Une invitation au Japon
pour bien des Européens, le
Japon n'est qu'un pays lointain, agité par les tremblements de terre, cher et surpeuplé, où
les gens
travaillent comme des forcenés et parlent une langue incompréhensible. Il
dispose, pourtant, d'atouts impressionnants pour faire vivre aux touristes l'une des
aventures les plus passionnantes que puisse leur offrir un pays industrialisé.
Malgré des différences
fondamentales, la civilisation contemporaine de l'Occident et la tradition japonaise, enrichie
depuis deux millénaires d'apports dus à la Chine, à la Corée, à l'Inde et à l'Asie
du Sud-Est, se
sont fondues en un paysage culturel original et inimitable. Dans les quartiers les plus
typiques, aux innombrables maisonnettes imbriquées les unes dans les autres,
votre oreille perçoit brusquement les notes d'une sonate de Beethoven... Vingt pour cent des
foyers japonais possèdent un piano.
Des froids sibériens du
nord d'Hokkaid6 aux chaleurs tropicales d'Okinawa, un climat extrêmement varié offre des
ressources touristiques incroyablement riches et diversifiées : neige et
sports d'hiver à profusion, 26 505 km de côtes aux innombrables possibilités de natation et de planche à
voile. Toute l'année les Japonais vont chercher détente et repos auprès de 1 800 sources d'eau
chaude (onsen) qui témoignent de la
nature volcanique du pays. La mer, la montagne, dont le célèbre Fuji et 3 922 îles
composent le paysage dans sa diversité et sa beauté. De grands parcs nationaux préservent les plus belles régions
de l'envahissement industriel.
Mais le Japon est, avant
tout, une terre millénairement cultivée, caractérisée par des rizières, des
plantations de thé, des bois de conifères et des bambouseraies. Et si
l'architecture des villes souffre souvent d'un double manque d'espace et
d'imagination, les campagnes possèdent encore de somptueuses fermes construites
en bois selon les « méthodes
traditionnelles ». Villes et campagnes sont aussi parsemées de temples bouddhistes ou de sanctuaires
shintoïstes. La seule Ky5to, f ancienne capitale impériale, en compte environ
1700, dont beaucoup constituent des joyaux d'art et d'architecture.
Si vous aimez la cohue
des grandes métropoles, Tôkyô et neuf autres villes dépassent le million d'habitants, 41 comptent plus de 300 000 habitants. Si vos
moyens sont limités, vous serez étonné de constater combien la vie est bon marché dès qu'on
s'éloigne des
artères
principales et des façades scintillantes. Les transports en comihun sont si denses et si réguliers que
l'attente se
prolonge rarement
au-delà de quelques minutes.
La fameuse barrière de la
langue ne pose aucun problème. Si vous vous trouvez désorienté, une bonne âme vous
indiquera certainement le chemin de la gare ou de votre hôtel et vous aidera à acheter un timbre-poste. Une telle prévenance vous
séduira et vous fera oublier très vite la
confusion initiale, que vous devrez peut-être à l'afflux désordonné
d'impressions étranges ou incompréhensibles. Pour assurer le succès de vos vacances japonaises, vous
n'aurez besoin que de curiosité,
d'esprit d'initiative, d'ouverture humaine, d'une bonne dose d'impassibilité - et bien sûr, d'une bourse
honorablement garnie.
Comment
vivent les Japonais ?
Le rêve de tout Japonais
est de vivre sur sa propre terre, ou du moins entre ses quatre murs et, de fait, 60 % des
familles propriétaires de leur logement. Celui-ci est petit : sa superficie va de 86 ma pour la moyenne nationale à 58 seulement à Tôkyô. Ceci
est la conséquence du prix astronomique du
sol, et 43 % des terrains de construction mesurent moins de 100 ma. En pénétrant dans une maison japonaise, il faut d'abord enlever ses chaussures, pour
marcher sur le tatami, un tapis composé de cadres en bois garnis de nattes de paille et recouverts d'un fin
treillis de joncs. Contrairement à une opinion reçue, les Japonais n'y dorment pas, mais, à moins qu'ils soient convertis aux lits à l'occidentale, sortent le soir, d'un placard appelé oshi-ire, matelas (futon)
et couvertures. Pour dormir à la
japonaise, demandez un washitsu à l'hôtel, ou descendez dans un ryokan, auberge traditionnelle.
Si dans les maisons classiques toutes les pièces étaient tapissées de tatami, dans les grands
ensembles de l'aprèsguerre, ce dernier n'existe plus que dans le
séjour.
Grâce à la fréquence des
trains et des autobus, les Japonais se rendent au travail, à l'école ou à l'université par les
transports en
commun, les
embouteillages des grandes métropoles transformant la conduite automobile en esclavage. Pourtant, un
Japonais sur quatre possède une voiture.
La communauté familiale n'existe
qu'à la campagne et cède la place à la famille nucléaire, composée de 3,1
personnes en moyenne, seulement
2,6 à Tôkyô (en 1950, un ménage comptait 5 personnes).
Une famille de salariés de 3,8 personnes, dont
1,6 exercent une activité rémunérée, disposait,
en 1987, après déduction des impôts et des
cotisations sociales, d'un revenu mensuel de 17 000 F (cours 100 yens = 4,60 F), dont elle consacrait 13 000 F
aux frais d'entretien, dont 25 %
pour la nourriture, 10 % pour le logement, le chauffage, l'électricité,
le gaz et l'eau, 4 % pour le logement et l'équipement, 10 % pour la voiture et les frais de transport, 9 % pour la culture et les loisirs, 7 % pour l'habillement, 5 % pour
l'éducation et moins de 3 % pour les
frais de santé.
L'aménagement des intérieurs
reflète le niveau de vie, mais aussi des moeurs et un climat différents des
nôtres. Si peu de logements disposent du chauffage central, 59 % ont l'air
conditionné, 99 % la télévision et une machine à laver, 98 % un réfrigérateur et un aspirateur. Appareils
photographiques (85 %), ou bicyclette (82 %) vont de soi, de même que la haute-fidélité, le
four à micro-ondes (59 %), ou le téléphone (69 %). Ces chiffres ont été communiqués en 1988. Une famille lit en
moyenne 1,6 journal.
Les frais d'éducation,
qui ne comptent que pour 5 % dans un budget mensuel courant, laissent à peine
deviner les énormes sacrifices consentis par les parents japonais. A l'issue
des 9 ans de scolarité obligatoire, 94 % des élèves poursuivent leurs études
pendant 3 ans dans un établissement secondaire, aux frais des parents. Tout
Japonais bénéficie
donc pratiquement de 13 années de formation scolaire !
31 % des élèves du secondaire vont ensuite à
l'université ou dans une école supérieure
professionnelle.
Les jeunes Japonais se marient en moyenne à 25
ans, leurs camarades masculins à 27.
Beaucoup d'unions sont amorcées par les
parents, des amis, des intermédiaires professionnels ou même l'employeur. Les mariages arrangés par un
entremetteur, dit omiai kekkon, représentent environ 40 % des unions (en 1947 encore 74
%) alors
que les « mariages d'amour » (ren-ai kekkon) avec presque 60 % (en 1947 seulement 16 %)
forment la majorité. Ces derniers vont de pair avec le taux de divorces qui, avec 1,3 cas pour
1 000 habitants, reste cependant très faible. Mais les Japonais restent très attachés à
l'institution du mariage : dans le groupe d'âges de 30 à 34 ans, seules 10,4 % des femmes sont célibataires, bien que
leur nombre dépasse de 2 millions celui des hommes (62,2 pour 60,1 millions en
1987).
Miracle économique et monde du travail
Le « miracle économique
» japonais a fait couler beaucoup d'encre. Depuis la fin des années soixante,
le Japon est devenu la deuxième puissance économique après les Etats-Unis et avant
l'Union soviétique. Depuis longtemps, les succès partiels dans des domaines précis comme la construction navale
ou l'électronique, plus récemment l'automobile ou les semi-conducteurs, se sont associés en une
mosalque quasi totale de forces économiques. C'est le premier pays asiatique à avoir atteint une puissance mondiale.
Aperçu historique
L'isolement du Japon a
sans doute été le facteur déterminant de son histoire. Le détroit qui le sépare
de la Corée est cinq fois plus large que la Manche, et les typhons ne permettaient pas de
navigation régulière
entre les deux pays. L'immense empire chinois ne se soucia jamais de communiquer
avec ce peuple aussi insulaire que négligeable.
Les débuts de 1'Etat japonais
On pense que les ancêtres
des Japonais vinrent d'Asie centrale par la péninsule coréenne et se mêlèrent aux populations
autochtones, dons les Aïnous. Un document chinois du Ier siècle après J.-C. mentionne
l'existence d'un Etat-tribu à Kyushu, Yama Taikoku, dont les
archéologues ne trouvèrent, cependant, aucune trace.
Selon les mythes
impériaux, Jimmu,
le
premier Tenno (empereur céleste), a été couronné en 660 av. J.-C. On ne
connaît de source sûre, qu'un Etat
impérial à Yamato (près de Nara) qui, au Ne siècle de notre ère, s'étendait sur l'ouest du
Japon jusqu'au Kanto (région de T5kyo). Son histoire a été fièrement relatée en calligraphie chinoise, importée de Corée, ainsi que le bouddhisme, au VIe
siècle. Ce dernier se répand et
devient religion d'Etat sous le règne du prince régent Shotoku Taishi (573-622), l'intellectuel
le plus éminent de l'époque d'Asuka (573-622). En 604, le prince promulgua la première
loi organique
de la nation et envoya le premier ambassadeur en Chine « Le prince du Soleil
Levant salue le prince du Soleil Couchant. »
L'époque de Nara (710-793)
L'impératrice Gemmyo
(703-724) mit fin à l'errance impériale et installa une capitale fixe à Nara, selon le modèle
chinois. Sous le règne de sept empereurs, l'influence chinoise suscita un prodigieux essor de tous les arts,
qui atteignit son apogée sous l'empereur Shomu (724-749). Beaucoup de maîtres coréens vinrent enseigner la fabrication de la soie, l'art de la céramique, le moulage du
bronze et l'architecture
à Kinki.
L'époque de Heian (794-1192)
Pour écarter du trône les prêtres
bouddhistes et leur influence, l'empereur Kammu (781-806) fonde Kyoto, ou Heian-kyo (la capitale paisible), qui resta la
résidence impériale jusqu'en 1968. Les relations avec le continent sont suspendues, l'influence
chinoise diminue,
le Japon crée ses propres systèmes d'écriture : hiragana et katakana. La littérature s'épanouit. Une dame de la cour, Murasaki Shikibu, rédige, au XIe siècle,
les 54 tomes de l'Histoire du
prince Genji, le premier
roman psychologique des lettres mondiales.
L'aristocratie s'empare
peu à peu de la terre et, pour défendre ses droits fonciefs, crée des armées privées qui donnèrent naissance à la caste guerrière des samouraïs. Par des mariages dans
la famille impériale, la famille des Fujiwara gagne une influence si
déterminante qu'au
Xle siècle, l'empereur confie la charge héréditaire de prince régent à son chef. Les
deux plus puissantes familles de samouraï se livrèrent une guerre sans merci autour de la mer
Intérieure. D'abord
vainqueurs
sous la conduite de Tairano-Kiyomori, en 1167, les Heike furent vaincus et exterminés par les Genji en 1185.
L'époque de Kamakura (1192-1333)
Le chef de la famille
Genji, Minamoto-no-Yoritomo fonda, à Kamakura, un bakufu (gouvernement militaire) et se proclama shogun, titre décerné à l'origine par
l'empereur et qui peut se
traduire par « détenteur du pouvoir impérial ». A Kyoto, où il tenait cour pour
les érudits et les artistes, l'empereur se
trouvait réduit, par le shogunat, à un rôle purement symbolique, mais se portait garant de
la continuité de
la nation japonaise.
Dans la société féodale
de Kamakura, les chevaliers (samouraa) juraient allégeance au seigneur (daimyô) et celui-ci au shogun. En échange, la terre était donnée en fief. Le code du
samouraï, basé sur une discipline sévère et le principe de l'auto-défense s'enracina profondément
dans la société japonaise.
En 1272 et 1281, les
hordes mongoles de Koubilaï Khan tentèrent à deux reprises d'envahir le Japon. Elles furent
repoussées et Kamikaze, les vent des
dieux détruisit leur flotte en fuite.
L'époque Muromachi (1333-1573)
Pendant près de trois
siècles, sous un faible pouvoir central, l'époque de Muromachi fut marquée
par les guerres civiles entre daïmios, le schisme de la famille impériale en
deux partis, les soulèvements des paysans et ceux des membres de la secte ikko. Durant un court moment, la famille Ashikaga réussit à conserver le
titre de shogun et à créer un deuxième bakufu à Kyoto. La capitale impériale jouit alors d'un deuxième âge d'or.
Mais la guerre de succession entre les régents du shogun, la guerre d'Onin (1467), qui suivit, réduisit Kyoto en cendres. Les nobles, les
artistes et les érudits se réfugièrent dans les provinces, diffusant ainsi dans le peuple la culture de cour.
La période d'Azuchi-Momoyama (1573-1602)
Des daïmios puissants
prétendirent au titre de shogun. Après une tentative d'Oda Nobunaga, qui disposait d'armes à feu d'origine portugaise
mais fut victime d'un attentat, le général Toyotomo Hideyoshi unifia le Japon sous sa dictature en 1590.
Appelée AzuchiMomoyama d'après les noms de leurs
châteaux respectifs, la période de
gouvernement de Nobunaga et de Hideyoshi fut un petit âge d'or l'architecture, l'art des jardins, la cérémonie du
thé atteignent la perfection dans la
capitale. Le Japon s'ouvre de nouveau au monde extérieur, commerce avec les Portugais et les Espagnols. Introduit par le jésuite François Xavier, le christianisme se
répand d'autant plus vite dans
l'ouest, que les daïmios se servent des missionnaires pour acquérir des produits étrangers, et notamment la
poudre à canon. Hideyoshi tenta, en vain, d'envahir la Corée, en
1592, puis en 1597 Après sa mort,
éclata la guerre civile de Sekigahara (1600) dont le vainqueur,
Tokugawa Ieyasu obtint le titre de
shogun.
L'époque d'Edo ou le shogunat des Tokugawa (1603-1867)
La famille Tokugawa fixa
sa résidence à Edo (Tôkyô),
déplaçant l'équilibre vers l'est. En 1638,
le sanglant soulèvement des chrétiens de Shimabara poussa le shogunat à isoler totalement le Japon, à l'exception de l'île de
Dejima, dans le port de Nagasaki. Tout contact avec
les étrangers était puni de mort. La société fut répartie en quatre classes rigoureusement fermées : les
samouraïs, les paysans, les artisans
et les commerçants. Sous les quinze shoguns Tokugawa, le Japon connut la paix civile mais tomba dans le profond sommeil
du féodalisme médiéval jusqu'au XIXe
siècle.
En 1853, le commodore Mathew Perry déploya son escadre
devant les côtes et contraignit le shogun à conclure un traité de commerce avec
les Etats-Unis, que suivirent d'autres traités, défavorables au Japon, avec toutes les puissances
occidentales. Cette situation affaiblit l'autorité du shogun et l'opposition poussa
l'autorité impériale sur le devant de la scène. Pour éviter la guerre civile et
l'intervention de l'Angleterre et de la
France, le dernier shogun se retira, laissant le pouvoir à l'empereur. Ce bouleversement politique, sans effusion de sang, entra dans
l'histoire sous le nom de restauration Meiji (1868).
L'ère Meiji (1868-1912)
jusqu'à la Seconde
Guerre mondiale
L'empereur Meiji, âgé de 15
ans, quitta Kyôto pour Edo, qui prit le nom de Tôkyô. Le Japon devient une monarchie constitutionnelle, les premières
élections parlementaires ont lieu en 1890. Malgré quelques oppositions
conservatrices, le nouveau gouvernement sut imposer une rapide modernisation, grâce à des méthodes
européennes plus efficaces.
Une armée réorganisée
gagna les guerres sino
japonaise (1894-1895)
et russo japonaise (1904-1905).
En 1912, l'empereur
Taisho succède à Meiji. Le Japon participe à la Première Guerre mondiale aux côtés de la Grande-Bretagne. L'empereur Showa monte sur le trône, sous
le nom d'Hiro-Hito en 1926.
La jeune industrie
japonaise a besoin d'un marché. L'annexion de la Corée en 1910, puis l'occupation de la
Mandchourie, en
1931, marquent le début de l'expansion
japonaise en Chine. Après la signature du pacte tripartite avec l'Allemagne et
l'Italie (1940), le Japon s'engagea dans la guerre totale en attaquant Pearl Harbor (1941). Le pilonnage des
villes japonaises, puis les bombes atomiques d'Hiroshima et de Nagasaki, amenèrent une
capitulation sans condition le 15 août 1945.
L'après-guerre
Les Etats-Unis occupèrent
le Japon, imposèrent une constitution démocratique et, après la signature du traité de San
Francisco (1951), fournirent l'aide économique destinée à accélérer la reconstruction du pays, qui devint la
troisième puissance économique mondiale dans les années soixante. L'occupation américaine prit fin
en 1951.
Les premiers Jeux Olympiques d'Asie à ToOkyô, en 1964, les Jeux d'hiver
de
Sapporo et l'Exposition
universelle d'Osaka (1970), le traité de paix avec la République populaire de Chine, amenant une réconciliation tant espérée, en 1972, le sommet des grandes puissances à
T6kyo, en 1986, mettent fin à l'isolement séculaire du Japon. Après la mort de son père, le 7 janvier 1989, le prince héritier Akihito monte
sur le trône.
Les religions
Le shintô
Pour les anciens
Japonais, tous les phénomènes et forces naturels étaient des kami, bons ou mauvais génies,
avec lesquels entraient en relation des médiums ou chamans (souvent des femmes) qui
jouaient le rôle de prêtres.
Ce chamanisme fut appelé
shintô (la voix des dieux) à
l'époque tardive d'Edo et pourvu d'un contenu religieux par des théologiens dévoués à l'empereur.
Le shintô est étroitement lié au mythe de l'origine
impériale. Selon cette mythologie, les îles
japonaises furent créées par deux
dieux ; puis la déesse du soleil Amaterasu-Omikami envoya son fils NiniginoMikoto régner à KyUshü. Son neveu, Jimmu Tenno, devint le
premier empereur
du Japon.
Le miroir, le joyau et le
sabre sont les trois emblèmes de l'autorité impériale. L'empereur est le grand prêtre du
shintô, son
sanctuaire domestique est l'Ise-Jingu.
Le bouddhisme
Le bouddhisme japonais
se réclame du Mahayana (Grand Véhicule) et se distingue nettement du Hinayâna (Petit Véhicule) répandu
dans le sud
de l'Asie.
Le Mahâyâna trouve son
idéal dans le boddhisattva qui tente de devenir
Bouddha tout en aidant les autres hommes à atteindre le nirvana, l'étape finale du salut,
l'éternelle délivrance de la réincarnation et donc de la mort.
Importé de l'Inde, via la
Corée, au Vle siècle, le bouddhisme fut décrété religion d'Etat au VIIIe siècle. Les
sectes qui fleurissaient à l'époque de Nara, n'ont plus, aujourd'hui, qu'une
importance historique.
Le réformateur Honen (XIIIe siècle) imposa la
croyance à la grâce d'Amida-Bouddha comme seule voie vers le nirvana, déclina toute discipline intellectuelle
et physique des prêtres et s'adressa au grand public.
Shinran, son élève, fonda la secte
Jodo-Shinshu,
autrefois
appelée Ikko,
à laquelle
appartiennent aujourd'hui la majorité des bouddhistes japonais.
A l'époque de Kamakura,
la bouddhisme zen s'opposa aux enseignements de Honen. Le zen est une discipline
d'entraînement pour atteindre le
nirvana, qui repose essentiellement sur la méditation.
Le Soka-Gakkai, mouvement militant fondé
par Toda
Josei en
1930, reprit l'enseignement, aux
traits nationalistes de la secte de Nichiren, autre élève de Honen. Comptant plus de 16 millions
d'adeptes, c'est le seul groupe religieux représenté au Parlement par un parti politique,
le Komeito.
Le christianisme et les
autres religions
Le christianisme apparut
au Japon en 1549, avec le père jésuite François Xavier, et se répandit à Kynshn. Totalement interdit après la
sanglante insurrection de Shimabara, il ne réapparut qu'à l'ère du Meiji. Les chrétiens
forment au Japon une très faible minorité (moins de 1 %).
Depuis la fin du XIXe
siècle, de nombreuses religions nouvelles sont apparues. La plus importante, Tenri-kyo, a repris, sur la base du shintô, dans sa forme
primitive et chamanistique, une partie de l'éthique chrétienne. Elle compte plus de 2 millions
de croyants, répandus
en 16 000 communautés religieuses.
La vie quotidienne du
Japonais moyen est soumise à l'influence combinée du bouddhisme, du shintô et parfois aussi
du christianisme. Dans certaines maisons, on trouve, à côté d'un somptueux autel bouddhique, üne modeste
table de sacrifice shintô pour apaiser les kamis locaux. Les rites du shintô sont le plus
souvent liés aux événements de la vie : naissance, croissance et mariage. Les fêtes
bouddhiques accompagnent l'enterrement et le culte des ancêtres.
Art et culture
L'art et l'artisanat ont
toujours eu partie liée au Japon. La forme et la fonction le surnaturel et le quotidien y vivent
en parfaite osmose. On n'y connaît pas le tableau
encadré et suspendu au mur pour y être admiré en tant qu'oeuvre d'art. De
précieuses peintures d'époque Heian, les Yamatoe, sont nées pour illustrer des légendes, des romans,
des journaux intimes et des documents administratifs. De superbes fleurs et animaux - surtout
des oiseaux - peints par des maîtres
de l'école
de Kano à
l'époque d'Azuchi-Momoyama, décoraient les paravents et ces portes coulissantes en papier, qu'on utilise pour aménager l'espace intérieur autant que pour se protéger du vent et du froid.
La sculpture japonaise
doit son développement au bouddhisme. Après une période d'apprentissage, aux époques
d'Asuka et de Nara, pendant lesquelles les statues de Bouddha trahissaient encore des traits fortement
continentaux, on aboutit à une « Renaissance » japonaise. Unkei et Tankei, ainsi que leurs élèves de
l'époque de Kamakura, n'étaient
pas seulement des busshi (ouvriers du temple), mais des sculpteurs au sens italien du terme.
La soumission aux bornes
du quotidien, qui caractérise l'art japonais, provoqua une attention au détail et une autodiscipline remarquable.
L'art de vivre, élaboré à l'époque de
Muromachi, n'a prévu, à des fins
décoratives, qu'une alcôve : le tokonoma. Dans cet espace de 2,4 m de
haut, 1,$ m de large et de 60 cm de profondeur, on accrochait au mur une peinture sur rouleau. On la changeait
tous les mois ou lors d'événements exceptionnels et, avec elle, tous les
accessoires du décor (fleurs, brûloir à
encens). Sesshu, le maître du lavis, savait, à l'aide d'un pinceau
et d'encre de Chine, mettre tout un univers dans cet espace. Ses San-Sui (paysages de montagne et d'eau) donnaient une impression d'infini. Le symbolisme de l'art
japonais essaie de fixer l'intemporalité
de la nature par des moyens humains limités par le temps ete l'espace. Les maîtres de l'estampe de l'époque d'Edo, comme Hiroshige
ou Hokusai, ne se souciaient ni
des règles de la perspective ni d'une transcription fidèle de la nature.
L'harmonie subtile entre l'éphémère et
l'intemporel, fueki-ryuko, préoccupa
également le poète de hai-ku,
Basho, pendant toute sa vie. Nulle autre civilisation n'a découvert une forme
de poésie aussi courte que le hai-ku : 17 syllabes. Pour exprimer
leurs émotions dans un champ aussi
restreint, poètes ou peintres ont recours à des suggestions et à des allusions extrêmement raffinées.
L'austérité de l'ornementation devient particulièrement sensible dans le
théâtre nô. Le décor, unique, consiste en un panneau de bois orné d'un conifère.
L'art du kabuki, issu du théâtre
de marionnettes bunraku, est moins
abstrait. A l'origine spectacle de chants et de danses, il correspond, en gros, à l'opéra européen.
La cérémonie du thé
La cérémonie du thé, ou sadô (M le chemin du thé ») se
déroule dans une maisonnette de cinq tatami (environ 5 m2). L'hôte
officie devant ses invités, en battant le matcha, thé vert pulvérisé
et très amer, dans un bol de
porcelaine, à l'aide d'un fouet de bambou. Tous ses gestes suivent à la lettre le code du sadô, défini à l'époque d'AzuchiMomoyama
par le maître de thé Sen-no-Riky. On ne tolère aucune improvisation, aucun geste déplacé. Cette règle vaut également pour les invités. L'hôte choisit et dispose chaque
élément du cérémonial, y compris la
décoration du tokonoma, après beaucoup de réflexion.
Ikebana
L'art du bouquet, ikebana, se développa avec la
cérémonie du thé et devint une
forme d'art indépendante dès l'époque du Muromachi. Comme la cérémonie du thé, ikebana fait partie, de nos jours, de la culture générale d'une jeune fille en âge de se
marier. Il ne s'agit pas seulement d'une activité artistique, mais d'un
état d'esprit vis-à-vis de la nature.
Bonsai
L'amour de la nature fit
naître au Japon une singulière forme de culture des arbres. Plante naine dans un pot de fleurs, le bonsai peut devenir centenaire. Les
éleveurs de bonsai cueillent dans les montagnes de minuscules pousses de pin,
de pêcher ou de cerisier, qu'ils soignent pendant des années dans de petits pots, et taillent
régulièrement d'une
manière précise. Un bonsai s'achète comme une antiquité et se transmet d'une génération
à l'autre. Un très vieux bonsai possède la forme parfaite d'un arbre arrivé à maturité, porte des fleurs ou des fruits, mais ne mesure que 20 à 30 cm. Le prix d'un
arbuste réussi peut atteindre 35 000 F.
L'art et l'artisanat se trouvent
en parfaite harmonie
dans la confection du kimono. Des artistes, comme Yuzenzome à Ky5to, dessinent sur la soie les
modèles des plus beaux kimonos pour dames. Chacun représente donc une pièce
exclusive, qui répond à des normes très précises. Grâce à plusieurs ceintures, il s'adapte à toutes les tailles. La ceinture supérieure, obi, en brocart, mesure 4,5 m
et pèse, avec
ses fils d'or et d'argent, jusqu'à 4 kg. L'un des somptueux Nishijin-Obi de Kyoto peut coûter plus
de 35 000 F.
Langue et écriture
La langue japonaise est
une langue isolée qui ne présente une lointaine affinité qu'avec le coréen, et, contrairement à
l'opinion de
beaucoup
d'Européens, n'a aucune parenté avec le chinois. Des affixes confèrent à une racine
invariable des fonctions diverses, telles que verbe, adjectif, adverbe ou substantif.
Le Japon connaît trois
systèmes d'écriture : kanji,
hiragana et
katakana. Les signes
pictographiques kanji furent importés de Chine, au VIe siècle. Chaque signe correspond à une notion : il peut, par exemple, signifier «
montagne ». Les Japonais utilisent les symboles chinois
selon leur sens, mais sans respecter la prononciation chinoise. Ainsi, le signe
« montagne » se prononce sien en chinois, mais yama en japonais.
Si les signes kanji ont
pu représenter sans difficulté les racines des mots et les notions, il a fallu, pour écrire les
affixes, se
servir de symboles
chinois en respectant, cette fois, leur son mais non leur sens. Au XIIe siècle, se développèrent, à partir
de l'utilisation modifiée de ces symboles chinois,
deux systèmes syllabiques, hiragana et katakana, qui figurent tous les sons du japonais en 47 signes.
Le japonais se calligraphie de
haut en bas et de droite à gauche. Dans les
livres de sciences naturelles ou comportant des représentations schématiques, on écrit souvent horizontalement, de
gauche à droite.
