécontentement
durant les manifestations
de mai 1989.)
Un emploi pour chacun
Pékin connaît encore très peu le problème du chômage. Tout homme (ou femme), quelle
que soit son origine, travaille dans un secteur qui lui a été désigné d'avance. La notion du
choix est inexistante
(sauf cas exceptionnel de relations privilégiées) mais chacun peut vivre avec
son salaire minimum. Il n'y a pas de clochard dans les rues de Pékin. Même s'il s'agit d'un
emploi très modeste (et pas nécessairement très utile), chacun est sûr de
pouvoir se nourrir aujourd'hui à
Pékin. Chaque habitant est également minutieusement répertorié dans les fichiers des bureaux de la sécurité publique, continuellement remis à jour.
Les fêtes
La vie des chinois est depuis toujours marquée par le rythme des fêtes et des saisons.
Chaque fête donne lieu à une petite manifestation et à des traditions
(culinaires, religieuses). Même si l'usage du calendrier solaire à l'occidentale a été adopté depuis 1912, leurs fêtes
traditionnelles sont restées réglées d'après le calendrier lunaire.
L'une des plus
importantes est celle du Nouvel An chinois, fête du printemps ou Chunjie que les Chinois célèbrent en général au début du mois de février.
L'animation est faite grâce à des éclairages spéciaux dans la ville, des décorations, des
pétards, de la musique... C'est
avant tout une fête familiale où les quelques jours de congé accordés pour la circonstance permettent de se
retrouver en famille.
La fête des
morts qui
a lieu en général début avril reste encore très importante dans l'esprit des Chinois. Bien que les
cimetières soient absents dans la ville (il en existait autrefois mais ils ont été
détruits pendant
la révolution ou par les tremblements de terre successifs), les Pékinois viennent
déposer des gerbes de fleurs sur les fosses communes ou dans des lieux (parfois
plus lointains de la grande banlieue en bordure des champs) où l'on est venu inhumer
un proche. La
tradition veut aussi que l'on vienne brûler des objets de valeur ou de l'argent sur le lieu
de la dépouille.
La fête des dragons est célébrée fin mai et annonce le début de l'été. C'est l'occasion d'une petite réunion
chaleureuse où chacun peut manger les
célèbres zong zi (sorte de galette en
forme de triangle
faite avec du riz glutineux consommée exclusivement pour la
circonstance).
La fête de la mi-automne (Zhong Qiujie) coincide généralement avec l'équinoxe d'automne
(soit environ la mi-septembre). Cette fête est l'occasion d'admirer l'éclat de la pleine lune et de manger des
gâteaux de lune (galette fourrées à la viande, aux légumes ou à la pâte
d'amande). Ces gâteaux ne se mangent que ce soir-là.
Toutes les fêtes et traditions du calendrier lunaire prennent leur source dans diverses religions (notamment le
bouddhisme) et restent très vivaces dans
l'équilibre annuel des Pékinois. L'adoption du calendrier solaire dans
la vie courante a également favorisé l'essor de célébrations à l'occidentale telles que : le Nouvel An (let janvier),
la
fête
internationale des femmes (le 8 mai), la fête du travail (l" mai), la fête de la jeunesse (4 mai) en souvenir du
mouvement étudiant du 4 mai 1919, la fête des enfants (à laquelle les Chinois accordent une importance primordiale
depuis la politique de l'enfant unique) qui se célèbre le l «juin : la
fête de l'armée de libération nationale (le i août)
depuis 1927, et, bien sûr, la fête nationale, le le'
octobre
(depuis la
proclamation de la République populaire par Mao en 1949). Toutes ces fêtes donnent lieu à
des manifestations (feux d'artifices, éclairages, etc.).
Les religions
Les trois religions les plus importantes sont le confucianisme (d'abord une philosophie avant d'être une
religion) dont la bible est le Lun Yu et les Entretiens familiers et dont la principale
direction vise à épanouir l'homme
dans la piété et l'harmonie familiale. La deuxième
est le taoïsme (inspirée du livre de « la Voie et de la Vertu » de
Laozi) qui prend ses sources dans l'équilibre universel du cosmos pour atteindre l'harmonie de l'être avec
l'espace, et enfin le bouddhisme
(venu d'Inde).
Plus récemment, le christianisme et l'islam ont fait leur apparition dans le pays.
Officiellement interdites pendant les dix années de Révolution culturelle, ces
religions sont aujourd'hui réhabilitées et l'on voit de nombreux adeptes dans les temples, églises (il
y a un archevêché à Pékin) et mosquées (il
y en a une au sud-ouest de la ville). Pour les Pékinois, quelles que soient les
religions, elles sont davantage une manière
de vivre (ce peut être à travers l'art, la littérature, la cuisine) qu'une
véritable pratique dans les lieux de prières. Il y a toujours un rapport au
concret de la vie quotidienne par instinct de survie, mais qui est toujours empreint de philosophie.
La culture
Après les années de Révolution culturelle, où la plupart des formes de cultures (sauf purement révolutionnaires)
furent prohibées, Pékin a peu à peu
diversifié ses modes d'expression parallèlement à l'ouverture économique. Il est possible
d'alterner ses soirées entre l'opéra, le cinéma, le théâtre traditionnel ou les
concerts, dont les Pékinois sont très
friands. Les salles de spectacle ne désemplissent pas. L'étranger qui vient découvrir cette culture
extrême-orientale, est surpris de l'ambiance aussi chaleureuse et bon
enfant dans la salle que sur scène.
L'Opéra de Pékin :
le plus traditionnel des spectacles
Les représentations « à l'ancienne » de l'opéra classique chinois (c'est-à-dire d'avant
1949) trop fastueuses et empreintes de féodalisme, n'ont guère réussi à
franchir les étapes de la censure du régime maoïste. Elles ne sont jouées aujourd'hui que très
rarement et font l'objet d'un contrôle très strict. En revanche, les thèmes
contemporains
(davantage imprégnés du vent occidental) trouvent largement leur place sur les scènes de la capitale. Si
les décors ont été très simplifiés, la musique a gardé sa forme traditionnelle
(l'orchestre est toujours présent sur le côté
de la scène). On y voit généralement des chanteurs, percussionnistes et
des joueurs de pipa.
Les sonorités variées, surprenantes pour une oreille occidentale, ponctuent des paroles
gaiement déclamées, souvent incompréhensibles pour les Chinois eux-mêmes.
L'opéra est écrit dans la langue la plus pure de Pékin : le putonghua.
De ce fait, des bandes de caractères sont projetées des deux côtés de la scène. Le texte y
défile simultanément à la représentation. Les histoires sont souvent difficiles à comprendre,
et les intrigues s'entremêlent
indéfiniment.
L'opéra Pékin
ou jingju prend
ses racines durant la dynastie mongole. Les thèmes principaux de ces pièces s'inspirent
de légendes mythologiques chinoises. Les couleurs vives des visages peints et
des masques
répondent toujours à une signification bien précise. Le rouge symbolise la loyauté, le
bleu la cruauté, le jaune la ruse et le blanc la perversité. L'extravagance de ces coloris se
substitue à la quasiabsence de décor. Le jeu des acteurs prend alors toute son importance la plupart d'entre eux sont des acrobates,
d'une agilité rarement égalable en
Occident. Leurs visages toujours peints révèlent un art du maquillage très subtil. Ils portent fréquemment
sur la tête plumes et chapeaux à
antennes.
D'une façon
générale, l'opéra traditionnel fait intervenir quatre personnages principaux : le
premier rôle, celui du héros, est confié au Sheng, homme aux mille
talents, délicat, capable de s'exprimer d'une belle voix. Le deuxième rôle,
celui du Tan,
est
féminin bien qu'il
fût longtemps interdit aux femmes, car celles-ci ne faisaient pas toujours preuve de bonne
conduite sur scène...
Ce personnage est raffiné, beau, fin dans ses gestes et son expression corporelle. Le troisième
rôle - c'est sans doute le plus célèbre - est celui du Jing. Ce personnage grandiose
est souvent général des armées, un parfait guerrier vêtu d'un costume clinquant,
pour mener l'essentiel
de l'intrigue. Enfin, le Zhou est une sorte de clown un peu gauche qui ne parle que la langue populaire et
dont les yeux et le nez sont cerclés de
blanc. Il improvise souvent, fait rire avec ses culbutes, et cherche avant tout à s'attirer la sympathie du public. Il
est gai, vivant mais n'a pas l'élégance des
autres personnages.
Le spectacle dans la salle
Les Pékinois sont là pour le plaisir des yeux, occupés à ponctuer à haute voix, siffler et
applaudir dès qu'ils en ont envie, manger des cacahuètes et discuter avec leurs voisins. La tenue
de rigueur à l'opéra
reste le costume le plus quotidien qui puisse' exister. On arrive en bleu de travail, avec enfants, personnes
âgées et quelques victuailles pour K remplir
les petits creux ». Les salles de spectacles sont
très simples, équipées de quelques sièges généralement crevés. Les places, non limitées, permettent aux
spectateurs de s'entasser volontiers
sur les côtés ou dans le fond de la salle. Les représentations sont souvent longues (parfois trois heures) avec
un entracte au milieu. L'opéra, très
populaire, n'appelle aucun élitisme social ; il faut donc s'adapter à
l'ambiance de la salle, et, tout en restant correct, ne porter aucune
tenue de soirée particulière, qui ne manquerait pas de détourner certains
regards...
Deux compagnies de ballet et d'opéra proposent régulièrement des spectacles à Pékin : la Compagnie de Chine
d'Opéra et de Ballet retrace des danses dramatiques inspirées de thèmes
légendaires chinois
; et la Compagnie centrale d'Opéra et de Ballet donne des représentations à l'occidentale, mais
interprétées par des artistes chinois. Des
troupes venant de lointaines régions donnent également des
représentations régulières dans la capitale.
Les concerts
De nombreux joueurs d'instruments traditionnels tels que le pipa (sorte de luth chinois)
interprètent de vieux airs populaires. Aujourd'hui, le Conservatoire national de Musique de Pékin forme de jeunes artistes, heureux de charmer l'oreille des
spectateurs étrangers par des couvres de
compositeurs chinois.
Le cinéma
lies affiches de films font sourire les touristes : souvent
un peu désuètes, ces images
ressemblent à des dessins d'enfant (ce ne sont jamais des photos). Les films portés à l'écran sont encore largement d'inspiration révolutionnaire. Les héros, dont
les histoires d'amour sont brisées
par la guerre, témoignent toujours d'un courage exemplaire pour maintenir la grandeur de la nation. Les
films occidentaux connaissent un
succès croissant d'année en année. Ils sont bien sûr sélectionnés par le parti
qui n'accepte que les films -sans sexe ni violence.
La littérature
chinoise
Puisant ses racines très loin dans le temps, la littérature chinoise est extrêmement riche. Le
genre le plus marquant est la poésie. Dès la dynastie des Tang, le grand Li Bai
écrivit des poèmes que tout Chinois apprend aujourd'hui à l'école, dès son jeune
âge. La poésie servit, à toutes les époques, de moyen de communication indirecte à travers lequel toute forme
d'émotion s'exprimait assez librement. Ainsi, durant toute la dynastie des Tang, la poésie
lyrique prédomina largement sur
les autres genres poétiques.
Le développement du roman a connu une forme d'expression beaucoup plus tardive que
la poésie. Le roman est né sous des auspices révolutionnaires, c'est pourquoi il a pris
son essor à travers des histoires tragiques de héros luttant pour l'ordre de la nation (Hong Loumeng : le rêve dans le pavillon rouge en est
l'exemple le plus illustre). Depuis une
dizaine d'années, les genres romanesques se sont diversifiés, faisant apparaître
sur les comptoirs des librairies pékinoises,
des romans policiers et de multiples oeuvres étrangères traduites en chinois.
Le conte fantastique apparaît avec les oeuvres de Pu Songling ainsi que
des romans érotiques et des satires de la société ironisant très délicatement mais
parfaitement les abus des hauts fonctionnaires lettrés. Les Chinois aiment se délecter de ce genre
de lectures dont la fine subtilité n'échappe à aucun.
Pendant les années de régime maoïste et notamment pendant la Révolution culturelle (de
1966 à 1976), la littérature autorisée n'avait pour but que de servir le régime. En 1957, un grand
nombre d'intellectuels et
d'artistes furent massacrés ; certaines de
leurs oeuvres réapparaissent
aujourd'hui.
Même s'il n'est pas encore possible de franchir certaines limites, les moyens d'expression
ont tout de même trouvé une forme de liberté de plus en plus ouverte. La littérature
étrangère (et notamment
la littérature classique
française) a été largement traduite en chinois. Ainsi, il est faux de s'imaginer
que ce peuple, longtemps refermé sur lui-même, ne connaît rien à notre vie occidentale, bien au
contraire.
La presse
Deux grands journaux offrent l'essentiel de l'information dans les kiosques de la capitale : le quotidien du peuple ou le Renmin Ribao, et le Pékin soir ou Beijing
Wanbao édités
par l'agence de presse nationale Xinhua
(Chine Nouvelle). Ces quotidiens relatent les informations nationales et internationales
(plus difficilement acheminées lorsqu'elles viennent de lointaines provinces).
D'autres journaux locaux (édités en province) se trouvent également
dans les kiosques de la capitale. Il existe aussi des hebdomadaires,
des revues spécialisées ou professionnelles (petits journaux d'usine ou d'université, etc.),
ainsi que de nombreux ma_azines étrangers (les quotidiens étrangers
ne se trouvent que dans les ambassades des pays concernés, avec quelques
jours de retard).
La radio : un outil de travail
Radio-Pékin, qui émet aujourd'hui
dans le monde entier, offre d'intéressants programmes culturels, ainsi que des
informations nationales et
internationales. Certaines ondes émettent des programmes culturels, d'autres proposent des émissions professionnelles. L'usage
de la publicité à la radio est très largement
répandu.
La télévision :
symbole social
Tout Pékinois qui a atteint un niveau de vie • respectable
• se doit de posséder un
téléviseur. Même si le prix (équivalent à un an de salaire) reste très élevé, chacun fait d'importantes économies pour obtenir au moins un poste par foyer. Les chaînes
de télévision proposent des films
(chinois et étrangers), des documentaires, de la publicité, des journaux télévisés et des émissions politiques. Mais, elle offre également aux Pékinois la possibilité
d'apprendre des langues, de suivre
une formation technique, commerciale ou médicale en complément des études ou de l'activité professionnelle, grâce à des programmes spécialisés.
Loin d'être à la hauteur de notre culture occidentale, la culture K à
la pékinoise » a bien évolué depuis le début
des années 80. Même si Pékin connaît
encore une forme archaïque de développement culturel, les nouveaux modes de pensée, d'expression et de
connaissance sont en train d'éveiller la curiosité de toute une
population urbaine.
Quelques adresses pour vous distraire L'Opéra de Pékin
- Théâtre de La Capitale - Shoudu, rue Wangfujing. - Théâtre Qingyi, rue Dong Chang'an.
- Théâtre Xidan,
rue Xi Chang'an.
(Le moyen le plus sûr est d'aller sur place la veille pour acheter votre billet. On n'est jamais sûr d'obtenir
une place au dernier moment.)
Le Cinéma
- Cinéma Shoudu, rue Xi Chang'an.
- Cinéma Ertong, rue Dong Chang'an.
Il faut compter entre 3 et 5 yuans environ pour une place de spectacle.
La table
Une renommée mondiale
Un proverbe dit : « Les deux meilleures cuisines au monde sont la cuisine chinoise et la cuisine française..
Il faut signaler que la cuisine chinoise est citée en premier ! Parler de la « cuisine chinoise » d'une façon générale ne signifie pas grand-chose
lorsqu'on connaît l'immense variété
des mets selon les régions. La cuisine pékinoise (disons plutôt la cuisine du nord) répond à des traditions
spécifiques de cette région.
Les repas au quotidien
. Les Chinois, prennent leur petit déjeuner très
tôt. Après la gymnastique du matin, ils
mangent des légumes, du riz, quelques galettes et parfois de la viande. Le
repas de midi est composé des mêmes
aliments et se prend entre 11 h 30 et 12 h et celui du soir est servi entre 17 h 30 et 18 h environ. D'une façon
générale, les Pékinois consomment
les mêmes aliments aux trois repas.
Comme dans de nombreux concepts de la vie chinoise, la table fait appel au sens de la collectivité. Chacun
dispose d'un bol pour le riz et d'une paire
de baguettes (l'usage des fourchettes et couteau est inconnu dans les lieux spécifiquement chinois).
Seule la soupe se consomme à la cuillère. Le bol de riz est individuel,
alors que les légumes et les viandes
(toujours coupés en menus morceaux) sont servis dans un grand plat qui est placé au centre de la table et dans lequel chacun se sert.
Tous les mets sont apportés en même temps et ne font appel à aucun ordre
chronologique précis. Pour les repas un peu plus sophistiqués, une soupe indique qu'aucun autre plat ne suivra.
Pour pouvoir consommer aisément les plats apportés sur la table, il est nécessaire de couper la viande et les
légumes en fines lamelles, de façon à les saisir sans difficultés avec les
baguettes. La préparation des sauces
savantes (épicées, aigres-douces) répond à des connaissances culinaires très précises.
Les plats se cuisent à « la vapeur » dans le Nord, par opposition aux régions du sud qui
possèdent une cuisine frite ou grillée. Ainsi, les plats consommés au nord ont
la réputation d'être plus digestes mais
aussi moins épicés. Les Pékinois utilisent de petits paniers en osier qu'ils empilent les uns sur les autres et
font cuire l'intégralité du repas en
même temps.
Le riz
Le riz constitue la base de l'alimentation des Chinois aussi bien à Pékin qu'à travers toute la Chine. Il est
toujours servi nature et se mélange par la
suite avec les autres aliments. C'est l'équivalent de notre pain. On le consomme en accomapagnement. Il
est souvent non décortiqué et
gluant. Un repas chinois sans riz serait inconcevable. Le blé, que l'on
cultive beaucoup dans le nord de la Chine permet la confection des pâtes (les
raviolis à la vapeur sont l'une des grandes spécialités
pékinoises : les jiaozi).
La viande, un luxe
Les Pékinois apprécient la consommation de viande qui symbolise la richesse d'un repas. Aujourd'hui, avec
l'inflation galopante que connaît la Chine, la viande est devenue l'une des
denrées les plus onéreuses. Les volailles, le
mouton, le porc se trouvent assez facilement
sur les marchés. La viande de boeuf est quasiment inexistante, et les produits laitiers font défaut.
Pour remplacer cette carence,
particulièrement chez les bébés et jeunes enfants, les Chinois consomment du soja qui possède les mêmes
vitamines que le lait.
Les légumes et les fruits : l'aléa des saisons
Hormis le chou long et la patate douce (principaux légumes d'hiver à Pékin), on trouve
occasionnellement d'autres légumes tels que les racines de lotus, des concombres, épinards, navets
et oignons plus faciles à trouver
à la belle saison. Les fruits sont rares l'hiver en dehors des pommes et de quelques agrumes peu juteux. L'été en revanche, les marchés foisonnent de fruits frais
(litchis, fraises de Chine, cerises,
etc.). Les stocks ne sont pas régulièrement approvisionnés, c'est pourquoi il faut avoir de la chance pour trouver ce que l'on désire.
Les fruits, tout comme les biscuits, sucrés et galettes, ne se mangentguère pendant les repas. Les Pékinois préfèrent les
grignoter à toute heure du jour. Parfois, dans les restaurants renommés, les serveurs apportent comme dessert
du riz caramélisé ou des petites boulettes de pain sucré.