Manger et boire
La cuisine japonaise
traditionnelle n'a rien de commun avec la cuisine chinoise ou ses variantes sud-asiatiques,
et ressemble plutôt à la
gastronomie polynésienne. Les Japonais ne mangent du bceuf que depuis l'ère du Meiji et du porc depuis moins
longtemps encore. Ils ignoraient l'élevage et l'éducation bouddhiste dissuade plutôt de consommer la chair animale. Encore aujourd'hui, le boeuf constitue une
alternative onéreuse aux fruits de mer.
Le repas se compose généralement d'un plat
principal (shushoku),
fait de
gohan (riz cuit), et de plat
d'accompagnement (okazu) : viandes,
poissons et
légumes, destinés à rendre savoureux le riz non assaisonné. Ceux-ci ne doivent jamais
rassasier, mais ouvrir l'appétit. Un kaisekt (repas traditionnel, très formaliste), servi dans
un ryotei,
(restaurant de premier rang,
décoré à la manière d'une maison de thé) illustre le plus fidèlement la composition d'un repas classique. Si
l'on vous invite à telle fête, ne
commettez pas l'erreur, commune aux Européens, de vous jeter sur les nombreux petits plats
d'accompagnement en pensant qu'il
s'agit de hors-d'oeuvre. Vous plongeriez votre hôte dans la plus grande stupéfaction et attendriez en vain le plat
de résistance. La bonne manière consiste à prendre une boulette de
riz chaque fois que vous piochez
dans l'un de ces divers plats.
En principe, on sert,
les plats d'accompagnement sans riz, aussi longtemps qu'on prend de l'alcool.
Cette habitude s'appuie sur la conception traditionnelle que le saké, vin de riz, remplace ce dernier. Dans ce cas, on vous sert un bol de riz, accompagné
de soupe miso qu'à la fin du repas.
Le miso est une pâte de
haricots de soja, salée et fermentée, qui sert de base à toute soupe. Il en
existe autant que de fromages en France. Le repas le plus frugal consiste en riz et en
soupe de miso, tout comme le petit déjeuner traditionnel.
La présentation est toujours
très raffinée. Une feuille d'érable posée sur une truite grillée est une allusion discrète à
la saison.
Plats traditionnels
Sashimi : tranches
de poisson cru trempées dans une sauce de soja au wasabi (raifort vert)
râpé.
Sushi : riz
acidulé accommodé de diverses manières. Le nigiri-sushi consiste en tranches de
poisson posées sur des boulettes qu'on trempe dans la sauce de soja. Dans le maki-sushi, des algues séchées enveloppent le riz et les légumes. Le chirashi-sushi est une salade contenant divers
ingrédients hachés. Dans les sushiya, bars à sushi, souvent assez chers, on choisit la variété de poisson
désirée dans une vitrine. On accompagne parfois le sushi de crêpes, de poisson grillé ou mariné, etc.
Tempura : beignets
de poisson et de légumes plongés quelques instants dans une friture d'huile végétale, puis salés,
trempés dans une sauce de soja, de
saké ou de bouillon de poisson et assaisonnés de radis râpé et de cayenne. Le shojin-age est un tempura de
légumes et de pétales de fleurs.
Sukiyaki : une sorte
de fondue inventée à l'ère Meiji. On trempe dans une poêle de minces tranches d'aloyau dans la sauce bouillante de saké,
de soja et de sucre puis dans l'oeuf battu. Divers accompagnements sont proposés dans un grand plat: tofu (sorte de fromage blanc
de soja), fu
(extrait
de farine de blé cuit), konnyaku (lamelles
de tapioca), champignons, lamelles d'oignon
vert, feuilles de chrysanthème...
Nabemono : variante
du sukiyaki. On trempe les ingrédients dans un bouillon non assaisonné puis dans une sauce épicée. Il en existe de nombreuses variétés
- Mizutaki : morceaux
de blancs de poulet et de légumes, plongés dans un bouillon de poule. Sauce composée de bouillon de poule, de soja et d'yuzu (agrume très parfumé).
- Shabu-shabu : fines tranches d'aloyau accompagnées de légumes, dans un bouillon de
poule. Sauce au soja, au gingembre râpé ou à la pâte de sésame et de cayenne.
- Chiri : fruits
de mer frais dans un bouillon de kobu, varech séché. Sauce au soja, au bouillon de kobu et au
cayenne.
- Le tet-chiri au fugu
(diodon) fait le régal des
Japonais. Les abats et le sang du fugu sont
si venimeux que, s'ils sont mal préparés, ils peuvent tuer un lutteur de sumo en trois minutes. Seul un cuisinier détenant une licence spéciale peut le préparer. La
saison du fugu s'étend de novembre à
mars.
Yakitori : brochettes
de poulet. Les abats, la peau, le bout des ailes et la viande sont grillés sur
le charbon de bois, après avoir reçu diverses
épices. On les mange à de petits comptoirs, les yakitoriya (on choisit ses
brochettes dans des vitrines).
Udon : nouilles
japonaises à la farine de blé servies dans un bouillon de poisson clair,
accompagnées de légumes et parfois de tempura au crabe.
On prépare de la même
façon le soba
: nouilles foncées au
sarrasin.
Les Japonais mangent à
l'aide de deux baguettes. Contrairement aux baguettes chinoises, elles sont finement
taillées dans l'ivoire, le bois ou le bambou, décorées à la laque et mesurent 20 cm
de long.
Dans les restaurants, on
se sert de wari-bashi,
baguettes
à jeter, constituées
d'un morceau de bois à demi fendu, que l'on sépare avant de s'en servir.
On tient les baguettes de
la main droite et le bol de riz de la main gauche (même les gauchers tiennent
les baguettes de la main droite. Question d'éducation !)
On boit la soupe dans un
bol, en poussant les éléments consistants avec les baguettes. Recommandation importante, ne
jamais prendre les assiettes plates à la main.
Les boissons
Ryokucha : thé vert (de feuilles
séchées et non fermentées), léger et sucré qui accompagne tous les repas.
Saké : l'alcool traditionnel,
obtenu par fermentation d'un mélange de levure, de riz et d'eau, qui titre environ 16°. Il
ne se conserve pas plus
d'un an et demi. Au printemps, le saké frais s'appelle shinshu. La qualité de l'eau fait du rada (kôbe) et du fushumi (Kyôto) les
meilleures variétés. Les « sakés de pays » (gizake) réservent parfois d'excellentes surprises.
Shochu : alcool de patate douce
titrant 25°, bon marché et âpre, à ne pas confondre avec le kuma-shochu de Kumamoto, une eau-de-vie coûteuse, faite avec les meilleurs sakés du pays.
Elle titre 45°, mais ne se boit que diluée.
Bière : le Japon possède la
troisième brasserie du monde, après la RFA et les Etats-Unis. Kirin produit 27,3 millions d'hl par an d'une bière de qualité. Autres
bonnes marques : Sapporo
et Asahi.
Vin : la culture de la vigne
est récente, et 70 % de la production vient de la préfecture de Yamanashi. Un bon cru coûte autant qu'un bordeaux, taxé à l'importation.
___________ Les sports
Whisky : très apprécié au
Japon, il accompagne les repas mélangé à de l'eau glacée. Suntory peut soutenir la concurrence avec un scotch, Nikka et Tory's sont de moins bonne qualité.
Le code de politesse
interdisant autant de se servir soi-même que de laisser quelqu'un devant un verre vide, on ne cesse de se servir mutuellement à boire.
Les sports
Les Japonais
s'intéressent à plus de sports que n'importe quel autre peuple : football, européen ou
américain, rugby, basket, volley, handball, hockey, ski, tennis... Le sport d'équipe favori est, sans
conteste, le base-ball. Ce sport d'origine
américaine, assez négligé en Europe, déchaîne
l'enthousiasme des Japonais. Très populaire, le golf fournit le sujet de conversation le plus courant. On
trouve des terrains de golf dans toutes les régions touristiques du
Japon. Sur des terrains d'entraînement
situés à proximité des gares de toutes les villes de province, les amateurs font un trou en
attendant le train.
On ne néglige pas pour
autant les sports traditionnels comme le judo ou le karaté. A côté de ces disciplines connues, beaucoup d'écoliers et d'étudiants
pratiquent, pour cultiver l'autodiscipline, le kendo, combat au sabre, soumis à un rituel très raffiné par la
caste des
samouraïs, et t'aikido. Ce dernier - contrairement au judo - donne une grande
importance à la connaissance des points faibles du corps humain. Au besoin,
l'aikido sert de moyen de défense.
Pour les étrangers, le
sport le plus original et le plus photogénique est la lutte sumi. Les différentes écoles du sumô recrutent les rikishi (lutteurs) dès l'âge de
12 ans. La formation dure assez longtemps. Un lutteur doit mesurer au moins 1,80
m et peser plus de 100 kg. Il porte la natte et un kimono. Dédié aux dieux du
shintô, le sumô s'accompagne de
diverses cérémonies rituelles. L'issue d'un combat entre deux lutteurs à
demi nus, portant une large ceinture de soie, le mawashi, se décide souvent en un éclair : il faut faire
tomber l'adversaire, ou le repousser hors de l'arène, dont le diamètre
est de 4,6 m.
Les fêtes
Les grandes fêtes propres
à des régions ou à des villes données sont commentées dans leurs chapitres respectifs. Nous donnons ci-dessous la liste des fêtes nationales les plus
importantes. Elles ne sont pas toujours
chômées.
Nouvel An, 1-3 janvier.
Fête légale. Les maisons sont décorées de branches de pin et de cordes sacrées en paille,
pour accueillir les bons kamis. Les femmes revêtent leur plus beau kimono. Les enfants
reçoivent desr otoshidama (jolies
pochettes contenant de l'argent de poche)
de tous leurs parents et voisins. Repas de fête avec saké et mochi (gâteau de riz). Le Nouvel An se fête en famille.
Hinamatsuri, 3 mars. Les fillettes disposent
dans toute la maison de magnifiques poupées
en costume folklorique (hina).
Jour des enfants, 5 mai.
Fête légale. La famille suspend à une longue tige de bambou des carpes géantes en tissu pour les
enfants. On sert un gâteau appelé chimaki.
Tanabata, 7 juillet. Fête des étoiles. Les
enfants décorent une branche de bambou de
découpages en papier.
Ohon (fête commémorative
des ancêtres), 11-19 août. Des danses folkloriques sont organisées dans de nombreux
sanctuaires.
Shichi-Go-San (fête
sept-cinq-trois), 15 novembre. Les parents accompagnent les filles de 3 et 7 ans et les garçons de 3
et 5 ans, habillés de leurs plus beaux atours, au sanctuaire. On y remercie les dieux d'avoir aidé les enfants
à passer des années considérées comme cruciales.
Noël, 25 décembre. Les
jeunes Japonais ont transformé cette fête chrétienne en jour de sortie et d'échange de
cadeaux.
Omisoka (fin de l'année),
31 décembre. Grand nettoyage dans toutes les maisons. Vers minuit, la cloche sonne 108 fois
dans tous les temples
du Japon.
Achats et souvenirs
Des babioles exotiques
aux gadgets ultramodernes, l'offre est surabondante mais pas très
bon marché.
Pour acquérir soieries,
porcelaine, laques, poupées, peintures, il faut que les collectionneurs y mettent le prix, car
dans un pays aussi industrialisé
que le Japon, l'artisanat d'art est menacé. Le corail et les émaux coûtent deux fois moins cher à
Hong-Kong ; il est vrai qu'il leur manque la signature de grands
artistes.
Dans les innombrables
cubes de béton noyés dans la publicité d'Akihabara, le seul quartier qui autorise le marchandage, on
trouve les
produits de qualité de la haute technologie nippone : appareils
photographiques, caméras vidéo,
lecteurs de disques compacts, ordinateurs
domestiques à impression laser, montres à quartz ou synthétiseurs. Toutefois, malgré la détaxe octroyée par des
magasins de discount comme Yodobashi
Camera sur présentation du passeport, les prix restent supérieurs à ceux d'Europe occidentale. Là aussi, Hong-Kong se révèle imbattable. Vérifiez le
voltage des appareils électriques et
exigez un bon de garantie internationale.
Explorez en détail un
grand magasin comme Mitsuhoshi,
Tokashimaya ou Seibu. Au rez-de-chaussée, une
sélection de produits constitue sa carte de visite. A l'épicerie du sous-sol, Maxim's, Tour d'Argent, Fauchon ou Lenôtre profitent de
l'engouement pour la gastronomie française et du cours du yen pour faire des
affaires d'or. Dior ou Saint-Laurent
concurrencent Kenzo et
Issey Miyake aux
rayons de vêtements pour dames du deuxième
étage.
Au rayon des kimonos,
les différents accessoires de ce costume traditionnel ravissent les yeux des touristes. Une ceinture obi de Kyôto remplit la même
fonction sociale que le vison en Europe.
Au dernier étage, des
expositions d'art de premier ordre voisinent avec un restaurant de spécialités
internationales à prix raisonnables. Sur le toit, une terrasse réserve une aire
de jeux aux enfants, avec un petit zoo.
'Yokoso Tôkyô e
AVEC 25 autres villes, 7 agglomérations moyennes, 8
villages, des montagnes dépassant 2 000 m et plus de 100 îles, Tôkyô constitue la province du même nom (7ôkyô-to) qui compte près de 13 millions d'habitants. La ville proprement dite, formée de 23 arrondissements, n'avait, au
début de 1988, que 8 205
865 habitants, autant que New York et
à peine plus que Londres. La province a une superficie de 2 145 km2, la ville de 557 à peine (Paris intra-muros s'étend
sur 105,39 km2).
Au coeur même de
l'agglomération, des quartiers entiers vivent encore au rythme de la vie villageoise. Les aspects de cette vie rustique vous frappent dès votre arrivée à Shin-Tôkyô, Kokusai Kuko, le « nouvel aéroport
international de Tôkyô », en bref Narita Kuko, construit au milieu des rizières à Narita (66 km du centre).
Avec 300 mouvements
d'appareils journaliers et 17 millions de passagers internationaux par an, il
constitue la principale « porte du ciel » japonaise.
Le trajet entre Narita et
Tôkyô représente une excellente initiation au développement du Japon : les
fermes isolées, entourées de champs
et de bois, cèdent peu à peu la place aux cités d'habitation qui deviennent de plus en plus denses avant de se perdre dans l'océan infini des immeubles de
'lokyô. On vous prépare ainsi, progressivement, à la cohue des voitures
et à la foule.
Autrefois, To-kyô était
une ville plate, la crainte des tremblements de terre empêchant toute construction
dépassant 2 ou 3 étages. Mais depuis 20 ans la physionomie de la capitale s'est radicalement transformée.
Dans le quartier de Shinjuku, une douzaine
de gratte-ciel rivalise de hauteur. Pour rentabiliser au maximum l'espace, restreint et ultra-cher, on
exploite intensément le sous-sol. A
proximité des gares se sont ouvertes des rues commerçantes souterraines, qui regorgent de magasins et de restaurants.
Les sous-sols des immeubles de bureau deviennent des lieux de promenade avec restaurants, librairies, salon de coiffure et cafés. Tôkyô abrite ainsi toute une
ville sous la ville, sans compter 212 km de métro et de multiples couloirs qui permettent, les jours de pluie, de traverser
d'importantes parties du
centre-ville.
La ville actuelle s'est
développée tumultueusement, en dehors de toute planification. Depuis les années soixante-dix, on s'attache à améliorer progressivement son image en
commençant par le " centre. Pour
rénover leur capitale, les Tokyotes font, preuve d'une absence totale de sentiment. Des rues entières
disparaissent sous les pioches des
démolisseurs. On reconstruit les bâtiments présentant un certain intérêt historique plusieurs centaines de kilomètres plus loin, à Meiji Mura (mura veut dire village) près de
Nagoya. Une véritable ville d'époque Meiji y est ainsi sortie de terre
au cours des années, tandis que Tokyo devint de plus en plus neuve et de plus en plus moderne : une véritable capitale du miracle économique.
Tôkyô n'est devenue capitale officielle qu'en 1868, mais elle est le
siège du pouvoir depuis 1603, lorsque la dynastie Tokugawa y installa son gouvernement. L'ancien nom de Tbkkyô, Edo veut dire embouchure. Le terme apparut au XIe siècle, dans le nom du chevalier Edo Shigetsugu de Chichibu, qui s'établit au bord de 'actuelle baie.
Mais Eda n'acquit de
véritable importance
qu'au XVe siècle, lorsque le chevalier-poète Ota Dokan y éleva un puissant château fort. On considère
la date d'achèvement de cet Edo-jo (château d' Edo), le 8
avril 1457,
comme la naissance officielle de Tôkyô. La ville prit son nom actuel - qui signifie capitale
orientale - le 13
septembre 1868, lorsque le dernier shogun capitula devant les forces impériales.
En mars 1869, l'empereur Meiji Tenno fit son entrée solennelle dans l'ancien château
rebaptisé Kkyo (palais impérial), scellant
ainsi le transfert
de la capitale de Kyoto à Tôkyô.
Que voir a Tokyo ?
Les pages qui suivent se
proposent d'établir un premier
contact avec la ville et d'en présenter brièvement les principaux aspects. Vous trouverez ensuite les informations pratiques dans les chapitres Visitons Tôkyo
et 7`Fkyô de A à Z.
Lieux historiques
Du fait des tremblements
de terre, des
incendies, des bombardements et de l'usage du bois en architecture, Tôkyô compte peu
d'immeubles anciens.
Le palais impérial ne
fait pas exception : à part quelques
portes et tours, tous les bâtiments de l'ancien château d'Edo, achevé en 1636 après 30 ans de travaux,
ont été à plusieurs reprises la proie des flammes. Le premier incendie eut lieu dès 1657. Il dura deux jours, détruisit presque totalement la ville et coûta la vie à 107 000 personnes. Il ne reste que les imposantes fortifications aux gigantesques pierres taillées et un vaste réseau de fossés.
A l'exception de Toshogu, il ne reste pratiquement pas non plus de sanctuaires anciens à Tôkyô.
Les temples bouddhiques qui gardent des bâtiments
historiques se trouvent souvent
en dehors de l'ancien centre de la ville. Le plus célèbre
et sans doute Sengakuji, lieu de
commémoration des 47 ronis, dont le suicide collectif inspira de nombreuses
pièces de kabuki et plusieurs films, notamment à Kinugasa et à Mizoguchi.
Galeries et musées
Tôkyô consacre plus de
cent musées à l'art japonais 'et
occidental, aux
traditions et aux sciences contemporaines. Comme vous n'aurez jamais le temps de les
visiter tous, nous
vous conseillons le parc d' Ueno où se trouve la plus grande concentration de musées : Musée national, musée des Sciences, d'Art
occidental, de la Vie quotidienne, etc.
A ceux que rebutent les
immenses salles
des musées nationaux, nous recommandons les nombreux et très beaux musées privés. Ils portent généralement
le nom de leur fondateur et se
consacrent à un sujet donné.
Dispersés dans toute la
ville, ils sont
fréquemment logés dans les étages supérieurs des immeubles de bureaux.
Les grands magasins japonais se font une spécialité d'expositions d'art, souvent gratuites. Il existe en outre, partout à Tôkyô, mais surtout à Ginza, des galeries
privées, à but lucratif, dont l'accès est également gratuit.
Théâtre, spectacles, concerts et cinéma
Même si vous ne comprenez
pas un
traître mot, ne manquez pas d'assister à un spectacle de kabuki en matinée, personne ne vous en voudra si vous
ne restez pas jusqu'à la fin de la
représentation, qui peut durer cinq heures ! Tous les rôles, même
féminins, sont joués par des hommes aux voies faussées, aux visages richement maquillés, accompagnés d'une musique aux sonorités étranges. Les
Japonais se déplacent surtout pour admirer les grands . acteurs, qui se transmettent leur nom de génération en génération. Il existe ainsi douze Danjuro Ichikawa.
Plus austère, le théâtre nô est un enchaînement de danses
religieuses que seuls peuvent apprécier les initiés. Les acteurs portent des masques et de somptueux
costumes.
Tôkyô offre
d'inépuisables ressources musicales, avec douze orchestres
symphoniques, d'innombrables ensembles et solistes et une foule d'interprètes étrangers. Un billet de concert coûte environ 70 F mais dix fois plus lorsque se produit une célébrité mondiale.
On peut aller au cinéma sans problème, la plupart des films étrangers étant donnés en version originale sous-titrée. Les réactions du public japonais ne manquent pas d'intérêt.
Pour coi naître les
programmes des spectacles, leurs
horaires et le prix des billets, consultez
l'hebdomadaire de langue anglaise Tour
Companion ou adressez-vous au Tourist Information Center (tél. 502
14 61).
La vie populaire
Comme tous les Japonais,
les Tokyotes adorent les festivités : on peut compter, pratiquement sur une grande fête populaire par semaine sans compter les réjouissances locales comme l'Awa O1dori Matsuri, qui dure trois jours et mobilise 3 000 danseurs et 500 000 spectateurs pendant la dernière semaine d'août (Koenji Awa Odori, entre la gare de Koenji et le métro Shin-Koenji).
Traditionnels ou
d'origine occidentale, les sports revêtent une importance égale. Pour les grands tournois de
base-ball ou de sumo, reportez-vous à la rubrique • vie quotidienne », dans Tbkyô de A à Z. Pour assister gratuitement à l'entraînement des judokas, allez au
Kodokan.
Combinez les flâneries et
les achats le dimanche et les jours fériés : de 13 à 19 heures, les
artères principales sont réservées aux
piétons et tous les magasins restent ouverts.
Les paysages urbains
Il n'existe aucune discontinuité entre les 23 arrondissements de T5kyô (en japonais ku) et les villes voisines de la province. Au sudouest, le fleuve Tamagawa marque la frontière avec la province de Kanagawa et sa mégalopole de Yokohama-Kawasaki (4,2 millions d'habitants),
au sud la capitale est limitée par la nF, à l'est par le fleuve Edo et au nord par la province de Saitama. La ligne de chemin de fer urbaine de Yamanote, longue de 34,5 km, ceint le cceur de la ville qui
touche le fleuve Sumida et la baie au sud-est. Sous le terme générique de Yamanote (« ville haute », en fait : « la main des montagnes ») on désigne les quartiers résidentiels
de l'ancienne Edo, où demeuraient le daïmio et
la noblesse (samouraïs) alors que les artisans (shokunin)
et les commerçants (shonin) vivaient dans la ville basse (shitamacht).
Nihonbashi, Ginza,
Tsukiji 100 000 personnes à peine vivent sur les 10 km2 de Nihonbashi, voué à la finance autour de la Banque du Japon et de la bourse de Tokyo. Il reste de grands magasins comme Mitsukoshi ou Takashimaya, mais l'activité commerciale s'est déplacée au sud-ouest, à Ginza (« pièce d'argent ») où les magasins restent ouverts le dimanche et
attirent les foules.
Vers 22 heures, l'activité se déplace vers les boîtes, les bars et les restaurants du sud de
Ginza et du quartier voisin de Sinbashi dont les élégantes hôtesses
et les geishas sont inaccessibles aux Japonais moyens. Au sud-est on accède à Tsukiji, l'ancien quartier
des étrangers, célèbre pour son
marché aux poissons matinal et ses restaurants gastronomiques, ainsi
qu'à l'embouchure du Sumida et au champ de foire du quai Harumi, à l'entrée du port.
Chiyoda-ku :cet
arrondissement regroupe les institutions politiques palais impérial, gouvernement, parlement et cour suprême, ainsi que des musées, des universités, le Théâtre
national, les grands quotidiens, les éditeurs, le quartier des libraires (Kanda) et des services publics
(gare et poste centrales, compagnie de téléphone et de télégraphe intérieurs NTT). L'industrie, le commerce, la banque et les syndicats ont leur siège à Marunouchi et à Otemachi, les hôtels les plus
luxueux se groupent autour du palais
impérial. En y ajoutant le parc de
Hibiya, le stade de Budokan et le
sanctuaire de Yasukuni, on peut dire
que Chiyoda regroupe les forces
vives du Japon.
Akasaka, Roppongi, Aoyama et Harajuku : ces
arrondissements montrent la face moderne et élégante de Tôkyô. Le « jet set » international s'y amuse et y habite parfois (ainsi qu'à Azabu, la Mecque des diplomates et dans les quartiers ouest, de Meguro à Setagaya). La tradition se maintient au cimetière d'Aoyama et
dans les ryotei d'Akasaka.
Yoyogi : des
parcs, le sanctuaire du Meiji et le
stade nautique olympique donnent leur
caractère au quartier, où se trouvent
également la station de radio NHK et le séminaire de Yoyogi qui prépare aux concours d'admission dans les grandes écoles.
Shibuya, Shirjuku, Ikebukuro autour des gares de transit entre lignes de banlieue et celle de Yamanote,
se sont développés d'énormes quartiers de commerce et de loisirs populaires, où les compagnies ferroviaires, souvent privées, ont ouvert de
grands magasins à l'usage des provinciaux.
Shibuya est devenu un quartier de la
jeunesse et de la mode. Derrière la
magasin Tokyu se trouve le centre
culturel de Tokyu Bunka.
Akihabara, Ueno et
Asakusa : un grand marché 'd'appareils électriques bon marché se tient autour de la gare d'Akihabara, à l'est des voies, plus au nord, entre les gares d'Okachimachi et d'Ueno, celui d'Ameyoko-cho brade
l'alimentation, l'habillement et l'équipement sportif.
Ville dans la ville, Ueno
est au terminus des lignes
ferroviaires du nord et du nord-est. A l'ouest de la gare, le parc d'Ueno regroupe les grands
musées et la salle de concerts de Bunka Kaikan, à proximité du sanctuaire
de Toshugo.
D'Ueno au Sumida, s'étend, à l'est, le quartier de distractions populaires d'Asakusa, avec le temple du même nom.
Korakuen possède un
gigantesque complexe
sportif, dominé par le dôme de Tokyo, à côté d'un champ de foire ouvert toute l'année
et d'un merveilleux
parc paysager.
Le tourisme à Tôkyô
Pour vous faire une
première idée de
Tôkyô et de ses habitants, effectuez un
circuit complet de la
ligne ferroviaire de Yamanote. Il ne vous en coûtera que 180 yens
(1988) pour parcourir
34,5 km (et 29 gares) en 62 minutes.
Si votre hôtel se trouve
loin d'une gare,
allez à celle de JR Yurakuchoeki, plus pratiqué que la gare centrale, à proximité de Ginza
et du Tourist
Information Center.
Les trains à rayure verte
de Yamanote
circulent sur les deux uniques quais de cette gare dans le sens des aiguilles d'une montre
ou inversement. Faites le voyage deux fois : à une
fenêtre intérieure, puis extérieure.
Les tours de ville en autocar sont plus confortables, mais
plus onéreux et moins
intéressants car ils ne desservent que les hauts lieux touristiques. Hato
Bus et Gray Line offrent des programmes
variés, avec des
guides anglophones, et viennent chercher
les touristes à l'hôtel, qui assure les
réservations. Spécial Tours d'Hato Bus organise des excursions à thème selon les jours de la semaine : antiquités, visite d'usine,
l'art du bonsai ou du kimono. Pour
avoir une vue panorami que, montez à la Tôkyô tower ou sur l'un des nombreux gratte-ciel de Shinjuki, qui rivalisent
pour vous offrir
une vue gratuite sur le mont Fuji.
Des « visites à domicile
» vous permettront de connaître
la vie familiale
des Japonais à l'aide de guides parlant l'anglais et même le français. Adressez-vous au Tourist
Information
center.
Tôkyô la nuit
Paris, Londres ou New
York ne peuvent
pas concurrencer Tôkyô,qui compte 30 000 bars, cabarets, boîtes et autres lieux de
plaisir, où travaillent 200
000 personnes,
dont 150 000 hôtesses,
quelques centaines d'» hôtes »,
l'équivalent masculin pour dames esseulées,
et d'innombrables gay boys, prostitués homosexuels.
Aux nombreux cabarets de striptease (nudo gekijo) et salons de massage, appelés soaplands, s'ajoute une partie des 20 000 cafés de Tôkyô,
qui attire la clientèle même en pleine
journée avec des serveuses aux seins
nus... voire en costume d'Eve.
Au prix (assez élevé)
d'un café, certains mettent un petit cabinet meublé d'un divan à la disposition des couples qui ne
peuvent pas se payer un hôtel de
rendez-vous (love hotels).
La sécurité et des prix
sans surprise
constituent l'un des agréments de la vie nocturne de Tôkyô.
Soucieux d'attirer une
clientèle d'habitués plutôt que
des visiteurs occasionnels, les cabarets
s'efforcent de vous donner
satisfaction en vous assurant un service honnête.
Méfiez-vous seulement des
rabatteurs et des établissements
qu'ils recommandent.
Visitons Tokyo
Autour du palais impérial
Vues du chemin de fer,
les grandes
villes ne montrent pas souvent leur visage le plus séduisant et Tôkyô ne fait pas
exception à la règle. Pour effacer le désarroi qu'on ressent devant la profusion d'immeubles imbriqués les uns
dans les autres et l'interminable
alignement de maisonnettes étroitement serrées,
complétez votre voyage sur la Yamanote-sen
(sen veut dire ligne) par un tour dans l'un des nombreux parcs qui entourent le palais impérial. Situé au coeur de Tokyo, ce quartier
vous séduira par sa beauté. Quittez le
train à la gare centrale (Tôkyô-eki),
côté Marunouchi. Vous trouverez les
trois sorties (nord, sud et centrale) en descendant des quais 5 et 6 de la ligne de Yamanote (en fonction de la direction dont vous arrivez) comme si vous vouliez rejoindre le
quai 1 (dans la direction opposée,
des quais numérotés jusqu'à 19, on accède au côté Yaesu, point de vente des billets pour les grands rapides de
Shinkansen, Hikari et Kodama).
De la gare, une très
large avenue mène
directement au palais impérial. Allez-y de préférence à pied, pour atteindre l'énorme esplanade située à l'est du palais, appelée le jardin extérieur de la cour (KokyoGaien).
Avancez jusqu'au fossé
plein d'eau des anciennes fortifications
pour découvrir, de l'autre côté, une
tour d'angle à deux étages qui porte
le nom compliqué de Sakurada Niju-yagura (ou Tatsumiyagura). A vous de décider, maintenant, si vous
préférez contourner le palais par la droite
ou par la gauche. Tout droit, vous
n'irez pas plus loin que la porte de Kikyomon (ou Hanebashi-7nan), gardée
par la police, et que franchissent
uniquement les visiteurs munis d'un laissez-passer. En longeant le fossé du château par la droite, vous
atteindrez la porte monumentale d'Otemon
(ouverte au public de 9 à
16 heures, accès jusqu'à 15 heures, sauf les lundi, vendredi et certains
jours fériés). Elle donne accès au jardin est du palais impérial, où s'élevait
autrefois le château d'Edo. Vous trouverez sans peine, sur les hauteurs de ce magnifique jardin, les fondations de l'ancien donjon (Tenshukaku), le plus haut édifice du
Japon lors de son achèvement, en 1607. Lors
du grand incendie de 1657, cette
construction en bois de cinq étages
brûla jusqu'à son soubassement de pierre. Profitez de la vue panoramique sur Tôkyô, qui paraît d'ici, bien
paisible. Plus au nord, se trouvent
l'immeuble en béton, flanqué de deux
tours rondes, du journal Mainichi
Shimbun, le musée national d'Art moderne et, dans
le parc de Kitanomaru, la salle de lutte de Budokan.
Le parc de Kitanomaru et le sanctuaire de Yasukuni
En sortant du jardin extérieur soit par la porte de Hirakawa, en face du Mainichi Shimbun, soit par celle de Kikyo (Kita Kikyo-mon ou Kita Hanebashi-mon) située plus au nord, une passerelle piétonnière vous conduira
directement dans le parc de Kitanomaru.
Autour du musée des Sciences et
de la technologie, de nombreuses pelouses et un petit lac offrent des plaisirs plus populaires. Du petit bois situé sur une éminence on
jouit d'une belle vue sur le fossé nord-ouest,
Chidorigafuchi et les bateaux de location sur la rive opposée.
Si le cœur vous en dit,
continuez votre
périple vers le nord, pour accéder, par le Budokan et la porte de Tayasu, à la vaste
avenue Yasukuni-dori.
Arrivé là, tournez à gauche (en direction de l'ouest) ; après une marche de 400 m, vous arrivez au sanctuaire de Yasukuni Jinja, bois
sacré des nationalistes et des
militaristes, situé sur le côté nord
de l'avenue.
En retournant sur vos
pas pendant une
centaine de mètres, vous tombez sur l'Uchibori-dori, ou rue du fossé intérieur, qui coupe l'avenue Yasukuni-dori et se dirige vers le sud. Elle longe les douves du palais, du Chidorigafuchi au Sakurada-bori, en passant par le Hanzomon-boni. Cela vous permettra de constater l'ampleur des anciennes fortifications,
dont faisait partie un deuxième ouvrage de
défense, le fossé extérieur,
Sotobori, rappelé lui aussi par une rue du même nom : Sotobori-dori.
rent dans le palais impérial par la porte
d'Inui, pour empêcher le Tenno de lancer
son premier appel radiophonique
demandant au peuple japonais de déposer les armes. La révolte échoua et le message de l'empereur, enregistré sur disque la veille, fut diffusé. Affecté par la suite à la garde du palais, le quartier général sert aujourd'hui de musée des Arts appliqués.
Si vous avez dédaigné le
sanctuaire de Yasukuni,
retournez à l'entrée du parc de Kitanomaru,
face à la porte de Kita Kityo-mon, et
tournez à droite. La route serpente
vers l'ouest, jusqu'à la rue du fossé intérieur, déjà nommée, en dépassant une autre porte, Inuimon, une voie d'accès à l'autoroute urbaine, puis un bâtiment de brique rouge de l'ère Meiji. Construit en 1910, ce dernier servit, jusqu'à la fin de la guerre, de quartier général à la division Konoe. Peu avant la capitulation du Japon, le 15 août 1945, il fut le théâtre d'une révolte d'officiers. Après l'assassinat de leur commandant de division, les mutins pénétrérent dans le palais impérial
par la porte d'Inui, pour empêcher le Tenno
de lancer son premier appel radiophonique
demandant au peuple japonais de déposer les armes. La révolte échoua et le message de l'empereur, enregistré sur disque la veille, fut diffusé. Affecté par la suite à la garde du palais, le quartier général sert aujourd'hui de musée des Arts appliqués.
Le long du fossé en direction du sud
Mais retournons sur le
chemin d'Uchibori-dori
et prenons à gauche, pour contourner le palais par le sud, toujours le long du fossé. A cet endroit, nous
rejoignons les touristes qui ont fait l'excursion au sanctuaire de Yasukuni. De l'autre
côté de la rue, l'ambassade
britannique occupe un emplacement idéal
pour admirer le palais impérial. Puis apparaît le Théâtre national, puis l'énorme palais
de justice du Tribunal impérial. Le paysage vallonné environnant s'appelle Miyake-zaka.
Les fortifications
prennent l'aspect
d'une riche oasis de verdure. Le fossé se transforme en lac et la route amorce une
descente. De l'autre
côté de la rue, on aperçoit successivement les bâtiments du Parlement, quelques ministères du quartier gouvernemental de Kasumigaseki, puis l'immeuble de la préfecture de police, dont les 18 étages sont
surmontés d'une impressionnante antenne de
radio.
A gauche de ce bâtiment
s'ouvre une
autre porte du palais impérial, le monumental Sakurada-mon. Après l'avoir franchie, longez le fossé sur la gauche, pour vous retrouver sur l'esplanade occidentale du palais, avec
les tours de Marunouchi et de Yurakucho à l'arrière-plan.
En avançant jusqu'à
l'angle suivant
du fossé, vous tomberez infailliblement sur dies groupes de touristes japonais posant pour la
photographie souvenir devant le
célèbre double pont de Niju-bashi
et la tour de Fushimi-yagura qui surplombe la muraille et qui provient, assuret-on de l'ancien château de Fushimi à Kyôto. On peut monter sur le tablier du pont inférieur, mais la porte qui le suit, Sei-mon ou porte
principale, ne s'ouvre au public que deux fois par an, le 2 janvier et
le jour de l'anniversaire de l'empereur,
le 23 décembre.
Pour achever le tour du
palais, il ne
reste qu'à franchir quelques centaines de mètres d'espaces verts, à passer par la porte de Sakashita (servant aux ambassadeurs qui viennent déposer leur lettre de crédit) et à longer une
dernière partie des fossés jusqu'à la
petite porte de Kikyo-mon qui, avec la tour de Sakurada
Niju-yagura, marque le terme de votre circuit dans le Tôkyô impérial.
Ginza
Si votre périple vous a fatigué, il est l'heure de prendre un taxi, soit pour retourner à l'hôtel (pour vous faire comprendre par le chauffeur, montrez-lui simplement la petite carte d'orientation que les hôtels mettent à la disposition de leurs clients), soit pour prendre un café ou faire du lèche-vitrine à Ginza. Dites Ginza-yonchome et le chauffeur vous laissera au coeur du plus célèbre quartier de commerces et de loisirs du Japon, modèle des innombrables « Ginza » des villes de province. .
Pour le reste, fiez-vous
à votre fantaisie,
à votre imagination et au hasard. Simplement, ne manquez pas d'aller flâner dans
un grand magasin,
de préférence Matsuya (demandez Ginza Matsuya Depato depato est la forme simplifiée de l'américain départment store). Pour visiter
les plus célèbres et les plus anciens
des grands magasins, prenez à la station de Ginza la ligne de métro du
même nom, et descendez deux arrêts plus
loin à Nihon-bashi, pour Takashimaya, ou au troisième arrêt,
Mitsukoshi-mae (dito) pour Mitsukoshi.
Ueno et Asakusa
Ueno et Asakusa devraient
figurer sur
votre programme du lendemain Prenez le train de la ligne de Yama note et descendez à
Ueno. Quittez la
gare par la sortie du parc (koenguchi) ; si vous venez de la gare centrale, elle se trouve devant vous à gauche, le parc
d'Ueno étant situé à l'intérieur de l'enceinte.
Le parc contient la plus
forte concentration
de musées de T kyo, signalés par des panneaux en anglais. Même si les musées vous rebutent, ne
manquez pas de visiter le musée national de Tôkyo, le plus représentatif du Japon. N'allez au zoo d'Ueno que les jours de semaine, car les dimanches et les jours de fête l'affluence est telle que vous n'y
verrez pas d'animaux, mais seulement des
gens en train de les admirer !
En revanche, nous vous
conseillons
de visiter le lac de Shinobazu, au sud du parc. Sa partie septentrionale, accessible du zoo par un téléphérique, fait partie de l'aquarium. Sur la rive ouest, on loue des bateaux. Le lac et le parc sont situés à des hauteurs différentes, connues autrefois sous le nom de t collines d'Ueno ». Aujourd'hui, une série d'escaliers compense les
différences d'altitude.
De vieux temples et sanctuaires, des expositions temporaires de fleurs ou de peintures
d'amateurs,
des petits garçons se livrant aux joies de la pêche, des amoureux se tenant par la main, des
concerts sur l'eau et des
marchands ambulants contribuent à
renouveler les distractions.
Au sud-est du lac et du
parc s'ouvre
la rue Ameya-yokocho et ses commerces populaires. Plus connue sous l'abréviation d'Ameyoko, elle longe la voie du chemin de fer urbain vers le sud. Mais
si, en sortant
du parc, vous ne traversez pas la chaussée, et si vous vous dirigez légèrement
vers le sud, vous tomberez, avec un peu de chance, sur l'arrêt des autobus
rouges à deux
étages qui, toutes les 30 mn,
de 10 à 19 h 30, mènent au temple
d'Asakusa Kannon.
Le voyage dure une
petite demiheure
et vous laisse à proximité de la porte Kaminari-mon, célèbre par son lampion géant. Les dimanches et jours de fêtes
l'autobus part de l'esplanade de
la gare d'Ueno, parce que les rues où il
passe habituellement sont fermées au trafic. Si vous ne trouvez pas l'arrêt, prenez un taxi et demandez Kaminari-mon.
Derrière la porte du
temple s'agglutinent dans un
joyeux désordre 150 échoppes de souvenirs
qui, sous le nom de Nakamise, attirent
l'argent des pèlerins et des touristes. Le vaste temple qui s'ouvre
derrière elles, constitue l'un des pôles d'attraction
les plus populaires de Tôkyô, pour les fidèles comme pour les curieux.
Selon l'heure ou votre
humeur, allez ensuite explorer le
quartier de plaisirs d'Asakusa, à l'ouest du temple, ou, si
vous vous promenez avec des enfants,
faites un tour sur le champ de foire d'Hanayashiki Yu-enchi, au
nord-ouest du temple. Si aucune de ces
propositions ne vous enchante, dirigez
vos pas vers le fleuve Sumida, à l'est, pour prendre, au pont d'Azuma, un bus d'eau (suijobasu)
jusqu'au port de TôkyU.
En été, les bateaux circulent tou tes les demi-heures, en hiver une fois par heure de 9 h 50 à 16 h 45. Ils
vous amènent jusqu'aux appontements
de Takeshiba, d'où vous pourrez
rejoindre à pied la gare de Hamamatsucho, ou jusqu'au merveilleux jardin paysager d'Hama Rikyu, ouvert jusqu'à 16 h 30 (la gare et le métro Shinbashi ne se trouvent qu'à
quelques minutes). Certains bus d'eau vent
jusqu'au musée des bateaux (qui intéresse surtout les
enfants)
installé sur une île artificielle. Terminez la soirée par une balade à Roppongi (autour du métro du même nom) ou à Shibuya (gare et métro).
Sanctuaire du Meiji et Kabuki-chi
Commencez votre
troisième journée par un voyage en métro jusqu'à la station d'Omote Sando, au coin du
boulevard Aoyama-dori, bordé d'élégantes
boutiques, et de la rue Omote Sando,
où deux grandes lanternes de pierre
indiquent la direction du sanctuaire du Meiji. Sur la
voie d'accès au lieu saint, les nombreuses
boutiques, cafés et jeunes gens en
goguette, témoignent de la
coexistence pacifique du sacré et du
profane. Le vaste parc entourant le
sanctuaire du Meiji possède les dimensions d'une véritable forêt.
En cours de route, vous avez sûrement remarqué, sur la gauche, le stade olympique de Kenzo Tange, au toit
incurvé.
Il se trouve dans le parc
de Yoyogi, dans la zone piétonne,
les take-noko (pousses de bambou),
jeunes gens vêtus
d'extravagants costumes punk organisent, les dimanches et fêtes, une véritable
discothèque de plein air.
Si le caeur vous en dit,
revenez par
le train (gare d'Harajuku) ou le métro (Meiji Jingu-mae ou Yoyogi). A angle droit des voies
d'Harajuku, Takeshitadori est la Mecque de la mode des jeunes.
D'Harajuku, deux stations
de chemin
de fer vous permettent de gagner Shinjuku. Sortez vers l'ouest (à gauche dans le sens du train et de
préférence à l'avant - la gare est
très compliquée) pour voir de près
le quartier des gratte-ciel, le Tôkyo
de demain.
En route, vous ne pouvez
pas manquer
toute une série de magasins de photo, hérissés de publicités en japonais, en anglais et même en français. Appareils
photographiques, pellicules, caméras, montres et calculatrices électroniques y sont bradés à
des prix stupéfiants, avec la garantie habituelle dans cette branche.
Le soir, visitez Kabuki-cg le quartier de plaisir,
situé de l'autre côté de la gare de Shinjuku.
Nulle part ailleurs vous
n'avez vu autant de néon, de
cafés et de gens. Il faut le voir pour le
croire. On s'y amuse jusqu'à l'aube - l'heure
de prendre le premier métro pour le marché
aux poissons de Tsukiji (10 mn à
pied du métro Tsukiji).
Tokyo de A a Z
Monuments et sites
Aoyama (cimetière jardin d'), Aoyama Reien, appelé couramment Ayoama Boch, Minami-Ayoama
2, M° Nogizaka ou Gaien-mae. Le premier cimetière public du Japon, inauguré en 1872, sur 27 ha, contient 101 370 tombes dont celles de
nombreux hommes politiques et écrivains
célèbres. Mérite le déplacement à la
floraison des cerisiers, début avril.
Ark Hills, Minato-ku,
Akasaku 1-1213,
M° Akasaka, près du carrefour Tame-ike. Bel ensemble contemporain d'hôtels et de
bureaux, de la salle de concert Suntory, des studios de télévision d'Asahi et d'une esplanade
élevée. Au 23e étage de la tour de
bureau, curieuse exposition de sanitaires du monde entier et vue panoramique.
Asakusa (sanctuaire d'), Asakusa Jinja, nom populaire
Sanja-sama ; Taito-ku,
Asakusa 2-3-1, M° Asakusa. Bâtiment principal du milieu du XVIIe s. fortement restauré. Les quatre jours précédant le troisième dimanche de mai, on y célèbre le Sanja Matsuri, l'un des trois grandes fêtes
religieuses du Japon.
Asakusa Kannon,
Asakusa-no-Kannon-sama, de son vrai nom Sensoji ; Taito-ku, Asakusa 2-3-1 ; M° Asakusa. Le temple boudhiste le plus riche en traditions de
Tôkyô. On s'y presse
pour le Nouvel An, à 1'époqug des rites de Setsubun (3 ou 4 février) et lors de fêtes du temple
(9 et 10 juillet,
17 et 18 décembre). Seuls la porte
de Niten-mon et le clocher de Bentenyama
Shoro datent du XVIIe siècle.
Banque du Japon, Nihon
Ginko, dite
Nichigin ; Chüo-ku, Nihonbashi ; Hongoku-chô 2-2-1 ; M° Mitsukoshi-mae. Construite en 1896 sur le modèle européen.
Bourse, Tôkyô Shoken Torihikijo,
appelée
souvent Tocho ou Kabutocho ; Chuô-ku, Nihonbashi, Kabutochô 1-6 ; M° Kayabacho. L'une des trois grandes bourses de valeur avec New York et Londres, et la première mondiale pour
l'importance des transactions,
fondée en 1878. Visite gratuite du lun.
au ven. de 9 à 11 h et de 13 à 15 h, pour voir l'intense
agitation de 2 000 courtiers brassant les milliards au moyen de gestes et d'ordinateurs dans les 2 000 m2 de la salle I.
Budokan, Nippon Budokan ; Chiyoda-ku, Kitanomaru
Ko-en 2-3 ;
M° Kudan-shita. Ce stade géant, surmonté
d'un globe doré, fut construit pour
présenter les sports traditionnels
du Japon aux Jeux Olympiques de 1964 ; il contient 15 000 places et
sert aujourd'hui à des activités diverses.
Cathédrale Sainte Marie
T5kkyo Katedoraru Sei Maria
Daiseido ; Bunkyo-ku, Sekiguchi 3-16-15
; M° Edogawabashi. Le toit
audacieusement incurvé de cette
église en béton, construite par
Kenzo Tange en 1964, réfléchit les
rayons du soleil et, en perspective aérienne, ressemble à une grande
croix.
Hama Rikyii (jardin
paysager de), Hama
Rikyu-en ; 25 ha ; M° et gare de Shinbashi. Le plus
grand jardin japonais
traditionnel de Tôkkyô (tous les jours sauf lundi, de
9 à 17 h, admissions jusqu'à 16 h 30).
Hibiya (parc d'),
Hibiya Ko-en ; M° Hibiya,
Kasumigaseki ou Uchisaiwaicho. Au
centre de la ville, le premier jardin
dessiné à l'occidentale, en 1903. Vous pouvez y nourrir les pigeons et voir les Japonais faire du sport, flâner, écouter de la musique et manifester.
Gokokuji (temple de), M°
Gokokuji sur
la ligne de Yurakucho. Vastes constructions du XVIC et du XVIIO s.
Ireido (Site commémoratif d'), T - kyô-to
Ireido ; Sumida-ku, Yokoami 2-3 ; gare
de Ryogoku. On y honore les 40 000
personnes victimes du tremblement de
terre du le, septembre 1923 (leurs ossements sont conservés dans les urnes de la pagode) et les 105 000 morts des bombardements aériens de Tôkyô.
Jardins botaniques : les plus importants sont Kokuritsu Shizen Kyoikuen (gare de Meguro) et Koishikawa Shokubutsu-en (M°
Hakusan).
Jardin extérieur de la
cour, Kokyo Gaien
; M° Nijubashi ou M° et
gare de Tôkyo, sortie Marunouchi.
Parc planté de conifères.
Jardin oriental de la
cour, Kokyo Higashi
Gyo-en ; 21 ha ; M° Takebashi
et Otemachi. Du vieux château d'Edo, construit à cet emplacement, il ne reste que quelques portes et tours. Bien entretenu, il déploie toute sa splendeur au début d'avril, lorsque fleurissent les cerisiers (ouvert sauf
lun. et ven. de 9 à 16 h, admission
jusqu'à 15 h seulement).
Jardins du sanctuaire du
Meiji, Meiji Gaien.
Le jardin extérieur(M° Gaienmae) est un immense parc
aux nombreuses
installations sportives. Le jardin intérieur (gare de Harajuku) compte 170 000 arbres provenant de tous les coins du Japon.
Kanda Myojin, en fait
Kanda Jinja ; Chiyoda-ku,
Soto-Kanda 2-16, M° et gare d'Ochanomizu. Ce sanctuaire traditionnel, édifié sur une hauteur, tire
sa renommée de la fête annuelle de
Kanda Matsuri, les 14 et 15 mai.
Kan-eiji,Taito-ku, Ueno,
Sakuragi 114
; gare d'Uguisudani.
Important temple,
jadis, de la secte bouddhiste Tendai.
Des constructions du
XVIIe siècle il ne reste que le
portail principal, une pagode de cinq
étages et la porte du mausolée de la
dynastie des Tokugawa.
Kitanomaru (parc de),
Kitanomaru Koen
; 19 ha ; M° Kudan-shita et Takebashi. Situé
autrefois dans l'enceinte du palais impérial, le parc contient 2 portes restaurées, la salle de Budokan
et deux musées.
Koishikawa Koraku-en (parc paysager de), Bunkyô-ku, Koraku 1-66 ; 7 ha ; M° Korakuen ou gare et M°
Suidobashi ou Iidabashi. Aménagé au
XVIIe s. II reproduit des
sites naturels très connus. Célèbre « pont en demi-lune » (tous les jours sauf lun. de 9 à 17 h, admission
jusqu'à 16 h 30).
Maison d'hôtes du
gouvernement, Geihinkan
Akasaka Rikyu ;
Minatoku, Moto-Akasaka 2-1-1 ; M° et gare de Yotsuya. Construit sur
le modèle de Versailles, en 1909, le bâtiment devait servir de résidence au prince héritier, le futur empereur Taisho (1912-1926), qui ne l'habita jamais. Pas de visites régulières : les horaires sont indiqués dans les quotidiens.
Meiji (sanctuaire du),
Meiji Jingu, Shibuya-kti,
Yoyogi, Kamizono-cho, M° Meij(jingu-mae ou gare d'Harajuku. Sorte de sanctuaire national, dédié à l'empereur
Meiji, et à son épouse Shoken, dont le reliquaire contient des objets usuels (9 à 16 h 30, de novembre à février 16 h). Reconstruits après la
guerre, les bâtiments shintô sont
entourés d'un parc de 72 ha, planté de 170 000 arbres choisis dans
le pays entier. Dans le jardin
intérieur, deux portes monumentales
sont en cyprès vieux de 1 700 ans. Du
31 octobre au 3 novembre, la fête
principale donne lieu à des danses
anciennes au son de la musique de
cour buga ku. Dans la nuit de la Saint-Sylvestre il faut canaliser le flot des visiteurs à l'aide de feux
rouges ! En juin plus de 100 sortes
d'iris y fleurissent,
ainsi que des lis et des nénuphars.
Nezu Jhija (temple de),
M° Nezu sur
la ligne de Chiyoda. Début du XVIIe
S.
Nihonbashi, Chuo-ku, Nihonbashi 1 ; M° Nihonbashi. La version
actuelle
du plus célèbre pont de Tôkyô date de 1911. Un poteau de fer, sur la face nord, marque
l'endroit d'où partaient, depuis 1604, les cinq grandes routes du Japon : Tokaido,
Nakasendo, Koshugaido, Nikkogaido et Oshugaido. Une marque située au milieu
du pont sert encore de nos jours à mesurer
les routes nationales du Japon. Au
sud, une pierre commémorative porte une reproduction du premier pont de bois, édifié en 1603. Le monument est partiellement caché par l'autoroute urbaine.
Palais impérial, Kôkyô ; Chiyoda-ku Chiyoda ; 1 km2 ; M° Nijubashi-mae ou Sakuradamon. Les
fortifications des XVIe et XVIIe siècles cachent des bâtiments modernes. Le palais proprement dit, Kyuden, date
de 1968 et
ne se visite pas. Deux fois par an, le 2 janvier et à l'occasion de l'anniversaire de l'empereur (le 23
décembre), le public est admis à traverser
le double pont de Nijubashi, élevé
en 1888, pour pénétrer dans la Chomei. A travers une vitre de sécurité,
le Tenno et sa famille y saluent le peuple et les touristes. Le service du protocole délivre des autorisations spéciales qui permettent à des groupes de 10 à 200 personnes de visiter certaines parties du palais.
Parlement, Kokkai Gijido ; Chiyodaku, Nagata-cho 1-7 ; M° Kokkaigijido-mae. La chambre haute
(Sangiin) se
trouve au nord et la chambre basse (Shugiin) au sud. Ce double édifice à façade de
granit sous une tour de 65,5 m
date de 1936. Au 3e étage, on peut voir, à
travers une vitre, les marqueteries
en cèdre laqué et doré de la salle du
trône (gokyusho). Le public, étrangers compris, peut
assister aux débats dans les tribunes de la
chambre basse.
Présidence du conseil des
ministres,
Shusho Kantei ;
Chiyodaku, Nagatacho 2-3-1 ; M° Kokkaigijidomae. Bâtiment plat en
briques, construit en 1929 dans
le style occidental, avec des éléments
d'architecture mexicaine. De la rue,
vue sur la cour avec rampe d'accès ; pas
de visite.
Rakarji, Gohyaku Rakanji
; Meguroku, Shimo-Meguro 3-20-11
; au départ de la gare de Meguro,
prendre le
train de la ligne de Mekama jusqu'à la gare de Fudo-mae. Le e temple des 500 disciples de Bouddha • contient encore 305 statues de disciples du Bouddha,
qui remontent au
XVJe siècle.
Rikugi-en, Bunkyô-ku, Hon-Komagone 6-16-3 ; 10 ha ; gare
de Komagone ou M° Sengoku. Parc
paysager dessiné au début du XVIIIe
siècle, d'après des sujets tirés de la
littérature chinoise.
Sanno Hie Jirja, en bref Hie Jinja ou familièrement Sanno-sama ; Chiyoda-ku, Nagata-cho 2-10-5 ; métro Akasaka. L'un des
plus importants
sanctuaires shintô de Tôkyô. Fête annuelle de Sanno Matsuri, du 10 au 16 juin (point culminant le 15).
Seikyojo (cimetière de),
Asakusa, M° Asakusa. Tombe
d'Hokusai (1760-1849), auteur des 36 vues du mont Fuji.
Sengakuji, Minato-ku ; Takanawa
211-1 ; M°
Sengakuji. Ce
temple bouddhiste
(les bâtiments du XIXe s. n'ont aucun intérêt) conserve les pierres tombales du prince
Asano Naganori
et de ses 47 ronins. Le 14
mars 1701, ce prince se vit ordonner le suicide pour avoir tiré l'épée dans le château
d'Edo, au mépris
de l'interdiction. Devenus des ronins (samouraïs errants), ses 47 samouraïs vengèrent leur maître, se présentèrent à la justice et furent également
condamnés à se suicider sous la forme du seppuku, ou harakiri, conforme à leur
rang, le 4 septembre 1703.
Sensoji, voir Asakusa
Kannon.