Les boissons
Le thé, connu depuis toujours pour ses vertus bienfaisantes, ne se boit jamais pendant les repas, mais de
préférence au travail, à l'université, à la
maison ou le soir entre amis. Ainsi, le petit godet à couvercle fait partie des
objets indispensables que tout Chinois possède constamment sur lui. L'image du Chinois et de son godet est très typique. Il existe une très grande variété de thé
à travers la Chine, mais à Pékin, on boit plus volontiers le thé au
jasmin. Considérée par les Chinois comme une philosophie de la
boisson, la consommation du thé
apporte sagesse de l'âme et du corps, ainsi
que vertu et longévité.
Les autres boissons, celles que les Chinois consomment à table sont la
bière (faiblement alcoolisée) et les sodas. L'hiver, au moment des grands froids, les Pékinois boivent de l'eau bouillante. La consommation d'eau $aiche est inconnue en Chine.
La Chine du nord
cultive la vigne dans certaines régions. Le
vin rouge de fabrication chinoise
ressemble à un vin cuit. Il existe également du vin blanc assez sucré et
du champagne que les Pékinois servent dans
les grands restaurants. Mais la consommation de vin reste réservée aux circonstances exceptionnelles.
On trouve aussi des digestifs très appréciés dans les familles pékinoises. Le plus connu
est le maotai
(alcool très fort, fait à
base de sorgho). De nombreux vins et alcools étrangers sont aujourd'hui faciles
à trouver dans les grands hôtels ou les magasins pour touristes de la capitale.
Les spécialités pékinoises le canard laqué (« Kaoya »)
Le fameux canard de Pékin se consomme dans différents restaurants de la capitale qu'on
appelle • canard laqué » car on n'y
sert que ce plat.
Généralement construit sur deux étages, ces bâtiments réservent le rez-de-chaussée aux Chinois et l'étage
supérieur aux touristes. Pour les
étrangers, le décor est grandiose : nappes brodées, moquette, vaisselle
d'époque, etc.
Le rituel veut que le serveur, élégamment vêtu, apporte sur un plat le canard entier,
pour le montrer aux convives avant de le découper. C'est alors l'occasion d'applaudir et de prendre
de belles photos. Le canard est ensuite intégralement
consommé : peau, morceaux de chair, foies et gésiers, bouillon de pattes. Le tout est agrémenté de sauces variées et largement arrosé d'excellents vins rouges et blancs. Pour les Chinois, ce faste
n'existe pas, mais ils consomment
le canard de la même manière.
La recette du canard : Ingrédients: un gros
canard, sirop
de soja, sauce de soja, petites
crêpes de riz, échalotes, sel, poivre, vin
blanc de cuisine. Prendre le canard,
lui couper la tête et le plonger
quelques instants dans l'eau
bouillante. Le ressortir et le suspendre par les pattes quelques heures
pour le laisser sécher. Puis l'enduire de sirop de soja. Gonfler ensuite d'air le volatile, de façon
à bien séparer la peau de la couche de
graisse intermédiaire. Retirer
ensuite les foies et gésiers et les
faire mariner dans du vin blanc.
Les faire revenir à feu très doux, et les couper en fines lamelles.
Couper ensuite les pattes, les faire tremper dans l'eau chaude salée et ajouter des
échalotes finement
taillées en petits dés. Faire rôtir le canard à
la broche jusqu'à
ce que la chair soit tendre et la peau couleur caramel. Séparer ensuite la peau de
la chair en
enlevant éventuellement la graisse intermédiaire. Couper la chair en fines lamelles. Disposer dans de petites , coupelles les échalotes, la sauce de
soja et les crêpes.
Servir dans l'ordre : la
peau
laquée, la chair (que l'on place dans une crêpe avec les échalotes, le tout
trempé dans la sauce de soja), les foies et gésiers, et le bouillon de pattes.
D'autres spécialités pékinoises
D'une façon générale, elles rassemblent une importante variété de petits pains à la vapeur
(mantou fourrés à la viande) et de
pâtes (hundun ou jiaozi, sorte de raviolis
pékinois). Il est possible à Pékin de consommer la cuisine chinoise de toutes les autres
provinces de
Chine. Voici
une liste, non exhaustive, de quelques fameux restaurants de Pékin.
Pour le canard laqué
- Quanjude (1) (Qianmenkaoyadian), rue
Qianmen. Tél : 75 13 79. -
Quanjude (2) Hepingmen Kaoyadian, rue
Hepingmen. Tél
: 33 44 22.
Cuisine impériale
- Restaurant Fangshan (Parc Beikai). Tél : 44 25 73.
- Restaurant Tingliguan (Palais d'Été). Tél : 28 12 76.
Au cours de vos promenades dans les quartiers commerçants de la
ville, vous tomberez toujours sur de multiples gargotes qui vous
serviront unè cuisine simple (soupe de raviolis et petits pains farcis à
la viande) pour
quelques yuans seulement.
Les quartiers e Pékin
LE centre historique de la ville comprend deux
secteurs la
première cité est enclose de murs, contenant dans sa partie nord la cité
impériale qui renferme à son tour la Cité Interdite. La cité extérieure est composée des
quartiers commerçants
et populaires.
la place
Tian An Men , centre de tous les symboles
Majestueuse et grandiose avec ses quarante hectares, la place Tian An Men (littéralement, place de
la PaixCéleste)
nargue toutes les autres places de la planète par ses dimensions. Elle est le
centre géographique de la capitale. Toutes les principales artères s'orientent autour d'el le en un vaste échiquier. Depuis toujours, elle symbolise les grands rassemblements populaires de l'histoire et peut, en effet, contenir plusieurs milliers de personnes.
Avec ses différents monuments édifiés au cours de l'histoire, elle n'a
plus guère l'allure d'une place. Il
faut du temps au promeneur pour la
parcourir de part en part et apprécier
les effets d'ombre et de lumière jouant sur les sommets des édifices qui
la bordent, quelle que soit l'heure de la journée.
La place, dans ses dimensions actuelles, est en réalité très récente. Sous les différentes dynasties, l'avenue Chang'an (avenue
de la Paix Éternelle) qui passe au nord de la place, sous le portrait de Mao Zedong, n'existait pas. Il
fallait donc contourner Tian An Men par le
sud. Seuls, les bâtiments
administratifs alignés dans un axe nord-sud laissaient place à une sorte d'avenue large qui poursuivait la symétrie du Palais Impérial jusqu'à la porte Qianmen.
Les grands moments de Tian An Men
Après la chute de l'empire en 1912, lorsque fut instaurée la République,
se tinrent les premiers grands rassemblements populaires devant la porte de la Paix Céleste le premier événement marquant fut le Mouvement du 4 mai
1919, protestation contre les
clauses du traité de Versailles rendant au
Japon les concessions allemandes du
territoire chinois.
D'autres grands rassemblements eurent lieu par la suite : la marche patriotique
du 18 mars 1926, la manifestation anti japonaise du 9 décembre 1935 qui conduisit à la guerre de
résistance contre le Japon. Enfin, le les
octobre 1949, Mao et ses troupes brandissaient le drapeau
rouge pour proclamer la République populaire de Chine.
Plus tard, la place fut embellie à plusieurs reprises (notamment à la suite d'un grand projet,
dans les années
1958-1959). Elle fut, ces dernières années, le théâtre de rassemblements importants avec les manifestations étudiantes de décem bre 1986, et surtout celles du printemps 1989 où
Tian An Men fut le lieu d'espoir d'un
peuple pendant plus de deux mois...
Un lieu traditionnel
La place rassemble tous les Pékinois à l'occasion des grandes fêtes c'est avec beaucoup de faste que l'on célèbre la fête nationale, le 1e` octobre, avec des
éclairages en guirlandes
sur tous les grands monuments de
la place, et sur les plus hauts bâtiments
bordant l'avenue Chang'an (gare de
Pékin, club international, hôtel de Pékin, Institut des minorités, etc.).
Les Pékinois viennent également sur la place avec leurs enfants, le ler mai, pour lancer des ballons à l'occasion
de la fête du travail.
En outre, des festivals de cerfsvolants attirant des artistes du monde entier (le plus
important a lieu à Weifang, dans la province du Shandong au mois d'avril) s'y tiennent régulièrement.
L'immensité de l'esplanade de Tian An Men ainsi. que les vents violents qui la balayent
en hiver et au printemps, favorisent
ce loisir dont les enfants pékinois
sont très friands.
Tian An Men est aussi un symbole de fierté pour le peuple chinois. C'est en général le
premier endroit de la capitale que les Pékinois aiment faire découvrir à leurs amis étrangers. Que l'on apprécie ou non le style architectural, personne ne reste indifférent à la majestuosité des lieux.
Les principaux
édifices de Tian An Men
La porte Qian Men
(ou porte du devant)
Elle se dresse au sud de la place et s'appelait autrefois la c
porte face au soleil » oie Zheng Yangmen. Elle est
composée de deux tourelles à étages et fut reconstruite, en 1900, à la suite d'un incendie.
Cette porte symbolisait
autrefois la frontière entre la
ville tartare au nord (ville des seigneurs de la guerre, des divers dirigeants
et d'une façon générale de l'élite), et la
ville chinoise au sud (où se concentraient les masses populaires). La porte du devant était en
permanence fermée, sauf deux fois par an, à l'occasion du passage du fils du Ciel (c'est-à-dire de l'Empereur). Son rôle symbolique de barrage fut
longtemps maintenu. Aujourd'hui, cette large porte aux formes harmonieuses laisse déambuler
sous son porche les promeneurs
tranquilles.
La porte
de la Paix Céleste
Au nord de Tian An Men, soit symétriquement en face de la porte Qian Men,
apparaît le mur pourpre d'entrée sud du Palais Impérial aux toits d'or. Cette voûte d'entrée n'est pas
encore l'accès direct à la Cité Interdite qui
se trouve en réalité plus au nord. Mais, sur ce mur aux couleurs flamboyantes se dresse un gigantesque
portrait du président Mao où l'on
peut lire de part et d'autre :
à gauche :. Vive la République populaire de Chine », et à droite : . Vive l'amitié entre les peuples du monde. »
Cette enceinte fut édifiée sous les Ming en 1420, puis reconstruite sous les Mandchous (Qing) en
1651. Pour y accéder, il faut
franchir l'un des cinq ponts finement
sculptés de marbre
blanc qui permettent de traverser .la rivière aux eaux d'or , se prolongeant au-delà, à l'intérieur de la Cité
Interdite. Un dra gon de pierre (symbole de l'empereur) est posté à l'entrée, en gardien du palais.
Le palais de l'Assemblée du Peuple
Situé à l'ouest
de la place, il es immense, massif et
d'architecture totalement soviétique. Il comprend un auditorium de 10 000 places et une salle de réunion pouvant accueillir 5 000 convives. C'est là que siège l'assemblée législative, où les députés élus par les provinces et les trois municipalités (Pékin, Shanghai et Tianjin) et l'armée populaire de libération
viennent débattre. Son allure très
officielle lui permet de recevoir
avec faste des hôtes de marque et
des hommes d'État étran-' gers. Ce
palais comprend plus de 30 salles de
réception portant cha
cune le nom d'une province chinoise. On peut visiter les lieux, les lundi, mercredi et
vendredi de 9 h à midi ; le billet
coûte 5 yuans.
Le palais des Musées
Situé symétriquement en face du palais de l'Assemblée du Peuple, le palais des Musées borde
la ceinture orientale
de Tian An Men. Construit en 1959, au moment de la grande amitié sino-soviétique,
il offre des proportions
majestueuses et gigantesques. Ce palais fut
ouvert au public en 1961, mais il est
resté fermé pendant les dix années de
révolution culturelle, de 1966 à 1976.
A l'intérieur, le musée d'histoire de la Chine retrace l'intégralité de l'histoire de l'empire
(c'est un chef d'œuvre du genre). Les explications ne sont données qu'en chinois. Il est
donc nécessaire de vous faire accompagner
d'un interprète. Malheureusement,
une faible proportion des salles est aujourd'hui ouverte au public. La majorité des objets exposés sont des copies, faute d'avoir réussi à les centraliser au cours des siècles.
Sur deux étages, se succèdent des fossiles du néolithique, puis des objets usuels en bronze
et des poteries qui illustrent
les dynasties respectives des Shang et des
Zhou (soit approximativement
jusqu'en 222 av. J.-C.).
Toute la longue période allant des Royaumes combattants jusqu'à la dynastie mandchoue
des Qing (1840) est évoquée par
l'incroyable richesse des objets
décoratifs (porcelaines, bijoux,
tissus, etc.) ainsi que des armes.
Enfin, la
dernière période (18401919) révèle
principalement le militarisme de l'époque (artillerie, vêtements militaires, canons, armes à feu,
etc.).
Le musée de la Révolution chinoise jouxte le musée d'Histoire et occupe l'aile nord du bâtiment (c'est-à-dire la partie de gauche lorsqu'on se trouve au centre de la place). Ce musée évoque l'histoire du Parti communiste chinois depuis ses origines,
jusqu'à la proclamation de la
République populaire de Chine par Mao
le 1" octobre 1949. Des photos
relatent les faits les plus marquants de l'histoire du parti avec ses quatre principales étapes la fondation du Parti communiste chinois en 1921 à Shanghai, 'la Révolution
agraire de 1927 à 1935, la guerre de
résistance contre l'invasion
japonaise (1936-1945) et la guerre
civile (1945-1949) entre les armées
communistes de Mao et les troupes
nationalistes de Chiang Kai Shek. (Les musées sont ouverts de 8 h 30 à
17 h sauf le lundi. On y rentre jusqu'à 15 h
seulement.)
Le mausolée
du président Mao
Cet imposant édifice prend place dans la partie sud de Tian An Men, devant la porte Qian Men.
Il fut construit
très rapidement par des équipes de volontaires et inauguré en septembre 1977, pratiquement un an jour pour jour, après la mort du Grand Timonier.
D'une hauteur de 33 mètres, il couvre une surface de plus de 20 000 mètres carrés.
Quarantequatre
colonnes de granit supportent un grand toit plat de tuiles vernissées. Trois salles
en enfilade composent
cet ensemble majestueux. Les visiteurs ne sont pas autorisés à s'arrêter devant le'cercueil en verre, mais
doivent défiler lentement dans un silence absolu. Les contrôles sont très stricts à l'entrée, et les trois
salles sont bien entendu
soigneusement gardées.
L'entrée s'effectue côté nord : la première salle montre
une statue en marbre blanc du président,
assis, le visage sévère. En toile de fond, s'étend un paysage chinois traditionnel. Les deux rangées de visiteurs se séparent pour défiler de part et d'autre de la salle.
La seconde salle est celle de la dépouille mortelle du Grand Timonier, reposant
dans un cercueil de cristal sur un drapeau rouge du Parti communiste chinois. Les dates (1893-1976) sont gravées
dans l'or.
Dans la dernière salle (la plus au sud) figure un poème de Mao Zedong (il en a beaucoup écrit),
joliment inscrit
en lettres d'or.
La sortie
s'effectue par le sud, face à la porte Qian
Men (les visites sont autorisées les
lundi, mercredi et vendredi de 8 h 30
à 11 h sur demande préalable dans le
hall d'entrée).
Le monument
aux héros du peuple
Situé au centre
géographique de la place, un obélisque de
granit, érigé en 1958, s'élève à une
hauteur de 38 mètres. Orientés vers le nord, des bas-reliefs sculptés dans le marbre blanc représentent la lutte du peuple chinois contre les agresseurs,
tandis que sur le côté nord de l'obélisque est calligraphiée une citation du président Mao : « Les héros
du peuple sont immortels. » Autour de
cet obélisque, un petit tapis
d'herbes et de fleurs est soigneusement
entretenu par la municipalité de
Pékin.
L'ensemble de ces édifices répond aux formes d'une architecture stalinienne bien caractéristique
et s'aligne dans une symétrie
parfaite, quel que soit le point de la place sur lequel on se trouve.
L'histoire a prouvé que Tian An Men reste le lieu d'expression symbolique du peuple
chinois.
La cite interdite
Connue par les Chinois sous le nom de . Gugong
» (vieux
palais), la Cité Interdite offre
une architecture traditionnelle, où
scintillent les tuiles des toits
dorés (le jaune est la couleur de l'empereur) relevés aux extrémités et habités à leurs sommets par des petits dragons (symbole de l'empereur).
L'ensemble est d'une majestueuse harmonie dans la succession de ses différents pavillons.
La Cité
Interdite (autrefois inaccessible au peuple) était une véritable ville
dans la ville, entourée de dépendances, où habitait l'ensemble de la cour
(eunuques, domestiques, concubines).
Vieille de plus de 500 ans, elle a d'abord abrité les empereurs de la dynastie des Ming;' puis ceux des Qing (entre les deux dynasties, on peut en dénombrer vingt-quatre)
jusqu'au dernier empereur Pu Yi, qui était âgé de deux ans lorsqu'il monta sur le trône.
L'histoire de
la Cité
Construite en
1420 sous le règne de Yongle (dernier
empereur de la dynastie des Ming) par
de très nombreux artisans, elle fut
dès l'origine, bâtie avec une symétrie parfaite, suivant un axe
nord-sud. (Les monuments de Tian An Men ont parfaitement suivi cet alignement.) Bien que gravement incendiée en 1644 au moment de l'invasion mandchoue, elle a toujours conservé son harmonie d'origine.
Des dimensions impériales
La Cité Interdite intra-muros couvre une superficie totale de 72 hectares. Un mur pourpre (le
rouge est symbole
de puissance) la ceint de toute part. Haut de 70 mètres, il laisse apparaître sur ses
quatre côtés une
porte symbolisant les quatre
points cardinaux. Au sud, la porte Wumen, au nord la porte de la Fierté Céleste (Shenwumen), à l'est la porte Donghuamen et à l'ouest la porte Xihuamen. Un cinquième point cardinal, le centre, est essentiel
aux yeux des Chinois.
Tout autour de cette enceinte pourpre, un fossé large de 50 mètres, au fond duquel coule de
l'eau, empêchait
autrefois le peuple de pénétrer dans la cité (d'où son nom de Cité Interdite). Aujourd'hui,
lorsque ces douves
sont gelées en hiver, les enfants farts
pékinois adorent y patiner.
Aux quatre coins de la ville impériale, quatre tours de guet permettaient autrefois
une surveillance absolue des abords de la Cité. Elles sont surmontées de tuiles vernies jaunes et sont visibles
de l'extérieur au-delà du grand
mur d'enceinte.
L'accès à la Cité Interdite
II est possible de pénétrer dans le palais par l'une des quatre portes correspondant aux quatre points cardinaux ; cependant, il existe un sens
logique pour effectuer une visite
plus grandiose des lieux.
Le mieux est d'y pénétrer par la porte de la Paix-Céleste sous le portrait de Mao Zedong.
Là, après avoir franchi une large
voûte aux portes pourpres, on arrive dans
une première grande cour où l'on aperçoit
à l'ouest (sur la gauche) le parc Sun Yatsen, et à l'est (sur la droite), le parc de la Culture du peuple et le temple des Ancêtres
Impériaux.