Shinjuku (quartier des
gratte-ciel de),
Shinjuku fukutoshin chokoso biru-gai ; Shinjuku-ku, Nishi-Shinjuku 2; M° et gare de Shinjuku, sortie ouest. Depuis 1971, une
douzaine de
gratte-ciel ont poussé sur les anciens réservoirs : Shinjuku Mitsui (55 étages, 224 m), Shinjuku Conter (54 étages, 223 m), Shinjuku Sumimoto (52 étages, 212 m), Shinjuku Nomura (50 étages, 210 m) ou Keio Plaza hotel (47 étages, 170 m). En 1991 doit s'achever un nouveau complexe administratif, dont le nouvel hôtel de ville à double tour de 48 étages selon les plans de Kenzo Tange. Il y a
aussi un nouveau parc, Shinjuku Chu Ka-en.
Shirjuku Gyo-en, M°
Shinjukugyoen-mae
ou gare de Sendagaya. Ancien jardin impérial mariant parterres à la française et jardins japonais. En octobre
fleurissent les chrysanthèmes, en mars-avril 34 espèces de cerisiers, auxquels le président du conseil
voue une fête à la miavril (9 à 16 h 30, admission jusqu'à 16 h ;fermé lundi).
Sunshine city, Toshima-ku, Higashi-Ikebukuro 3-1 ; M° HigashiIkebukuro ou gare
d'Okebukuro. Le plus haut gratte-ciel du Japon, Sunshine 60 building (60 étages, 240 m), un hôtel, un
théâtre, une gare d'autobus, un aquarium, un planétarium, un centre commercial et des salles
d'exposition. Dans un petit parc, une plaque rappelle l'emplacement de la prison de Sugamo, où furent pendus le célèbre espion soviétique
Sorge et les criminels de guerre.
Tennis (stade de), Ariake Tennis no Mori Ko-en ; Koto-ku, Ariake 2-5 ; en taxi ou sur l'autoroute WangenDom, sortie Ariake. Inauguré en 1987 sur des terrains gagnés sur la baie de Tôkyô, il accueille 10 000 spectateurs, qu'un toit à fermeture automatique
doit protéger des intempéries.
Théâtre national, Kokuritsu-Gekijo ; Chiyoda-ku, Hayabusa-cho
4-1 ; M° Nagatacho ou
Kojimachi. L'extérieur de ce
bâtiment de béton, érigé en 1967, imite la salle du trésor, Shosoin, du temple de Todai à Nara, qui date du Vile siècle.
Tokyo doute, Bunkyo-ku,
Koraku 13,
entre la gare de Suidobashi et le M° Koraku-en. Le premier stade couvert du Japon,
inauguré en 1988, compte 56 000 places assises. Sa coupole blanche remplie d'air est la dernière attraction de
Tôkyô.
Tôkyô tower, Minato-ku,
Shiba Koen
4-2-8 ; M° Onarimon ou Kamiyacho. Tour de
télévision construite en 1958 qui, du haut de ses 333 m, dépasse la tour Eiffel, son modèle. Montée aux 2
plates-formes, situées à 150 et 250 m, tous les jours de 9 h à 20 h, en août jusqu'à 21 h, du 16 novembre au 15
mars jusqu'à
18 h. Dans
l'édifice au pied de la tour, on
trouve, notamment, un aquarium, un cabinet de
figures de cire et une exposition permanente des plus récents appareillages électriques ou électroniques (au 4e étage, entrée gratuite).
Toshogu, Taito-ku, Ueno Ko-en ; gare et métro Ueno,
sortie côté parc. L'un des seuls sanctuaires shintô conservés à T6kyô. Les bâtiments, décorés de sculptures
sur bois, de peintures
de laque et d'or, dans le style gongen-zukuri - une sorte de baroque japonais -
datent surtout de 1651 (la pagode de 5 étages remontant à 1639 appartient au temple
bouddhiste voisin de Kan-eiji). Parmi plus
de 250 vieilles lanternes de bronze et de pierre, trois . lanternes fantômes » géantes (obake-doro) remontent à 1631. Le sanctuaire est dédié à trois shoguns de la dynastie des Tokugawa (tous les jours de 9 à 17 h).
Tribunal impérial,
Saikosai-bansho, en bref
Saikosai ; Chiyoda-ku, Hayabusa-cho 4-2 ; M° Nagata-cho. Cette construction
remarquable fut achevée en 1974 par l'architecte Okada Shin-ichi. Ses énormes blocs de pierre répondent de
manière saisissante
aux pierres de taille des
enceintes du palais impérial.
Ueno (parc d'), Ueno Onshi Ko-en ou Ueno Koen ;
53 ou 84 ha selon la définition ; M° et gare d'Ueno, sortie
Koen-guchi. Appelé e bois de la culture . (bunka no
mori) le plus grand parc urbain du Japon contient les plus grands musées, la salle de
concert
Bunka Kaikan, l'université d'Etat et des temples et sanctuaires historiques. La floraison
des cerisiers attire 500 000
personnes début avril, mais les pandas du
zoo 7 à 8 millions de visiteurs par an
Université de Tôkyo,
Tôkyô Daigaku,
en bref Todai ; Bunkyo-ku, Hongo 7-3-1 ; M°
Hongo-sanch6me. Fondée en 1877,
elle reste l'université d'élite de T6kyô,
avec 10 facultés et 20 000 étudiants,
dans un charmant quartier de cafés et de librairies. Son symbole est la porte rouge (Akamon). Une ambiance toute européenne règne à l'université de Sainte-Sophie, fondée par des jésuites européens en 1911
(12 000 étudiants ; Jochi
Daigaku ; Chiyodaku ; Kioi-cho 7 ; M° et
gare de Yotsuya).
Yasukuni (sanctuaire de),
Yasukuni Jinja
; Chiyoda-ku, Kudan-Kita
3-11; M°
Kudan-shita. Construit en 1869, ce sanctuaire shintô, aux bâtiments simples et
massifs précédés de deux portes monumentales et d'énormes lanternes de pierre, est le
plus contesté du Japon. Aux 2 millions de morts au champ d'honneur figurant au registre (reijibo) on a
ajouté, en 1978, les noms de 14
militaires et hommes politiques condamnés
comme criminels de guerre et exécutés en 1948, dont le général en chef Tojo Hideki. Lors des rites
de printemps et d'automne (21-23 avril et
17-19 octobre) ainsi que le 15 août,
jour de la capitulation japonaise, le
défilé des ministres et politiciens conservateurs et des vétérans de
guerre suscite manifestations et
polémiques.
Yoyogi (parc de), Yoyogi Ko-en, 54 ha ; M° Yoyogi Ko-en ou gare de Harakuju. Parc familial
aménagé sur le
terrain du village olympique (tous les jours de 5 à 20 h, de mi-octobre à fin avril jusqu'à 17
h).
Yoyogi (stade nautique
de), Kokuritsu
Yoyogi Kyogijo ; Sibuyaku, Jinnan 2-1-1; gare de Harajuku. Edifice en béton armé, construit en 1964 par Kenzo Tange, pour les
Jeux Olympiques
de T6kyô. Le toit, en forme de coquille perd peu à peu de son éclat à cause de la rouille. Ce stade peut contenir 15 000 spectateurs. La piscine couverte, ouverte au public, sert à de nombreuses compétitions
nautiques. L'hiver, on fait du patin à glace sur le grand bassin.
Zojoji (temple de), parc de Shiba, M° Onari-mon, ligne 6. Trésors impressionnants
de la secte bouddhique de Jodo, mais
seule la porte de Sammon est du XVIle s.
Musées et galeries
Le tarif d'entrée dans les
musées et
galeries payants s'échelonne de 4
à 17 F, auxquels s'ajoute le prix des
expositions temporaires. La plupart des musées
ferment une semaine
pour le Nouvel An, les petits musées
également lors de la rotation des objets exposés.
Art moderne de Tôkyô
(musée national de), Tokyo
Kokuritsu Kindai, Bijutsukan ; Chiyoda-ku, Kitanomaru ko-en 3, M° Takebashi. Peintures, dessins et sculptures japonais du XXe siècle (tous
les
jours sauf lun. de 10 à 17 h, admission jusqu'à 16 h 30).
Art occidental (musée
national d'),
Kokuritsu
Seiyo Bijutsukan ; Tai-toku,
Ueno-Ko-en 7-7 ; M°
et gare d'Ueno, sortie ouest vers
le parc. Environ 80 sculptures, surtout de Rodin
et quelque 460 tableaux, dont une majorité d'impressionnistes français dans un bâtiment dû à Le Corbusier (tous les jours sauf lun. de 9à17h).
Arts populaires (musée des), Nihon Mingeikan ; Meguro-ku ; Komaba 43-33; gare de Komaba
Todai-mae, sur la ligne d'Inokashira. Importante collection de métiers d'art traditionnels, surtout du Japon et de Corée, dans les salles décorées à la japonaise (tous
les jours sauf lun. de 10 à 17 h, admission jusqu'à 16 h 30).
Bateau (musée du), Fune
no Kagaku-kan
; Koto-ku, Ariake-chisaki
131 ; au M° Monzen-Nakacho,
prendre le
bus en direction de Kaiko-Ko-en jusqu'au terminus ou emprunter le bac Kaijo bus, aux appontements de Takeshiba Sanbashi, près
de la gare de
Hamamat-sucho. Situé sur un terrain gagné sur la mer, dans la baie de Tôkyô, l'immeuble a la
forme d'un bateau
à vapeur de 60 000 tonneaux, surmonté d'un belvédère de 70 m et agrémenté d'une
piscine (tous
les jours
de 10 à 17 h).
Bridgestone (musée
d'art), Bridgestone Bijutsukan ; Chuo-ku
; Kyobashi 1-1 ; au 27e
étage du Bridgestone Building ; gare
centrale côté est~ô-eki Yaesu-guchi. Peintures japonaises de l'école yoga de l'Ouest, ainsi que sculptures et peintures
françaises depuis l'impressionnisme,
dont IeDanseurdecorde assis au
tricot rouge de Picasso, acquis
à New York, en 1980, pour le prix record de 3 millions de dollars (dim.et
du mar. au ven. de 10 h à 17 h, sam. de 11 à 17 h 45, fermé le lun.).
Costume de l'école Sugino
(musée du),
Sugino Gaku-en Isho Hakubutsukan ; Shingawa-ku, Kami-Oseli 46-19 ; gare de Meguro. Costumes folkloriques du monde
entier, y compris
les kimonos (tous les jours sauf dim. et fêtes, de 10 à 16 h).
Edo (musée de l'ancienne),
Fukagawa
Edo Shiryokan ;
Koto-ku ; Shirakawa 1-3-28 ; M° Morishita ou Monzen-nakacho. Onze
maisons de l'ancien quartier de flottage
du bois ont été groupées autour d'un canal. Expositions sur la vie quotidienne et spectacles au théâtre (de 10 à 17
h, sauf 28 décembre-4 janvier).
Goto (musée d'art), Goto Bijutsukan ; Setagaya-ku ; Kami-Noge 3-925 ; gare
de Kami-Noge sur la ligne de
Den-en-toshi, au départ de Jiyugaoka.
Peintures sur rouleaux, gravures illustrant la vie du prince Genji et les mémoires de la dame de cour Musarald
Shikibu, d'époque de Heian, inestimables manuscrits de sntras, calligraphies, peintures, céramiques et
laques du XIIe siècle (tous les
jours sauf lun. de 9 h 30 à 16
h 30).
Hatakeyama (musée d'art),
Hatakeyama
Kinenkan ; Minato-ku ; Shiroganedai 2-20-12 ; M° Takanawadai. Services à thé anciens de toute l'Asie orientale, dans un cadre de maisons de thé entourées de jardins de rocailles (tous les jours sauf lun.du 1.
4 au 15.6 et du 1. 7 au 15.9 de 10 à
17 h ; du 1. 10 au 15.12 et du 8.1 au 15.3 de 10 à 16 h 30).
Idemitsu (musée d'art),
Idemitsu Bijutsukan
Chiyoda-ku, Marunouchi 3-1 ;
au 9e étage
de l'immeuble Teikoku
Gekijo ; gare et M° Yurakucho ou M° Hibiya.
Bronzes, peintures, porcelaines et calligraphies anciennes
du Japon, de Chine et du Proche-Orient (tous les jours sauf lun. de 10 à 17 h).
Justice de l'Université Meiji (musée de la), Meiji
Daigaku Keiji Hakubutsukan
; Chiyoda-ku, Kanda, Surugadai 1-1 ; au 3e étage du bâtiment universitaire
d'Ogawama-chi Kosha
; gare d'Ochanomizu.
Instruments
de détention et de torture de l'époque d'Edo (tous les jours sauf dim, fêtes et vacances scolaires, de 10 à 16 h 30, le sam. et
du 1.8 au 14.9 jusqu'à 12 h 30 ;
entrée libre).
Littérature contemporaine
(musée municipal
pour la), Tokyo- Kindai Bungaku Hakubutsukan ; Meguroku, Komaba 4-3-55; gare de Komaba Todai-me, sur la
ligne d'Inokashira. Manuscrits, éditions originales, mémoires d'écrivains japonais célèbres depuis l'ère du
Meiji (tous
les jours
sauf lun. et fêtes de 9 à 16 h, entrée libre).
Le musée de la
littérature moderne du Japon se trouve sur le même terrain, Nihon Kindai Bungakukan (tous les jours sauf lun. et fêtes ainsi qu'à la fin du mois de 9 h 30 à 16 h 30).
Meiji (galerie du
souvenir de l'empereur), Seitoku Kinen Kaigakan ; Shinjuku-ku ; Kasumigaoka 9 ; gare de Shinanomachi; 80 peintures illustrant le règne de l'empereur Meiji (tous les jours de 9 à 16 h 30, admission jusqu'à 16 h ).
National de Tôlcyô (musée), T kyo Kokuritsu Hakubutsukan ; Taitoku ;
Ueno Ko-en 13-9 ; M° et
gare d'Ueno, sortie ouest vers le parc. La plus importante collection d'art
extrêmeoriental du Japon, avec plus
de 90 000 pièces illustrant l'art et
l'histoire de la Chine, de la Corée,
de l'Inde et du Japon.
Dans le bâtiment
principal (Honkan) 25 salles sont consacrées
aux antiquités
japonaises (sculpture, peinture sur
étoffe, kimonos, travail de l'or et des métaux, sabres et armures, porcelaine et
céramique, architecture, laque,
peinture, calligraphie, kimonos). L'annexe
de gauche contient 9 salles de
trouvailles archéologiques. Les
collections des autres pays d'Asie
trouvent asile dans les 15 salles de
l'annexe de droite. Dans les 3 salles d'un quatrième bâtiment, Haryufi Ho-motsukan, objets
particulièrement précieux des VII- et
VIIIe siècles, provenant du Horyuji
de Nara. Derrière le bâtiment principal, un jardin japonais contient plusieurs maisons de thé anciennes et des pavillons décorés (tous les jours sauf lundi, de 9 à 16 h 30, admission jusqu'à 16 h) ; Horyuji
Homotsukan n'est ouvert que
le jeudi, par temps clair.
Nezu (musée d'art), Nezu
Bijutsukan ; Minato-ku ; Minami-Aoyama 6-5-36 ; M° Omote-Sando. Environ
10 000
objets d'art :
vases en
bronze anciens
provenant de Chine, peintures de vieux maîtres japonais, services à thé, manuscrits de
sntras (tous
les
jours sauf lun. et les lendemains de fêtes, de 9 h 30 à 16
h 30).
Okura (musée d'art),
Okura Shukokan
; Minato-ku ; Toranomon 2-103, à l'hôtel Okura ; M° Toranomon. Peintures, statues de
Bouddha, porcelaines
et céramiques, objets en laque, calligraphie, masques
de nô, sabres, 1 700 pièces au total, ainsi que 35000 livres d'art (tous les jours
sauf lun. de 10 à 16 h, admission jusqu'à 15 h 45).
Papier (musée du), Kami no Hakubutsukan ; Kita-fu ; Horifune
1-1-8 ; gare d'Oji. L'histoire du papier, et spécialement la
fabrication du papier « Japon » (tous les jours sauf lun.
et fêtes de 9 h 30 à 16 h 30, entrée
libre).
Parasites (musée des), Meguro Kiseichukan ; Meguro-ku ; Shimo
Meguro 4-1-1 ; gare de Meguro. 8 000 exemplaires du monde entier, classés en parasites de l'homme, de l'animal
domestique, des oiseaux et des poissons (tous les jours sauf dim: et
fêtes de 10 à 17 h, admission jusqu'à 16 h 30, entrée libre).
Parlement (musée du),
Kensei Kinenkan, Chiyoda-ku, Nagato-chô 1-1-1 ; M° Kokkaigijido-mae. Documents et objets illustrant 100 ans de parlementarisme
japonais (tous les jours
sauf dimanche, fêtes de 9 h 30 à 16 h
30, admissions jusqu'à 15 h 30 ;
entrée libre).
Paysan (musée), Okamoto
Min-kaen ; Setegaya-ku ; Okamoto 2-19-1 ; gare de Futako Tamagawa-en, sur la ligne de Tôkyu Shin-Tamagawa, au départ de Shibuya. Authentique ferme du XVfe siècle, tout équipée (tous les jours sauf lun.
et fêtes de 9 h 30 à 16 h 30,
entrée libre).
Pêche de l'Ecole
supérieure de T6kyô
(musée de la), Tôkyô Suisan Daigaku Suisan Shiryokan ; Minatoku ; Minato-Minatni 4-5-7 ; gare de Shinagawa, sortie est. Le développement des » industries de
la mer » du 2e
pays de pêche du monde, des bateaux à la culture et à l'ostréiculture, et le squelette de
baleine le plus grand du monde (tous les jours sauf lun., fêtes et vacances
scolaires de 9 à 17 h, le sam. jusqu'à
12 h 30 ; entrée libre).
Photographie (musée de
la), Camera
Hakubutsukan
; Minato-ku ; Nishi-Azabu 3-21-20 ; M° Roppongi. Appareils de photo,
anciens et modernes,
du monde entier (tous les jours sauf dim. et fêtes de
10 à 17
h, entrée libre).
Riccar (musée d'art), Riccar Bijutsukan ;
Chuo-ko ; Ginza 6-2 ; au 7e étage du Riccar
Building ; gare de Yurakucho.
Merveilleuses estampes en couleur de
l'époque d'Edo (tous les jours sauf lundi de 11 à 18 h).
Sabre (musée du), Token Hakubutsukan ; Shibuya-ku ; Yoyogi 4-2510 ; gare de Sangubashi de la
ligne d'Odakyu.
Sabres japonais (tous les jours sauf lun. de 9 à 16 h).
Sciences (musée national
des), Kokuritsu
Kagaka Hakubutsukan ; Taito-ku ; Ueno Ku-en 7-20 ; M° et gare d'Ueno, sortie ouest vers le parc. Quatre bâtiments consacrés aux sciences naturelles. Ne manquez pas la section consacrée aux tremblements de terre, dans le pavillon 2 (Nigokan)
(tous les jours sauf lun. de 9 à 16 h
30, admission jusqu'à 16 h). Sur le toit du bâtiment 1 - Ichigokan,
tentai Kansoku - l'observatoire, pourvu d'un télescope de 20 cm, n'est ouvert que le samedi, par
temps clair, pendant 2 heures à partir du coucher du soleil.
Sciences et de la technologie
(musées des), Kagaku Gijutsukan ; Chiyoda-ku ; Kitanomaru Ko-en 21 ; M° Takebashi. Machines et
engins de
toutes les branches de l'industrie, de l'agriculture à l'espace (tous les jours de 9 h 30
à 16 h 30).
Sumô (musée du), Sum7o
Hakubutsu-kan,
Sumida-ku, Yokoami 1-328
; gare de Ryogoku.
Estampes, objets et documents sur
le sport national japonais, au sous-sol de
la salle Kokugikan (du lun. au ven. de 9 h 30 à 16 h 30, sauf fêtes et pendant les tournois de janvier, mai et
septembre ; entrée libre, mais réservée aux spectateurs pendant les tournoi).
Suntory (musée d'art),
Suntory Bijutsukan
; Minato-ku ; Moto-Akasaka 1-2-3 ; au lle étage du Tôkyô Suntory Building ; M° Akasaka-Mitsuke. Trésors d'art se
rapportant à la
vie quotidienne dans l'ancien Japon : laques, paravents, rouleaux, ukiyoe, kimonos, céramiques (tous les
jours sauf lun. de 10 à 17 h, vendredi jusqu'à 19 h).
Takanawa (musée d'art),
Takanawa
Bijutsukan ;
Minato-ku ; Takanawa 4-10-30; gare de Shinagawa, sortie ouest.
Statues de Bouddha en bois des époques
Heian, Kamakura et Muromachi ; rouleaux de l'époque d'Edo ;
peintures de style Nihonga de l'ère
du Meiji (tous les jours sauf lun. de 9 h 30 à 16 h).
Théâtre de l'université de
Waseda (musée
du), Waseda Daigaku Tsubouchi Hakase Kinen Engeki Hakubutsu-kan ; Shinjuku-ku ; Nishi-Waseda 1-6-1 ; M° Waseda. L'histoire du
théâtre à
travers les masques, les costumes, les instruments, les maquettes de scène
occidentales et
japonaises (tous les jours sauf
dim., fêtes
et vacances de 9 à 16 h, le sam. à 14 h ; entrée libre).
Vie quotidienne de la
ville basse (musée
ou archives de la ), Shitamachi Fuzoku Shiryokan ; Taito-ku ; Ueno-kuen 2-1 ; gare d'Ueno. Montre comment vivaient les artisans et les
petits commerçants de la « ville basse
» de T5kyô au début du siècle (tous
les jours sauf lundi et fêtes, de 9 h
30 à 16 h 30).
Ville de Tôkyô (musée
d'art de la), Tôkyô-to Bijutsukan ; Taito-ku ;
Ueno Ko-en 8-36 ; M° et gare d'Ueno, sortie ouest vers le parc. Organise annuellement plus de 100
expositions consacrées à des artistes japonais contemporains, de toutes les disciplines, dont les célèbres Nitten et Nikaten, en automne (tous les jours sauf lundi, de 9 à 17 h, admission jusqu'à 16 h).
La vie quotidienne à Tôkyô
Auberge de jeunesse, Tokyo
International
Youth Hostel ; Shinjukuku
; Kagura Kashi 21-1, tél. 235 1107, gare et M° lidabashi. Central, sans limite d'âge, écrire d'avance. Une
nuit, plus dîner et petit déjeuner :
3 800 yens.
Bus : exploités par la ville et plusieurs compagnies de bus et de chemin de fer privés. Le réseau étant assez dense et toutes les inscriptions en japonais, les touristes qui ne parlent pas la langue s'y retrouvent difficilement. Si vous voulez
prendre le risque, entrez par l'avant et
jetez deux pièces de cent yens dans
l'automate qui rend la monnaie. Sortie par l'arrière. Pour obtenir l'arrêt appuyez sur le bouton au-dessus du siège.
Bus d'eau : entre le
pont d'Azumabashi, qui enjambe le
fleuve Sumida (M° Honjo-Azumabashi)
et les appontements de Takeshiba
(Takeshiba Sanbachi ; gare de Hamamatsucho), dans le port de Tôkyô, les bus d'eau »
(suijo basa)
de la
ligne Tôkyô-to
Kanko Kisen circulent toutes les heures entre 10 h 30 et 16 h, l'été toutes les
demi-heures jusqu'au soir. Arrêt
près du parc paysager de Hama Rikyu. Le
trajet dure environ 35 minutes.
Change : vous
pouvez changer des espèces ou des
chèques de voyage contre des yens dans
toute banque japonaise ou étrangère
qualifiée de Foreign Exchange Bank
(du lundi au vendredi de 9 à 15 h) ou à
votre hôtel. Pour vous faire virer de l'argent d'Europe, adressez-vous aux filiales du Crédit Lyonnais, de la Banque Nationale de Paris ou de la
Banque d'Indochine et de Suez. (adresses dans l'English Telephone Directory de l'hôtel)
Chemin de fer urbain : le réseau
dépend de trois systèmes : le train des JR (Japan Railways), le métro
et différents réseaux privés de banlieue.
Chacun de ces systèmes possède ses propres
billets, ce qui oblige, en cas de
changement, à acheter un nouveau titre
de transport. Les noms des gares
ainsi que les principaux panneaux
indicateurs sont rédigés en japonais et en anglais. Sur les quais le nom des stations qui précèdent et qui suivent figure sous le nom
de la station où vous vous trouvez, ce
qui permet de se préparer à la descente. Sur le quai, ou derrière les voies, un panneau indique
souvent l'emplacement des portes réservées
à la montée ou à la descente. L'ouverture et la fermeture des portes
sont automatiques.
Les trains de la compagnie
JR circulent
de 5 h du matin à minuit. Les différentes lignes se reconnaissent à la couleur des
wagons. Ainsi, les trains argentés de la ligne de ceinture (Yamanote-sen) ont une rayure
verte, les plus anciennes voitures étant totalement vertes. Ceux de la ligne principale (Chuosen), allant de la gare centrale vers l'ouest, en passant par Shinjuku, orange. La Sobu-sen, de couleur
jaune, coupe la ligne de ceinture dans le sens est-ouest, entre Shinjuku et
Akihabara, doublant en partie la Chuo-sen, alors que la KeihinTohoku-sen, bleue, suit la ligne de ceinture entre Ueno
et Shinagawa, avant de se diriger vers le
sud-est, jusqu'à Yokohama.
Les billets, dont le prix varie selon la distance, s'obtiennent
à l'un des distributeurs
automatiques de la salle des guichets. La barrière des idéogrammes vous obligera à demander de l'aide à un
autre usager.
Le plus simple est de
choisir le tarif
minimum (actuellement 120 yens, demi-tarif pour les moins de 12 ans) et de régler la
différence à la
gare d'arrivée en rendant le billet. Pour vous permettre de faire un nombre illimité de
voyages, prenez une carte journalière JR tokunai free kippu, vendue aux guichets au prix de 700 yens.
Coiffeur : une
visite chez le coiffeur constitue
l'un des plaisirs les moins connus de
Tôkyô, surtout pour les messieurs,
peu habitués, chez eux, à tant de
raffinement. Pour un prix unitaire
de 2 à 3 000 yens (davantage dans les hôtels, aéroports, etc.) on vous fait un shampooing, une coupe, un rasage et
un massage bienfaisant du cou et de
la tête. Demandez simplement Fuisu no yo ni (c comme d'habitude •) et,
pendant une heure,
abandonnez-vous aux bienfaits de cette pratique. Inutile de donner un pourboire. Les coiffeurs pour hommes ferment généralement le lundi, ceux pour dames, le mardi (sauf dans les
hôtels, aéroports et grands magasins). Ouvert jusqu'à 19 h 30 environ, même le dimanche
Gares : la gare centrale de Tôkyô (Tôkyô-eki ;
Chiyoda-ku, Marunouchi 1-1) sert au réseau urbain, au métro et aux grandes
lignes, avec une moyenne de 2 800 mouvements de trains par jour.
Les célèbres trains rapides du système de
Shinkansen partent d'ici en direction de l'ouest et du sud du Japon. L'entrée
principale (Marunouchi-gawa) se situe à l'ouest.
Sur la large esplanade, se trouvent aussi les
sièges des JR, de Japan Airlines (Nihon
Koku) et la poste centrale.
Les trains Shinkansen pour le nord-est partent
de la gare d'Ueno (métro).
Grands magasins : dans les
quartiers commerciaux de
Ginza/Yurakucho, Nihonbashi,
Shibuya, Shinjuku, Ikebukuro et Ueno, existe une vingtaine de grands magasins de haut niveau.
Heures d'ouverture des
magasins les
alimentations ferment vers 20 ou 21 h dans les quartiers d'habitations, certaines
librairies à minuit seulement. O
i trouve partout des convenience stores vendant plats cuisinés, sandwiches, boissons, journaux et
articles d'usage quotidien tard dans
la nuit ou 24 h sur 24. Le matin,
personne n'ouvre avant 9, voire 10 h. Seuls les grands magasins et les supermarchés ont des horaires réguliers : 9 ou 10 h - 18-19 h. La plupart des commerces ouvrent le sam. et le dim. mais ferment
un jour de semaine.
Hôtels : si
vous ne pouvez pas payer 20 000 yens sans
le petit déjeuner, allez tout de même
jeter un coup d'ceil gratuit à l'un des innombrables palaces, comme le New Otani (M° Akasaka-mitsuke ou gare de Yotsuya) : une élégante voie bordée de
boutiques et de cafés, avec vue sur
jardin japonais, relie ses deux tours
; la moquette de la salle des fêtes mesure 2 000 m2.
Pour trouver un logement
moins cher,
fuyez Ginza/Yurakucho/Akasaka et cherchez un business hotel (6 à 15 000 yens) à Shibuya ou Shinjuku. L'Office de
tourisme vous indiquera
aussi des hôtels à moins de 5 000 yens ; aux heures de fermeture, celui de Narita affiche quelques adresses dans sa vitrine. Pour 170 F environ, vous pouvez aussi louer une cellule grande comme un lit de wagon-couchette, dans l'un des hôtels
capsules qui abondent autour des gares !
Hôtel de ville de Tôkyô
(Tôkyô Torcho
; Chiyoda-ku, Marunouchi 35-1 ;
M° et gare centrale de Tôkyô, côté
Marunouchi, ou M° et gare de
Yurakucho ; à partir de 1991 : Shinjuku-ku,
Nishi-Shinjuku 2-5/8 ; sortie ouest de la gare de Shinjuku. L'ancien
et le nouveau sont de Kenzo Tange. Le
gouverneur de Tôkyô exerce les
fonctions de maire et de chef de
l'administration provinciale.
Informations (. I » dans
un cercle vert) : bureau
d'information de la ville à l'entrée Yaesu de la gare centrale. On parle l'anglais (lunsam.
de 9 à 18 h, sauf 29 décembres
janvier,tél.
211 73
91).
Journaux : Tôkyô détient le record de tirage des quotidiens du monde occidental. Yomiuri Shimbun, le plus
important, tire 1,4 million d'exemplaires (plus de 9 le matin et 4,8 le
soir). Plus connu à l'étranger, Asahi
Shimbun a un tirage de 12,2 millions (7,6 et 4,6). Allez constater comment, à l'aide de 2 000 idéogrammes et de tonnes de papier, se fabrique l'un de ces géants, par exemple chez Yomiuri (Chiyodaku ; Otemachi
1-7-2 ; M° Otemachi ; visites du lundi au vendredi, sauf jours de fête, vers 11, 12, 13 et 14 h, si possible prévenir la veille, en appelant le 242-1111, poste 5354), ou chez Asahi (Chuo-ku, Tsukiji 5-3-2 ; visites du lundi au samedi, sauf fêtes, vers 11, 13, et 14h30, réservation au 545-0131, poste
6915).
Jingu Kyujo,
Shinjuku-ku, Kasumigaoka-chô 13, M° Gaien-mae ou gare de Shinanomachi. Stade de 52 000 places, l'un des hauts lieux du baseball.
Kabuki-chô : il ne
s'agit pas du théâtre kakubi,
l'opéra populaire japonais, mais du
quartier de plaisirs de Shinjuku. Les jours de semaine, l'activité s'y poursuit jusqu'à l'aube (M° et gare de Shinjuku, sortie est).
Koraku-en (complexe de
loisirs et de
sports de), Bunkyo-ku, Koraku 13, entre les M° Suidobashi, Korakuen et Kasuga. On y
trouve le champ
de
foire Yuenchi
(10 à 19 h sauf lun.) ; 7-%ô dome ; la maison jaune (Kiiro Biru) avec pistes de patin à glace et à roulettes, bowling, cafés et machines
à sous ; la salle de boxe et de lutte (féminine ou masculine) de
Koraku-en Hall, avec des cinémas, des
restaurants, des salons de beauté et
un sauna ; une piscine géante ouverte l'été qui sert à l'entraînement au golf aux autres saisons.
Marché aux poissons de
Tsukijji, Tsukiji no uogashi ; Chuo,
Tsukiji 52-1 ; M° Tsukiji. Le ventre de Tôkyô et sa bourse d'alimentation : 17 000 mouvements
de camions par jour. La criée aux
poissons, à 5 h 40 du matin et celle
des fruits et légumes à 6 h 20 sont
des expériences à ne pas manquer. Venez
une demiheure à l'avance car le
marché s'étend sur 21 ha. En semaine
seulement.
Médecins : votre
hôtel vous donnera l'adresse de
médecins anglophones. ST. Luke's International Hospital (Seiroka Byoin, Chuo-ku, Akashicho 1-10, tél. 5415151, MI Tsuldji) et sanatorium Hospital (Eisei Byoin, Suginamiku, Amanuma 3-17-3,
tél. 392 6151, M° Ogikubo) s'adressent plus particulièrement aux étrangers.
Métro : dans le
centre, le métro de Tôkyô (chikatetsu) constitue le moyen de transport le plus pratique : rapide,
économique, pontuel, proche de
toutes vos destinations et
agréablement frais pendant la longue
canicule. Evitez les heures de pointe,
entre 8 et 9 h ainsi que de 17 à 18 h
30 (de même que dans les chemins de fer urbains). Sur les 10 lignes, 7 appartiennent à descompagnies privées et 3 à la ville, qui les exploitent conjointement. Chaque ligne possède sa propre couleur. Dans les stations qui desservent
plusieurs lignes ou permettent des
changements, la couleur des lignes figure souvent dans un cercle. En surface, un . S » stylisé signale les stations des lignes privées
et une rosette à 6 branches les
lignes qui appartiennent à la ville.
Les tickets, distribués par des automates comme ceux du chemin de fer urbain, doivent être présentés à la sortie, après le règlement d'un éventuel supplément. Le métro circule de 5 heures du matin aux environs de minuit.
Monorail : ce train assure le
trafic entre
la gare de Hamamatsucho et l'aéroport de Haneda (13,2 km en 15 minutes). Le voyage
sur la voie surélevée
offre, par temps clair, une vue merveilleuse sur la baie de Tokyô et permet, au
retour, de jeter un coup d'oeil sur les écuries du champ de courses d'Oi Keibajo.
Piétonnières (zones) : les dimanches et jours de fêtes, de
12 ou 13 h à
18 ou 19 h, de nombreuses grandes artères sont fermées au trafic et réservées aux
piétons. Les plus
animées se trouvent à Ginza, Shibuya, Shinjuku, Ikebukuro et Ueno, autour des métros et
gares du même nom. La zone piétonnière de la rue Chno-dori s'étend sur 5,5 km, de Ginza à Ueno en passant
par Nihonbashi.
Police : la nouvelle préfecture
de police de
T6kyô occupe un immeuble de 18 étages, situé en face de la porte de Sakurada, devant
la façade méridionale
du palais impérial, mais la plupart des 40 000 fonctionnaires de la police provinciale
de Tokyo sont
logés plus modestement dans les koban (postes de police).
Poste (Chno Yubinkyoku,
Chiyodaku,
Marunouchi 2-7-2 ; M°
et gare de Tôkkyô, côté
Marunouchi, sortie sud) : la
poste centrale ouverte, comme tous les bureaux d'arrondissement importants de 8 à 20 h, accepte le
courrier express 24 h sur 24, le dimanche à partir de midi. Les petits bureaux ferment le dimanche et, en semaine, sont ouverts de 9 à 17 h, le samedi jusqu'à 12
h 30.
Rues (noms de) : toutes les adresses de Tokyô sont données dans l'ordre japonais, ce qui vous permet de demander
plus facilement votre chemin aux
passants. Le système d'adresses n'y connaît
pas de rues, mais des
arrondissements (ku), des quartiers (par exemple Ginza), des pâtés de maisons (chu-) et des numéros dans cet ordre. Il
existe cependant quelques noms de rues, liées à des circonstances historiques ou au développement récent de la ville.
Il s'agit d'artères assez
larges, appelées
dori. Parmi les plus célèbres, citons Hibiya-dori, qui longe le parc d'Hibiya du nord du sud,
Harumidori, qui traverse Ginza en direction du quai d'Harumi dans le port de Tokyo, et Chûo-dori qui coupe la précédente
à angle droit et va de Ginza (où
elle s'appelle Ginza Chnodori ou, en bref Ginza-dori) à Ueno. Showa-dori court parallèlement à l'est de la précédente.
Parmi les plus récentes,
signalons l'élégante Aoyama-dori, entre
Akasaka-mitsuke et Shibuya, ainsi
que Shinjuku dori, entre Yotsuya et
Shinjuku. Toutes les deux s'orientent
d'est en ouest. Yasukuni-dori mène
également à Shinjuku. Uchobori-dori
et Sotobori-dori entourent le palais impérial en suivant le tracé des anciens fossés intérieur et extérieur, d'où leur nom. Des voies concentriques, tracées arbitrairement,
cernent l'agglomération. On les appelle Kanroku, Kannana ou Kanpachi (6e, 7e ou 8e anneau).
Sumo- : trois festivals annuels
de 15 jours
ont lieu à la salle nationale de Kokugikan (11 000 places), Sumidaku, Yokoami 1-3-28 ; gare de Ryogoku.
Taxis : plus de 20 000 taxis
circulent dans
tokyo,
reconnaissables à leurs couleurs vives et à l'inscription lumineuse sur le toit. Ils
circulent souvent en maraude,
mais la nuit et dans certains quartiers, ils
ne s'arrêtent qu'aux stations, devant les
gares ou les hôtels. Par
mauvais temps ou le soir, les gens offrent souvent le double ou le triple du tarif en levant deux ou trois doigts pour les arrêter. Les 2 premiers km coûtent 470 yens, le km supplémentaire 370. Tarif de nuit : plus
20 %.
Télévision : Tôkyô possède 7 chaines. Dans beaucoup d'hôtels, le câble permet de capter des programmes en anglais pour les touristes, sur le Canal 2. La station nationale NHK organise des visites gratuites (NHK Hose Center ; Shibuya-ku, Jinnan 2-2-1 ; M°
Yoyogi Koen ; tous les jours sauf le 4• lundi du mois, de 10 à 18 h, d'octobre à mars jusqu'à 17 h).
Tourist Information
Center, TIC 1) près de Ginza, Chiyoda-ku, Yurakucho 1-6-6, au rez-de-chaussée du Kotani
building sur Harumidori, tél. 502 14
61 ; M° Hibiya ou gare de Yurakucho. 2) dans la salle d'arrivée de
Narita, tél. 32 87 11. Renseignements en toutes langues et assistance pour
obtenir des billets de transports et de
spectacles et trouver un logement
bon marché. Demandez-y le plan gratuit :
the
Tourist Map of 7ôkyô (du lun. au ven.
de 9 à 17 h, Narita jusqu'à 20 h, sam. de 9 à 12 h) ; service téléphonique tous
les jours y compris dim. et fêtes de 9 à 17 h ; yens. enregistrés sur les spectacles 24 h sur 24 en français (tél. 503 29 26) et en anglais (tél.
503 29 11).
Boire et manger
24 heures sur 24, Tokyo est un pays de cocagne, qui
offre aux gourmets ou aux amateurs de mets populaires, les ressources des cuisines du monde entier sans
compter la richesse de la
gastronomie japonaise. L'embarras du choix
empêche de conseiller des établissements dont l'adresse serait, au
demeurant, difficile à trouver.
Les restaurants servant
des plats étrangers - surtout
européens, américains
(steak-houses !) et chinois
- abondent à Akasaka, Roppongi,
Aoyama, Harajuku et Ginza.
Akasaka héberge en outre
quelquesuns
des plus grands restaurants de cuisine japonaise (ryotei). On les reconnaît aux nombreuses limousines avec chauffeur
garées à proximité...
On trouve de la cuisine
japonaise à
des prix abordables à Ginza et Shimbashi, ainsi que dans les quartiers de plaisir
populaires de Shibuya (surtout à l'ouest de la gare, dans la direction ;de Dogenzaka et au nord-ouest vers
Udagawa-cho) et de Shinjuku (au
nord-est de la gare), à Kabuki-cho.
Le Japon ignorant les
cantines, il existe de nombreux restaurants bon marché dans les quartiers de bureaux, ainsi que dans les
grands magasins
(moins chers au sous-sol que sur le toit) et les grandes stations de métro. Les chaînes
américaines de
fast-food
sont
présentes partout et servent des petits déjeuners à l'occidentale très économiques.
Heures d'ouverture : beaucoup d'hôtels-restaurants ferment dès 22 heures, mais certains
servent des plats
chauds dans les chambres. Certains
grands restaurants arrêtent également le
service vers 22 h, ou minuit au plus
tard, mais d'autres restent ouverts
aussi longtemps qu'il arrive des
clients ou n'ouvrent qu'à minuit,
comme les innombrables « snacks » et
les « restaurants roulants » des
vendeurs d'oden (pâtes étuvées,
légumes, ceufs ou saucisses), de
soupe de nouilles ou de nouilles
grillées. A Ginza, on ferme relativement tôt (sauf les petits snacks des rues latérales), tandis qu'à
Roppongi ou à Shinjuku l'activité ne cesse
qu'à l'aube.
Le déjeuner se prend
d'habitude de
12 à 13 h. On se presse dans les restaurants et quelques « rues de déjeuner et de promenade
» sont fermées
à la circulation. Mais rien ne vous empêche de manger à 15 h (sans oublier que les
menus fixes très
économiques ne sont servis que de 12 à 14 h).
Passer une commande et se
faire comprendre
: la plupart des restaurants sont spécialisés
dans un certain type de cuisine,
nationale ou étrangère. Dans le restaurant choisi, limitez votre choix aux plats qu'on y prépare. Dans les restaurants importants la carte est rédigée en japonais et en anglais. Sinon, des modèles de cire, exposés dans
une vitrine à l'entrée du restaurant, reproduisent fidèlement les plats servis.
On paye généralement à la
caisse, en sortant. Le service et
les taxes sur la consommation - pour les additions
dépassant 2 000 yens - figurent sur l'addition. Dans la plupart des restaurants, le pourboire est inconnu.
Théâtre, spectacles et concerts
Programmes, prix et
horaires Tour
Companion paraît
le dimanche
; les quatre quotidiens de langue anglaise Japan Times, Mainichi Daily News, the Daily
Yomiuri et Asahi Evening News donnent des programmes plus ou moins complets. Les prix moyens vont de 2 000 à 5 000 yens. Les caisses des salles ne
vendent de billets que pour la journée, les
locations se font à l'agence Playguide
(succursales dans les grands magasins ).
Arrondissement (salles d'). Disséminées dans les 23 arrondissements de Tôkyô, comme par exemple la salle d'Hibiya ou la salle d'Asakusa, elles servent à des concerts et à des représentations
théâtrales.
Asakusa Kokusai (théâtre d'), Asakusa Kokusai Gekijo ; Taito-ku, Nishi-Asakusa 3-17-18 ; M° Tawaramachi.
Le plus grand music-hall de Tôkyô, 4
000 places.
Budokan (Nippon Budokan; Chiyoda-ku ; Kitanomaru
ko-en 23 ; M° Kudan-shita. Salle de
lutte construite pour les Jeux
Olympiques de 1964, où l'on donne
souvent des concerts de rock ou de
jazz ainsi que des festivals de
chansons.
Concert (petites salles de).
Tôkyô en
compte tellement qu'il est impossible de les recenser ici.
Fumon (salle), Rissho
Koseika Fumonkan,
Suginami-ku, Wada 2-6 ; M° Honancho. Salle polyvalente et lieu de
culte bouddhiste, qui sert de temps en
temps de salle de concert ; 5 082 places.
Grands magasins (théâtres
des). Au
Japon, le théâtre fait partie des prestations offertes par les grands magasins, comme les
expositions d'art.
Les plus connues sont les scènes
de Seibu et de Mitsukoshi.
Haiyuza (théâtre d'), Haiyuza
Gekijo ; Minato-ku ; Roppongi 4-9-2 ; M° Roppongi.
Pièces étrangères, de Shakespeare à
Brecht, en langue japonaise, et drames
d'auteurs contemporains. C'est le
seul théâtre fixe du Japon qui donne
des pièces de ce genre, appelé Shingeki (Nouvelle Tragédie). 300
places.
Hibiya (salle d'), Hibiya Kokaido ; Chiyoda-ku, Hibiya Ko-en 1-3 ; M° Uchisaiwaicho. La plus vieille salle
municipale de Tôkyô. On y donne souvent
des concerts classiques.
Hôtels (spectacles dans les). La presque totalité des 20 grands hôtels de la capitale
organisent des dînersspectacles animés par des chanteurs locaux plus ou moins
connus.
Kabuki (théâtre). Le Kabukiza et le Théâtre national donnent régulièrement des spectacles de kabuki. classique.
Kabukiza (théâtre de), Kabukiza ; Chuo-ku, Ginza 4-12-15, M° HigashiGinza. La scène de kabuki la plus populaire et la plus traditionnelle de Tokyo : 2
216 places.
Kodomo no Shiro ou
Aoyama Gekijo,
Shibuya-ku, Jingu-mae 5-52 ; M° Omote-Sando ou Shibuya, sur Aoyama-dori.
Théâtre d'enfants et, parfois, comédies musicales modernes, dans deux salles polyvalentes i de 1 194 et 400 places.
Nakano Sun plana. (salle de). Sun Plaza
Hall ; Nakano-ku, Nakano 41-1 ; gare
de Nakano. Salle polyvalente,
utilisée surtout pour des con~certs de
variétés ou de jazz.
National (théâtre), Kokuritsu Geki''jo ; Chiyoda-ku
Hayabusa-cho 4-1 ;
MO Nagatcho. L'un des,
trois seuls ,théâtres
nationaux au service de la tradition. Moderne, élégant et un peu guindé. Dans la
grande salle de 1 740 places, kabuki et musique de cour gagaku, dans la petite salle pour 630 spectateurs, marionnettes bunraku
et comédies nô (kyogen). Dans une annexe abritant aussi le musée du théâtre, Kokuritsu Gekijo Engeijo (300 places), on
représente des genres mineurs, comme des rakugo (narration de contes) et des
rnanzai (farces).
NHK (salle),
NHK hall ; Shibuya-ku, Iinnan 2-2-1 ; gares de
Harakuju ou le Shibuya. M° Yoyogi-en
ou Shipuya. Salle polyvalente de la
station le radio nationale NHK (3 677 pla.es),
consacrée aux concerts, à l'opé2, au théâtre et aux spectacles de rariétés. Elle possède le
plus grand ,rgue
du Japon : 5 claviers, 90 regisres, 7 640 tuyaux. Dans le NHKHoe
Center voisin, visite gratuite (kennku) des studios de radio, tous les
durs sauf le 4° dimanche du mois, le
10 à 17 h, d'avril à septembre usqu'à
18 h.
Nissei (théâtre de), Nissei Gekijo Chiyoda-ku, Yuraku-chô 1-1-1 ; M° Hibiya. Scène polyvalente de 1 334 places, vouée aux représentations d'opéras, de
comédies musicales, de pièces de
kabuki, modernes ou actualisées.
Nô (théâtre) : la
plupart des écoles possèdent leurs
propres scènes (les plus importantes :
Ginza, Hosho, Kanze, Kita, Umewaka
et YaraiNogakudo), mais se produisent fréquemment
au Théâtre national de N (Kokuritsu Nogakudo ; Shibuyuku,
Sendagaya 4-18-1, gare de Sendagaya)
qui combine harmonieusement architectures moderne et traditionnelle.
Suntory (salle de concert), Suntory hall
;
Akasaka 1-13-1, dans Ark Hills. Intégrée dans une colline, elle comprend deux salles de 2
002 et 460
places.
Takarazuka de Tôkyô
(théâtre), Tôkyô
Takarazuka Gekijo, ou brièvement Toho Gekijo ; Chiyoda-ku, Uraku-cho 1-1-3 ; M° Hibiya. Contrairement au
kabuki, même les rôles masculins y
sont tenus par des jeunes filles. Le
répertoire de cette école de théâtre,
originaire de Takarazuka, près d'Osaka, va des opérettes sentimentales aux revues bien enlevées. On donne aussi des pièces de kabuki modernisées, où des femmes interprètent les rôles féminins et des hommes les rôles masculins.
Tokyu (centre culturel), Tokyu Bunkamura ; Shibuya-ku,
Shoto 130 ; M° Shibuya, derrière le magasin Tokyu. Une scène d'opéra (Orchard hall, 2 150 places), un théâtre
studio ,(Theater Cocoon, 747 places) voué aussi
aux. concerts, deux cinémas et une galerie.
Ueno (salle de la culture d'), T-kyfio Bunka Kaikan ; Taito-ku,
Ueno Ko-en 5-45 ; Mo et gare d'Ueno, sortie ouest vers le parc. Consacrée aussi bien aux concerts symphoniques qu'à l'opéra ou aux récitals (2 327 places dans la grande salle, 661 dans la petite).
Vie nocturne
Seul, un mégalomane
oserait prétendre
s'y reconnaître dans les infinis
dédales de la vie nocturne de Tôkyô. Même un
Japonais y perd son latin et pour un
étranger, qui ne parle pas la
langue, il est quasi impossible de trouver une adresse sans consulter un plan
détaillé. Pour ne pas vous décourager de goûter, quand même, aux plaisirs de Tôkyô la nuit, nous vous donnons, cidessous,
quelques définitions et informations.
Bars, boîtes de nuit et
cabarets ne se
consacrent la plus souvent qu'à une
clientèle d'hommes venus boire de l'alcool
et grignoter des amusegueule (o-tsumami) en compagnie d'hôtesses payées pour leur faire la conversation et
éventuellement danser avec eux. Les bars
sont petits, voire minuscules, les
bottes ou clubs plus spacieux et plus luxueux, les cabarets assez grands, mais les temps des gigantesques usines employant des centaines d'hôtesses touchent à leur fin. La rémunération des dames se fait selon différents systèmes, mais le résultat est toujours plus onéreux que prévu, et même si vous n'avez pris qu'un seul verre, vous serez délesté de 400 à 1000 F en sortant. Les chevaliers
de la note de frais n'hésitent pas à
dépenser 3 500 à 7 000 F pour une soirée à deux ou trois, au compte de leur société bien entendu. N'allez dans ce genre d'établissement que si l'on vous invite.
Discothèques et pubs : pour un prix
d'entrée de 3 à 5 000 yens (les
femmes paient généralement 1000 yens
de moins), vous avez droit à un verre
et souvent un petit en-cas. Les
commandes suivantes se paient
comptant, ce qui évite des surprises
désagréables. Ici, pas d'hôtesses. Si vous voulez danser, amenez votre partenaire ou débrouillezvous pour en trouver une sur place. Les pubs, consacrés à la consommation de la bière et de plats bon marché, ne demandent rien à l'entrée. On les trouve dans les quartiers déjà nommés plus haut, et à Ginza. Dans certains d'entre eux, des gogo girls
veillent à l'ambiance.
Les love hôtels sont le refuge des couples, même mariés, fuyant la promiscuité des appartements trop exigus. On les trouve par milliers dans les quartiers chauds et à l'entrée des autoroutes, reconnaissables à leur extravagance (châteaux forts européens, palais japonais) et aux néons blafards, mauves de préférence,
affichant le prix d'une nuitée ou d'un «
petit repos » de deux heures. Les
plus huppés sont équipés de caméras vidéo, d'instruments de massage et d'autres gadgets. On paye à l'entrée.
Sakaba, Snacks ou Stando : Tôkyô regorge de ces petits établissements qui
offrent, à toute heure du jour ou de la
nuit, une boisson et un casse-croûte à
bon marché. Ici se divertissent «
l'homme de la rue » et la grande masse des étudiants.
Sawaru-bar est un « bar à toucher»...
les dames qui y travaillent, bien
évidemment. Il y règne une atmosphère décontractée, c'est la moins que l'on puisse dire. Ces endroits
populaires est souvent malpropres
pullulent à Ueno et Asakusa et
pratiquent des prix fixes, très abordables,
que l'on paie d'avance.
Soaplands : les
salons de massage s'appellent généralement soaplands, parce que les dames qui y travaillent savonnent énergiquement la clientèle,
exclusivement masculine,
avant le bain d'usage. Appelés bains turcs jusqu'à la protestation du gouvernement d'Ankara,
ils prolifèrent depuis l'interdiction
de la prostitution en 1956. Les étrangers ne
parlant pas le japonais sont souvent
indésirables et la peur du sida renforce cette attitude. Si néanmoins, vous voulez tenter votre chance, on vous demandera, dès l'entrée, 5 000 yens avant de vous conduire dans une salle d'attente. Les habitués demandent toujours une dame précise.
Il vous faudra donc attendre une personne disponible et prête à rencontrer un étranger.
Le prix d'admission donne droit à un bain et à un massage plus ou moins complet. Mais on s'attend à vous
voir formuler un désir spécial, tarifié, selon l'endroit et la dame, de 10 000 à 30 000 yens. Si vous n'arrivez pas à vous faire comprendre, donnez une
somme appropriée et laissez-vous surprendre.
Strip-tease (théâtres de)
ou rude gekijo. Ils existent dans tous les quartiers de plaisir.
Pour un prix d'entrée de 2 à 5 000 yens, vous
constaterez les libertés que les Japonais prennent avec la loi : bien
que l'exhibition des poils pubiens soit interdite par le code moral, les filles qui s'y produisent se
montrent dans leur
plus simple appareil à la fin
de leur
prestation. Le spectacle est également
dans la salle, dont l'atmosphère se révèle plus joyeuse et familière que
tendue. On n'y trouve de boissons qu'aux distributeurs automatiques.
Le samedi, les
représentations durent jusqu'à une heure avancée de la nuit. Enfin, on y accepte les dames.
Excursions autour de
tokyo
Fuji : les
Japonais disent Fuji-san et non
Fuji-Yama. La plus belle et la plus
haute montagne du Japon (3 777 m)
est un volcan inactif. La dernière éruption sérieuse date de 1707.
L'escalade dure 9 heures au départ de la 5e
station, que l'on rejoint par le bus
de la ligne Fuji Kyuko partant de la
gare d'Hamatsucho ou du M° Shinjuku
(saison juillet et août). Les
touristes pressés peuvent le voir en
prenant à la gare centrale, si
possible par temps clair, le Kodama
(système du Shinkansen) jusqu'à Shin-Fuji (1 h 15 ; choisir une fenêtre sur la droite). Si vous
tenez à essayer le train le plus rapide du Japon, Hikari, il faut aller
jusqu'à Shizuoka ou Nagoya (une heure de trajet). Kodama et Hikari partent toutes les 5 à 10 minutes de
6 à env. 22 h. Si vous
aimez vos aises,
inscrivez-vous, à l'hôtel ou dans une agence, à un circuit d'une ou deux journées autour
du Fuji et de ses cinq lacs.
Hakone : au coeur
du parc national Fuji-Hakone -
presqu'île d'Izu, le lac d'Hakone (ou Ashi-no-ko, 7 km2) attire les Tokyotes dans d'innombrables hôtels et ryokan.
Dans les
montagnes
volcaniques, des vapeurs soufrées sortent des anfractuosités rocheuses ou des
marmites en ébullition (à Owakudani). On se baigne dans les sources chaudes.
Un réseau de lignes
ferroviaires, de
routes et d'autoroutes dessert le parc. Si vous préférez le train aux excursions en autocar (il existe des tours d'une journée, ou de deux, avec une nuit à l'hôtel) prenez le Kodama qui vous amène à Odawara (84 km de la gare centrale) en 40 minutes. Le Tokaido,
plus économique,
met 2 heures, et le chemin de fer de la compagnie privée Odaky relie la gare et le M° de Shinjuku à Hakone-Yumoto, en
passant par Odawara (89 km en une
heure et demie ; le
train spécial Romance Car, le plus
rapide et le plus beau, circule
toutes les heures). Arrivé à destination,
prenez un car pour Moto-Hakone, où vous avez le choix entre un tour du lac en bateau, ou une
visite du sanctuaire d'Hakone Gongen,
situé au bout d'une merveilleuse allée longeant le lac. Par beau temps, le Fuji se mire dans l'eau.
Kamakura, centre de
l'Etat féodal des
samouraïs à l'époque du même nom (1192-1333), est aussi le berceau du bouddhisme zen.
Située au sud-ouest
de Tôkyô à une heure de train (au départ de la gare centrale, 4 à 10 trains par heure,
de 4 h 50 à
23 h 15, sur la ligne de Yokosuka) la
ville compte 180 000 habitants.