Promenade dans la Cité Interdite
Le parc Sun Yatsen
Célèbre pour la couleur de ses pivoines, ce parc a été dédié au docteur
Sun Yatsen, fondateur de la Chine
d'aujourd'hui et père de la révolution
de 1911. C'était autrefois un lieu consacré aux oraisons funèbres. Dans ce parc, s'élevait l'autel du
Dieu du Sol et des Moissons. On venait implorer le ciel pour obtenir de bonnes récoltes. Cet autel était divisé en
cinq parties symbolisant les cinq
points cardinaux ; le point central
étant toujours destiné à l'empereur,, et de
couleur jaune ; le nord était 'noir, l'est vert, le sud rouge
et l'ouest blanc.
En revenant vers
la place, on remarquera un bâtiment qui a la
forme d'une croix et qui rassemblait des
joueurs de baguettes (il s'agissait d'un jeu d'adresse qui favorisait les orages et les pluies pour la récolte).
Le parc de la Culture du peuple
Situé à l'est de la grande allée centrale, ce parc entourait le temple des Ancêtres Impériaux. Construit par l'empereur Yongle de
la dynastie
des Ming en 1406, il fut incendié et reconstruit à maintes reprises, et servait de lieux
d'offrandes aux empereurs.
Aujourd'hui, ce parc est un important lieu
de loisirs où les Pékinois jouent au
ping-pong et font de la gymnastique.
Une librairie a également ouvert ses
portes à cet emplacement. Au fond d'une première grande cour, se dresse
une porte majestueuse qui marque l'accès au Palais Impérial.
La porte Wumen l'entrée dans la Cité proprement dite
Édifiée en 1420, cette porte est la plus ancienne et la plus grande de tout l'ensemble. Deux
bâtiments en aile bouclent la
façade sud, longue de plus de 100 m. De
cette porte, l'empereur proclamait de
grands discours durant les cérémonies
militaires. Une fois cette large entrée
franchie, on pénètre dans une grande
cour pavée à travers laquelle coule
la rivière aux eaux d'or (Jinshuihe). Pour la
traverser, il
faut emprunter l'un des cinq ponts en marbre (symbole des cinq vertus). En se
retournant, on peut admirer la façade nord de la porte Wumen, sur laquelle ont été édifiés cinq pavillons surmontés
chacun d'une
toiture clinquante de tuiles vernissées jaune. De part et d'autre de la cour, la Porte fleurie de l'ouest
et la Porte f leurie de l'est permettent également l'accès à la
Cité.
La porte
de l'Harmonie Suprême (Taihemen)
Toujours dans l'axe de la porte Wumen au nord, on franchit en enfilade rectiligne la
majestueuse porte de l'Harmonie Suprême. Elle était l'entrée de la résidence
de l'empereur.
Un nombre très réduit des membres de la cour avait accès à cette entrée gardée
par des lions en bronze. Elle repose sur des piliers rouges laqués. Une galerie couverte, l'entourant de part et d'autre
vers le nord,
était destinée aux magasins impériaux où l'empereur et son entourage immédiat qui le
conseillait, venaient déambuler pour faire ses achats.
Au centre, entre la porte de la Pureté Céleste et le pavillon de l'Harmonie
Universelle, la plus grande cour pavée du palais (on l'appelle « mer de pavés
») offre, dans
sa partie centrale, une petite terrasse soulevée de trois grandes dalles où se tiennent
les trois grands pavillons réservés autrefois aux réceptions officielles de l'empereur.
Les trois pavillons
Es s'alignent avec élégance les uns derrière les autres. Le premier
(toujours dans le sens sud-nord) est le pavillon
de l'Harmonie Universelle ; trois escaliers de façade en permettent l'accès.
L'escalier central, le plus large, est équipé d'une rampe qui favorisait la montée de l'empereur sur son
palanquin. A l'intérieur de ce
pavillon se trouve le trône. D'une
décoration extrêmement riche, le
plafond, dans sa partie centrale,
est orné de couleurs vives, tandis que les six colonnes intérieures sont
finement sculptées de dragons ;
les vingt-quatre colonnes extérieures supportent une large
toiture aux tuiles arrondies et relevées
aux extrémités en forme de pagode.
Des brûle-parfum, carillons en jade et
autres objets précieux font de ce trône un lieu grandiose.
Le deuxième édifice qui s'aligne immédiatement derrière est le par Villon de l'Harmonie Parfaite (Zhonghedian). Il suffit de contourner le pavillon de l'Harmonie Universelle pour y
pénétrer. Ce pavillon servait d'antichambre à l'empereur pour se vêtir et vaquer à des occupations secondaires
avant de monter
sur le trône.
Enfin, le troisième pavillon est celui de l'Harmonie Préservée (Baohedian) dans lequel les candidats aux examens
impériaux venaient passer leurs dernières épreuves. On peut remarquer dans cette salle un autre trône. Durant la dynastie des Qing, on y organisait des banquets. Aujourd'hui, une importante collection d'objets d'art y est exposée. Juste à
l'arrière, un magnifique dragon est sculpté
sur un bloc de marbre de 200 tonnes.
Ces trois pavillons formaient la partie officielle des lieux impériaux. En poursuivant la visite
de la Cité vers
le nord, on pénètre dans les appartements
privés de la résidence impériale.
Le Palais privé
On accède à la résidence privée de l'empereur par une large porte, la porte de la Pureté
Céleste qui
offre trois
passages dont seul celui du centre peut être aujourd'hui emprunté. De nouveau, une
cour aligne trois
pavillons du sud au nord. Ils sont, aux yeux des Chinois, la partie la plus intéressante de la cité sur le plan architectural. La résidence privée est d'ailleurs la partie la plus ancienne
de l'ensemble de la Cité.
Le pavillon le plus important dans ses dimensions est celui de la Pureté Céleste (Qian Qing Gong).
Ce
pavillon
est également posé sur une grande dalle. De grands pots en bronze contenant des
grenadiers l'entourent,
ainsi que des tortues, grues et
brûle-parfum en bronze. A l'intérieur, sur
l'estrade, un trône est entouré de
deux petits sanctuaires ; l'un, à gauche, symbolise l'empire du Milieu et
l'autre, à droite, symbolise le
temple des Ancêtres Impériaux. Le
mobilier, tout en ébène sculpté,
comprend différents objets datant de
la dynastie des Qing (grands miroirs,
braseros, brûle-parfum). Dans ce pavillon, l'empereur organisait des banquets pour les ambassadeurs étrangers.
Le pavillon de l'Union
(Jiaotaidian) abritait le trône de
l'impératrice.
(Cixi s'y est d'ailleurs installée lorsqu'elle' prit les rênes du pouvoir.) Aujourd'hui, ce
pavillon rassemble
une magnifique collection de pendules datant des XVIIIe et XIXe siècles.
Le troisième pavillon, celui de la Tranquillité
Terrestre (Kunning Gong) était réservé à l'empereur et l'impératrice
pour leur nuit de noces. Il est intégralement peint en rouge (couleur du bonheur).
Après avoir traversé ce dernier pavillon, on pénètre dans les jardins impériaux et dans une
succession de
dépendances où logeait le personnel
de la cour.
La porte
de la Tranquillité Terrestre (Kunningmen) permet d'accéder au jardin. Ce
dernier a été créé sous la dynastie
des Ming et est entouré de murs. Il comprend une succession de petits palais.
Le palais
de la Paix Impériale
C'est une sorte de grotte fermée, gardée par un couple d'éléphants dorés,
qui servait de lieu d'offrandes aux
ancêtres. Pour quitter le jardin impérial,
il faut emprunter la majestueuse porte du Génie Militaire (Shenwumen), qui permettait autrefois le
passage des généraux convoqués sur
ordre de l'empereur. Mais cette porte
était aussi un lieu de fuite
(l'empereur Ming Chongzhen l'emprunta secrètement lorsqu'il alla se pendre à la colline de Charbon, au moment où les troupes manchoues envahirent Pékin).
Le palais
des Elégances Accumulées
En quittant la porte du Génie Militaire et en se dirigeant vers la partie nord-ouest de la
Cité, surgit le
palais des Elégances
Accumulées, ainsi baptisé
parce que c'était la résidence des femmes
des différentes générations impériales. Aujourd'hui, des objets y sont exposés (bijoux, robes, accessoires de maison, etc.). C'était un haut lieu de commérages et d'intrigues.
Les ailes est et ouest de l'arrière de la Cité Impériale contiennent une succession de petites
cours, jardins, pavillons et palais
dans lesquels vivait tout le personnel de la
cour. Certains de ces édifices
étaient même des lieux de prière (la salle du Grand Bouddha ou encore
le jardin de la Paix et de la Tranquillité). Ces lieux sont
aujourd'hui, pour la plupart d'entre eux, fermés au public.
Le palais de l'Eternel Printemps
II fait suite à ce bloc de pavillons et abritait la résidence de l'impératrice Cixi. Cet édifice majestueux renferme de remarquables fresques retraçant des
scènes du roman de Cao Xueqin :
Le Rêve dans le Pavillon rouge.
Le palais de la Nourriture de l'Esprit
Il côtoie le palais
de l'Eternel Printemps (vers le sud) et
rassemble un grand nombre
d'appartements impériaux. Il doit son
nom à l'existence d'une superbe bibliothèque impériale (les empereurs
n'avaient pourtant pas la réputation d'y consulter
des ouvrages bien souvent !). Un trône siège
au milieu de très beaux objets en
bois laqué. Ce lieu servait autrefois
de « trône secondaire » à
l'empereur. Une porte relie ce palais à la partie centrale de la Cité où se trouve le trône principal.
La partie orientale et ses dépendances
De l'autre côté
de cet ensemble de pavillons et jardins se
trouvent d'autres palais. En se dirigeant au fond à droite de la Cité Interdite, on pénètre rapidement dans le jardin de
Qianlong. Ravissant
petit coin isolé, ce jardin fut construit pour la retraite de l'empereur Qianlong
(qui régna de 1736 à 1795). Au centre,
s'élève un magnifique pavillon taillé dans des bois venus' des
provinces du Yunnan et du Sichuan (au sud-ouest de la Chine). Un autre petit pavillon latéral était autrefois destiné aux plaisirs du jeu et de l'alcool (que les empereurs consommaient avec générosité).
En revenant vers le sud, apparaît le pavillon des Sons Agréables (Chongyingye) qui était le théâtre favori de l'impératrice
Cixi. Haut de trois étages, il
pouvait contenir un nombre
important de convives de la cour. Sur scène, se trémoussaient les
personnages de la troupe impériale
vêtus de costumes aux couleurs flamboyantes .Les représentations de
l'époque duraient fréquemment plusieurs
jours.
Les différentes collections impériales
Elles sont présentées dans les galeries latérales qui bordent les trois principaux palais
(de l'Harmonie Suprême), de l'Harmonie Parfaite et de l'Harmonie Préservée), de chaque côté de la grande
cour principale.
A l'est, des collections d'objets retracent l'histoire de l'art chinois depuis les Royaumes
combattants (475
av. J.-C.) jusqu'à la fin de la dynastie des Song (1279 apr. J.-C.), en passant par les sculptures des Han, les peintures murales des Tang,
et les peintures sur rouleaux des
Song.
A l'ouest, défile chronologiquement l'histoire de l'art chinois, avec les
peintures murales des Mongols. Puis on trouve toute une série d'objets des dynasties Ming
et Qing tels que papiers calligraphiés, éventails, tapis et différents costumes
d'époque.
Vers le sud, le pavillon
des Flèches renferme une splendide
collection
de tambours sculptés en pierre, datant de la dynastie des Zhou (770256 av. J.-C.) sur
lesquels on peut lire des
inscriptions et poèmes d'époque. Puis
on franchit la porte de la Suprématie Impériale en face de laquelle se trouve un mur en faience de la dynastie des Qing représentant neuf dragons destinés à chasser les
mauvais esprits susceptibles de
pénétrer dans la Cité. Après avoir traversé une petite cour carrée, on atteint la porte de la Quiétude et de la Longévité, gardée par deux superbes lions en bronze doré.
Dans la succession de ces édifices, toujours en revenant vers le sud, se
dresse le palais de la Suprématie
Impériale, où le corps de l'impératrice
Cixi fut déposé en attendant le jour
de ses funérailles.
Aujourd'hui, on
peut y admirer un superbe cadran solaire qu'utilisait l'empereur Qian Long. Des deux côtés de ce palais, des galeries de peintures renferment les plus belles collections des empereurs.
Le palais
de la Nourriture du Caractère, le porche du Mélange des Harmonies et le pavillon du Grand Bonheur abritent, à travers de longues galeries en enfilade, des objets précieux en or et en
jade, des épées, des vêtements de l'époque Qing, ainsi que des imitations de plantes en pierre
dure, dans de grands vases en or.
Les musées de la Cité Interdite
Le musée des Arts décoratifs comprend une première salle qui rassemble une collection
d'objets précieux
en jade, or, laque, cloisonné et
cristal. Les deux autres pavillons du musée
(palais de la Ferveur Céleste et palais de l'Eternelle
Harmonie)
offrent
des objets destinés à l'usage des
grands calligraphes (ivoires, plaques de
bambou, pinceaux et papiers fins).
Le musée des Poteries et Porcelaines présente des collections qui recouvrent toute l'histoire de la porcelaine en Chine, de l'époque préhistorique à la dynastie des Qing en passant par les très célèbres faïences « blanc de Chine » et « bleu et blanc » de la dynastie des Ming.
Le musée des Bronzes, dans les palais de l'Abstinence et de la Prospérité, retrace toute
l'histoire chinoise des bronzes.
Près du palais de
l'Abstinence se trouve
la salle du Culte des Ancêtres, lieu traditionnel d'offrandes des empereurs. Aujourd'hui, cette salle est utilisée pour des expositions
temporaires.
Le musée des Horloges et des Automates : avec un billet spécial acheté sur place, on accède à ce musée qui rassemble une immense variété d'horloges des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles. La plupart de ces pendules et horloges sont de fabrication occidentale (principalement anglaise et française).
Pour quitter la Cité Impériale, le mieux est d'emprunter la sortie nord
du palais. Il faut alors franchir la porte du Génie Militaire et traverser le pont sur les douves. Pour avoir une vision d'ensemble du Palais Impérial, il est nécessaire de poursuivre la visite par une excursion à la colline
de Charbon, qui se situe au nord, immédiatement derrière
la grande avenue (il faut pour cela
emprunter le passage souterrain) et
se rendre au parc de la Colline pour admirer de haut les toits en enfilade de la Cité.
Une bonne visite du Palais Impérial nécessite au moins une grande demi-journée.
La colline de charbon (jingshan)
L'ascension de la colline de Charbon s'inscrit dans la suite logique d'une
visite complète du Palais Impérial. On franchit alors le kiosque d'entrée du parc (le billet coûte 2 maos).
Sous les Mongols (de 1279 à 1368), ce jardin était un lieu de repos privé pour
l'empereur. Puis les Ming décidèrent d'élever une colline à l'aide des
remblais du
Palais Impérial alors qu'ils y
effectuaient d'importants travaux.
La colline de Charbon doit son nom à une vieille légende selon laquelle un empereur
aurait caché une
importante quantité de charbon sous la colline.
A l'entrée du
parc, se dresse le pavillon de la Belle
Vue (Qiwanglou) qui avait été édifié à la mémoire de Confucius ; il est aujourd'hui transformé en exposition
de calligraphies
et de
peintures.
Ensuite, soit par l'escalier ouest, soit par l'escalier est, on accède, au sommet de la colline, au pavillon du Printemps Eternel (Wanchunting) ouvert sur les quatre côtés ; de ce
point culminant de la capitale, la vue est belle sur l'ensemble de la ville : au sud,
s'alignent les toits dorés de la Cité
Interdite, jusqu'à l'obélisque de
Tian An Men ; au nord, se dessinent la tour du Tambour et plus loin dans l'axe,
la tour de la Cloche. Juste en contrebas, à l'ouest, s'élève le
dagoba blanc du parc Beihai.
A l'est, on distingue des constructions modgrnes, le quartier des Ambassades (Sanlitun), ainsi que les grands immeubles et les nouveaux hôtels de la banlieue nord-est de la capitale.
Sur le flanc est
de la colline, vous remarquerez, à
mi-chemin en descendant (à proximité du pavillon situé à mi-hauteur), un
vieil arbre sur lequel le dernier empereur
Ming Chongzhen s'est pendu lorsque Példn fut assiégé par les Mandchous à la fin
de son règne.
Il est également possible de redescendre par le flanc ouest de la colline et de ressortir
par l'entrée principale
du parc au sud.
Le jardin est ouvert tous les jours de 6 h du matin à 20 h le soir.
Le parc du lac nord ou parc beihai
En poursuivant un ordre logique des visites de jardins qui entourent la
ville impériale, on peut se diriger vers
l'ouest pour pénétrer dans le parc Beihai. Ce site ravissant, ap précié des Chinois durant
leurs loi sirs et remarquablement situé au cœur de la ville, est un lieu d'en chantement.
Entre ses vastes étendues d'eau sur
lesquelles on navigue à la belle
saison et on patine l'hiver, ses
petites collines, ses champs de lotus
et la variété de ses fleurs, le parc
Beihai est un authentique coin de
campagne, isolé en plein centre de
la capitale.
Aménagé sous la dynastie des Jin (aux Xlle et XIIIe siècles), les empereurs creusèrent un
lac, créè rent
une petite île appelée Qionghua, et de nombreux jardins d'agrément pour le personnel de la cour. L'ensemble du
parc fut considérablement
amélioré sous le règne de Yongle
(empereur Ming), qui décida alors de séparer
le lac en deux parties : l'une, au
sud, es aujourd'hui exclusivement
destinée aux membres du gouvernement et à quelques groupes privilégiés de Chinois qui viennent goûter à la douce
atmosphère de ces lieux L'autre
partie reste ouverte au grand
public.
L'entrée
s'effectue généralement par la porte sud, non loin du parc de la colline de Charbon. Là, se trouve la Cité Ronde. Édifiée sous le règne de Qianlong, elle s'élève sur une puissante dalle
circulaire encerclée de
magnifiques arbres.
Non loin de là, une vasque de jade d'époque mongole présente sur toute sa surface de
surprenantes décorations
illustrant des animaux mythiques. A l'intérieur de cette vasque, on peut lire un poème composé par l'empereur
Qianlong.
Juste en face, dans le Pavillon
qui reçoit la lumière, vous pouvez acheter des produits
d'artisanat chinois et de très belles calligraphies.
La Cité Ronde est ouverte au public de 8 h 30 à 16 h 30.
En franchissant le pont de la Tranquillité Eternelle, vous aboutissez sur l'île aux Hortensias (ou île Qionghua) sur laquelle se dresse le célèbre dagoba blanc, construction large et ventrue dont la base porte des inscriptions. A son sommet, une
petite pagode ronde sur disque carré
emprunte sa forme aux règles
traditionnelles de la cosmologie
chinoise (le ciel est toujours un
disque, et la terre une surface carrée).
En redescendant du dagoba, côté sud, une succession de terrasses en étages mène au temple de la Tranquillité Eternelle
(Yongansi). " Construit en 1652, à
l'occasion de la venue du dalni-lama à Példn, ce temple est un sanctuaire bouddhique d'inspiration
tibétaine.
Non loin de là, se trouve un petit édifice appelé pavillon des Anciens Ecrits (Yuegulou) où l'on vend aujourd'hui des tapis.