A partir des 3 stations de
chemin de
fer de Kamakura, on peut rejoindre à pied les plus importants des 65 temples, 19
sanctuaires et curiosités historiques et naturelles. De la gare centrale (Kamakura-eki) la rue Wakamiya Oji, marquée par trois monumentales portes de
sanctuaires (la plus ancienne date de 1618), conduit au sanctuaire principal deTsurugaoka Hachimangu. A proximité, se trouvent le
musée municipal, Kokuhokan (contenant
d'importants trésors culturels du
XIIe au XVIe siècle), ainsi que le
tombeau du shogun Minamoto Yoritomo. Le chemin se poursuit vers le sanctuaire
de Kamakura (Kamakuragu) et le temple de Zuisenji, entouré d'un jardin de rocailles sur une
plate-forme rocheuse. Au sud-est, on atteint l'Ankokuronji, où le zélateur religieux Nichiren vivait en ermite dans
une grotte. De
la gare de Kita-Kamakura (une station avant
Kamakura-eki, en venant de T ky5) on
rejoint, à l'ouest de la voie ferrée le Tokeiji
qui
offrait asile
aux femmes fuyant leur mari ou leur belle-mère. A l'est de la voie, de merveilleux bois de cèdres abritent
d'importants temples bouddhiques, comme L'Engakuji (dans son reliquaire du
XIIle siècle, Shariden, on conserve une dent attribuée à Bouddha ;
une cloche mesurant 2,6 m date de
1301) et le Kenchoji (bâtiments du XVIIe siècle, cloche de bronze de 1255). Plus loin, le Kakuonji expose de précieuses statues en bois sculpté ; des
grottes, dites yagura, y
servaient autrefois de lieux de sépulture.
De la gare de Hase, on se rend au temple Hasedera
ou Hase Kannon qui possède la plus grande sculpture sur bois du Japon, celle de
la déesse de la miséricorde (Kannon). Haute
de 9,3 m et dotée de 9 têtes, elle est
taillée dans le tronc d'un camphrier et
date, semble-t-il, de 721. Au Kotokuin,
se trouve la principale curiosité
de Kamakura, le Grand
Bouddha Daibutsu de 1252. Formé de plusieurs pièces de fonte soudées, il pèse 93 tonnes et s'élève à 11,4 m (on peut
monter dans la tête). Trônant actuellement en plein air, la statue était autrefois entourée d'une vaste salle, emportée par un raz de marée. Ses dimensions se devinent grâce aux fondations en grande partie conservées.
Au départ de la gare centrale de Kamakura, un voyage d'une demiheure sur l'Enoden vous amène au sanctuaire d'Enoshima. Cet ancien temple conserve le portrait d'une Benten, déesse indienne de la beauté.
Pour l'admirer, il faut escalader une
volée de 300 marches ou faire un
détour par le phare, à terrasse panoramique,
pour prendre l'escalator. Kamakura et Enoshima se visitent également en excursions guidées.
Narita : la ville de Narita-shi et non pas l'aéroport de Narita
Kuko (à la gare centrale, prendre la ligne de Sobu de la compagnie d' Etat ; de la
gare d'Ueno partent les trains de la
ligne de Joban ou de la ligne privée
Keisei, plus économiques ; 1 à 1 h 1/2 selon le moyen de transport)
possède l'un des temples les plus populaires
du Japon, le Shinshoji ou Narita Fudo, appelé
Narita-san en langue populaire. De
beaux bâtiments neufs et de précieux
édifices des XVIIIe
et XIXe siècles, de grands étangs et de petites mares ainsi qu'une série de boutiques de souvenirs
occupent un parc de 20 hectares. Ne manquez
pas le « manège aux sUtras »
(Issaikyodo) que les fidèles font
tourner après paiement d'un droit. Nikkô : le Japon a connu également son époque baroque. L'exemple le plus
extraordinaire de ce style, ap. pelé gongen-zukuri,
se trouve à Nikk5, située à 2 h de train ot 150 km de Tôkyô. Il s'agit du sans tuaire
shintô de Toshogu, élevé er 1634-1636 en l'honneur d'Ieyasu, fondateur de la dynastie des Tokuga wa. Des
milliers de cèdres géants plantés à
la même époque, mettent superbement
en valeur les boi: sculptés et les fresques rehaussée: d'or qui décorent les somptueux bâtiments du temple.
La porte de la lumière
solaire (Yomeimon)
qui
repose sur 12 colon nes est célèbre dans le monde en tier. La sobriété du tombeai d'Ieyasu, accessible par la porte dF Sakashita et 207
marches, contrasta avec l'exubérance du sanctuaire.
Sur le chemin du Toshogu,
il faut voir
le temple de Rinnoji et s~ grande
salle des trois bouddha (Sanbutsudo)
datant
du XVIIIe siècb ainsi que le sanctuaire de Futaara san.
Une série de fêtes
religieuses dont
le défilé des Mille (Senne
Gyoretsu) en
costumes de l'époque des Tokugawa, le 18 mai, attire tou; les ans des milliers de curieux i Nikkô. Parmi les charmes
de -
campagne environnante,
retenons li lac de Chvzenji,
profond
di 161,5 m, la chute d'eau de
Kegorn et un chapelet de
montagnes située entre 2 et 3 000 m. L'ensemble es protégé par le Parc national de Nikko.
Deux liaisons
ferroviaires desservent Nikkô : la ligne des
JR, partant d'Ueno, et la ligne de Tobu, à partir de la gare d'Akasaka. Les agences de voyage organisent des excursions d'une
journée (assez fatigantes) ou des circuits
de deux jours, comprenant une visite
à la colonie de potiers de Mashiko.
Musée du château d'Odawara
: armes, armures anciennes et
objets quotidiens de& siècles passés, dans des bâtiments',' reconstruits en 1960 (fermé le lundi ; voir transports sous Hakone).
Tour des îles d'Oshima : la plus grande des 100 îles de la province de Tôkyô s'appelle Oshima (ou, plus précisément Izu-Oshima, pour la distinguer de ses nombreux homonymes ; Oshima, en effet, signifie grande île »). Située
à 117 km de la capitale, au
nord-ouest, elle est reliée à
l'aéroport d'Haneda par la ligne ANA
(25 mn de vol). Les bateaux à vapeur
de la ligne de Tokai Kisen, partant
des appontements de Takeshima, près
de la gare d'Hamamatsucho,
effectuent la traversée en 4 h. L'île
attire surtout à l'époque de l'opulente floraison des camélias, à la fin de janvier, mais, depuis l'éruption du Mihara, en novembre
1986, et l'évacuation des 10 000 insulaires, le tourisme est compromis.
Takao-san : à 50 mn de
la gare de Shinjuku (par la ligne
Chuo des JR ou la ligne de Keio,
plus économique), le mont Takao (600) offre un havre de paix aux citadins. Le début de l'ascension, très raide,
s'escamote aisément à l'aide du
téléphérique. Au terminus, on peut
visiter le joli temple de Yakuoin, ou chercher l'entrée du sentier de randonnée (shizen hodo), qui chemine sur 1 300 km jusqu'à Osaka, distant, à vol d'oiseau, de 500 km.
Yokohama : cette
ville portuaire de 3,1 millions d'habitants, intéresse les touristes pour la ville chinoise (Chuka-gai),
avec ses restaurants gastronomiques. Les trains des lignes de Yokosuka ou de KeihinTôhoku, exploitées par le JR, vous conduisent de la gare centrale de Tôkyô jusqu'à celle de Yokohama. Pour le quartier chinois, descendre de
préférence à la station d'Ishikawacho. Si
vous préférez de précieuses maisons
anciennes, des pagodes ou des temples disséminés dans un, beau jardin paysager, faites-vous conduire en taxi jusqu'à Sankei-en.
Le kinki et les villes
anciennes
la région de Kinki
comprend 6 préfectures du centre d'Honshu : Kyoto, Shiga, Osaka, Nara, Wakayama et Mie. D'importantes villes
historiques, comme les anciennes capitales de Kyoto et de Nara, la métropole économique d'Osaka ainsi que le siège du culte impérial du shintô, Ise-Jingu font contrepoids au
Kantô, la région qui entoure l'actuelle capitale de Tôkyô.
Lorsqu'en 1868, 1
empereur Meiji tira un trait sous l'histoire millénaire de la capitale impériale de
Kyôto en s'installant
à T5kyô, la ville garda le privilège du couronnement impérial, ce qui suffit à ses
habitants pour affirmer que le Tenno « séjourne pour l'instant » à T5kyô ! Comme, d'autre part, les courtisans sans importance politique, les artistes, les artisans et les savants refusèrent de
suivre l'empereur pour ne. pas entrer en
compétition avec les « parvenus »
de Tskyo, Kyôto reste, pour eux, la
capitale culturelle du Japon. Son
histoire se confond tellement avec celle
du pays, que la ville reçoit 30
millions de touristes par an.
Grâce à l'intervention du
« japonisant
» américain Vadim Elisseiev, Kyoto fut épargnée par les attaques aériennes de la Seconde
Guerre mondiale. Aussi, la ville
possède-telle aujourd'hui un quart des trésors nationaux du Japon, 1650 temples bouddhiques et 300 sanctuaires shintô de style ancien. Toutefois, les étrangers éprouvent tout d'abord un choc en découvrant les HLM de béton, les
petites usines au toit de tôle ondulée, les néons vulgaires et les hôtels de rendez-vous du quartier de la gare. Ils oublient que KySto n'est pas une ville-musée, mais la cinquième ville du Japon, avec les problèmes inhérents aux grandes cités. Une première ligne de métro tente de remédier aux encombrements du centre.
Dessiné en 794 par l'empereur Kammu, le plan de KySto imite le modèle chinois en damier. A la différence de T-kyô, les rues du centre portent des plaques, ce qui permet aux étrangers munis d'un plan de s'y retrouver. Le fleuve Kamo traverse la ville du nord
au sud. Fleuve de montagne, il provoquait autrefois des inondations catastrophiques à la saison des pluies et des typhons.
A l'origine, la ville
était entourée de remparts, qui s'ouvraient au sud par la porte Rashomon, flanquée
à l'est et à l'ouest de deux temples, dont seul subsiste le Toji. Kyôto se trouve au fond d'une
cuvette, bordée sur trois côtés de montagnes couvertes de cèdres. Cette forteresse naturelle,
sur fond idyllique a inspiré maint
jardinier paysagiste.
Le centre de la ville est
marqué par le
palais impérial, auquel répond, au-sud-ouest, le château de Nijo. Le charme de la cité
réside dans
les rues médiévales du quartier des
artisans, Nakagyo-ku, surtout dans les rues Shinkyogoku et Teramachi-dori, entre Sanjo et Shijodori. La petite rue transversale de Nishiki-Koji constitue le « ventre de Kyoto » qui, dès le
XVIIe siècle, devait
nourrir 500 000 habitants.
Sur la rive gauche du
Kamo se trouve
le quartier des « philosophes » auquel l'université de Kyoto, l'une des « deux grandes » avec celle de Tokyo, donne le ton.
Des ruelles étroites et
calmes, escaladant
le Higashi-yama (mont de
l'Est), conduisent à de nombreux temples et safsrctuaires qui sont autant de chefs-d'eeuvre d'architecture de diverses époques. Promenezvous à pied, selon votre humeur et le temps dont vous disposez.
Kyoto pâtit d'un climat
extrême : des étés chauds et
étouffants, des hivers durs et humides. A la
fin de l'automne et au printemps, il
est recommandé de s'habiller chaudement dans les ryokan et lors de la visite des vieilles maisons.
Les cinq principaux monuments
Une visite complète de
Kyoto prend plusieurs semaines. Voici les cinq monuments à voir en priorité
Le sanctuaire d'Heian,
construit en 1895,
à l'occasion du 1 200e anniversaire de la fondation de la ville, honore la mémoire de
l'empereur Kammu,
artisan de cette création, et l'empereur Komei, le dernier qui résida à Kyoto. Les
bâtiments culturels, à colonnes laquées en rouge vermillon, imitent, à l'échelle réduite, l'ancien palais impérial de l'époque d'Heian. Une gigantesque torii (porte) marque l'entrée du sanctuaire. La floraison des cerisiers au printemps et celle des iris en mai, la
couleur des érables en automne et la neige
qui le recouvre l'hiver font du parc
paysager qui l'entoure le plus photogénique du Japon.
Le pavillon d'or ou
Kinkakuji construite
pour héberger la retraite, d'Ashikaga Yoshimitsu, shogun de l'époque de Muromachi, en
1397, cette villa devint après sa
mort un temple zen. Ses trois étages en bois sont décorés à la feuille d'or. Dans le beau jardin paysager, un étang reflète le pavillon. Incendié par, un prêtre, en 1950, le bâtiment fut reconstitué en 1955.
Le château du NijU : Leyasu
éleva le château en 1603, pour ses séjours à Kyoto. En 1868, le quinzième shogun,
Tokugawa Yoshinobu, y annonça sa soumission à l'empereur. La porte de Karamon et les peintures
de l'école de Kano qui décorent les portes de la salle d'audience sont de style Azuchi-Momoyama. Le premier bâtiment du château montre l'architecture traditionnelle des logements de samouraï, le deuxième la disposition d'un appartement noble.
Temple de Kiyomizu fondé . en 780, il bénéficie d'une
situation grandiose, sur un
éperon rocheux dominant les pentes du mont
Otowa. Le bâtiment actuel date de 1633.
Dans les manufactures de Ggjozaka,
une rue escarpée qui monte de Gojodori
au temple, on crée les célèbres porcelaines
de Kiyomizu-yaki.
Sarju-Sangen-Do : le nom veut dire « salle des
33 voûtes », des colonnes divisant ce
long bâtiment en 33 espaces.
Construite en 1266, cette salle est considérée comme l'exemple type de l'architecture de Kamakura. Elle contient 1001 statues de bois du boddhisattva aux mille mains, créées
par des artistes exceptionnels de l'époque de Kamakura qui sculptèrent également les 28 remarquables statues de dieux et de
prêtres de l'arrière-salle. Lors du traditionnel
tir à l'arc du Nouvel An, les archers
doivent envoyer leurs flèches de la
première à la dernière colonne de la
salle.
Un tour à Higashiyama
Si l'on peut, il faut
réserver une journée
à la visite du plus vieux quartier de temples, sur les pentes du mont de l'Est. Une
étroite rue pavée,
des mène de
la route des temples, Kyomizu-zaka, au sanctuaire
de Yasaka, à 1 km au nord.
La rue est bordée de
petites boutiques
vendant des porcelaines, des antiquités et des articles en bambou, ainsi que de petits restaurants gastronomiques et de quelques villas de bourgeois aisés. En quelques pas, on
atteint la pagode de Yasaka, qui date du XVe
siècle, puis le sanctuaire de
Yasaka.
Sanctuaire de Yasaka : fondé au début
de l'époque d'Heian, il se trouve à l'extrémité orientale de Shijo-dort,
et se détache sur la verdoyante
toile de fond du mont de l'Est. Dans ses
bâtiments, rénovés au XVIIe siècle,
on célèbre la plus grande fête de
Kyôto, GionMatsuri. Après la visite du sanctuaire on peut
redescendre vers le quartier commercial
qui entoure le boulevard Shijo et
la rue Kawaramachi, ou poursuivre sa promenade vers le parc de
Maruyama, et ses ravissants petits
restaurants.
A la sortie nord du parc,
une rue tranquille, Jingu-michi, longue d'un kilomètre, mène au
sanctuaire d'Heian. En route, on peut visiter plusieurs monuments
Chioin : siège principal de la
secte Jodo,
fondé en 1234 par Genchi, le successeur de Honen, le temple est un haut lieu de
la spiritualité bouddhique. Le
bâtiment représente le chef-d'oeuvre de la
haute époque d'Edo (1619). Son extraordinaire plancher chante sous les pas, comme un oiseau. La porte principale, Sanmon, culmine
à 24 m ; le clocher renferme la plus grande cloche de bronze du Japon (74 tonnes).
Shôren-In : le temple, situé sur l'aire nord du temple du Choin,
s'appelle
aussi palais
d'Awata. Dans
son jardin
paysager se succèdent cérémonies de thé et concerts de musique de cour.
La rue Jingu-michi dévale
maintenant la colline à travers
un paisible quartier résidentiel. Quelques
magasins d'antiquités exposent des
oeuvres de qualité. L'entrée est libre. Bientôt apparaît l'énorme torii du sanctuaire d'Heian, derrière
lequel se profilent les colonnes de laque rouge. Au-delà du portail, le Musée national
d'art moderne, le musée d'art
municipal et les salles de concert municipales (Kyoto-Kaikan)
se cachent dans les frondaisons du parc
d'Okazaki. Adroite du torii, une
rue transversale remonte, le long d'un canal, vers Jingu-michi et le temple de Nanzenji.
Nanzenji :le temple
principal de la secte zen date du XIIIe siècle, et les bâtiments actuels du XVIle siècle. II faut voir surtout le
grand portail, Sanmon, la grande salle
et les annexes, décorées par l'école de
Kano, enfin le jardin paysager, dessiné
dans le style Kare-Sansui.
Nishi-Hongar{ji : l'imposant complexe de bâtiments du siège principal de la secte Jodo-Shinshu,
fondée par
Shinran, fut construit au XVIIe siècle. Dans la salle principale, Goeido, la statue de Shinran
trône sur un somptueux
autel. Tokugawa Leyasu offrit au
temple des joyaux d'architecture
Azuchi-Momoyama : la porte de
Karamon, le pavillon Hiunkaku, entouré d'un
jardin paysager, la scène de nô et plusieurs salles
d'audience.
A l'est de
Nishi-Honganji, dans la rue Karasuma-dori, se trouve le temple de Higashi-Honganji. Le shogun Tokugawa y créa,
en 1602, une nouvelle branche de
la secte Jodo-Shinshu, pour briser
l'emprise envahissante de cette dernière.
Les jardins paysagers « secs »
L'époque de Muromachi vit
l'éclosion
d'un nouveau style de jardins, Kare-Sansui (littéralement : « paysage
sec »), étroitement lié au bouddhisme zen. Du sable et des pierres forment le seul décor de ces jardins austères qui invitent le spectateur à la méditation. Un jardin Kare-Sansui mondialement
célèbre se trouve près du temple de
Ryoanji, à l'ouest de la ville. Au
nord, le siège principal d'une secte
zen, Daitokuji, possède également de merveilleux jardins secs autour des temples de Daisenin
et de Jukoin.
Dans les jardins de Ginkakuji ou Pavillon d'argent, à l'est de la ville, sable et rocailles se
combinent avec des arbres multicolores.
Monastères des monts du
Nord et de
l'Ouest : Sanzen-In (mont du Nord),
Daikakuji, Kozanji et Jingoji
(mont de l'Ouest) datent de
l'époque d'Heian, lorsque de
nombreux nobles, las de la cour, se
retirèrent dans la solitude des
temples. Les superbes bodhisattva de
Sanzen-In reflètent cette piété.
Résidences impériales
Pour visiter ces lieux,
ii faut obtenir
une autorisation préalable de Service de la maison impériale. Les principaux
hôtels et le Japan Travel Bureau délivrent souvent un laissezpasser dans les 24 h aux touristes étrangers. Soyez ponctuel, car seul un nombre restreint de visiteurs est admis tous les jours à contempler les splendeurs des propriétés impériales.
On n'admet pas les mineurs.
Kyto Gosho : trois palais s'élèvent dans le Kyoto Gyoen, immense parc de 51 ha, accessible par 9 portails. Restauré en 1855, le
palais impérial proprement dit
imite le sanctuaire d'Ise. Ceint d'un
rempart, il s'ouvre par 6 portes,
dont celle de Seishomon qui
est réservée aux visiteurs. Dans la
salle d'honneur Shishinden, se célèbrent les événements importants, comme le couronnement impérial ou l'audience du Nouvel An. Au sud du parc, deux palais de dimensions plus réduites, Sendo Gosho, entouré d'un beau jardin paysager
et Omiya-Gosho, réservé à l'impératrice,
se cachent également derrière d'épais
remparts. Le dernier ne se visite
pas.
Katsura-Rikyn : Toyotomi Hideyoshi fit construire ce chefd'ceuvre
en 1590. L'harmonie de la villa et de
son parc, dessiné par le grand
paysagiste Kobori-E~shu, constitue
la quintessence de l'esthétique
japonaise, caractérisée par le wabi (solitude) et le sabi (silence).
Shugakuin-Riky1: aménagée en 1629,
la villa offre un contraste saisissant avec Katsura-Rikyü. Installée sur une vaste terrasse de 54 ha qui domine les pentes du mont Hiei,
elle dégage une impression de rusticité et d'exubérance.
Excursions aux environs de Kyôto
Lac Biwa lé plus grand lac du Japon (674 m2). Au milieu se trouve l'île de Chikubu-shima.
Enryakuji, temple situé
sur les pentes du mont Hiei (autoroute OkuHiei jusqu'à Konpon-Chudo. Dans le monastère, créé en 788,
vivaient jusqu'à
3 000 moines chevaliers qui s'opposèrent
souvent au pouvoir. Au XVII s. le général
Oda Nobunaga fit brûler la montagne, le monastère et tous ses occupants.
Byodo-in à U,ji (10 km au
sud de Kyoto
: prendre un train des JR ou la ligne de Keihan) : Byodo-in était la villa de Fujiwara Michinaga, chef de cette célèbre famille au
temps de son apogée (Xle s.). Ho-0-Do, la salle du Phénix construite par le fils de Michinaga, Yorimichi,
en 1053, ressemble
à l'oiseau mythologique, toutes ailes déployées, qui décore le toit. Elle contient la
splendide statue en bois d'Amida-Bouddha sculptée par Jocho, un maître de
l'époque d'Heian.
Nara (334 000 hab)
La ville se considère
comme le berceau
de la civilisation japonaise. Les fouilles archéologiques prouvent qu'avant l'époque de
Nara, une vie de
cour très brillante existait à Yamato, la plaine environnante. Même après son apogée, au XIlle - siècle, la ville bénéficia de la protection des Fujiwara jusqu'à leur chute. Son activité
principale reste le tourisme, avec
un million de nuitées par an.
Les richesses de Nara
La vieille ville,
transformée en parc de Nara, abonde en monuments historiques.
Kiifukuji : en se dirigeant vers le centre, on aperçoit d'abord une belle pagode de cinq étages qui se reflète dans l'eau de l'étang de Sarusawa. Au temps de la splendeur des
Fujiwara, leur temple familial comprenait 175 bâtiments disséminés sur une gigantesque esplanade. Le temple perdit peu à peu de son influence au profit de l'Enryakuji à Kyoto. Les
bâtiments qui subsistent datent, pour la
plupart, du XVIIIe siècle. Précieuses statues de l'époque de Kamakura dans les salles de Nan et
de Hoku-Endo. La salle Tokondo, à l'est,
conserve une statue de bodhisattva du Vile siècle. On peut admirer tous les autres trésors du temple dans le Kokuhokan.
Sanctuaire de Kasuga : 3 000 lanternes
en pierre et en bronze mènent au sanctuaire des Fujiwara, fondé au VIIIe siècle. Il est protégé par
des cerfs, messagers des dieux, dont la mise
à mort entraînait jadis la peine
capitale.
Shin-Yakushjji : l'empereur
Shomu créa ce temple au VIIIe siècle, pour remercier les
dieux d'avoir guéri son épouse Içomyo d'une
maladie oculaire. Précieuse statue
de Yakushi-Nyorai aux 12 bodhisattva.
Todaiji : l'empereur
Shomu fit construire ce temple en
745 pour en faire le siège central du bouddhisme japonais. De part et d'autre du portail, Nandaimon, des niches abritent des statues de devas, gardiens de Bouddha, ceuvres
d'Unkei et de Kaikei, maîtres de
l'époque de Kamakura. Daibutsuden, le plus grand édifice en bois
du monde, rénové en 1980, abrite le Daibutsu,
statue en bronze de Bouddha,
haute de 16,2 m et pesant 551 tonnes. Dans la salle des ordinations, Kaidan-In, 4 statues de devas de l'époque
de Nara. La reliquaire de ShosoIn préserve
de prestigieux chefsd'ceuvre du
Ville siècle. Par temps sec, ses
poutres se rétrécissent, par temps
humide elles se dilatent et empêchent
l'humidité d'entrer. Une fois par
an, ses trésors sont exposés au Musée national de Nara (octobre et
novembre).
Près de la salle de
février, Nigatsu-Do, célèbre pour sa fête de
l'eau, la salle de mars, Sangatsu-Do, renferme un magnifique
groupe de statues de l'époque de Nara : Fukukenjaku-Kannon et ses 14
compagnons, en laque.
Excursions aux environs de Nara
H ry ji à Ikaruga (une heure de train. de Nara à Ilo-ryuji-Mae par la ligne de Kintetsu ; accessible
aussi en autocar) : créé en 606, le
temple comprend au total 45
édifices. Dans la cour intérieure, la pagode de 5 étages et
la salle dorée, Kondo, font pendant, mais de face asymétrique à la
salle de cours de Daikodo.
Des statuettes en terre
cuite, placées
dans les niches au rez-dechaussée de la pagode, illustrent des scènes de la vie de Bouddha. Les fresques du Kondo reproduisent fidèlement les originaux
détruits par l'incendie de 1949.
Les trésors d'art du Daihozoden remontent également à
l'époque d'Asuka.
A l'est de l'aire sacrée,
se trouve la
belle salle octogonale des rêves, Yumedono. La mystérieuse statue de Guze-Kannon, également de l'époque d'Azuka, n'y est dévoilée au public que deux fois par an (du 11.4 au 15.5 et du 22.10 au 20.11). Couvent de nonnes de l'époque de Nara, le temple de Chuguji, situé également à l'est du Ho-rynji, conserve deux trésors nationaux : la statue de bronze de Nyoirin-Kannon méditant,
due à Shotoku Taishi,
et la plus ancienne
broderie du Japon,
Tenjukoku-Mandara.Exécutée par la pieuse épouse
de Taishi après la mort de celui-ci, elle représente des scènes de l'au-delà.
Tôshôdajji à Nishi-no-Kyo (20 mn de
Nara par les trains de la ligne de Kintetsu
ou en autocar) ; temple principal de la secte bouddhiste de Ritsu, fondée en 759 par le prêtre chinois Ganjin. La salle principale, Kondo, compte parmi les chefsd'ceuvre de l'architecture de Nara. Les nombreuses statues de Bouddha et de bodhisattva ont été exécutées par des maîtres venus de Chine. Dans le Miedo, la célèbre statue
de Ganjin acris se
visite seulement le jour de l'anniversaire de
Gare.
Yakushiji : dans ce temple situé à proximité du
Tôshôdaiji, belle pagode
(Vile siècle), et statue en bronze noir de Nikko et GakkoBasatsu (697).
Dans la région de Yamato,
le touriste qui dispose d'un peu
de temps découvrira bien d'autres temples
de l'époque de Nara, dont Saidaiji, Akishinodera (Vile siècle) à Heijokyo, Horinji et Hokkiji (Vile siècle) à Ikaruga.
On peut compléter la tournée des temples bouddhistes par la visite de Tenri, siège principal de la secte shintô du même nom. L'entrée de son sanctuaire, Isonokami, est soumise à une autorisation préalable. Tenri possède aussi un intéressant musée d'ethnologie.
La deuxième ville industrielle du Japon constitue le
centre économique de l'ouest du
pays. Sa fondation remonte à l'époque d'Asuka. Mais Osaka ne prit son
véritable essor qu'au XVIe siècle,
sous Toyotomi Hideyoshi, qui y
construisit un puissant château fort.
Grâce à sa situation privilégiée de
porte de la mer Intérieure et de
princiQale ville marchande du Japon,
Osaka affirma toujours sa puissance à l'égard de Kyôto et d'Edo (TTkkyô), jouant ainsi un
rôle dont devait tenir compte le pouvoir central.
Reconstruite après sa
destruction totale
pendant la Seconde Guerre mondiale, Osaka,
qualifiée autrefois de «
Manchester japonaise », se développe aujourd'hui en une mégalopole qui absorbe Kyoto et Kbe. La ville se transforme de plus en plus en un gigantesque « atelier» envahi par le smog et souffrant d'une pollution aberrante.
S'orienter à Osaka
Le centre se divise en
deux secteurs
: Kita (au nord) et Minami (au sud). Mido-suji, une allée rectiligne bordée de ginkgos sur 4
km, relie le centre
de Kita, Umeda,
qui
entoure la
gare d'Osaka, à celui de Minami, Nanba. Le quartier bancaire et administratif se trouve
sur l'île de Nakanoshima. Les principaux commerces se concentrent
dans la rue Shinsai-bashi-suji,
perpendiculaire
à Mido-suji.
Le réseau des voies souterraines
est presque aussi dense que celui des
artères de surface, constamment embouteillées. Une autoroute entoure Osaka de ses deux voies superposées.
Les richesses touristiques dO'saka
Château d'Osaka : au XVe
siècle il servait de place forte à la très militante secte d'Ikko. Toyotomi Hideyoshi en fit le plus grand château du Japon. Peu avant la
restauration Meiji, les partisans du shogu_n démantelèrent
le symbole d'Osaka, afin qu'il ne tombe pas entre les mains de l'armée impériale. Le bâtiment actuel,
édifié en béton armé, imite un château traditionnel, doté cependant d'un ascenseur et de tout le confort moderne. Dans le Tenshukaku (donjon) se trouve un musée régirnlal.
Temple de Shitenoji seul
le torii de
pierre du plus ancien temple du Japon,
créé en 593 par Shotoku Taishi, date du XIIIe siècle. Détruit à plusieurs reprises par l'incendie, le bâtiment actuel représente un autre exemple d'utilisation du béton armé dans l'architecture traditionnelle.
Sanctuaire du Su_miyoshi : l'un des seuls bâtiments d'Osaka épargné par la guerre ; il honore la divinité protectrice
des marins. 600 lanternes de pierre parsèment l'aire sacrée.
Les centres souterrains
d'Umeda et_ de Nanba : au sud de la gare d'Osaka, s'étend sur 3 km - jusqu'aufleuve Dojima - le plus vaste quartier souterrain du Japon, Umeda. Le centre commercial
situé sous la
gare de Nanba, plus récent et encore plus futuriste, compte des centaines de boutiques
et de restaurants,
un fleuve artificiel, une cascade, des terrasses de cafés et des « concerts de plein air »
! On se perd dans le dédale de ses galeries.
Musée national
d'ethnologie (métro Senri-Chuo) : situé sur le terrain de l'Exposition
universelle, le musée dispose de
l'installation audiovisuelle la plus moderne du Japon. Il possède de remarquables
départements asiatique et
africain.
Excursion au mont Kôya
De Nanba à
Gokuraku-Bashi en 2 h par la ligne de Nankai (changer à Hashimoto) ; de Gokuraku-Bashi à Kôya-San par le funiculaire.
Une journée entière est
nécessaire pour
visiter le célèbre monastère de l'époque d'Heian, siège principal de la secte mystique de
Shingon. Appelé Kongobuji, il fut fondé en 816 par Kukai, au milieu de
bois de cèdres
situés à 900 m d'altitude, et comprend 120 temples et une université. De nos
jours, le monastère attire plus d'un million de pèlerins par
an. Dans son enceinte se trouvent les
tombes de beaucoup de daimios de l'époque d'Edo. Parmi les oeuvres d'art de la chambre du trésor, Reihokan, figurent de nombreux trésors nationaux.
Kobe (1.4 million
d’hab)
Kôbe, deuxième port du
Japon, sur la
mer Intérieure, doit à la proximité d'0saka d'en être devenu la cité-dortoir. La
région d'UsakaKobe, appelée Hanshin, compte plus de 10 000 usines, employant 6 millions de personnes.
Fondée en 1867
pour servir de port de commerce avec les puissances européennes, la ville abrite toujours
beaucoup d'étrangers.
Très endommagée pendant la Seconde Guerre, elle possède peu de monuments historiques.
Le port de Kôbe est le
deuxième du
Japon après Yokohama ; il reçoit 10
000 bateaux de marchandises étrangers
par an et s'agrandit de plus en plus à
partir de terrains gagnés sur la
mer. La dernière île artificielle du
port a été aménagée en 1981 pour
l'exposition universelle. Portopia.
Excursions
autour de Kôbe
Takarazuka (à 30 nui, par la ligne de Hankyu) : une étonnante troupe de jeunes
filles y donne des spectacles de
danse et d'opérettes. Une réplique du théâtre kabuki.
Au mont Rokko se trouve un élevage célèbre dans le monde entier. Pour détendre les fibres musculaires des bovins
et distribuer leurs couches de
graisses de manière homogène, on
masse les animaux à la bière, ce qui
donne une viande succulente mais
plus chère que le fois gras (boeuf de
Kobe).
Ise-jingu
Le plus vieux et plus
prestigieux sanctuaire
du Japon. Avant chaque décision
importante, l'empereur venait consulter
l'oracle divin dans ce véritable
lieu saint national, le Delphes du
Japon. Ise-Jingu est formé de deux groupes de sanctuaires Gegu (sanctuaire extérieur)
et Naigu (sanctuaire intérieur), distants de 7 km. On visite traditionnellement Gegn avant Naign.
Gegn (à 7 mn de la gare d'Ise) le sanctuaire est dédié à ToyoukeOmikami,
symbole de la fécondité.
Naigu (20 mn d'autobus de
la gare d'Ise)
: cet autre sanctuaire se consacre
au culte de la déesse du soleil. Amaterasu-Omikami,
fondatrice de la dynastie
impériale. On y conserve le miroir Yate-no-Kagami,
l'un des trois attributs du pouvoir impérial que la déesse, selon la tradition, remit à son fils Ninigino-Mikoto. Le pont Uji, surmonté de deux torii, conduit au lieu saint, entouré d'une forêt de cèdres géants.
Les deux édifices, en
style YuitsuShinmei-Zukuri (le plus ancien du
Japon), ressemblent à des cabanes en cèdre, couvertes de toits de roseaux aux faîtages dorés.
Ils se cachent
derrière plusieurs palissades que
seul l'empereur peut franchir. Devant le
rideau blanc masquant l'entrée, les
nombreux pèlerins frappent deux fois
dans leurs mains, pour attirer
l'attention de la divinité, avant de
jeter des pièces de monnaie ou parfois
un billet de banque dans le tronc aux offrandes.
Futamigaura (à 10 mn
d'Ise par la ligne
de Sangu) : après la visite d'Ise-Jingu, les pèlerins vont traditionnellement
se reposer à Futamigaura. De la mer
émerge un « couple de rochers » uni
par une corde sacrée de paille. Un torii surmonte le « rocher de l'Homme ».
île des perles de la baie de toba
Sur cette petite île,
reliée au continent par un pont, naquit en 1893 la première perle de culture du monde. L'inventeur
s'appelait Mikimoto Kokichi.
Le musée des Perles montre bien le processus
de la culture. On introduit un minuscule corps étranger dans la coquille de l'huître perlière, akoya. Celle-ci le recouvre de plusieurs
couches de sécrétions qui, après plusieurs années, donnent une perle.
Le processus est le même
quecelui
qui donne naissance à une perle naturelle, mais l'implantation du corps étranger en augmente la probabilité. Au bout de 7 ans, on ne trouve cependant que 5 perles réussies »
sur 100 huîtres.
Le musée conserve le collier du chef,
composé
de perles géantes, choisies par Mikimoto lui-même. Sa valeur est estimée à plus de 3 millions de F.
Autour de la mer intérieure
NE harmonie subtile de
paysages montagneux et maritimes forme le Seto-Naikai, l'un des plus beaux endroits du Japon. Connu par les
Européens sous le nom
de mer Intérieure
(en japonais Naikai) ce bassin, entouré par Honshu, Shikoku et Kyushu, ne s'ouvre sur la haute mer que par quatre détroits (Seto).
Seto-Naikai s'est constitué à l'ère tertiaire,
par l'effrondement de la langue de terre qui reliait Kyushu, Shikoku et Honshu. La submersion a transformé les sommets de la chaîne de volcans,
qui s'étendait de Kyushu au centre de
Honshu, en plus de 3 000 îles. Certaines dépassent 100 km de circonférence, d'autres sont de simples rocs de granit coiffés de trois conifères. La grande différence de profondeur entre la mer Intérieure et le Pacifique provoque, lors des marées,
des courants très violents dans les
détroits. Deux courants opposés
créent, quatre fois par jour, les « grands remous » du détroit de Naruto, entre Shikoku et l'île d'Awaji.
Tout le district de Seto-Naikai est classé parc national depuis 1934.
Ses particularités
géographiques dotent
la mer Intérieure de nombreuses espèces marines, appréciées par tous les gastronomes
japonais dorades, huîtres, et le fugu, réputé dans le monde entier. Le
climat relativement doux permet la culture des agrumes. Des paysans, cabotant entre les îlots, y
cultivent rizières et vergers qui s'étagent en terrasses jusqu'au sommet des montagnes.
Les côtes de Seto-Naikài
présentent
une unité historique et culturelle. La toute-puissante famille Heike y perdit des
batailles décisives au profit de sa rivale Genji. Heike-Monogatari, poème épique du XIIe siècle, chante son déclin avec
mélancolie. Au XVe siècle, les pirates de Seto-Naikai, appelés Murakami-Suigun étendirent leur champ d'action si loin que leur
évocation suscitait l'horreur jusqu'aux
côtes des Philippines.
Les iles
Awaji
La plus grande île de
Seto-Naikai, avec
une circonférence de 155 km. Deux détroits, Akashi au nord et Naruto au sud la séparent d'Honshu et de Shikoku. De Fukura, vieux port
de pêche, des bateaux partent quatre fois
par jour pour les « grands remous » (de mars à novembre). Un pont relie depuis 1985 Fukura à Naruto (Shikoku), un deuxième doit enjamber le détroit d'Akashi.
Le paysage de la deuxième île de la mer Intérieure se caractérise par d'énormes blocs de granit aux formes fantastiques, très appréciées par les jardiniers paysagistes. Un rocher de 300 tonnes, provenant de l'île, servit_ à la construction du château d'Osaka, au XVIe siècle.
Depuis les essais de
plantation d'oliviers italiens, en 1908, l'île a vu naître une pépinière nationale consacrée à cet arbre. Kankakei offre un
beau panorama sur la mer Intérieure.
Omishima
La troisième île était autrefois un repaire de pirates. Le sanctuaire d'Oyamazumi
- seule curiosité de l'île - contient
de nombreux trésors nationaux, dont les magnifiques armes et armures, offerts au XIIe - siècle par le chef de la famille Genji en l'honneur de sa victoire sur les Heike.
Ikuchi
Le temple de Kozanji a été construit sur le modèle du Toshogu de Nikko (1933-1966), par un
riche habitant
de l'île.
Himeji (451 000 hab)
Ville industrielle dont
le château compte
parmi les plus intéressantes curiosités du Japon.
Le château d'Himeji est appelé souvent •château des hérons blancs » en raison de l'élégance de ses lignes. Le Tenshu-kaku et plu sieurs tours secondaires
furent construits au XVIe siècle
par Toyotomi Hideyoshi, puis complétés par
les daïmios résidents. Tous les bâtiments sont authentiques voir spécialement
le portail, les murailles blanches
surmontées de toits d'ardoise noire et les douves.
Okayama (570 000 hab)
Importante ville
industrielle gravement endommagée pendant la Seconde Guerre mondiale.
Korakuen : l'un des
trois plus beaux jardins paysagers de
l'époque d'Edo entourait autrefois la
villa de la famille Ikeda, daïmio de l'ancienne province de Bizen.
Celle-ci fit construire à
Bizen, à 34
km au nord-ouest d'Okayama, une célèbre manufacture de céramique.
Kurashiki (415 000 hab)
Ville d'industrie
moyenne, 16 km à l'ouest d'Okayama (17 mn par la ligne principale de Sanyo) dont le centre possède
quelques maisons traditionnelles.
Plusieurs riches industriels léguèrent
leurs collections d'art à la ville.
Le musée
d'Art populaire de Kurashiki
est installé dans les anciens greniers à
riz ; le musée Ohara possède des impressionnistes français, des Picasso, des Greco, une Annonciation du Greco, etc. La ville possède aussi un musée
archéologique et un musée
du jouet.
Hiroshima 1 million
d’hab)
C'est la plus importante ville industrielle et commerçante de la mer Intérieure.
Capitale du daimio Mori
au Moyen Age,
elle devient une ville de garnison à l'ère du Meiji.
Le 8 août 1945, les
horloges d'Hiroshima
s'arrêtèrent à 8 h 15.
La première bombe
atomique de l'histoire du monde
explosa à 57 m au-dessus de la ville, engendrant
une chaleur de 6 000 °C et détruisant
tout dans un rayon de 5 km. Deux tiers des
habitants (200 000 personnes)
périrent. Aujourd'hui, la ville a
retrouvé et même dépassé son
importance ancienne.
Les richesses touristiques
Parc mémorial de la paix :
il se trouve sur l'en(placement de l'ancien centre commerçant d'Hiroshima. Après
la guerre, on aménagea l'immense
champ de décombres en parc, planté d'arbres provenant de différentes régions du Japon.
Le musée de la paix
conserve des objets et documents liés à la catastrophe. Au nord du parc, sur la rive du fleuve Motoyasu, s'élèvent
les ruines
de l'ancien Office de la promotion industrielle, cible de la bombe, rebaptisées « Dôme
de la bombe A
».
A égale distance du dôme
et du musée
de la paix, le Cénotaphe, simple sculpture de pierre, est dédié à la mémoire des victimes. Le célèbre architecte Kenzo
Tange conçut l'ensemble
en 1956.
Château d'Hiroshima : construit
par le daïmio Mori Terumoto en 1589, il fut complètement détruit par la bombe.
L'édifice actuel, une copie fidèle, date de 1959. Pendant la guerre sino-japonaise (1894-1895), le château servait de quartier général à l'empereur.
Excursions autour d'Hiroshima
lwakuni (112 000 hab.) à
40 mn par la ligne de Sanyo : cette ville industrielle moyenne tire sa fierté du Kintaikyo, un exceptionnel pont datant du XVIIe siècle (péage dans les deux sens).
Ile de Miyajima, à 10 mn
de ferry de Miyajima-Guchi
(d'Hiroshima à Miyajima-Guchi, 25 mn) :
située à 25 km à l'ouest d'Hiroshima, l'île,
appelée également Itsukushima, est l'antique
demeure de la, divinité protectrice
des marins. Le sanctuaire, dû à la famille Heike, est le chefd'oeuvre de la mer Intérieure. A marée haute, les bâtiments, situés dans une baie, donnent l'impression de nager vers les flots. Son symbole, Miyajima, le plus grand torii du Japon, émerge de l'eau.
Il mesure 16 m de haut et 23 de
large. Il faut renouveler le bois de
camphrier dont il est fait tous les
100 ans. Entre le sanctuaire et la mer se trouve la plus ancienne scène de nô en plein air du Japon. Le trésor contient de nombreux objets de valeur, dont les rouleaux de siitras exécutés par la famille Heike.
Shikoku
Jusqu’a la construction du
pont de Seto-Ohashi, la quatrième île du Japon resta à l'écart de
l'industrialisation. L'intérieur, très montagneux, se prête difficilement à l'exploitation agricole et
l'absence de routes compliquait les échanges entre ses quatre provinces féodales
devenues préfectures (Shikoku veut dire « quatre pays »).
Seuls les pèlerins, vêtus
de kimonos blancs et chaussés de sandales de paille, s'aventuraient dans les forêts vierges.
Ils effectuaient
1 440 km à pied pour faire le tour des 88 temples bouddhiques cachés dans les vallées des monts
Shikoku et les petites baies de la mer Intérieure afin d'y déposer leurs billets de
pèlerinage numérotés et implorer la grâce du bodhisattva. Apparenté à l'animisme primitif, le pèlerinage
remonte à l'enseignement de Kukai.
100 000 personnes
l'effectuent encore tous les ans, mais les autocars leur facilitent la tâche.
Takamatsu 326 000 hab)
Principal port de
Shikoku, le cheflieu de la préfecture de Kagawa (autrefois province de
Sanuki) servait,
à l'époque d'Edo, de place forte à la famille Matsudaira, alliée au shogun Tokugawa. Elle
contrôlait tous
les daïmios de la région de Sete-Naikai!
Parc de Ritsurin : public depuis 1875, l'ancien jardin
paysager de la villa des Matsudaira se compose d'un jardin européen au nord et d'un jardin japonais au
sud.
Excursions
Yashima (20 mn de
TakamatsuChikko
parla voie ferrée de Kotoden ; de la
gare de Takamatsu, 35 mn par l'autocar) : presqu'île
s'avançant dans la mer intérieure, à 6 km à l'est de Takamatsu : c'était à l'origine une 11e
volcanique, que des coulées de lave ont peu à peu reliée au continent. Du sommet en forme de terrasse, se découvre un beau panorama sur la mer Intérieure.
Le temple de Yashima,
84e station, contient des
souvenirs des célèbres batailles navales
entre les Heike et les Genji.
Sanctuaire de Kotohira (1
h de Takamatsu-Chikko par la
voie ferrée de Kotoden) : le sanctuaire voue un culte à la divinité protectrice des marins.
1 368 marches grimpent du portail au sanctuaire principal, situé sur le sommet de la colline. Vue impressionnante sur la mer Intérieure.
Zentsûji (1 km de la gare
de Zentsiiji,
située à 30 mn de Takamatsu par la ligne de Dosan) : le fondateur de la secte bouddhiste Shingon, Kukai, appelé Dobo-Taishi, éleva le temple sur son lieu de naissance. Restauré au XVIIe siècle, l'édifice conserve de nombreuses reliques de
ce prêtre mystique de l'époque d'Heian.
Tokushima (256 000 hab)
La ville forte de
l'ancienne province d'Awa est
située dans le delta du plus long fleuve de
Shikoku, Yoshinogawa (194 km).
Cette calme ville de
province, qui vit de la pêche, prend au mois d'août (du 12 au 15) des allures de carnaval. C'est l'époque des danses d'Awa.
Vêtus d'élégants kimonos de coton, les habitants de
Tokushima et
les touristes venant du Japon entier,
envahissent pendant quatre jours toutes les
artères de la ville, pour danser jusqu'à une heure avancée de la nuit.
Matsuyama (430 000 hab)
Gravement sinistrée, la plus grande ville de Shikoku
fut reconstruite
après la Seconde Guerre mondiale.
Château de Matsuyama : depuis 1602, il surveille la ville du haut de la colline de Katsuyama. Les bâtiments originels ne subsistent qu'à l'état de fondations
et dans quelques édifices mineurs.
Le Tenshukaku date du milieu du XXe siècle.
Dogo-Onsen : l'eau de source de la plus ancienne station
thermale du Japon
jaillit à 40°.
Riche en potasse, elle
soigne les maladies
de la peau.
A l'établissement
thermal, situé au centre de la ville, on peut observer les habitudes balnéaires des Japonais.
Ishiteji : le 51e temple de pèlerinage date du VIle siècle ; le portail de Niomon est
en style de Kamakura.
Kôchi (310 000 hab.)
Complètement coupée des
autres villes
de Shikoku par les montagnes centrales, K5chi est située sur la côte ensoleillée du
Pacifique. Le
climat,
constamment doux, permet deux récoltes de riz par an.
La ville servait de
place forte au daimio Chosokabe, qui unifie Shikoku sous sa domination en l'année 1588.
Château de Kôchi : un jardin public entoure le château, situé
sur une colline au centre de la
ville.
Le Tenshukaku date de l'année 1601 et fut considérablement restauré en
1748.
Excursions autour de Kôchi
Ryugado (à 1 h de
Kôchi-Harimayabashi par
l'autocar).
La deuxième grotte à
stalactites du
Japon s'ouvre sur les pentes du mont Sanpo (322 m).
On y a découvert des
poteries préhistoriques.
Cap Ashizuri (2 h 20 de
Kôchi à Nakamura
- 116 km - par la ligne de Dosan ; 2 h d'autocar de Nakamura ; changer à Tosa-Shimizu).
Kongôfukuyi : isolé sur le cap Ashizuri, le 24e temple du
pèlerinage fut fondé par Kukai au IXe siècle. Il offre l'asile à tous les voyageurs (en partie comme auberge de
jeunesse).
La côte, déchiquetée par
l'érosion, offre
une heureuse diversion aux élégants jardins paysagers. Mais il faut s'accommoder de
moyens de communication
sporadiques.
De fortes chutes de
pluies et des typhons
d'une vitesse de 50 km à l'heure, caractérisent l'automne de la péninsule.
Les inondations qui les
suivent interrompent
régulièrement le trafic routier.
Collection de coraux à Tafsukushi et visite du fond marin,
tapissé de corail,
par un bateau de verre, à Minokoshi.
San-in
(ouest d’honshu)
le nord-ouest d'Honshu,
sur la mer du Japon, se distingue historiquement et géographiquement de la région tournée vers la mer Intérieure. On
l'appelle Ura-Nippon (le verso du Japon), ou San-In, la « face ombragée des
montagnes », opposée
à San-Yo, la « face ensoleillée ».
Les Japonais nostalgiques
considèrent les villes moyenâgeuses de San-In, épargnées jusqu'à nos jours par
l'industrie et par la frénésie de vitesse du Shinkansen, comme un coin de paradis perdu.
L'itinéraire classique se
fait par la ligne principale de San-In de Kyoto à Shimonoseld, le long des côtes de la mer du
Japon, avec des
changements fréquents.
Des lignes d'autocar
traversent les montagnes au départ d'Okayama d'Hiroshima ou d'Ogori,
sur la
côte de la mer Intérieure.
Hagi (51 000 hab)
L'ancienne capitale du puissant daïmio Mori devint, à l'époque d'Edo, le
rendez-vous des partisans de l'empereur. Tout
Japonais connaît la céramique
d'Hagi, Hagiyaki. La ville semble posséder autant de manufactures d'Hagiyaki que de bicyclettes d$
location, à l'aide desquelles les
touristes se lancent à l'assaut de la
ville.
Ruines du château d'Hagi : construit en 1604 et démoli au début de l'ère du Meiji. La petite maison de thé, dans les jardins du château, servait
aux réunions des partisans de l'empereur
avec le progressiste daïmio Morj.
Tokoji : construit
en 1691, le temple conserve les
tombes de cinq générations de la
famille Mori, illuminées par 500
lanternes de pierre.
Tsuwano
Située dans une cuvette,
cette minuscule ville forte à l'ambiance médiévale mérite bien son surnom de M petit
Kyôto ». Une petite chapelle de la Vierge honore la mémoire des martyrs du début de l'ère
du Meiji.
Akiyoshidai
Ce plateau karstique de 130 km 2, unique au Japon, contient d'innombrables
rochers de calcaire blanc usés par l'érosion.
Akiyoshi-Do est la plus
grande grotte à stalactites du
Japon (1,6 km). Dans la grande salle, haute
de 80 mètres, se succèdent sources, cascades et ruisseaux.
Matsue (138 000 hab)
La plus grande ville de
la région de
San-In se trouve au bord du pittoresque lac de Shinji, relié par un fleuve à la lagune de NakanoUmi.
Château de Matsue : construit
en 1601, il compte parmi les châteaux les mieux conservés du Japon. Belle vue sur le lac de Shinji qui contient de l'eau douce, alors que celle de la lagune
de Nakano-Umi, tout proche, est salée.
Izumo-taisha
Le plus vieux sanctuaire
shintô du Japon et le plus important après Ise-Jingu. Sa création remonte à l'époque préhistorique.
D'après le calendrier
lunaire, tous les
dieux du Japon se retirent à lzumo au mois d'octobre. Aussi, ce mois porte-t-il le
nom de Kaminazuki (mois sans dieu) en
japonais ancien.
Le bâtiment actuel remonte au XVIIIe siècle.
Tottori (137 000 hab)
L'ancienne ville forte
de la famille Ikeda
tire son orgueil d'une poire obtenue par divers croisements, N juseki, et de ses dunes.
Tottori-Sakyn : les dunes de sable, les seules du Japon, s'étendent, au nord de
la mer Intérieure, à 5 km du centre-ville,
sur 2 km de large et 16 km de long. Les touristes s'y ouvrent des pistes
et posent pour la photo souvenir devant des
chameaux d'importation.
Parc national de Daisen-Oki
On le visite à partir d'
Yonago (121000 hab.), accessible
par le train au départ de Matsue (29 km), d'Osaka par TDA en 1 h. Autour du volcan éteint de Daisen (1711 m) qui ressemble au Fuji,
se trouve l'un
des centres de sports d'hiver les
plus animés de l'ouest du Japon. Les pistes
de ski de Daisen-International
possèdent cinq remontées, celles de Goenzan, quatre.
Iles d'Oki
Groupe d'îles
volcaniques, situées à 74 km
au nord de la presqu'île de Shimane.
Les deux îles principales se nomment Dôzen et Dôgo. Un circuit en bateau de Dôgo à Beppu, sur l'île de Dôgo, permet
d'admirer de
ravissants petits îlots rocheux émergeant
d'une mer cristalline.
Kyushu
la plus méridionale des
quatre principales îles du Japon est la plus peuplée après Honshu. Le
tempérament fougueux des habitants ressemble au paysage, auquel de nombreux volcans en
activité on fait donner le nom de « terre de feu ». Au centre de KyUshU, le plus grand
volcan du monde,
l'Aso, partage l'île en deux zones : au nord la région industrielle, au sud, l'arrière-pays « sous-développé
». Le niveau de
vie et les prix accusent une différence sensible entre le nord et le sud. Le « pays des kamikazes » repoussa deux
invasions mongoles.
Des échanges séculaires avec l'étranger ont marqué le caractère des habitants de
KyUshû, particulièrement ouverts et hospitaliers. Tous les courants culturels venant de
l'extérieur atteignaient
d'abord KyUshû, avant d'essaimer vers l'intérieur du Japon. Les vieilles
demeures patriciennes de Kagoshima possèdent deux portes d'entrée, deux bassins et deux
toilettes, car le vieux code d'éducation des familles de samouraï veut que les
hommes soient
séparés des femmes à partir de l'âge de 7 ans.
Nagasaki
Malgré ses petites
dimensions, la ville correspond à ce qu'un Japonais attend de Kyushu : un
centre de rencontre de divers courants
culturels. Au XVIe siècle, le port,
abrité par la presqu'île de Nishisonogi, se trouva brusquement au
coeur du commerce
mondial : Nagasaki était le seul port
autorisé à commercer avec les
Hollandais et les Chinois. Pendant 230 ans, l'air extérieur ne parvint au Japon que par. le chas d'aiguille de Nagasaki. Pour le respirer, de nombreux savants venaient secrètement dans la ville en risquant ainsi leur vie - pour prendre connaissance du savoir occidental que pouvaient leur transmettre les Hollandais enfermés sur l'île de Dejima,
dans
la baie de Nagasaki. Des médecins européens y formèrent même leurs confrères japonais.
Malgré de longues
persécutions, le
diocèse de Nagasaki compte aujourd'hui 40 % des catholiques japonais, libres, depuis
l'ère du Meiji, de pratiquer leur religion après huit générations d'oppression.
L'ironie de l'histoire
voulut qu'en 1945,
la deuxième bombe atomique explosât au-dessus de la plus grande cathédrale d'Extrême-Orient, celle d'Uragami. Après sa reconstruction, Nagasaki devint l'une des plus importantes villes industrielles du Japon, avec les plus grands chantiers de construction navale du monde.
Les richesses touristiques
Glover Mansion : ancienne résidence du riche marchand
anglais Thomas
Glover. Dans son jardin, transformé aujourd'hui en un petit musée, on a reconstitué
des maisons étrangères, considérées comme exotiques », à l'ère
du Meiji. Pendant la saison, des
millions de Japonais se ruent en
autocar et en taxi, dans ce quartier
résidentiel assez calme le reste de l'année.
Eglise catholique d'Oura :
bâtiment de bois en style néo-gothique, élevé en 1869 et dédié aux 26 martyrs
crucifiés en 1597.
Sofukuji : le plus vieux temple de la secte Obaku au Japon, construit en
129, dans le style Ming tardif, par des Chinois résidant à Nagasaki.
Parc de la paix : mémorial de la deuxième bombe atomique, qui explosa ici le 9 août 1945. La salle de culture internationale
conserve
des
documents relatifs à la catastrophe. Près du parc, a été reconstruite l'église d'Uragami.