En suivant la
rive ouest du lac vers le nord, on atteint
un petit pavillon appelé Petit Paradis de l'Ouest (Xiaoxidian). Cet ensemble comprend deux temples aujourd'hui désaffectés. Plus au nord encore, on franchit
d'abord la porte de l'Ouest pour
atteindre la salle de la Littérature et de l'Art (actuelle bibliothèque de Pékin), puis on arrive au palais de Guanyin, grand pavillon carré édifié sous le règne de
Kangxi (1662-1732) dont il reste une splendide toiture supportée par de grandes colonnes en marbre et en bois. Quatre portes s'alignent en
façade de ce bâtiment. Quatre ponts sont jetés
dans l'axe de ces portes.
En longeant le lac toujours dans le même sens, apparaissent les cinq
kiosques dragons (Wulongting) puis l'Ecran
de Fer (entouré d'un très joli
jardin botanique), un mur taillé dans la
roche volcanique, sur lequel d'étranges
créatures mythiques d'époque mongole
ont été sculptées. Immédiatement derrière l'Écran de Fer, on aperçoit
d'abord la salle (Chenguan) puis le pavillon
Yulan.
Plus haut, se dresse le mur aux Neuf Dragons construit sous les Mongols, en 1417,
et destiné à chasser les mauvais
esprits de ces lieux.
Enfin surgit le Grand Palais d'Été (Daxidian) malheureusement désaffecté. Des travaux de
restauration ont été récemment
entrepris.
Pour terminer, jetez un coup d'oeil au pavillon de la Sérénité, aujourd'hui transformé en centre de recherche artistique et littéraire.
N'oubliez pas si vous avez le temps, de prendre un repas dans le célèbre
restaurant Fangshan situé' sur l'île Qionghua, où l'on vous' servira, pour environ 20
yuans, de la
cuisine impériale.
Le parc est ouvert de 6 h à 22 h l'été et de 6 h 30 à 20 h l'hiver. Le billet d'entrée coûte 5
yuans.
Le temple du ciel (tiantan)
Situé dans la partie méridionale de la ville, le temple du Ciel est qualifié par les Chinois
« d'une des plus
belles créations de l'Empire Il s'élève au milieu d'un parc de 270 hectares où les
Pékinois, nombreux, viennent flâner durant leur temps de loisirs.
Sous les dynasties Ming et Qing, le temple du Ciel était un célèbre lieu de, culte, où le «
Fils du Ciel (l'empereur)
venait deux fois par an avant les moissons, implorer le ciel pour que les récoltes
soient fastes. Le « Fils du Ciel », majestueusement porté sur son palanquin, descendai l'avenue Qianmen qui
conduit en ligne
droite de la Cité Interdite au temple du Ciel, en passant par l'avenue transversale de
Dashalan où
la foule grouillante devait détourner ses regards avides de curiosité. Juste avant d'arriver au
temple, l'empereur
franchissait le pont du Ciel (7 iangiao).
L'ensemble des constructions qui composent ce lieu de prière répond aux règles fondamentales
de la cosmologie
chinoise : à la base, la terre et symbolisée par un carré, tandis que les hauteurs célestes sont représentées par un grand cercle. L'empereur Yongle fit ériger ce temple en 1406 ; les travaux ne
prirent fin qu'en 1420. A cette
époque, le Fils du Ciel ne se
rendait sur son lieu de culte qu'une
fois par an, au moment du solstice
d'été.
La visite du parc
Une visite traditionnelle du temple du Ciel s'effectue en général par l'entrée ouest du parc
(la porte
ouest du
Ciel). Une
allée à travers les arbres conduit à un petit escalier en pierre de trois
marches. Après avoir franchi une seconde enceinte pourpre (couleur de la richesse), on aperçoit immédiatement
sur la droite, le palais de l'Abstinence (Zhaigong). L'empereur
devait se priver de viande et de vin les
trois jours qui précédaient la
prière, et passait la dernière journée de jeûne dans ce palais.
En se dirigeant vers le nord (sur la gauche), on arrive au temple de la Prière pour les bonnes
moissons. Sa
forme circulaire symbolise le ciel, tandis que la base est formée de trois terrasses carrées en
marbre blanc
représentant la terre. L'association des deux formes révèle la communion entre le ciel et la terre. Edifié en 1420, ce temple fut incendié par
la foudre et reconstruit en 1889. Sa triple
toiture de tuiles bleues porte une
grosse boule dorée à son sommet.
A l'intérieur, la salle de prière tout en bois est peinte de couleurs vives
; les motifs représentent des dragons
et des phénix (symboles respectifs de
l'empereur et de l'impératrice).
D'une hauteur de 38 mètres, cette salle comprend quatre colonnes de bois (symbolisant les
quatre points cardinaux)
entourées de 24 autres colonnes disposées
en une double circonférence, représentant les douze mois de l'année et les douze heures du jour.
Elle abrite également des « tablettes du ciel., où l'on peut lire les noms des empereurs défunts
qui sont venus
dans ces lieux pour implorer le ciel.
Vers le sud du
parc, une large voie d'environ 500 mètres conduit à la voûte céleste impériale (Huang Qing Yu) construite en
1530. Elle fut embellie en 1752 sous
le règne de l'empereur Qianlong. La
salle principale et les bâtiments qui
l'entourent sont ceints d'un mur
gris (le mur des Echos) : si deux
personnes placées près du mur se parlent à distance,
celui-ci renvoie le son de leur voix.
Plus au sud, juste après le voûte, un grand tertre circulaire appelé autel du Ciel, l'endroit
où l'empereur venait célébrer le
Nouvel An après avoir rendu compte des événements marquants de l'année
écoulée. Ce lieu symbolisait la communion étroite entre l'empereur et le ciel.
Egalement élevé sur trois dalles circulaires, cet autel en plein air,
tout en marbre blanc, est accessible par trois escaliers de neuf marches chacun.
Neuf grandes dalles constituent le sommet de cette terrasse, où l'on peut également
observer, au centre, un autre phénomène acoustique. (Le neuf était le chiffre
parfait de l'empereur
pour entrer en communion avec le ciel.)
Outre les bâtiments principaux de ces lieux de prière, il est agréable d'effectuer une promenade
dans ce grand espace vert.
Vous ne serez pas surpris de voir les Pékinois y promener leurs oiseaux en cage
et discuter paisiblement sur les rebords des nombreux petits bassins.
Si vous avez le courage de vous lever tôt, venez admirer les foules tranquilles, à l'aube, qui pratiquent le taiqi. Parfois, vous pourrez assister à des répétitions de scènes d'opéra.
II n'est pas rare non plus, au détour d'une
allée, de rencontrer un joueur de pipa
isolé, heureux de charmer les passants qui l'écoutent.
Aujourd'hui, le parc offre à ses visiteurs de multiples attractions un stade de 30 000 places
a ouvert ses
portes, offrant de nombreuses compétitions sportives, ainsi qu'une grande piscine
municipale.
Sur le plan
culturel, un théâtre de plein air propose
de temps à autre des spectacles ;
une bibliothèque met à la disposition de chacun des ouvrages variés.
Un petit parc à jeux permet aux jeunes enfants de glisser sur des toboggans ou de faire un
tour de manège.
Si vous disposez d'une journée complète, ce parc vous offrira le plaisir de découvrir les
loisirs typiquement
chinois et la majestuosité architecturale de ces grands lieux de culte.
Le parc est ouvert au public de 6 à 22 h l'été et de 6 h 30 à 20 h l'hiver.
Le quartier nord-est
Baptisé autrefois palais de l'Eternelle Harmonie, ce temple fut le
lieu
de résidence de l'empereur Yongzheng durant son règne (17231736). Situé au nord-est de la ville, ce palais fut occupé par des lamas en 1732. L'empereur ne garda qu'un petit appartement privé. Le temple devint alors une lamasserie et remplit un rôle exclusivement religieux. Trois cents lamas tibétains y
vécurent, ainsi que
des moines venant s'instruire sur le lamaïsme, notamment ceux appartenant à la
secte des Bonnets Jaunes dont l'emprise religieuse fut à l'époque
très importante. Aujourd'hui près de
soixante-dix moines d'origine principalement mongole veillent sur ce lieu de prière.
La visite
L'ensemble des édifices qui le compose comprend cinq salles en enfilade séparées par
des cours, près d'un joli jardin.
Une allée centrale, au milieu d'arbres et
de plantes variées, laisse sur la droite, chacune dans un angle, la tour de la Cloche et la tour du Tambour et, sur le côté gauche, les deux pavillons des stèles. On accède alors à la salle
des Rois Célestes (Tian wangdian).
A l'intérieur, se dresse la statue souriante de Maitreya (symbole de l'avenir).
De part et d'autre, les gardiens des quatre points cardinaux (Les' Rois Célestes) portent des expressions grimaçantes, en
signe d'alerte à ceux qui pourraient pénétrer dans le temple, l'esprit
chargé de mauvaises pensées. Adossé au Bouddha Maitreya, en sortant de la salle, vous apercevrez un
gardien de I i
porte appelé le Weituo, autre protecteur de ces
lieux de prière. Juste à l'extérieur
de la salle, a été fondu en 1747, un grand ding (chaudron) en cuivre, réputé unique à travers toute la Chine.
Le pavillon de la Grande Stèle fait suite à ce premier édifice. Dans cette
salle, on peut lire des inscriptions en
quatre langues (han, mandchou,
mongol et tibétain) traitant des
principes philosophiques fondamentaux
du lamaïsme, sur une stèle que l'empereur Qianlong fit dresser en 1792.
On pénètre ensuite dans la salle principale ou salle de l'Eternelle Harmonie qui a donné son nom au temple.
Trois bouddhas de façade symbolisant de gauche à droite, le passé, le présent et l'avenir,
tandis que dix-huit
disciples de bouddha, disposés de part et d'autre, ont pour rôle de transmettre les
enseignements
bouddhiques sur terre. Vous remarquerez de très beaux objets tels que brille-parfum,
chandeliers et
vases en cloisonné.
En suivant toujours l'axe sudnord, la salle de l'Eternelle Protection (Yongyoudian) renferme trois
magnifiques statues : à
gauche le Bouddha
de la longévité, au centre le Bouddha de la médecine et à droite, le Maître qui
enseigna le bouddhisme
à l'empereur Qianlong.
Plus au nord encore, la salle de la Roue de la Loi (Falundian) abrite une statue de Tsong Khapa
(14171478), moine qui fut le précepteur du premier dalaï-lama et père de la secte des Bonnets
Jaunes. Plusieurs textes tibétains religieux sont encore visibles sur les murs.
La dernière salle ou le pavillon
des Dix Mille Bonheurs (Wan fuge) offre une très belle
surprise. Elle contient une magnifique statue de Bouddha, haute de 23 mètres, en bois de camphrier, que
le dalaï-lama avait
rapportée du Tibet au XVIIIe siècle à l'empereur Qianlong.
Dans les galeries latérales bordant les cours successives, vous pouvez admirer quelques tankas
tibétains ainsi
que de beaux objets en bronze.
Le temple est ouvert au public de 9 à 16 h l'hiver, et de 8 h 30 à 17 h 30 l'été. Le billet d'entrée coûte 1 yuan.
Le temple de Confucius (Kong Miao)
Il est situé contre le temple des Lamas ; ne manquez pas d'effectuer les deux visites l'une
après l'autre. Construit sous la dynastie mongole, ce lieu de prière est dédié au grandmaître
Confucius. C'est là que les membres de la cour impériale venaient trois fois par an
célébrer de fastueuses cérémonies
en l'honneur du grand sage.
Une partie du temple abrite aujourd'hui le musée de la Capitale (Shoudu Bowuguan) qui retrace l'histoire de la ville de Pékin
depuis ses origines néolithiques (du sinanthrope de Zhoukoudian) jusqu'à nos jours.
Le musée est ouvert de 9 à 17 h sauf le lundi.
L'ancien collège impérial (Guozijian)
Par une porte latérale du musée, on rejoint l'ancien collège impérial. Edifié sous la dynastie mongole
en 1287,
cet établissement fut restauré sous la dynastie des Qing en 1784. C'est là que les étudiants
venaient étudier
des écrits confucéens commentés par les empereurs successifs.
A l'époque 190 stèles comprenant au total 800 000 caractères gravés, regroupaient les Treize classiques. Aujourd'hui, ces stèles sont rassemblées dans une cour, à droite de la porte principale.
Le collège
impérial est devenu la bibliothèque de
la capitale.
L'autel de la Terre (Ditan)
Non loin de ces temples, si vous disposez d'un peu de temps, vous pouvez
faire un crochet par l'autel de
la Terre situé un peu plus au nord. Il est l'un des
quatre temples de la capitale qui
symbolisent les quatre points cardinaux. Le
temple du Ciel est le temple du sud, tandis que l'autel de la Terre est celui du nord.
Ce dernier fut construit en 1530. Situé dans un joli jardin boisé, il était un lieu de
sacrifices au moment du solstice d'été.
Les tours du Tambour et de la Cloche (Gulou et Zhonglou)
En Chine, toute vieille ville possédait systématiquement une tour de la Cloche et une
tour de Tambour.
A Pékin, elles se situent toutes les deux dans le quartier nord-est et sont visibles depuis le
sommet de
la colline de Charbon.
La tour
du Tambour fut érigée sous les Ming. Construite en bois, elle montre six ouvertures disposées
sur deux côtés. Sous l'empire, vingtquatre tambours battaient chaque heure du jour et de la
nuit. Aujourd'hui,
il n'en subsiste qu'un. II est possible
de visiter la tour jusqu'à son
sommet.
La tour
de la Cloche se dresse à proximité de la tour du Tambour. Elle fut construite tout
en briques, en
1747. A l'origine, une cloche en cuivre sonnait tous les matins à sept heures. Aujourd'hui,
cette tradition a disparu.
Le stade des Ouvriers (Gongreri Tiyuchang)
Situé un peu plus à l'est, ce stade est le lieu des plus grands événements sportifs de
la capitale (gymnastique,
volley-ball, basketball,
ping-pong, etc.). Renseignezvous à la
réception de votre hôtel ou dans les
bureaux du C.I.T.S.
(voir adresses à la fin du guide), de Song Qingling. L'épouse de Sun pour obtenir des billets d'entrée.
Vous pourrez y voir égalementd'excellents spectacles d'acrobatie.
Le quartier nord-ouest
En se dirigeant
plus à l'ouest, non loin des tours de la
Cloche et du Tambour, se trouve la résidence
de Song Qingling.
L'épouse de Sun
Yatsen, le fondateur de la République
chinoise, joua un rôle politique d'excellents
spectacles d'acrobatie. important après la mort de son mari. Issue de la haute bourgeoisie de Shanghai,
elle appartint d'abord au clan des
nationalistes. Elle rejoignit les
communistes quelque temps plus tard
pour devenir finalementprésidente
d'honneur de la République populaire.
A cet égard, les Chinois lui portent
une grande estime.
Sa résidence, que l'on visite aujourd'hui, est une agréable maison
située au 46, rue Beiheyan, composée d'une petit pavillon (Shanting) qui domine un jardin planté d'une belle
variété d'arbres et de plantes, et de quartiers d'habitation qui sont transformés aujourd'hui en petit musée.
La rue Xinjiekou
Cette artère importante du nordouest de la capitale, toujours très animée, où foisonnent des
magasins en
tout genre, rassemble quelques lieux de visite originaux, hors des principaux circuits
touristiques.
Le muséeeXu Baihong
En partant de l'extrémité nord de Xinjiekou, vous arrivez rapidement au musée Xu Baihong,
situé exactement
au 53, Xinjiekou Bei Dajie.
L'artiste chinois contemporain (1895-1953), Xu Baihong, connu pour ses célèbres peintures de chevaux,
a été imité dans le monde entier. Le
musée rassemble une importante
collection d'aquarelles, esquisses, peintures à l'huile, représentant des scènes de la vie rurale (avec de nombreux animaux) ainsi que des scènes mythologiques chinoises (notamment un tableau représentant le fameux vieillard Yugong déplaçant les montagnes).
Marqué par un
séjour effectué en Europe, Xu Baihong s'est
largement imprégné de l'impressionnisme à l'occidentale, notamment dans
les paysages chinois.
Le musée est ouvert de 8 h 30 à 16 h 30.
Le musée Lu Xun
En descendant la rue Xinjiekou vers le sud, on atteint une petite rue transversale
(Fuchengmennai Dajie) où se
trouve la maison de l'écrivain' chinois
contemporain Luxun (18811960).
Connu notamment pour son couvre, La
célèbre histoire d'Ah Q, il fut très
largement impliqué dans le mouvement
libéral dès 1920. Le musée présente
un nombre très important de ses
écrits (journal personnel,
manuscrits et lettres) ainsi que
différents objets et souvenirs. La
visite de ces lieux vous permet,en outre, d'apprécier le charme, d'une vieille maison pékinoise traditionnelle avec sa cour
centrale.
Le musée est ouvert de 8 h 30 à 17 h sauf le lundi.
Le temple
du Dagoba Blanc (Baitasi)
Situé contre le musée Luxun, ce dagoba érigé sous la dynastie mon-, gole
domine la partie nord-ouest de la
ville. Conçu par un architecte népalais
en 1279, il fut considéré par les
Mongols comme l'un des édifices les
plus prestigieux de la Chine. Il fut
par la suite détruit puis
reconstruit sous la dynastie des Ming.
Un superbe plateau en cuivre orné de mille
clochettes coiffe le dagoba. Ce
temple fut partiellement détruit pendant la Révolution culturelle, et au cours du tremblement de terre
de l'été 1976. Aujourd'hui,' les quatre salles que l'on visite', offrent des statues bouddhistes d'époque mongole et ming, ainsi qu'une très belle collection de tankas tibétains.
Le temple
de la Grande Charité (Guangjisi)
Situé toujours dans le même quartier, contre le dagoba blanc, ce temple est le
sanctuaire bouddhique le plus réputé de la capitale. Ce qu'on en voit aujourd'hui date de 1932.
Il avait été construit au XIIe siècle,
mais il fut ravagé par les flammes au début du siècle. Il possède
de très belles peintures murales, ainsi
que des statues, notamment une représentation de la déesse de la Miséricorde
aux Mille Bras d'époque
mandchoue.
Le parc Yuetan (temple de la Lune)
Ce temple à l'ouest de la capitale s'inscrit parmi les quatre autels symbolisant les quatre
points cardinaux. Edifié en 1531, il fut restauré au XVIIIe siècle. Ce pavillon, percé de quatre
portes, accueillait l'empereur
tous les deux ans, le premier jour de
l'automne. Un joli parc entourant
l'autel demeure aujourd'hui un agréable lieu de promenade.
Le Parc zoologique (Dongwuyuan)
Situé au nord-ouest de la ville, ce zoo occupe les lieux d'un parc impérial de la dynastie
des Ming. Aujourd'hui,
les Pékinois viennent y admirer les pandas géants (malheureusement en voie de
disparition). On y voit
également des animaux étranges tels que des
yaks du Tibet, des tortues géantes des
mers de Chine, etc.
Les visites s'effectuent tous les jours de 7 h 30 à 17 h 30.
Contre le zoo, se trouve le parc des Expositions qui propose, lors de foires
temporaires, des produits d'art
et d'artisanat chinois. Ne manquez pas d'y
jeter un oeil. Les produits sont en
général chers, mais d'une excellente
qualité et souvent difficiles à
trouver ailleurs.
Le temple aux
Cinq Pagodes (Wutasi)
En remontant un
peu plus vers le nord, vous apercevez ce
temple, construit sur ordre de
l'empereur Yongle de la dynastie des
Ming.
Baptisé temple du Véritable
Eveil, il fut
construit sur le modèle d'un ancien temple
bouddhique indien, comprenant cinq
pagodes pyramidales en enfilade. Incendié par les troupes anglaises et françaises en 1927, ce temple conserve des bas-reliefs sur lesquels figurent
des symboles bouddhiques (à la base de l'édifice).
Le temple de la
Grande Cloche (Dazhongsi)
Situé dans la rue Beihuanxilu à l'extrême nord-ouest de Pékin, ce temple aux modestes
dimensions fut construit en 1733.
Une gigantesque cloche, d'une hauteur de 7 mètres et d'un poids de 46 tonnes, y fut apportée dix ans plus tard. Des textes
bouddhiques sont inscrits en caractères
chinois sur ses parois. Il est possible de monter au sommet du pavillon qui contient la cloche. Dans une cour intérieure, sont exposées trente autres cloches en bronze, d'envergure beaucoup plus modeste.
D'origines et d'époques variées, ce sont
de véritables chefsd'oeuvre de
raffinement.
Ouvert de 8 h 30 à 16 h 30.
Etant donné la
situation assez excentrée de ce temple, allez-y jeter un coup d'oeil le jour où vous effectuerez
la visite du palais d'Été (cf. chapitre «
Environs de Pékin »).
Le quartier sud-ouest
Cette partie de
la capitale était, sous l'empire, réservée
aux masses populaires. Ce quartier
regroupe aujourd'hui une minorité musulmane importante, appelée minorité hui, venue d'Asie centrale.
Le temple de la Source de la Loi (Fayuansi)
Situé dans le
district de Xuan Wumen, ce temple
fut construit en 654, sous le règne de
l'empereur
Taizong de la dynastie des Tang, à la mémoire des soldats disparus lors d'une guerre contre la
Corée. Il fut ensuite
reconstruit sous les Qing, puis, plus récemment, restauré. Autrefois, l'un des
principaux centres d'étude et de recherche sur le bouddhisme, en Chine, ce
temple est aujourd'hui
un centre d'accueil pour des moines novices, et un lieu de promenade agréable
au printemps, alors
que ses cours sont fleuries de lilas. Après avoir traversé la première d'entre
elles, on pénètre dans la salle des Rois Célestes ('hian Wang) où
trônent trois bouddhas en bronze d'époque Ming ; les trois bouddhas en bronze du pavillon Daxiongbao sont d'époque Qing.
Un autre édifice se dresse dans le prolongement des premiers bâtiments : le
temple Dabei, construit sous l'empereur Taizong, dans lequel se
trouve, entre autres objets anciens, de
magnifiques statues de bouddha d'époque Tang. Enfin, le dernier pavillon
présente une autre statue de bouddha
d'époque Ming.
Tous les ans, au printemps, les moines offrent de fastueux repas aux notables de la région, au cours desquels
ils admirent ensemble les fleurs
nouvellement écloses.
Le temple se visite de 8 h 30 à 12 h et de 13 h 30 à 16 h tous les jours sauf le lundi.
L'église du sud (Nan Tang)
Située près de la porte Xuanwumen, elle fut construite par le jésuite allemand Adam Schall, en
1650, à l'emplacement
de la résidence du père Mattéo Ricci. Plusieurs fois détruite et reconstruite au cours de tremblements de terre et d'incendies, l'église actuelle date de 1909. Elle abrite un grand autel, deux autels secondaires et un sanctuaire principal.
A l'intérieur, de superbes motifs sculptés représentant des scènes de la bible, habillent les
colonnes. On peut
admirer de très beaux tableaux, notamment un grand portrait de la Vierge.
Tous les dimanches, des offices religieux sont célébrés à l'attention des
catholiques pékinois (et étrangers).
La capitale chinoise rassemblerait
aujourd'hui près de 20 000 catholiques.
La mosquée
de la rue de la Vache (Niu Jie Quingzhengsi)
Située dans le même quartier sudouest, dans la rue de la Vache, elle est
à la fois la plus importante et la plus
ancienne mosquée de Pékin. Fondée
sous les Song du Nord au Xle siècle,
elle fut reconstruite sous les
dynasties Ming et Qing. Elle ressemble
à un temple chinois. Très symétrique
dans la disposition de ses principaux
édifices, elle offre en particulier
une tour d'observation de la lune, de
forme hexagonale en bois, qui
permettait d'établir le calendrier
islamique d'après la position des
astres.
________ Quartier sud-ouest
L'ensemble est composé d'une grande salle de prière dont les fenêtres regardent vers l'ouest en direction de La Mecque, d'un minaret au sommet
duquel est lancé l'appel à la prière, et d'un pavillon contenant des stèles commémoratives.
La décoration intérieure de ces différents édifices est riche en couleurs
et mélange harmonieusement les
artisanats arabes et chinois.
Introduit en
Chine sous la dynastie des Tang, l'islam
est la plus importante religion
de tout l'empire, par le nombre des
fidèles.
Le jardin du Paysage (Daguanyuan)
Si vous disposez d'un peu de temps, allez vous détendre au jardin du Paysage. Nouvellement
aménagé, ce
parc aux petites collines, pavillons et étangs, conserve le charme des générations impériales. Les paysagistes pékinois l'ont conçu d'après
les descriptions du romancier Cao Xueqin dans son célèbre ouvrage : Le Rêve dans le Pavillon rouge.
Le temple du Nuage Blanc (Bai Yun Guan)
Situé un peu
plus loin dans le même quartier, ce temple
taoïste fut construit une première fois sous la dynastie des Tang en 739. Agrandis à plusieurs reprises sous les dynasties Jin, Mongol, Ming, les édifices actuels sont d'époque Qing.
Cinq grandes cours successives séparent les salles où sont présentées
de magnifiques statues en jade de
différentes divinités taoïstes, notamment
celle de l'ancêtre Qiu Chuji dont la dépouille mortelle repose au-dessous.
Aujourd'hui, ce temple est le siège de l'association des taoïstes chinois. De nombreux
religieux viennent y suivre l'enseignement de cette philosophie.
Le quartier sud-est
Outre la visite du temple du Ciel, quelques points intéressants' de ce quartier
méridional de la ville ne doivent pas être manqués, si la durée de votre séjour vous le permet.
Le musée d'Histoire naturelle
Situé à l'extrémité nord-ouest du parc du temple du Ciel, ce musée renferme quatre
salles consacrées à la botanique, la zoologie, la paléontologie et
paléoanthropologie, qui retracent
l'évolution biologique de l'humanité depuis la Préhistoire. On y voit le squelette du
plus grand dinosaure
jamais découvert jusqu'à ce jour.
Le musée est ouvert de 8 h 30 à 16 h sauf le lundi.
Le parc du pavillon de la Joie
Autrefois destiné à accueillir des gens de lettres qui venaient y composer des vers et y
échanger des idées,
ce ravissant petit parc a été réaménagé, dans les années 50, en un délicieux lieu de
promenade à travers les petites collines, pavillons et lacs.
Une maison de thé a récemment ouvert ses portes, ainsi qu'une salle de lecture
et un parc d'attractions pour les enfants.
L'observatoire impérial (Guan Xiang Tai)
Pour parvenir à cet édifice, situé au sud-est de l'avenue Chang'an, il faut
quitter le quartier méridional de
Pékin et remonter vers le nordest. Ce
gros bloc de maçonnerie, construit
sous les Mongols, puis détruit par la
foudre, fut -rebâti sous les Ming, en
1442, Haute de 14 mètres, une
importante plate-forme supporte huit
instruments astronomiques en bronze
datant de la dynastie des Qing.
Parmi eux, un globe céleste était
destiné à calculer les saisons et les éclipses lunaires et solaires ;
ils se aient aussi à déterminer le calendrier des cérémonies de
différentes religions. Cet observatoire fut
saccagé par les troupes occidentales
en 1900. Seule, une partie des
instruments est encore visible
aujourd'hui, dans une salle d'exposition nouvellement réaménagée.
L'autel du Soleil (Ritan)
Situé dans l'arrondissement de Chaoyong, c'est le temple « est » de l'ensemble des temples
symbolisant les
quatre points cardinaux de la ville. Datant de l'époque Ming, il fut restauré en 1742
sous les Qing. Il possède une grande terrasse carrée recouverte de tuiles rouges, symbole du soleil. Les
empereurs Ming et Qing venaient y célébrer le culte du soleil, à chaque équinoxe de printemps, en présentant
des offrandes
de couleur rouge (viandes de boeuf ou de mouton).
Aujourd'hui, ce parc est un agréable lieu de promenade dans lequel un petit restaurant a
récemment ouvert
ses portes.
La mosquée de Dongsi (Dong Si Qing Zhen Si)
Bien que moins importante que la mosquée de la rue de la Vache, la mosquée de Dongsi et
aujourd'hui le siège de l'association des Musulmans de Chine. Ses bâtiments actuels datent de la dynastie des
Qing. Ils comprennent
une salle de prière rassemblant les fidèles pendant le Ramadan, un hammam et une
bibliothèque renfermant des manuscrits du Coran dont un d'époque mongole, scrupuleusement conservé. De nombreux objets décoratifs et des textes gravés mêlent harmonieusement les cultures arabe et chinoise.
Le palais des Beaux-Arts de Chine
Il se situe au nord de la rue Wanfujing. D'architecture chinoise classique, il a été
ouvert au public en 1959. Ses murs et sa toiture de couleur jaune renferment des expositions temporaires
d'oeuvres d'art anciennes et
d'oeuvres contemporaines. Des artistes chinois et étrangers y viennent souvent présenter leurs collections de photos, d'estampes...
Renseignez-vous à la réception de votre hôtel ou dans les bureaux de
l'Agence nationale du tourisme (luxingshe)
sur les expositions en cours au moment de votre séjour.
L’avenue chang’an (chang’an dajie)
Traversant Pékin d'est en ouest sur près de 40 lan, l'avenue Chang'an (avenue de la Paix-Eternelle)
est bordée par différents monuments aux
dimensions imposantes. Voici les
principaux points intéressants en
partant de l'extrémité orientale de l'avenue.
L'avenue Chang'an Est (Chang'an Dong Dajie)
Le quartier
des Légations
Situé à 2 km à l'est de la place Tian An Men et un peu en retrait de l'avenue Chang'an au
nord, il abrite
quelques vieilles maisons parfois pittoresques. Ce quartier rassemblait autrefois tout
le corps diplomatique
et la légation de France.
Les Occidentaux prirent possession de ce quartier lorsqu'il fut assiégé par les Boxers en 1900, et en interdirent même son accès à l'armée et à la police chinoises. En 1949, les murs qui délimitaient cette zone
ont été abattus. Aujourd'hui, le quartier
des Ambassades se trouve à Sanlitun (plus au nord et à l'est).
La gare de Pékin
En vous dirigeant vers l'ouest, le long de l'avenue Chang'an, vous remarquerez au fond d'une
rue large et
courte, la gare de Pékin
(Beijing Zhan). Elle ne présente pas d'intérêt particulier si ce n'est l'ambiance folklorique qui s'en
dégage. De nombreux badauds dorment sur les dalles de son parvis, à toute heure du jour et de la nuit, au milieu de leurs multiples sacs, valises et cartons.
L'intérieur de ce grand édifice d'architecture stalinienne regorge d'une
foule bruyante, paysanne et souvent très décontractée.
Si vous souhaitez acheter un billet de train à titre individuel, vousdevez
vous rendre dans une salle destinée
aux étrangers située au rezde-chaussée, au fond et à gauche. II est préférable de vous munir de votre
billet au moins un jour avant le départ, car
les heures d'ouverture des guichets sont assez fantaisistes.
Sur le côté nord de l'avenue, quelques bâtiments de construction récente s'alignent les
uns derrière les
autres : l'hôtel Jianguo OÙ vous irez manger une
excellente cuisine occidentale,
chinoise, japonaise ou russe.
Plus loin, vers l'ouest, sur le même côté, vous verrez le magasin de l'Amitié (Youyi Shangdian). Construit dans les années
50, il possède également une architecture stalinienne. Ce fut le premier magasin exclusivement destiné aux étrangers ; aujourd'hui les Chinois peuvent y entrer.
Sur trois étages, vous trouverez des produits aimentaires, des objets d'art et d'artisanat, des
vêtements (coton,
cuir, cachemire) d'une excellete qualité et à un prix abordable. Bien entendu, vous
pourrez trouver
ces produits dans des magasins chinois plus typiques, mais si votre séjour à Pékin est
bref, ce magasin
rassemble pour vous une grande variété de produits et vous évitera de perdre du temps.
Bien entendu, si
vous restez plus longtemps dans la capitale,
n'hésitez pas à flâner dans les
petites boutiques plus pittoresques
des quartiers commerçants (Cf. Les quartiers commerçants).
Tout près du magasin de l'Amitié, plus à l'ouest, se trouve le Club International : on y
mange de
la cuisine
chinoise et occidentale. Aujourd'hui, il est apprécié des étrangers pour ses deux
courts de tennis récemment aménagés.
Il est
souhaitable de réserver un court à l'avance
; tél : 522046. Le tarif est de 30 yuans de l'heure.
Enfin, non loin
de Tian An Men, l'hôtel de Pékin
(Beijing Fandian) rassemble tous
les étrangers de la capitale. Trois
bâtiments principaux le composent :
l'aile centrale fut édifiée par deux Français en 1900. L'aile
« ouest, construite par les Russes
comprend sept étages et 240 chambres. Enfin, l'aile • est la plus majestueuse, est de pur style national. Construite en 1974, elle comprend 23 étages. Ces nombreux bars,
restaurants, magasins et services font de
cet hôtel situé en plein centre de
la ville, le point de rendez vous
des étrangers et hommes d'affaires
chinois.
La partie ouest
de l'avenue Chang'an (Chang'an Xi Dajie)
Peu de temps
après avoir quitté Tian An Men par le nord,
sous le portrait de Mao, vous arrivez,
environ 1 500 mètres plus loin, au carrefour de Xidan et au fameux mur de la Démocratie (au carrefour de l'avenue Chang'an et de la rue Xidandajie, l'une des rues les plus commerçantes de Pékin
(cf. chapitre suivant). Ce
célèbre mur servit de lieu d'affichage des dazibao ou journaux muraux pendant et après la chute de la Bande des Quatre, jusqu'en septembre 1980.
Le Palais
culturel des Minorités
(Minzu Wenhua Gong)
Il est situé à 200 mètres environ à l'ouest du
carrefour de Xidan. Ouvert au public en
1959, ce bâtiment d'architecture
stalinienne a été construit, comme
beaucoup d'autres, durant l'époque de
la grande amitié sino-soviétique. Il
est composé principalement d'un musée dans lequel ont lieu temporairement des
expositions consacrées aux 55 minorités nationales du territoire chinois (han, ouighour, tibétaine, mongole, etc.). Au rez-de-chaussée, une
bibliothèque met à la disposition du
public, près de 400 000 volumes dont
certains ont une valeur mondialement
reconnue. On compte principalement des ouvrages de langues d'art et de littérature.
Ce palais renferme également une salle de spectac#e où l'on passe des films
sur les minorités, une salle de gala
où sont organisées des soirées pour
des invités d'honneur, et un club de
sport.
En outre, un restaurant de spécialités des différentes minorités
offre, sur
réservation, de l'excellente cuisine.
Le Musée militaire de la Révolution du peuple chinois
Situé encore plus à l'ouest, au 9, rue Fuxing Dajie, ce musée présente en permanence une
collection de plus
de 5 000 objets : différents documents militaires, textes, photos, portraits de héros, insignes et uniformes, retracent
l'histoire de l'armée révolutionnaire durant toute la période de la République chinoise (de 1921 à 1949).
Le musée est ouvert de 8 h 30 à 17 h tous les jours sauf le lundi. Il est nécessaire de vous
munir de votre
passeport pour y entrer.
L'avenue Chang'an n'est pas un lieu de promenade, tant les distances qui séparent
ses différents édifices sont considérables. Mais, il vous est toujours possible de visiter l'un de ces monuments à
l'occasion d'une
promenade dans l'un des quartiers
précédemment décrits. Vous pouvez également demander à votre chauffeur de taxi de vous arrêter devant l'un d'eux. (Vous aurez de multiples occasions de circuler sur l'avenue Chang'an lors de votre séjour à Pékin.)
Symbole ou mythe, l'avenue de . La Paix Eternelle i est l'artère la
plus importante de la capitale, empruntée quotidiennement
par des
millions de Chinois. Ses dimensions
sont à l'échelle du pays et de la
population.
Les quartiers commerçants
Après la longue description de tous ces endroits et monuments de la capitale
chinoise, il est nécessaire d'évoquer le charme des quartiers commerçants, de plus en
plus nombreux dans la ville. Même si votre séjour est bref, il est indispensable de consacrer
une demi-journée au moins, à vous perdre dans le dédale des hutong, et de dénicher des produits typiques au hasard
des petits magasins et échoppes. De plus, c'est avec ces promenades dans ces
quartiers que vous prendrez les meilleurs
bains de foule et que vous capterez des regards à la fois interrogateurs, surpris et amicaux.
La rue Wangfujing Wangfujing Dajie
Située
immédiatement à l'est de l'hôtel de Pékin,
la rue Wangfujing est aujourd'hui
l'une des artères commerçantes les plus importantes de la capitale. Orientée nord-sud, elle rassemble sur ses deux côtés la plus forte concentration de magasins de Pékin : de nombreux articles (souvent
de haute marque) attirent les foules
tous les jours de la semaine jusque vers 22 h le soir environ. Il est vivement recommandé de ne pas faire ses achats le dimanche, bien que les magasins soient tous ouverts, tant
les Pékinois s'y bousculent.
En partant de l'hôtel de Pékin, vous trouverez sur le trottoir de gauche et dans l'ordre : différents
magasins de vêtements (dont le célèbre
magasin de confection Donghua), un
magasin de peintures vendant des calligraphies, sceaux, pierres à encre, etc., une boutique de lainages, un célèbre magasin d'art vendant de la peinture à l'huile, à l'eau, des pinceaux de toutes tailles...
Plus loin encore, après la rue Daruanfu Hutong, vous tombez sur les « Galeries Lafayette pékinoises » appelées Baihuodalou qui, sur trois étages, proposent aussi
bien des produits
alimentaires, des vins et alcools, de la pharmacopée chinoise, que des vêtements, chaussures ou appareils électroménagers.
Plus loin
encore, après la rue Caichang Hutong, se
trouve la librairie en langues
étrangères de Pékin qui vend des manuels de langues (français, anglais, allemand, espagnol, italien et autres), des livres de littérature étrangère, etc. Au premier étage (deuxième étage chinois)
sont vendues des cassettes de langues, mais
aussi de musique chinoise classique,
contemporaine et étrangère (du rock
américain, des variétés françaises, etc.). Ce magasin attire principalement des intellectuels et des étudiants.
En revenant vers
l'hôtel de Pékin par l'autre trottoir, surgit
d'abord un magasin de vêtements à
l'occidentale, puis le magasin de soieries du Nouveau Monde : la qualité des tissus est inégalable, même si les prix sont aujourd'hui
relativement élevés. Ensuite, vous arrivez
au Yunfeng Pixiedian, célèbre magasin de chaussures en cuir, d'un prix encore très intéressant et d'une
très bonne qualité. Il côtoie la
pharmacie Yongrentang, célèbre
pour ses remèdes miracles (plantes
médicinales, etc.). Pour ce genre
d'achats, il est prudent de vous
faire conseiller par un interprète ou un ami chinois qui saura vous renseigner avec précision (aujourd'hui, la variété des produits
est très importante).
Puis vient le célèbre magasin de thé Bichun, où vous pourrez acheter des thés verts, noirs,
jasmin, Yunnan,
etc.). Là aussi, il est plus sage de vous faire conseiller par un connaisseur. Un peu
plus loin sur le
même trottoir, vous tombez sur un magasin de chapeaux assez pittoresque (le shengxifu) où vous trouvez des toques en fourrure de Sibérie, des chapeaux melon, claque et toutes sorte de voilettes, plumes et accessoires à chapeaux.
Un autre magasin de chaussures côtoie la chapellerie, puis vient le grand magasin d'articles
pour enfants
où l'on trouve des vêtements
mais aussi
quelques jouets et des livres et contes pour enfants. Un peu en retrait vous trouvez l'un des fameux « canards laqués »
de Pékin.
A environ 100 mètres un peu plus loin, le magasin d'artisanat de Pékin propose un très grand
choix d'objets
tels que ivoires, laques, porcelaines, jades, bambous et des peintures-calligraphies et objets usuels (éventails, baguettes, etc.).
Avant de retomber sur l'avenue Chang'an, la grande librairie Xinhua offre des ouvrages exclusivement chinois : livres
d'art, bandes dessinées, revues et
magazines en tout genre...
A l'est de l'hôtel de Pékin, dans une rue parallèle à Wangfujing, se trouve le marché
alimentaire de Dongdan, dans lequel vous pouvez acheter des légumes, de la viande, des poissons, ainsi que des plats préparés qu'il suffit de faire réchauffer chez
soi (les femmes chinoises travaillent
toutes et disposent de peu de temps
pour préparer les repas).
Il est nécessaire de consacrer une bonne demi-journée pour parcourir agréablement
les magasins des deux trottoirs de Wangfujing.
Au sud-ouest de Pékin
Les rues Qianmen et Dashalan
Situées toutes les deux au sudouest de la place Tian An Men, elles constituent la
seconde zone commerçante
principale de la capitale. Offrant des produits moins luxueux mais plus typiques, les magasins présentent des
vitrines pittoresques qui attirent une foule pékinoise plus « populaire » qu'à Wangfujing. (Ce quartier
était autrefois habité par les « couches inférieures » de la société.) Aujourd'hui, cette partie de la ville conserve un charme traditionnel avec ses hutong (vieilles ruelles) aux noms évocateurs la rue au marché des bijoux », » la rue du poisson frais », etc.
Outre les nombreux magasins de ces deux rues, la vie commerçante se déroule aussi sur les
trottoirs, quelle
que soit la saison. De nombreux petits marchands distribuent des verres de thé bouillant et des marrons chauds au moment des grands froids,
tandis qu'à la belle saison, on trouve des
petits kiosques à éventails, des vendeurs ambulants de vêtements légers, de fruits frais, de glaces (bingun), etc.
Ce quartier est
destiné aux promeneurs tranquilles qui n'ont pas nécessairement les moyens d'acheter les produits parfois chers qui leur sont présentés.
L'originalité et l'authenticité de ces habitudes commerciales, typiquement pékinoises,
méritent l'attention.
Avec les magasins de produits courants tels que vêtements ou alimentation, vous trouvez
des pharmacies vendant des produits de médecine chinoise traditionnelle : ginseng, bois de cerf, ou champignon..., des boutiques de jeux (échecs chinois, go, différents jeux de
pions et de cartes), des vendeurs de
bigoudis, de pipes, d'ustensiles pour
faire la cuisine (casseroles, marmites
en bambou), de baguettes de
vaisselles et porcelaines de toutes époques
(y compris des chefs-d'ceuvre de la dynastie des Ming), des bijoux (pierres précieuses : lapislazuli, ivoire, jade, saphir, rubis, émeraude,
etc.).
Si vous soMhaitez vous arrêter pour manger' un peu, des petites gargotes
servent pour quelques yuans, de la
soupe aux nouilles ou aux raviolis.
Le service y est peu complaisant,
rapide, mais pratique lorsqu'on effectue une promenade dans ces
quartiers.
La rue Qianmen est la large avenue qui descend au sud de la place Tian An Men, au-delà de
la porte Qianmen.
La rue Dashalan est une avenue
beaucoup plus étroite perpendiculaire à
Qianmen (cf. plan).
La rue Liulichang
Percée sous la dynastie des Ming,
cette vieille ruelle était autrefois le lieu de rendez-vous de
tous les intellectuels
de la capitale. Elle fut ; bien entendu l'une des premières rues à être saccagée pendant la Révolution culturelle, c'est pourquoi les constructions que l'on voit aujourd'hui
sont récentes.
Cependant, les architectes chinois se sont efforcés de les reconstruire dans
un style pékinois traditionnel, ce qui lui vaut de compter parmi les lieux de promenade les plus agréables de la
ville malgré son manque d'authenticité.
Cet ancien quartier intellectuel compte plusieurs librairies spécialisées dans l'art, des
antiquités de plusieurs
siècles d'ancienneté, de superbes peintures et calligraphies d'époque sur papiers de soie et papiers
de riz, des sculptures, de vieilles
porcelaines Ming et Qing, des objets
décoratifs en ivoire et autres
pierres précieuses.
Aujourd'hui, la plupart de ces magasins sont privés et les prix souvent prohibitifs : c'est pourquoi,
à Liulichang en particulier, n'hésitez pas à marchander car les vendeurs y sont très entraînés.
La rue Liulichang est divisée en deux parties (est et ouest) de part et d'autre de la rue Nanxinhuajie.
La rue Xinjiekou et le carrefour Xidan
Située à l'ouest de la place Tian An Men, du carrefour Xidan jusqu'à Beitaipingzhuang au
nord, la rue Xinjiekou offre également une importante variété de petites boutiques amusantes,
spécialement des magasins de vêtements chinois, spécialisés dans les tenues d'hiver gros manteaux de
l'armée, vestes fourrées, pantalons matelassés, chaussures épaisses en coton serré (buxie), gants, bonnets
et écharpes en tout genre, etc.
Tous ces
vêtements d'hiver, de fabrication
exclusivement chinoise, sont d'excellente qualité, peu chers par rapport à leur équivalent en Occident, et surtout parfaitement adaptés au froid que connaît la capitale, de novembre à mars environ.
Au milieu de Xinjiekou, sur le trottoir de gauche en se dirigeant vers le nord, un grand
magasin de vélos, le plus
important de la ville, vend des bicyclettes
de toutes sortes. On peut en
acheter une neuve (il faut compter
environ de 300 à 500 yuans selon la
qualité) ou d'occasion (le prix est à
débattre avec le vendeur en fonction
de l'état de la bicyclette).
Quelques magasins originaux bordent les trottoirs de Xinjiekou, tels que
des magasins spécialisés dans les
baguettes, les affiches, les photos, les papiers découpés, etc.
Le carrefour de Beitaipingzhuang
Situé à l'extrémité septentrionale de Xinjiekou, le carrefour de Beitaipingzhuang est réputé
pour l'importance de son marché libre d'alimentation :
toutes sortes de légumes, fruits, viandes, chufs, etc., que les agriculteurs des abords nord de la capitale
viennent vendre librement. Ainsi, les négociations
de prix se font de vive voix et l'ambiance de ce marché est extrêmement animée. Les produits sont aujourd'hui largement distribués et très variés. Le mieux est de s'y rendre vers 8 heures du matin, au moment des arrivages, pour bénéficier d'un meilleur choix et pour échapper, dans une
moindre mesure, à la densité de la foule.
Pour parcourir intégralement la rue Xinjiekou, du carrefour de Xidan à Beitaipingzhuang, le
mieux est de circuler
en vélo. Si vous n'en avez pas,
vous pouvez prendre l'autobus ~s
n° 22 qui
assure la liaison place Tian An
Men-Beitaipingzhuang via Xidan et Xinjiekou
(le bus 22 est l'un des rares qui
soit fréquent et rapide), mais vous
ne pouvez emprunter Xinjiekou à pied
que sur de petites étapes.
Les magasins de Xinjiekou sont fréquemment ouverts jusqu'à 22 h le
soir, mais il est plus prudent de s'y
rendre avant 19 h, surtout en hiver.
Les autres marchés libres le marché aux oiseaux (Guanyuan)
Situé dans le
quartier nord-ouest, non loin du parc
zoologique, ce marché est un véritable
lieu d'enchantement pour les
Pékinois. Une grande variété d'oiseaux (perroquets, ménajes, perruches, serins, etc.) est vendue, ainsi que de superbes cages, récipients en tout
genre pour la nourriture, mini-balançoires et autres accessoires, sauterelles,
petits vers et graines variées pour nourrir
ces oiseaux.
On achète également des poissons et des bocaux. L'ambiance de ce marché est
particulièrement chaleureuse le dimanche car l'essentiel des arrivages s'effectue
ce jour-là.
Dans le quartier
du temple du Ciel, un autre marché
libre est réputé pour ses étalages de bric
et de broc. On y achète des meubles (chaises rempaillées, vieux canapés, etc.), de l'électroménager d'occasion
(refrigérateur, télévision) mais aussi
des produits alimentaires un peu rares : des épices venues des provinces méridionales de la Chine, du gibier, des feuilles de tabac et des fleurs.
Les marchés
libres sont en général ouverts de 9 à 17 h
mais ces horaires peuvent varier en fonction de la saison, de l'importance des arrivages et de la densité de la foule.autour de Pékin, une série
d'excursions offre un grand„ intérêt, en particulier la Grande Muraille et Chengde. Nous vous indiquons
ci-dessous les sites les plus intéressants à visiter.
Le quartier des universités
Si votre séjour à Pékin n'est pas trop court, prenez le temps, en vous rendant au palais d'Eté par exemple, d'aller vous promener dans l'un des nombreux campus de la capitale. Le plus fameux est celui de l'université
de
Pékin (ou Beijing Daxue), au nord-ouest de Pékin qui compte le plus grand nombre d'étudiants. La plupart
d'entre eux, soit
parce qu'ils habitent la provin ce, soit parce que leur domicile est trop éloigné du campus,
logent sur place,
dans des conditions de confort extrêmement rudimentaires : ils sont en général huit
dans une chambre et n'ont aucune
possibilité de s'isoler. Les locaux sont
toujours vétustes, le chauffage très précaire en hiver, et l'eau chaude limitée à certaines heures de la journée.
Le campus` de
l'université de Pékin offre un certain
charme que n'ont pas les autres
universités. Autour des bâtiments,
des espaces verts joliment fleuris à la belle saison et des lacs
permettent de faire d'agréables promenades.
L'université de Pékin accueille des étudiants étrangers qui font des
études déjà spécialisées (thèses, doctorat)
; les disciplines enseignées y sont multiples (Yiheyuan lu - Haidiangu, tél : 282471).
D'autres
universités, toutes situées dans le quartier nord-ouest, accueillent des étrangers pour des stages de durées diverses, dans des disciplines variées : on peut citer l'Ecole normale de Pékin (Béring Shifan Daxue) située à l'extrémité nord de
Xinjiekou (non loin du carrefour
Beitaiping-Zhuang) qui forme des étudiants chinois au métier d'enseignant et accueille des étrangers pour des cours de langue chinoise. Non loin de là, l'Institut des langues est
aussi l'un des berceaux d'accueil des étudiants étrangers.
Enfin, sur la
route du palais d'Eté (en direction du
nord-ouest) se trouvent respectivement l'université Qinghua dans laquelle on enseigne des disciplines scientifiques et techniques,
et l'université du Peuple (Renmin
Daxue) spécialisée
dans les études économiques. Ces deux universités accueillent également des étrangers spécialisés dans ces disciplines.
Pour tout renseignement, prenez contact avec le consulat de Chine à Paris ou le service
culturel de l'ambassade
de France à Pékin (cf. adresses utiles à la fin du guide).
L’ancien palais d’eté le yuanming yuan
Construit sous les règnes des empereurs mandchous, ce palais était le symbole de
tout le faste impérial de l'époque. Gigantesque, il dominait du haut des
édifices l'ensemble du nord-ouest
de la ville, jusqu'aux collines parfumées.
Un frère jésuite italien (Giuseppe Castiglione), sur ordre de l'empereur Qianlong, fit
construire une partie du palais, dans un style architectural occidental. (Ce que l'on peut voir encore aujourd'hui sont des morceaux de colonnes de cette construction.)
En 1860, les troupes anglo-françaises
saccagèrent les splendeurs
impériales du palais. Aujourd'hui, il
n'en reste pratiquement plus rien, si ce n'est quelques mines, et un petit
musée, récemment ouvert, qui
retrace la grandeur et le faste passé
du palais. Un peu isolé dans les
bois, ce coin tranquille est un
charmant lieu de promenade, loin des
foules du centre de la capitale.
Le palais d’été yiheyuan
Situé à dix kilomètres au nordouest de Pékin, le palais d'Été fut construit pour
permettre aux empereurs de quitter la capitale au moment des fortes chaleurs de l'été (d'où le nom de palais
d'Eté). Non loin
des collines, ce lieu offrait un espace de fraîcheur bien isolé.
L'ensemble comprend la colline
de la Longévité Millénaire (Wanshoushan),
le lac
Kunming, ainsi
qu'une multitude de pavillons et petits palais.
'La visite du parc s'effectue par la porte est. Après avoir franchi un superbe portique en tuiles
vernissées,
on entre dans la salle de la Bienveillance et de la Longévité, qui servait de lieu de
réception de l'impératrice
Cixi. Non loin de là, au bord du lac, la salle des Vagues de Jade était la
résidence privée de l'impératrice.
Il faut ensuite
emprunter la rive du lac sur la droite où se
trouve la salle de la Joie et de
la Longévité, autre résidence de
Cixi. De superbes meubles en bois,
d'époque Ming, décorent l'intérieur de ce pavillon. En poursuivant cette promenade, toujours dans le même sens, on atteint la salle de la Culture du Bonheur, ainsi qu'un grand théâtre où l'impératrice suivait avec intérêt
les fastueuses représentations.
Aujourd'hui la salle de la Culture du Bonheur abrite des objets personnels
soigneusement conservés (vêtements, pinceaux, bijoux, et parfums) de l'impératrice.
Sur la gauche, la fameuse galerie couverte longe le bord du lac sur une longueur de 730 mètres jusqu'au bateau de Marbre. Cette splendide
galerie est ornée d'une succession de
portiques sur lesquels sont peintes
des scènes mythologiques représentant
des oiseaux variés et des paysages
fleuris. L'ensemble est majestueux, avec chaque portique différemment décoré.
Le pavillon des Nuages (Pai yun dian)
Au milieu de la galerie, se dresse un petit pavillon dans lequel, chaque année, l'impératrice
célébrait avec
faste son anniversaire. Les cadeaux offerts par les membres de la cour (peintures
miniatures, bijoux,
etc.) y sont aujourd'hui exposés.
On se trouve alors en bas de la colline de la Longévité Millénaire.
La pagode Fa Xiang Ge
Haute de 50 mètres, elle domine la colline et offre un paysage panoramique sur la ville au
sud-est et les collines parfumées au nord-ouest. Construite sur quatre étages, elle abrite des statues
bouddhiques.
Juste derrière, un sanctuaire appelé « Océan de la Sagesse Parfaite », construit en 1750, renferme une magnifique statue dorée d'un
bouddha assis.
En redescendant de la colline, on continue la promenade au bord du lac, sous la galerie
couverte.
Le bateau de Marbre
Au bout de la galerie, un peu en retrait sur la droite, se dresse le bateau
de l'impératrice, dans un superbe
style rococo. Il fut édifié avec des
fonds destinés à construire une
flotte de guerre. C'est en fait une
partie d'un palais que l'empereur
Qianlong avait fait bâtir. L'impératrice a, par la suite, fait rajouter les roues ainsi que quelques structures
supplémentaires. Immobile et rattaché
à la terre ferme, ce navire servait à
inviter les esprits au voyage sur
l'eau. L'impératrice y conviait des
hôtes de marque lors de fastueux banquets qu'elle aimait organiser avec art.
Non loin de là, sur la droite, trois petits hangars à bateaux abritaient un
navire sur lequel Cixi partait réellement
effectuer des promenades sur le lac.
Ce bateau lui fut
offert par les Japonais en 1880. Aujourd'hui, on ignore ce qu'il est devenu.
La rive nord
du lac
La promenade vers le nord contourne la colline de la Longévité Millénaire. De ravissants petits ponts en pierre enjambent
les bras du
lac. Environ 300 mètres plus loin, on atteint l'arrière de la colline.
Le versant
nord
De multiples pavillons aux couleurs éclatantes se dessinent dans un
ensemble grandiose. Les riches ornementations évoquent différents styles
d'architecture chinoise. L'un des édifices
est une réplique (miniaturisée) du palais
du Potala de Lhassa, d'autres sont des tourelles à étages, multicolores.
Les toits de ces pavillons sont presque tous habités par de petits dragons,
tandis que leurs extrémités sont ornées de petites clochettes qui
tintent au premier souffle de vent.
Si vous le pouvez, essayez de vous trouver sur ces lieux au coucher du soleil.
Le spectacle des couleurs, les jeux
d'ombres et de lumières constituent
un merveilleux spectacle.
Il est possible
de monter au sommet de la colline par le versant nord. L'ensemble de ces pavillons contient de petits escaliers cachés qui permettent d'accéder rapidement à la pagode culminante.
Vous pouvez terminer la visite du parc en poursuivant le chemin de promenade qui mène au
point de départ,
et ainsi achever la boucle contournant la colline.
Ne manquez pas d'aller prendre un repas au pavillon des Rossignols situé non loin du bateau.
L'île Nanhu
l'île du lac sud
Elle se situe au sud du lac Kunming. Si l'on reprend la visite du parc au point de départ,
il faut tourner
sur la gauche, et suivre l'autre
bord du lac sur 500 mètres environ. Là se
dresse le pont aux dix-sept
arches, tout en pierre, qui permet
l'accès à l'île. Un petit édifice
appelé temple du Roi Dragon est ouvert aux visiteurs.
De cette petite île, un petit bac mène directement au bateau de Marbre. Il faut compter un quart d'heure de traversée, et les départs s'effectuent toutes les 20 minutes environ.
Le palais d'Eté est ouvert de 7 h à 19 h l'été et jusqu'à 17 h l'hiver. Le billet d'entrée coûte
5 yuans.
Les Collines, parfumées Xiangsha
Ce site au nom évocateur est situé à 10 km environ du palais d'Eté. Des montagnes de faible
altitude cernent
au nord-ouest la capitale.
En chemin,
quelques points intéressants sont à
signaler : à mi chemin en venant du palais d'Eté se dresse une pagode à sept étages aux couleurs vert pâle et jaune, construite dans une architecture de style indien. Ce lieu se nomme la fontaine
de Joue, parce que, diton,
des sources alimentaient autrefois les eaux
du lac Kunming.
Le temple du
Bouddha Couché (Wofosi)
Un peu plus loin en direction des Collines parfumées, se trouve le portique d'entrée d'une
succession de
pavillons.
Les Collines parfumées
"Pour
atteindre le temple proprement dit, un petit train vous y emmène (jusqu'à 17 h
seulement). Sinon, vous pouvez marcher sur
un kilomètre environ et parcourir ainsi la grande allée bordée de cyprès qui
conduit au premier pavillon.
Construit sous la dynastie des Tang, il s'adosse aux flancs de la montagne.
Trois pavillons et cours s'enchaînent (malheureusement saccagés pendant la Révolution culturelle). Mais le célèbre Bouddha
couché subsiste encore.
Tout de bronze laqué, il est entouré de
douze statues de bodhisattva (divinités compatissantes).
Vous pouvez quitter le mur d'enceinte du temple par une petite porte
située à l'arrière du dernier pavillon,
et emprunter un chemin qui conduit au
sommet de la colline (il faut compter
un quart d'heure de montée). A cet endroit se dresse un petit pavillon d'où le point de vue est très joli sur les collines avoisinantes et sur les édifices du palais d'Eté,
plus loin sur la gauche.
Des promenades à pied peuvent s'effectuer sur les versants des Collines
parfumées. Renseignez-vous sur les différents itinéraires possibles auprès de l'Agence
nationale du tourisme
(Luxingshe).
Le temple des
Nuages d'Azur (Biyunsi)
C'est l'un des plus célèbres de Pékin. Il se dresse à quelques kilomètres du
temple du Bouddha Couché en direction des collines. Construit sous les Mongols, il fut maintes fois restauré et agrandi.
Il servit longtemps de mausolée au docteur Sun Yatsen, père de la République chinoise (son
corps fut par
la suite déplacé à Nankin). Sur le côté du mausolée, la salle des Luohan (disciples de Bouddha)
comprend
500 statues dont les visages sont
tous différents.
Ce temple, entouré de jolis jardins, est un lieu d'excursion très agréable. On y entre
tous les jours de 8 à 17 h. Le
billet coûte 5 yuans.
Toute la
campagne environnante était le lieu de
retraite des empereurs et de
l'impératrice qui connaissait,
dit-on, tous les chemins de promenade
des collines. Ce site, particulièrement
ravissant en automne, grâce aux
teintes flamboyantes qui l'embrasent, a de tout temps éveillé l'inspiration des peintres et des poètes. Son nom de collines parfumées vient vraisemblablement des pierres taillées en forme de brille-parfum, au sommet des collines les plus élevées du cirque. Lorsque les brouillards s'accrochent à ces cimes, on peut ainsi imaginer que la fumée qui se dégage des pierres taillées est
odorante.
La grande
muraille : serpent mythique
Qui n'a pas un jour rêvé de marcher
sur la Muraille de Chine ? Mythique depuis
des siècles, cette ceuvre
architecturale, longue de près de 10
000 km, épouse des crêtes souvent
escarpées, de la passe de Shanhaiguan sur le golfe de la mer de Bohai, à la passe de Jiayuguan aux confins de la province
du Gansu à l'ouest. Elle est, diton, la seule oeuvre humaine visible de la lune. Baptisée par les Chinois Wan
li chang chang (la longue muraille de 10 000 li), son histoire est aussi longue et impressionnante que sa dimension.
Les premiers coups de pioche remonteraient environ au Ve siècle avant J.-C. Dès cette époque des tronçons importants de
muraille furent
déjà édifiés. En
221 av. J.-C., le premier empereur Qin
Shi huangdi
fit construire de nouveaux remparts de fortification, pour permettre de relier les
anciennes murailles entre elles. Le but de l'empereur était, dès cette
époque, de se protéger des peuplades
barbares venues
du nord. Ainsi, totalement continue, la muraille servait de barrage infranchissable à l'ennemi. L'empereur avait fait également construire des tours de
guet permettant
une surveillance absolue des environs.
Plus tard, sous
la dynastie des Tang (Vlle-Xe siècle), l'importance croissante de l'Empire Céleste sur le monde diminua la crainte des assauts
des peuplades mongoles.
Très exposée aux froids et aux vents, la muraille ne fut donc pas entretenue et à certains
endroits, elle
tomba en ruine.
En 1368, la dynastie des Ming, quand elle réussit à chasser les Mongols,
décida de restaurer les parties
détruites de la muraille, pour lui
donner son aspect d'autrefois.
Les lieux de la
visite
Badaling
Aujourd'hui, on peut aller voir la Grande Muraille en deux points différents des environs
de la capitale. Le premier, et le plus connu, est celui de Badaling. Situé à 60 km au nord-ouest de Pékin, ce
tronçon, encore bien conservé, date de l'époque Ming. On atteint un col appelé Nankou qui ouvre une brèche entre deux pentes de muraille
assez raides.
Là, on gravit indifféremment l'une ou l'autre. Que ce soit d'un côté ou de l'autre, la vue
sur le cirque
de montagnes est splendide. En certains points, la montée est extrêmement raide, mais
des marches
d'escalier (inégales) ainsi qu'une rampe vous aideront à effectuer cette ascension
sans difficulté. Une fois arrivé au sommet
de ces crêtes, vous ne pourrez guère
aller plus loin. Vous constaterez
que, très rapidement, la muraille tombe
en ruine et vous empêche ainsi de poursuivre
votre promenade.
La visite de Badaling peut s'effectuer soit par le train (qu'il faut prendre à la gare de
Xizhimen au nord-ouest
de Pékin et non à la gare centrale), ou bien en taxi avec lequel vous faites le trajet allerretour (compter 150
yuans) ou encore en car grâce aux excursions organisées par
votre hôtel ou par la luxingshe.
Il est également possible aujourd'hui de survoler le site de Badaling en
hélicoptère. Renseignez-vous à la
réception de l'hôtel Lido Holiday Inn.
Le site de Mutianyu
Un peu plus éloigné du centre de Pékin que Badaling, Mutianyu est un lieu nouvellement
aménagé, situé à 80 km au
nord-est de Pékin. Beaucoup plus escarpé et
sauvage que Badaling, le site de Mutianyu offre un paysage grandiose et
très panoramique. Pour atteindre la muraille, il faut gravir un sentier dans la montagne pendant une petite demi-heure, ou
encore, pour 15 yuans, prendre une petite télécabine qui vous dépose au pied des remparts.
Comme à Badaling, vous pouvez partir
indifféremment sur la droite ou sur la gauche, sachant que des deux côtés, vous serez assez rapidement
stoppé par les ruines de la muraille.
Ce site, plus éloigné de Pékin et encore peu connu des touristes, offre
l'inestimable possibilité de s'isoler
face à ces lieux grandioses (ce qui
est rarement le cas à Badaling).
Pour effectuer l'excursion en car à Mutianyu, vous pouvez vous renseigner
à la réception de votre hôtel. Sinon,
un taxi peut vous y conduire et vous
ramener pour 180 yuans environ.
Quelques conseils pratiques pour se rendre à la muraille
Quel que soit le site que vous visitez, il est important de bien se couvrir car les vents sont souvent violents même en été. Il faut prévoir un pull-over
et un coupe-vent (Kway ou ciré).
De bonnes chaussures confortables et plates vous permettront de gravir
les escaliers raides des pentes de
Badaling.
Si vous effectuez l'excursion en hiver, sachez qu'il peut neiger ou que la muraille
peut être recouverte d'une couche
de glace vive. Chaussez-vous en
conséquence.
Les tombeaux ming (shisanling)
Situés à 50 k m au nord de Pékin, les tombeaux se visitent en général avant
ou après l'un ou l'autre des sites de
la Grande Muraille.
Seize empereurs se succédèrent durant les dynasties des Ming (13681644), mais treize
d'entre eux seulement sont
enterrés dans cette vallée. Adossés à la
colline, ces tombeaux sont placés
selon des lois précises de géomancie chinoise.
La Voie sacrée
L'accès à la vallée s'effectue par un portique aux cinq arches sculptées qui ouvre sur la Voie sacrée ou voie des Esprits. Il faut emprunter une route sur un kilomètre environ pour atteindre la Grande Porte rouge (Da Hong Men), véritable entrée des tombeaux.
C'est à partir de cette porte que s'ouvre la Voie sacrée que parcourait le cortège funéraire
lors des cérémonies
destinées aux empereurs défunts. De part et d'autre de cette allée d'honneur, se dressent majestueusement douze
statues animales représentant des lions, chameaux, licornes, chevaux et éléphants, et douze statues humaines représentant des fonctionnaires, militaires ou
hommes de lettres. Ces statues sont toutes taillées dans un seul bloc de pierre (certaines d'entre elles mesurent 4 mètres de haut) et datent du XVe siècle. La Voie sacrée conduit au portique du Dragon et " du
Phénix.
Le tombeau Changling
C'est le tombeau le plus important de tout l'ensemble puisqu'il s'agit de la sépulture de
Yongle, troisième empereur de la
dynastie des Ming qui régna de 1403 à 1424, fondateur
du Pékin d'aujourd'hui. Ce site funéraire
comporte trois cours et une tour de stèle dressée ontre le tumulus circulaire. Dans l'une de ces cours, le palais des Faveurs Eminentes (Ling en Men) servait de lieu de
sacrifice. Joliment ornée, cette salle est couverte d'une double toiture de tuiles vernissées jaunes
que supportent de grands piliers en bois de la province du Yunnan. Au milieu de la salle, devant la tablette impériale étaient brûlés des objets précieux (pièces de jade, soieries) en signe d'offrande dans
un grand four en céramique.
Yongle fut enterré en 1424 au Changling. Aux côtés de son tombeau, les sépultures
annexes sont celles des concubines royales qui furent brûlées vives et inhumées au même endroit.
Le tombeau Dingling
Il renferme la sépulture de l'empereur Wanli (qui régna de 1573 à' 1620) et de ses deux épouses. Pour y accéder, il faut emprunter un escalier en spirale qui conduit aux trois
chambres funéraires, après avoir franchi un portique en marbre sculpté. La chambre centrale comprend trois trônes en marbre devant lesquels cinq tabourets ont été placés pour recevoir les offrandes. Un grand vase vernissé servant de lampe à huile était allumé lors des oraisons funèbres, avant la scellée du
tombeau.
Les autres chambres renferment les cercueils proprement dits ; de merveilleuses reliques (bijoux, bibelots,
costumes, etc.) qui avaient été déposées en
signe d'offrande sont exposées aujourd'hui, dans une salle de musée attenante aux tombeaux.
Les tombeaux de
l'Est (Dongling)
Situé à 120 km à l'est de Pékin, ce site abrite quinze sépultures de la
dynastie des Qing, ainsi que celle de
l'impératrice Cixi. D'une très riche
ornementation intérieure, ces tombeaux renferment des sculptures de gardiens du ciel, de bouddhas et d'animaux mythologiques.
Les tombeaux sont ouverts de 9 à16h.
Les faubourgs du sud-ouest
Le site de
l'homme de Pékin
Située à 50 km de la capitale, la caverne de Zhoukoudian rassemble les grottes de l'Homme de Pékin (Sinanthropus Pekinensis). En 1921, la caverne du sinanthrope (estimé à 690 000 ans d'âge !) fut mise à jour sur le versant nord de la colline. Plus tard, des ossements humains et animaux furent déterrés. Enfin, c'est en 1929, que la première boite crânienne intacte de l'Homme de Pékin fut découverte par le paléontologiste chinois Pei Wenzhong. Dès lors, d'importantes fouilles ont permis d'identifier les ossements fossilisés de plus de 40 indigènes (crânes, dents, mâchoires), ainsi que
différents outils en pierre prouvant
que, dès ces temps les plus reculés
de l'histoire, l'Homme de Pékin chassait déjà les animaux. Par ailleurs, la
découverte de morceaux de bois
carbonisés témoigne que l'homme
connaissait les usages du feu. Depuis
1953, un musée retraçant l'histoire
de l'Homme de Pékin est ouvert au public. Tous les ossements et outils découverts sont présentés dans un ordre chronologique. Malheureusement, les explications ne sont données qu'en chinois,
c'est pourquoi il est nécessaire de vous joindre à une excursion guidée
ou de vous faire accompagner d'un
interprète.
Vous pouvez également vous rendre à Zhoukoudian en train
depuis Pékin..
Le pont Marco-Polo (Lugouqiao)
Situé à 16 km au sud-ouest de Pékin dans l'arrondissement de Fengtai, il est connu
pour être le plus ancien pont des environs de la capitale. Enjambant la rivière Yongding, il fut construit une
première fois sous la dynastie des Jin en 1189, puis restauré à
plusieurs reprises sous les dynasties Ming
et Qing à la suite de crues importantes qui détruisirent partiellement
les
arches. Long de 267 mètres et large de 7,50 mètres, cet édifice en marbre blanc est porté par onze arches. 140 balustres surmontés de 485 lions au
total forment la balustrade qui borde le pont
de part et d'autre de la chaussée. A
chaque extrémité, se dressent des colonnes de pierre finement sculptées. Sur le côté oriental du pont, un petit pavillon abrite une stèle impériale sur laquelle
on peut lire une inscription de l'empereur
Qian Long : K La lune de l'Aurore sur le Fossé noir » (Lu Gou Xiao Yue).
Le pont Marco-Polo fut aussi un important lieu stratégique lorsque les Japonais envahirent la région en 1937. Le 7 juillet de cette même année, ils franchissaient le pont en marquant ainsi le début du conflit sino-japonais.
Marco Polo dans le Livre des Merveilles du Monde fit une dscription si grandiose de cet
édifice, que les
Occidentaux décidèrent de le baptiser du nom du grand voyageur vénitien en
abandonnant totalement le nom chinois de Lugou.
Les faubourgs de l’ouest
Le temple de la Terrasse de l'Ordination (Jietaisi)
Situé à 33 km de Pékin, dans l'arrondissement de Mentougou, il fut d'abord construit
sous la dynastie
des Tang en 622. Plus tard, sous la dynastie des Liao (916-1125), le moine Fajun y fit élever
un autel en terrasse, destiné à ordonner de jeunes novices bouddhistes. Edifiée en marbre blanc, la
terrasse de l'Ordination, ainsi
nommée, s'élève sur trois étages et
présente à la base de magnifiques
reliefs sculptés. Non loin de là, on peut observer deux petites pagodes,
l'une construite sous les Liao, l'autre sous
les Mongols. Contre celles-ci, la salle du Roi et de la Lumière est
finement décorée de colonnes et de
balustres en pierre blanche, tandis
que, plus au sud, la grande salle de Upali abrite une magnifique
statue de ce dernier, l'un des disciples de Sakyamuni.
A l'extérieur du temple sont plantés de vieux arbres, notamment une importante
variété de pins. Tous portent des
noms particulièrement imagés. L'un
d'entre eux appelé, » Pin sensitif »
ou Huo Dong Song, offre la particularité de frémir de toutes ses branches lorsque l'on touche seulement une d'entre elles.
Le temple de la Mare et du Mûrier (Tanzhesi)
II se trouve à 45 km de
Pékin et à
8 km seulement au nord du temple de la Terrasse de l'Ordination et a l'honneur d'être à la fois
le plus grand
et le plus ancien temple de la région de Pékin.
Niché dans les monts de l'ouest, ce temple bouddhique doit son nom à la fois à la
mare du Dragon (petite étendue d'eau qui se trouve non loin de là) et aux arbres des collines environnantes dont les feuilles servaient à
nourrir les vers à soie.
D'après des
experts, ce temple aurait environ 1600 ans d'âge, mais les principaux édifices qui le composent aujourd'hui datent des dynasties Ming et Qing.
Après avoir franchi un grand portique d'entrée (pailou), on accède à
une succession de cours et de pavillons.
Le premier édifice est la salle
des Gardiens Célestes, ornée de statues géantes ; puis après avoir traversé uiie
cour, on pénètre dans la salle des Héros dont l'intérêt principal réside dans sa toiture de tuiles jaunes vernissées au sommet doré. Enfin, un peu sur la hauteur, se dresse le pavillon du Bouddha Vairocana, d'où la vue est belle sur la campagne avoisinante. (II existait aussi le pavillon des Trois Bouddhas, aujourd'hui
intégralement détruit.)
Cette succession d'édifices côtoie, à l'ouest, un autre ensemble de, pavillons et de cours. La
terrasse
de l'Ordination
(Jie Tai) et
surtout la salle
d'Avalokitesvara (Guan yin Dian) qui
abrite le fameux c coussin de prière, peuvent se
visiter. Il s'agit
d'une pierre sur laquelle la princesse Miao Yan (fille de l'empereur mongol Qubilai Khan)
priait avec
une ferveur telle qu'elle y aurait
laissé les empreintes de ses pieds.
Non loin de là se dresse une petite pagode sous laquelle la princesse a été inhumée.
La partie orientale du temple rassemble quelques jolis pavillons entourés de jardins où les empereurs de la dynastie des Qing venaient se reposer.
Le plus beau de tous les édifices est le pavillon des Coupes
Flottantes (Liu Bei Ting). Un petit ruisseau en forme de dragon coule juste en dessous, alimdntant la mare du Dragon. Les eaux de ce canal permettaient aux objets de flotter. Des lettrés s'y réunissaient tous les ans au printemps. A cette occasion, ils remplissaient leurs verres de vin, laissaient flotter les coupes et lorsque
celles-ci s'arrêtaient, buvaient le vin.
Cette coutume avait pour vertu de les
inspirer et d'éloigner les mauvais
esprits.
Ne manquez pas
d'observer deux arbres : l'un situé à l'est
de la salle des Trois Bouddhas aurait
plus de dix siècles. On l'appelle l'arbre empereur (Di wang shu). D'une hauteur de 40 mètres et d'une
circonfé-, rence de 7 mètres, il est
aujourd'hui en pleine force de l'âge.
L'autre arbre, connu par les Chinois sous le nom de Pei Wang Shu (l'arbre qui accompagne l'empereur),
est célèbre parce que chaque fois
qu'un empereur a accédé au trône, une nouvelle branche a poussé.
Vous remarquerez en contrebas du temple quelques beaux sapins en
pierre d'époque Jin, Mongole, Ming et Qing. Chacun d'entre eux est construit sur la tombe d'un moine.
Chengde : le versailles chinois
Situé à 256 km au nord de Pékin dans la province du Hebei, Chengde était le lieu de résidence d'été des empereurs mandchous. Connu sous le nom de « hameau pour fuir la chaleur », Chengde est réputé pour la fraîcheur de ses montagnes, audelà de la Grande Muraille vers le nord.
Le palais de l'Empereur
L'empereur Kangxi (1662-1723) de la dynastie des Qing fit construire un palais, entouré de
parcs et de lacs.
Appelé Bishushanzhuang,
cet édifice est construit au
centre d'un parc
de 560 hectares, entouré d'une enceinte de 10 km de périmètre. La succession de cours et
de pavillons rassemble
des salles d'audience, les anciens logements des concubines, une grande bibliothèque
rassemblant près de 37 000 ceuvres écrites par plus de 360 lettrés. Quelques objets d'art (sculptures, peintures, porcelaines) sont exposés dans ces différentes
salles. La promenade dans le parc (surtout si vous l'effectuez à la
belle saison) est un véritable enchantement ; vous y verrez une importante variété d'arbres et de fleurs, des
champs de lotus, des petits ponts en pierre traversant les bras du lac.
Les huit temples de l'extérieur
Les empereurs avaient fait construire huit temples de religions différentes pour que les
fidèles puissent se rendre sur leurs lieux de culte. Aujourd'hui, sept d'entre eux subsistent dont une partie
seulement est
ouverte au public.
Le Pulesi ou temple de la Joie Universelle
Situé à l'est du palais de l'empereur, il fut construit en 1766 et ressemble
au temple du Ciel à Pékin. Qianlong
le fit ériger à l'attention des
minorités Kazakh et Mongoles. Après
avoir franchi une succession de cours et de pavillons renfermant des statues de bouddhas et de
bodhisattva, on pénètre dans le pavillon
de la Lumière de l'Aurore qui abrite une statue de Bouddha érotique,
d'inspiration tantrique.
Le Puningsi ou temple de
la Paix Universelle
Situé dans la
partie nord, il fut construit en 1755 sur le
modèle du temple du Samye au Tibet
et accueillait les quatre tribus
oîrates (mongols) qui venaient rendre hommage à Qianlong. Trois salles en enfilade abritent les bouddhas des temps passé, présent et futur. Au fond se
dresse
une statue de Guanyin aux mille bras et mille yeux, haute de 22,28 m pesant 122
tonnes.
Le Putuozonggshengmiao
Construit sur le modèle du Potala de Lhassa, il fut construit en 17671771. On y visite 40
pavillons renfermant des statues
du dalaï-lama et du panchen-lama. Qianlong y
fêtait l'anniversaire de sa mère.
Le Xumifushou
ou temple dru Bonheur
et de la Longévité
Il fut construit
en 1780 sur le modèle du Tashilumpo au
Tibet et accueillit en séjour le 6e
panchenlama. Une stèle d'animal
mythique commémore cet événement.
Vous verrez de nombreuses statues et des effigies de Bouddha.
Vous pouvez
vous rendre à Chengde
en 5 heures de train à partir de la
gare centrale de Pékin. Départ 7 h 20
(rapide 231) - retour 13 h
58.
Si cela vous est possible, il est préférable de consacrer deux jours à la visite de la ville.
Renseignements pratiques
Comment vous rendre à Pékin
La Compagnie nationale chinoise CAAC (Civil Aviation Administration
of China), récemment rebaptisée Air
China, est la seule à vous assurer un vol direct Paris-Pékin en 13 heures. Trois liaisons
hebdomadaires sont effectuées ; les
lundi, mercredi et samedi. Équipée de Boeing 747, Air China vous offre
d'excellentes
prestations. Outre les. différents services
proposés (cinéma, radio, presse),
Air China offre un cadeau de
remerciement à chacun de ses clients. Avec Paris, beaucoup d'autres destinations en Europe et dans le
monde sont desservies au départ de Pékin.
Renseignez-vous auprès des différents représentants dont les adresses
suivent.
Paris : 10, bd Malesherbes - 75008, tél : 42 66 16 58, télex 280272 FF.
Bureaux de Pékin
- Agence centrale : 117, Dongsi
Xi Dajie : tél. : 553275.
- Hôtel de Pékin : tél : 5007317. - Hôtel Sheraton :
tél : 5002272.
D'autres compagnies aériennes desservent la ville de Pékin : parmi les
compagnies assurant un voyage très
confortable, on note : Air France,
British Airways, Lufthansa, Alitalia.
Il existe aussi des compagies
bon marché telles que Pakistan
Airlines, Aéroflot, Jat, Tarom. Les
fourchettes de prix sont variées. II faut préciser qu'aucune de ces
compagnies n'effectue la liaison directe.
Avant le départ
Vaccinations : aucun vaccin n'est exigé pour se rendre à Pékin.
Il faut être en possession d'un passeport valide au moins deux mois après la date de sortie de Chine. Pour le visa, adressez-vous au
consulat de la Chine (voir adresses
utiles). Vous l'obtiendrez en une semaine et il vous coûtera 60 F ; vous pouvez l'obtenir en 48 h pour 80F.
Il est de 6 heures l'été et
de 7 heures
l'hiver. Lorsqu'il est midi à Paris, il est 18 h
à Pékin l'été, et 19 h l'hiver.
Tout visiteur doit remplir un formulaire de déclaration sur lequel il
mentionne les objets de valeur qu'il possède (appareils photos, bijoux, ainsi que
les devises). Il remet un double du formulaire au douanier et garde
précieusement l'autre
exemplaire pour le rendre à sa
sortie de Chine.
Deux monnaies existent en Chine : le F.E.C.
(Foreign Exchange Certificate) appelé yuan que l'on ne donne qu'aux étrangers, et le Renminbi qui est la « monnaie populaire
». Elles ont toutes deux la même
valeur, soit environ 1,80 F. On ne les
obtient qu'à l'intérieur de la Chine. Il est nécessaire d'emporter des francs français ou travellers chèques qui se changent partout sans
problème. L'usage de la carte de crédit
s'étend, mais n'y comptez pas trop
comme unique mode de paiement. Le
F.E.C. destiné aux étrangers porte des inscriptions en anglais. Ls coupures sont de 100, 50, 10, 5 et 1 yuans (1 yuan 10 maos - 100
fens). Il existe des petits billets de 5 et 1 maos.
Les Renminbi ont des coupures de 10, 5, 2 et 1 yuans et 5, 2 et 1 maos. Les pièces communes aux
deux monnaies
sont de 5, 2 et 1 fens.
Bagages : ils ne doivent pas excéder 20 kg. Prévoyez
de'préférence une valise rigide, fermée à
clé. Collez une étiquette avec vos
nom et adresse, et si vous le
connaissez, le nom de votre hôtel à
Pékin.
Prévoyez des vêtements confortables style tenue de sport et des chaussures plates. Pour
le printemps
et l'automne (qui sont les saisons les plus agréables), emportez des tenues légères en
coton, des
pull-overs et un imperméable coupe-vent.
L'été est chaud et humide ; des
vêtements légers contre la pluie s'imposent. En hiver (de novembre à mars environ), il est préférable de s'équiper sur place pour les grands froids.
Les vêtements
sont très adaptés à la saison, de bonne qualité et bon marché.
Dans tous les cas, emportez des lunettes de soleil.
Prenez vos médicaments habituels,
de l'aspirine, des remèdes contre la
diarrhée et la constipation. Sachez
cependant que tous les hôtels
disposent d'un centre médical au
service des touristes.
Il est préférable de les acheter avant le départ et de les garder en bagages accompagnés.
Vous pouvez
en trouver sur place, mais le choix est limité. II est interdit d'utiliser un format supérieur à 8 mm et super 8. L'usage d'une caméra est
interdit. Celles de 0,5 sont autorisées.
Tabac on trouve des cigarettes
chinoises et étrangères (blondes seulement)
dans les hôtels et magasins pour
touristes.
Ils sont officiellement interdits mais officieusement bienvenus.
Petits cadeaux : les Chinois sont très friands de produits étrangers. Vous pouvez offrir à vos amis des échantillons de parfum,
cigarettes, briquets et gadgets à
l'occidentale.
Sur place
l'arrivée à l'aéroport
On trouve des taxis sans problème. Prévoyez de changer de l'argent au bureau de change, juste
après avoir
récupéré vos bagages. Un taxi pour le centre-ville coûte environ 30 yuans ; ils sont
munis d'un compteur kilométrique. Les chauffeurs parlent rarement les langues étrangères ; essayez donc, dans la mesure du possible de vous
faire écrire en chinois votre lieu de
destination.
Les hôtels sont équipés de chambres doubles avec toilettes et salles de bain (sauf
les hôtels petits
budgets) et offrent différents services : un bureau de change, une poste, une blanchisserie, différents magasins de souvenirs où vous trouvez des
objets décoratifs, des vêtements en soie,
des livres, cartes postales ainsi
qu'un magasin d'alimentation où l'on
vend des boissons, des biscuits, etc.
Il est possible de téléphoner à l'étranger, soit directement, soit par l'intermédiaire d'un opérateur.
Pour la France, le forfait de base est de trois minutes et coûte 70 F. On peut également téléphoner en PCV.
Il faut compter environ une semaine pour envoyer une lettre de Pékin en Europe. Il est
préférable de mettre les cartes
postales sous enveloppe pour plus de rapidité.
Pour l'Europe, le tarif est de 8 maos pour
une carte postale et 1 yuan + 10 maos
pour'une lettre.
On trouve des hebdomadaires étrangers dans les grands hôtels. Il
existe aussi un quotidien chinois édité en anglais : le China Daily.
La plupart des hôtels ont un restaurant
de cuisine chinoise et un restaurant de
cuisine occidentale. (La cuisine
chinoise est meilleur marché.) Le
petit déjeuner
n'est jamais servi dans les chambres.
Le personnel parle toujours anglais. De plus en plus complaisant, il offre aujourd'hui un
service de qualité.
Les bureaux de la réception des hôtels vous informent des sorties possibles au
moment de votre
séjour (spectacles, expositions, excursions organisées au départ de l'hôtel).
Renseignez-vous sur place.
L'autobus: beaucoup de lignes desservent différents points de la capitale. Prévoyez du temps car les distances
sont longues,
les passages peu fréquents et la foule dense. Ils fonctionnent tous les jours de 5 h 30 à 23
h. Le ticket s'achète
dans le bus et son prix est proportionnel à la distance à parcourir (il varie entre 5 fens et 2 maos). Vou trouverez des plans à l'hôtel.
Le métro : ouvert de 5 h 30 à 23 h. Il comporte deux lignes principales : la première relie le district de Pinguoyuan
(banlieue ouest) à la gare centrale,
et compte 17 sta- J tions ; la seconde part de la gare en traçant un demi-cercle vers le nord et
rejoint la première à la gare de Fuxingmen.
Elle compte 12 stations. On trouve
également des plans à l'hôtel.
Le vélo : il est incontestablement le moyen de transport le plus agréable et le plus pittoresque. Totalement plate, la capitale permet à ses cyclistes de ne pas se fatiguer. Vous pouvez louer un vélo, soit à la journée, soit pour plusieurs jours (voir
adresses utiles). Ne vous laissez pas effrayer
par le nombre de kilomètres à parcourir.
Le taxi : beaucoup de voitures circulent dans les rues de la capitale, mais il est difficile de prendre un taxi
en pleine rue, sauf parfois tard le soir. On
en trouve toujours au départ des grands hôtels et des magasins pour touristes. Quelques voitures attendent parfois à la sortie des lieux de visite (côté nord de la Cité Interdite, entrée du palais d'Eté et
temple du Ciel) mais de manière beaucoup
plus aléatoire. Le mieux, si vous
allez visiter un site en taxi, est de
garder la voiture toute la journée,
vous gagnez du temps. Dans la ville,
un taxi à la journée coûte environ
150 yuans.
Le train : si vous vous rendez à la Grande Muraille, à Zhoukoudian ou à
Chengde, il est préférable d'acheter le
billet la veille. Les trains chinois ne roulent pas
vite (50 km/h) mais sont confortables. Des voitures de première classe sont réservées aux étrangers mais vous pouvez acheter
un billet de seconde classe pour vous
mêler à la foule. Le trajet sera plus
pittoresque.
l existe
aujourd'hui à Pékin quelques hôtels de grand
luxe.
Le Sheraton de
la Grande Muraille (Great Wall Sheraton) :
c'est le plus bel exemple d'hôtel
très luxueux de toute la capitale et accueille aujourd'hui une clientèle à la fois raffinée et exigeante. Construit en 1983, il est remarquablement situé à une demi-heure en voiture de
l'aéroport international et à dix-quinze minutes en taxi de la place Tian An Men.
Il possède un important complexe sportif, une salle de billard, un théâtre, des salles de bal,
de conférence,
plusieurs restaurants -et un night-club. Les hommes d'affaires étrangers peuvent
bénéficier des services télex, télécopie et lignes téléphoniques directes. Le prix des chambres s'échelonne entre
100 et 850
US dollars. L'adresse : Donghuan
Beilu, Chaoyang. Tél : 505566 - Télex
: 20045.
D'autres hôtels luxueux
- Le Lido Holiday Inn : Jichang Lu
- Tél : 5006688, Télex : 22618.
- Le
Shangri-La : 29, Zizhuyuan Lu - Tél
: 8021122, Télex : 222231.
- Le Jianguo
: Jianguomenwai Dajie - Tél:
5002233, Télex 22439 (les prix
varient entre 120 et 600 yuans).
Des hôtels de catégorie standard
- Le Huadu : 8 Xinyuan Nan Lu - Tél : 5001166, Télex :
220228.
- Hôtel de
l'Amitié : Baishiqiao Lu - Tél
: 890621, Câble : 2222.
- Hôtel Qianmen : 1, Yongan Lu - Tél : 338731
(les prix varient entre 60 et 300 yuans).
Des hôtels petits budgets
- Le Beiwei :
Beiwei Lu - Tél : 338631.
- Le Nanhua : 11, Nanhua Xitu - Tél : 337916
(les prix varient entre 30 et 150
yuans).
Adresses utiles à Paris avant votre départ
- Ambassade de Chine : 11, avenue George-V, 75008
Paris ; tél : 47233821.
- Consulat de la Chine (service de visas) : 9, avenue Victor-Cres-son, 92130 - Issy-les-Moulineaux - Ouvert de 9 h 30 à 12 h et 14 h 30 à 18 h du lundi au vendredi.
- Office du tourisme de Chine : 51, rue
Sainte-Anne - 75002 Paris - Tél : 42969548.
Adresses
utiles sur place
- Ambassade de France : 3, sanlitun Dongsanjie - Tél : 521331.
- Agence du tourisme de Chine (Luxingshe) : bureau principal, 6, avenue Dong Chang'an -
Tél : 5121122, Télex : 22350 CITSH CN.
- Bureau de la Sécurité publique : 85, Beichizdajie.
Tél : 553102.
- Aéroport international : Central des étrangers - Tél : 552931.
Informations toutes compagnies 552515.
- Gare Centrale (bureau étrangers) - Tél :
5582042.
- Gare de Xixhimen
Tél : 8996223 (pour aller à la Grande Muraille).
- Banque de Chine: 32, Dengshikou
Xijie - Tél : 557531.
- Hôpital de la capitale : Shuai Fuyuan
Hutong, Wangfujing.
Tél : 553731 - ouvert de 8 h à 11 h 30 et de 14 h 30 à 17 h.
Un service d'urgence est assuré 24 h sur 24.
- Location de vélos
• Magasin
Xidan : Xuanwumen Dajie - Tél
: 332472.
• Jianguomenwai
(face au magasin de l'Amitié) : tél :
892391.
Autres
adresses
- Salle de concerts de
Pékin Bei Xinhua Jie - Tél : 657006.
- Gymnase des Travailleurs Gongren Tiyuchang Beilu. Tél : 592961.
- Club international : Jiangwomenwai
- Tél : 522254.
- Centre international d'Expositions : Tél : 481798.
- Théâtre de la Capitale : 22 Wangfujing
- Tél : 550978.
- Cinéma de la Capitale : 46, Xi Chang'an Jie - Tél : 656575.
- Auditorium du Palais des Minorités : Fuxingmennei Dajie - Tél :
662530.
-
Conservatoire central de Musique : Xi Wenhua Ji Xikou. Tél : 665382.
Quelques
conseils pratiques
En toute circonstance, il est nécessaire de faire preuve de patience. Les queues dans les magasins ou aux guichets des
différentes administrations sont
souvent très longues. Il est inutile
de s'impatienter. Plus vous vous
énerverez et plus les Chinois
prendront leur temps. Rester calme
est une règle d'or.
Lorsqu'un objet vous plaît dans un magasin, achetez-le tout de suite, vous n'êtes jamais sûr de
le retrouver
ailleurs.
Pékin est une ville très sûre dans laquelle une femme seule ne risque rien à circuler tard dans les rues.
Le vol est très peu répandu (surtout à l'égard des étrangers). Faites attention
toutefois à ne pas vous séparer de vos
papiers importants (passeport,
feuille de douane, argent liquide, etc.). Les chambres d'hôtel sont fréquemment visitées par les employés de la sécurité qui ne volent pas
! Par prudence, ne laissez rien de précieux en évidence.
Les Chinois sont très ponctuels. Evitez donc d'arriver en retard à un rendez-vous. Vous
risqueriez de perdre beaucoup de
crédit à leurs yeux. Si vous êtes invité à
dîner chez eux, n'arrivez
pas après 17 h 30 ; n'oubliez pas que les Chinois
dînent tôt. Il est préférable de ne
pas arriver les mains vides, les
Chinois sont très sensibles aux petits cadeaux. Par ailleurs, ils ne s'embrassent jamais, même entre amis. On se serre la main. Nos habitudes occidentales risqueraient de les stupéfier, voire de les choquer. A contrario, les Chinois posent parfois des questions qui,
pour nous, seraient très indiscrètes
telles que le montant de votre
salaire. Ne vous laissez pas impressionner, c'est un usage très fréquent pour eux.
Guide de voyage
- Le guide de la Chine- G. Annequin
- M.A. Editions.
Civilisation et histoire chinoise
- Le Monde chinois - Jacques Gernet
- du XVIIe siècle av. J.-C. au XXe siècle - Armand Colin - Paris 1972.
- La Science chinoise et l'Occident - Joseph Needham - Seuil 1973.
Religion et pensée
- La Religion des Chinois - Marcel Granet - Paris 1980.
- La
Civilisation de la Chine classique - Danielle
et Vadime Elisseeff - jusqu'à la fin du Mlle siècle - Arthaud 1979.
Vie contemporaine
- La Société chinoise après Mao :
entre autorité et modernisme - Yves
Chevrier - Fayard 1986.
- L'Empire du
Milliard : populations et société en
Chine - Pierre Trolliet et Jean-Philippe Béja - A. Colin 1986.
- La Chine: 1949 -1985 : J.L. Domenach et P.
Richer - Impr. Nat. 1987.
Littérature classique
- Le Rave dans le Pavillon rouge - Cao Xueqin - Grand
Classique du XVIIIe 2 volumes - Gallimard,
la Pléiade 1979.
-
Anthologie de la poésie chinoise classique - Gallimard 1962.
- Fleur en Fiole d'Or - Jing Ping
Mei - Roman érotique - La Pléiade
1985.
Littérature moderne (auteurs chinois contemporains)
- La Famille et Nuit glacée - Ba Jin - Flammarion
1978 et 1979.
- La
Véritable Histoire d'Ah Q - Luxun -
Ed. en langues étrangères, Példn 1978.
Ouvrages d'auteurs non chinois
- La Condition humaine - André
Malraux - Livre de Poche.
- Les Habits neufs du président Mao - Simon Ley - Champ Libre 1971.
- Stèles - René Leys - Gallimard 1971.
-
Les tribulations d'un Chinois en Chine - Jules Verne.
Quelques phrases pour vous débrouiller seul
Bonjour : ni hao (ni rao).
Au revoir : zài jiàn (tsaï tienne). Merci : xiè xiè (sié sié).
Je voudrais un
taxi : wo
yào
yi liang
chuzu (tchoudzou). Je vais à l'hôtel : wo qu fàndiàn (wo tu fane dienne). Je voudrais manger : wo xiang chifàn (wo siang tche fane). Je suis fatigué : wo hen
lei (wo ren lé).
Je voudrais téléphoner : wo yào dà diànhuà (dienne roua). Je suis français : wo shi faguorén (wo che fagouo jen). Un billet d'avion : feiji piào (féti
Piao)
Où est le restaurant ? : chiguan zài nar ? (tche gouane tsaï nar).
La chambre : fangjian (fang tienne).
C'est cher : hen gui (ren goui).
Bon marché : pianyi
(pienne yi). Excusez-moi : dui bu qi (doui bou ti).
Où est la poste ? : youju zai nar ? (yo tu
tsaï nar).
Je voudrais visiter...: wo xiàng
cànguàn... (tsane gouane):
La Cité Interdite : Gugong (gou
gong)
Le temple du Ciel : 7~iantan (tienne tane).
Le palais d'Eté : Yiheyuan
(ireu yuan).
La Grande Muraille : Chang Chang (tchang tcheng).