Monument des martyrs : élevé à l'occasion du
centenaire de
la canonisation
des 26 martyrs (1962).
Parc national d'Inasa : panorama sur la baie de
Nagasaki.
Excursions autour de Nagasaki
Parc national d'Unzen (2
h d'auto
II contient plusieurs volcans éteints dépassant 1 300 m d'altitude. Les hôtels sont équipés pour
des séjours prolongés et possèdent
des établissements
thermaux. Fumerolles spectaculaires
à Unzen
Spa.
Presqu'île de Shimabara (en 3 h par l'autocar) : le Tenshukaku, donjon très restauré du château
de Shimabara, contient des souvenirs du soulèvement
chrétien de Shimabara. 37 000 chevaliers et paysans chrétiens, sous les
ordres de « l'enfant des
dieux », Amakusa Shiro, âgé de 14 ans, tinrent tête pendant un
an à l'armée du shogun Tokugawa. Ils furent massacrés jusqu'au dernier,
après un siège de trois mois de leur
château de Hara (1638).
Parc national de Saikai :
excursions au
départ de Sasebo
(254
000 hab.), accessible
de Nagasaki en
2 h d'autocar.
L'ancien port
militaire est devenu
un port de commerce. La côte du parc, très découpée, s'ouvre
par des baies en forme de fjords, en face
d'innombrables îlots.
Kuju-Kushima (les « 99 îles »). Il s'agit en réalité de plus de 200 minuscules îlots coiffés de pins.
iles d'Hirado (à 55 mn de bateau de
Sasebo, par la ligne Cobalt) au Moyen Age, elles servaient de quartier général aux pirates de la mer de Chine orientale. Après l'arrivée
des Portugais (1550) et des Espagnols, la première représentation commerciale européenne s'établit à Hirado ; plus tard, Dejima reprit ce rôle. Hirado rappelle également
le souvenir de William Adams,
alias Miura Anjin, navigateur anglais
qui passa les 20 dernières années de sa vie au Japon à la suite d'un naufrage. Sa tombe
se trouve sur une colline de l'île. James Clavell en fit le héros de son roman Shogun.
Goto-retto (3 h 30 de bateau de Nagasaki par la ligne de Kyushu . Shosen) :
à 30 km au sud-ouest d'Hirado, cet archipel compte environ 140 îles. La moitié de la
pêche de la préfecture de Nagasaki provient de Gotô. On y produit également l'huile de camélias (60 % de la
production nationale).
Arita et Imari
Pour les amateurs, cette
visite de la
plus ancienne manufacture de porcelaine
en pâte dure du Japon, mérite le détour. En
1518, on découvrit à Arita de
précieux gisements de kaolin. La
première manufacture de porcelaine
blanche fut fondée par des Coréens.
En 1643, Sakaida Kakiemon réussit à
fixer une lumineuse couleur rouge sur
la porcelaine blanche. L'Akae, plus connue en Occident 'sous le nom de style Kakiemon,
suscita une révolution dans la
porcelaine européenne. Le port
d'Imari exportait les porcelaines
d'Arita vers l'Europe. D'où la notion, en Europe, de vieil-i mari, à distinguer du nouvel-imari, produit par l'actuelle manufacture d'Imari. (collections de porcelaines de Kakiemon,
Gen-Emon et Imae-mon
; marché aux porcelaines du 1°`
au 5 mai).
Parc national d'Aso
Le plus grand volcan du
monde, Aso,
ressemble à un paysage lunaire. Le cratère original a une circonférence de 128 km. Les parois extérieures, hautes de 400 m, enserrent les cinq sommets actuels, dont seul le Nakadake (1 524 m) reste en
activité. Sa dernière éruption, en 1976, détruisit l'un des deux funiculaires et fit
plusieurs victimes. Les cabanes blindées du sommet servent d'abris en cas d'éruption imprévue.
Beppu (133 000 hab)
Terminus de la ligne de
navigation d'Osaka
sur la mer Intérieure et début de la route du TransKyitshû, Beppu constitue le centre idéal d'une visite du
centre de Kyûshn et une halte reposante, qui offre toutes sortes de loisirs et de distractions. La ville compte d'innombrables sources d'eau chaude et autant de singes au mont
Takasaki : environ 3 800 sources
et 900 hôtels sur une superficie de 8 km
sur 12.
Les enfers de
Beppu-Jigoku (circuit de 2 h 30 en car, départ de BeppuKitahama toutes les 30 mn) : ces sources, qui rejettent une eau minérale bouillonnant à gros flots, ont effectivement
quelque chose de diabolique. La
couleur de l'eau, jaillissant à 94 °C, va du rouge sang au bleu azur.
Usuki (circuit de 5 h 20 en autocar, départ de
Beppu-Kita hama
une fois par jour) : les 60 statues de Bouddha, taillées dans le roc à l'époque d'Heian, soulèvent l'enthousiasme des amateurs d'art.
Sanctuaire d'Usa-Jingu (1
h 30 de car
de Beppu) : selon certains spécialistes, le premier Etat-tribu du Japon, Yama Taikoku, serait né près d'Usa-Jingu, qui
compte parmi les
trois plus vieux et plus importants sanctuaires shintô avec IzumoTaisha et Ise-Jingu.
Kumamoto (550 000 hab)
La troisième ville de Kyffshn remonte à l'époque de
Nara. Le daimio Kato Kiyomasa,
général de Toyotomi Hideyoshi, dessina son plan actuel. La ville souffrit beaucoup des bombardements de la Seconde Guerre mondiale.
Château de Kumamoto : l'un des trois plus célèbres châteaux du Japon fut achevé au début du XVIIe siècle sous
Kiyomasa. Reconstruit en 1960, le Tenshukaku imite fidèlement le bâtiment original.
Parc de Suizenji : dessiné en 1632. il représente des
paysages japonais célèbres.
ies d'Amakusa (2 h
d'autocar de Kumamoto
à Hondo) : Amakusa comprend plus de 70 îles.
Après des siècles
d'isolement, 5 ponts relient depuis 1966 les deux principales, Kami et Shimo-Shima, au continent. Ils comptent parmi
les chefsd'oeuvre
de la technique moderne. Les insulaires vivent de la pêche et de la culture des perles.
Kita-kyushu ( 1 065 000 hab)
Le nom très banal de Kita-Ky shii (Nord-KyUshil) désigne
une conurbation
créée en 1963 et unissant 5 villes
: Moji (port d'exportation de l'acier), Wakamatsu (port d'importation du
charbon), Tobata (port de pêche),
Kokura (ville marchande) et Yawata (siège de la plus grande aciérie du monde, Shin-Nippon-S'teel).
Fukuoka (1 165 000 hab)
Le nom de la ville crée
des confusions
chez l'étranger. La gare s'appelle Hakata, la ville Fukuoka. Elle naquit à l'ère du Meiji, lorsque la ville forte de Fukuoka
absorba le port
de Hakata. Centre administratif de Kyushu et siège de l'université, sa renommée réside dans ses innombrables restaurants
gastronomiques et ses
établissements de nuit (surtout dans le
quartier de Nakasu).
Sanctuaire de Dazaifu (35
mn de la gare de
Fukùoka-Terntinal par la ligne de
Nishitetsu) : le sanctuaire honore le
célèbre érudit et chancelier Sagawara Michizane (845-903), relevé de ses fonctions à
Ky5to et exilé
dans la ville de garnison de Dazaifip à la suite d'intrigues de cour. Les Japonais le vénèrent comme protecteur des
écoliers, des savants
et de la littérature.
Karatsu, d'Hakata (Fukuoka)
à Higashi-Karatsu en 1 h par la ligne
de Chikuhi à l'époque d'Heian, le petit port de pêche situé dans la baie de Karatsu
servait de principal port de commerce du Japon avec la Corée et la
Chine. De nos jours, on s'y embarque pour le
voyage aux îles du parc national de GenkaiQuasi.
Kagoshima (525 000 hab)
Les Japonais appellent
Kagoshima le » Naples
d'Extrême-Orient ». Un jumelage unit
d'ailleurs les deux villes. Certains
disent ironiquement que le
rapprochement se justifie moins par le
volcanisme que par une certaine «
arriération ». Jusqu'à la
restauration Meiji, Kagoshima était
la capitale du pays de Sat&ima. complètement indépendant du pou voir central.
Sakurajima (20 mn de ferry de Kagoshima) : le Vésuve du Japon était à l'origine une île, qui fui reliée à la péninsule d'Osumi par la terrible explosion de
1914. Les différents
sommets émettent en permanence une fumée noire. La colline de Shiroyama offre le plus beau panorama sur le
Sakurajima.
Ibusuki (à 53 mn de Nishi Kagoshima - 46 km -
par rd' ligne d'Ibusuki-Makurazaki) : station
thermale célèbre, dotée d'une plage
de sable de 4 km de long. A travers
le sable, filtre une eau tiède, riche en potasse.
Un bon tuyau
parc national de Kirishima
(du Nishi-Kagoshima
à Ebino-Kogen en
2 h 35 d'autocar, ou de Miyazaki à Kobayashi
également par le car ; en train, de NishiKagoshima à Kirishima-Jinja en 50
mn, par la ligne principale de Nippo)
: les monts de Kirishima, constitués
de 23 volcans éteints, représentent un
terrain idéal pour les alpinistes, 2
h de marche jusqu'au sommet de Karakunidake (1700 m) au départ de Fudoike. Trans-Kirishima-Tour 8 h à partir d'Ebino.
Points forts de
l'excursion Karakunidake et Takachiho (1574 m).
les iles ryukyu
aU sud-ouest de l'archipel
nippon s'étend, sur 500 km direction de Taiwan, la chaîne des 73 îles Ryùk; On en distingue trois
groupes : Okinawa, Miyako Yaeyama. Ils forment la préfecture la
plus méridion du
Japon, Okinawa.
Un
million d'hommes vivent sur une supe cie comparable à celle du Luxembourg. La capitale,
Na (302 000
hab.), se trouve sur l'île principale d'Okinawa.
Okinawa
Les seuls combats livrés
sur le sol japonais
lors de la Seconde Guerre mondiale l'ont été dans la préfecture d'Okinawa, après le débarquement, en avril 1945, de 5 divisions américaines. Trois mois de lutte sanglante coûtèrent la
vie à 110 000 soldats japonais, 140
000 civils et 13 000 Américains ;
ils détruisirent 94 % des bâtiments de l'île, dont tous les trésors d'art de l'ancienne capitale du
royaume de Shuri.
Okinawa
devint la base principale des forces américaines d'occupation en Extrême-Orient.
Depuis sa restitution, en 1972, il y reste cependant 29 000 Américains, répartis dans 120 bases.
A partir de l'Exposition océane internationale (1975), les Japonais continentaux envahissent
Okinawa en masse, attirés par les plages de sable fin. A l'intérieur, il faut se
méfier du serpent habu, au venin mortel.
Richesses touristiques des îles
Shurei-Mon à Shuri, Naha : le cond portail de l'ancien palais roi fut détruit pendant la Seconde Gu( re mondiale
et reconstruit en 1958
Gyokusendo, à 25 km au
sud , Naha : la grotte, découverte seul ment en 1957, contient plus i 460 000 stalactites et stalagmite Elle mesure 4 km de long, dont sel 800 m ont été
déjà explorés. Dai les environs,
notamment à Itonu et à Gushikami,
monument- cor mémorant les suicides collecti d'étudiants
et de militaires en 1945.
Moyen-honshu
au centre de l'île de
Honshu s'élèvent les monts de Chuibu, appelés aussi le « toit du Japon ». Ce sont des montagnes récentes,
caractérisées par des cimes dentelées et des gorges escarpées. La plus profonde
gorge du
Japon, Kurobe-Kyokoku, coupe les redoutables
monts de
Tateyama. Dans son ouvrage Alpinisme et exploration des Alpes japonaises (1896),
le
missionnaire et alpiniste anglais Walter Westen souligna la curieuse analogie entre les Alpes
d'Europe et les
monts Hida.
Couvrant une superficie de
90 fois
40 km,
les monts Hida comprennent 10 sommets dépassant 3 000 m et 30 autres de plus de 2 800 m. L'appellation « Alpes
japonaises » s'étend également aux monts d'Akaishi (« Alpes du Sud ») et Kiso (« Alpes centrales »). Hida étant souvent qualifié d'« Alpes du
Nord ». Les sommets comme le Yari (3
180 m), l'Hotaka (3 190 m)
et le Tateyama (3 105 m), sont souvent fatals aux nombreux
candidats à l'Himalaya qui s'y
entraînent. Seuls les champions peuvent se lancer à l'assaut de la paroi nord du Mae-Hotaka (3 090 m) ou du « Sommet du sabre », Tsurugi (2 998 m).
Les monts Chiibu partagent
le centre d'Honshû en deux régions géographiques et économiques totalement différentes : la côte ensoleillée du Pacifique, Tokai et la côte souvent
enneigée de la mer Intérieure, Hokuriku.
Le manque de
communications accentuait les contrastes.
Achevée en 1985 après 13 ans de travaux,
la liaison ferroviaire Joetsu-Shinkan-Sen relie Tôkyb à Niigata en 2 h et demie, à travers les montagnes.
Matsumoto (194 000 hab)
Le rendez-vous préféré
des touristes,
pour visiter les Alpes japonaises. La vieille ville de garnison devint en 1550 la
résidence du fameux stratège
Takeda Shingen, daünio de la province de
Kai. Elle accueille aujourd'hui les étudiantsde l'université de Shinshu.
Le château de Matsumoto, également appelé château de Fukashi, servit de quartier général à la famille Takeda. Les panneaux laqués de noir
de la façade valurent à la forteresse
le nom de « château des Corbeaux ».
Kamikochi
Rendez-vous très estimé
des alpinistes du monde entier, le village, tapi au fond d'une cuvette de 16 kilomètres de long, offre
une large palette
d'hébergements : du simple refuge au très snob hôtel Impérial.
Norikura (à 2 h 30 de
Kamikochi par
l'autocar) : une très belle route panoramique conduit jusqu'au sommet (3 206 m). Belle vue sur les Alpes
japonaises. Le Norikura possède le plus haut bureau de poste du Japon.
Shirahone-Onsen (1 h de
car de Kamikochi)
: source chaude soignant l'arthrite,
connue depuis le Moyen Age. A l'arrière-plan, beau paysage de montagne.
Parc national du plateau
de jo-shnestsu
Le centre de sports
d'hiver préféré des jeunes Tokyotes s'étend autour des volcans d'Asama (2 542 m) et de Shirane (2 106 m). La station de Nagano (310 000 hab.) s'est développée autour du temple
géant de Zentsuji,
dont la statue de Bouddha remonte à l'époque d'Asuka (VIe siècle).
Plateau de Shiga : l'un des
champs de neige les mieux équipés du
Japon. On y trouve 13 villes d'eau et
stations de sports d'hiver, dont Maruike-Onsen.
Plus au nord, Nozawa-Onsen possède des pistes réputées et plus de 20 remontées.
Lac de Nojiri : centre de repos très apprécié
des Européens : beaucoup d'étrangers résidant à Tokyo y possèdent des villas.
Nagoya (2 100 000 hab)
Fondée par Tokugawa Iey_asu à égale distance de Tôkyô et d'Osaka, la quatrième ville du Japon s'épanouit
pendant toute l'époque d'Edo. Avant la
Seconde Guerre mondiale, s'y
concentrèrent les industries aéronautiques
et de machines textiles.
Très endommagée par les
bombardements,
la ville a été reconstruite selon
les plans d'urbanisme les plus avancés.
Nagoya possède le
troisième port exportateur du Japon. 70 % des exportations consistent en automobiles : dans la
banlieue de Nagoya, à Toyota,
se
trouve la seconde usine d'automobiles du monde : Toyota Motors Co.
Château de Nagoya : siège de
la famille Tokugawa, alliée du
shogun. Il fut victime de la Seconde Guerre mondiale. Seul le Tenshukaku, avec ses célèbres Shachihoko (décorations aux dauphins) en or de 18 carats fit l'objet d'une reconstruction.
Sanctuaire d'Atsuta : le plus important
sanctuaire réservé à la famille impériale, après celui d'Ise. On y conserve l'un des attributs impériaux, le sabre Kusanagi-noTsurugi. Le sanctuaire fut fondé
au IIIe
siècle, mais les bâtiments actuels datent de 1959.
Musée Tokugawa : installé
dans l'ancienne résidence des Tokugawa, il abrite les trésors d'art de
cette maison souveraine (rouleaux illustrant
l'Histoire du prince Genft).
Seto (29 km au nord de Nagoya)
Seto-Mono est synonyme de porcelaine au Japon. La
ville produit la plus grande quantité de porcelaine industrielle (la marque la plus connue s'appelle Noritake China).
Gifu (409 000 hab)
La ville est connue pour
sa production
de lanternes en papier et la pêche vespérale au poisson ayu, sur le fleuve Nagara, à
l'aide de cormorans
qu'un anneau empêche d'avaler leur prise. La saison dure du 11 mai au 15 octobre.
Takayama (64 000 hab)
Une jolie ville dans une
cuvette des
monts Hida, construite au XVII siècle à l'image de Kyôto. Les vieilles maisons bourgeoises du centre sont classées montunents historiques. Une ancienne brasserie de saké abrite un musée régional.
Shirakawa-Go : coupé du
monde jusqu'à une époque récente, ce
village contient des fermes de style gassho-zukuri, dans lesquelles cohabitaient
4 générations de paysans. Depuis l'achèvement du plus grand barrage du Japon, Kurobe n° 4, les communications avec l'extérieur se multiplient.
Kanazawa (421 000 hab)
La ville la plus
importante et la plus chargée
d'histoire d'Hokuriku, ancienne résidence
des daïmios Maeda. Une bonne liaison
routière avec Tôkkyô, le long de la rive
orientale du lac Biwa, amena dans le nord de nombreux
artistes et érudits. Porcelaine,
poupées folkloriques, soieries et
laques - importées à l'origine de Kyoto - y développèrent un style propre. Au
milieu du XVIIe siècle, la découverte de
kaolin à Kutani, près de Kanazawa, donna naissance à la porcelaine de Kutani.
Kenroku-En : l'un des trois plus importants jardins paysagers de l'époque d'Edo date de 1819. La résidence
de Seisonkaku conserve tous les trésors d'art de la famille Maeda. Dans le vaste parc de 10 ha, se trouve également la galerie d'art d'Ishikawa.
Château de Kanazawa : de l'ancienne forteresse des Maeda il ne reste que les
fondations de pierre, le portail Ishikawa-Mon
et les maisons des samouraïs, Sanjuk-ken-nagaya. L'aire du château appartient aujourd'hui à l'université.
Edo-Mura (50 mn de car) : beaucoup d'édifices de l'époque d'Edo furent démontés dans la région de Kanazawa et
reconstruits ici.
Wajima, sur la
presqu’ile de noto
Au terminus de la ligne
de chemin de
fer, le vieux port de pêche de Wajima est réputé pour ses amas (plongeuses). Au mois
d'août, se produit une véritable migration tout le quartier des pêcheurs de Wajima
s'installe dans la petite île d'Hekura, très poissonneuse, à 48 km des côtes. Tous ce petit monde regagne le continent à l'automne. Wajima produit également des laques de grande valeur, Wajima-Nuri. Le climat frais et humide de la région convient
parfaitement à
cet art délicat.
Asaichi : marché
matinal ; à partir de 7 h dans la rue principale. Des femmes y vendent leurs produits domestiques : poissons frais, séchés ou
fumés, légumes, gâteau à la pâte de
haricots doux, poupées folkloriques et vaisselle en laque.
Eiheiji
Ce gigantesque monastère
de la secte
Sodo, fondé en 1244, contient le plus important centre de formation de prêtres zen. La
cuisine doit nourrir quotidiennement 120 jeunes moines et de nombreux
voyageurs. Le
dortoir du nouveau bâtiment peut héberger
1 000 hôtes. Réserver par écrit. Les
visiteurs doivent se conformer aux
habitudes du monastère lever vers 3 h, nourriture végétarienne frugale, deux fois par jour, et zazen
(exercices de méditation).
Ile de sado (467 000 hab)
Port d'embarquement à Niigata carrefour des axes nord-sud et estouest de la mer du Japon.
Située à 35 km au nord de
Niigata, l'île
de Sado servait de lieu de séjour aux prisonniers politiques dès l'époque d'Heian. A
l'époque d'Edo, on exploitait à Sado la seule mine d'or du Japon, grâce au travail forcé de nombreux grands criminels. Deux chaînes de montagnes
parallèles,
0-Sado et Ko-Sado, traversent l'île.
Ancienne mine d'or
d'Aikawacho : découverte
en 1601, elle est presque épuisée de nos jours. On y conserve de nombreux objets ayant appartenu aux anciens forçats.
Honshu du nord ou tohoku
Peu équipé pour le
tourisme international, Tôhoku offre une agréable diversion aux visiteurs lassés de
Fuji-Yama. La culture intensive du riz en fait le « grenier
du Japon ». Tôhoku
est le pays des fêtes paysannes. Le climat favorise une moisson précoce, qui permet aux
paysans de consacrer le mois d'août à la préparation de la fête des moissons, apogée de leurs maigres
distractions. La fête d'Obon, qui tombe à la même époque, permettait aux « travailleurs émigrés » de
passer leurs vacances
au pays. La gaieté des fêtes estivales, hautes en couleur, traduit la joie des
retrouvailles familiales dans ce pays austère.
La région de Tôhoku, très
conservatrice, resta fidèle au shogun Tokugawa jusqu'à sa chute, s'attirant ainsi
l'hostilité des milieux favorables à l'empereur. Un an avant la restauration
Meiji, les daïmios des six provinces de Tôhoku s'unirent contre l'armée
impériale qui les défit totalement pendant la guerre de Boshin (1868).
Le visage de Tôhoku
change rapidement, depuis que le Shinkansen a été prolongé jusqu'à Morioka (1982) et que
l'autoroute relie également cette dernière à Omiya, au nord de Tôkyô.
Aizu-wakamatsu
L'ancienne ville forte
appartenait à
la famille Matsudaira, daïmio de la province d'Aizu et alliée du shogun. Lors de la guerre de
Boshin, les samourais
d'Aizu opposèrent une résistance farouche à l'armée impériale. La ville fut dévastée en 1868. Le célèbre chant funèbre
du Byakkotai, escadron formé de fils de chevaliers, qui se suicidèrent
collectivement
pendant le siège, touche encore la fibre patriotique des habitants d'Aizu.
Château de Tsuruga:
considéré comme
le quartier général des traîtres
à la patrie, il fut rasé sous le
gouvernement du Meiji. On reconstitua,
en 1965, le Tenshukaku de cinq étages,
qui abrite aujourd'hui un musée
régional.
Parc national de
bandai-asahi
ircuits en autobus au
départ d'Aizu-Wakamatsu
ou de Fukushima.
L'excursion trouve son point fort au mont Bandai (1819 m), un volcan impétueux qui perdit un tiers de sa hauteur lors de l'éruption de 1888 qui, en
une seule nuit, fendit la belle montagne conique en deux parties. La lave bloqua deux fleuves. Ainsi
naquirent les trois romantiques
lacs d'Hibara, Onagawa et Akimoto, ainsi que 200 marécages appelés Goshiki-Numa.
Sendai (686 000 hab)
La plus grande ville de Tohôku, siège des administrations nationales et de
l'université, fut pendant 270 ans
la résidence de la famille Date, les plus
puissants daimios du Nord.
Stratège habile et
diplomate avisé, Date Masamune, fondateur de la ville forte, comprit l'importance du commerce mondial au XVIIe
s. et envoya
un ambassadeur à Rome. Sendai fut reconstruite après les importants dégâts causés par la Seconde Guerre mondiale.
Ruines du château d'Aoba :
édifiée par Masamune, la
forteresse fut détruite pendant
la guerre de Boshin ; Sanctuaire d'Osaki-Hachiman
les vestiges brûlèrent pendant la
der- fondé en 1607 par Masamune,
c'est mère guerre. La terrasse offre
un un exemple d'architecture d'Azuchibeau
panorama sur le centre-ville.
Momoyama dans le nord du
Japon.
Zuihoden : mausolée de Masamune. Les bâtiments originels disparurent pendant la Seconde Guerre mondiale. En 1976, les travaux de restauration
du portail et de salle centrale mirent à jour le cadavre momifié de Masamune.
Excursions autour de Sendai
Matsushima
Cette baie est parsemée
de centaines
d'flots plantés de pins, qui résultent d'un affaissement du sol. Seuls les sommets des anciennes collines émergèrent de la mer, où ils furent bizarrement
sculptés par les intempéries.
Pavillon de Kanrantei maison offerte par Toyotomo
Hideyoshi à Masamune et servant aux cérémonies du thé.
Zuiganji : le temple de la famille Date, élevé en 1604 par
Masamune, offre
un bon exemple d'architecture d'Axuchi-Momoyama
dans le
nord du
Japon. Le trésor conserve une statue
de Masamune, ainsi qu'une copie de sa
lettre au pape. Le terrain du temple
contient de nombreuses grottes
servant à la méditation.
Chuzonji
A Hiraizumi
(Tôhoku-Shinkansen de Tôkyô-Ueno, puis bus pour le temple) : le plus vieux temple conservé dans le Nord,
fondé au Me siècle
par la famille Fujiwara, comptait à l'origine plus de 40 bâtiments. Seuls Kon ikido (la « salle d'or ») et Kyoto (la « salle de
conservation des sntras ») subsistent de nos jours.
Konjikido : la petite salle contient
3 magnifiques autels portant chacun 11 statues de Bouddha.
Oido, un bâtiment de
protection construit
au XIII» siècle au-dessus de la « salle d'or » la protégeait des intempéries durant 7
siècles. En
1958, après
6 ans de restauration de la salle
d'or, un autre bâtiment résistant à
l'incendie et aux tremblements de
terre et pourvu de l'air conditionné
remplaça l'Oido.
Parc national de
Zao-Quasi
(3 h d'autocar par la
route de ZaoEcho)
: les monts Zao forment la frontière entre les
préfectures de Miyagi et de Yamagata. Ces dernières se disputent depuis toujours le pic de Goshikidake et le mystérieux
lac de cratère d'Okama situés sur la ligne de démarcation. Les arbres du mont Zao se couvrent de givre de janvier à mars, et prennent du volume jusqu'à former de gigantesques bonshommes de neige. Ce phénomène
naturel, juhyo, fait de Zao la station de sports d'hiver la plus photogénique du Japon.
Akita.
Petite ville forte sur la mer du Japon. Ses fêtes attirent les touristes du Japon entier.
Aomori
Aomori, la capitale de la
préfecture
du même nom, dans le nord d'Honshu,
est moins importante, historiquement, que sa concurrente Hirosaki (176 000 hab.), la ville forte de l'ancienne province de Tsuruga,
vieille de 300 ans. Aomori ne se
développa que depuis l'ère du Meiji, comme centre de départ
pour la colonisation
d'Hokkaido. A 60 km au nord d'Aomori, au cap Tappizaki, le tunnel
de Seikan relie, depuis mars 1988, Honshu à
Hokkaido.
Parc national de Towada-Hachimantai
(En autocar jusqu'a Nenokuchi, sur les bords du lac
Towada) : le parc comprend le site
protégé entourant le lac de Towada, au nord, et le plateau volcanique d'Hachimantai, avec le plus profond lac du Japon, le Tazawa
(423 m) au sud. Sur le sol
volcanique entourant ce lac de caldeira, poussent des forêts mixtes dont les couleurs automnales constituent l'une des attractions du parc.
Parc national de Rikuchu
Point de départ : Morioka
(232 000 hab.), vieille ville
fortifiée et capitale de la plus
pauvre des préfectures, Iwate. La côte, longue de 150 km, fait partie du parc. De grandioses falaises, hautes de 200 m, alternent avec de petites baies
de sable blanc. Au centre du parc, se trouve Miyako, le plus grand
port de pêche d'Iwate, avec la plage de Jodogahama.
Hokkaido
la deuxième île du Japon compte 21 % de sa superficietotale, mais seulement 5
% de ses habitants, et l'impression d'un Japon surpeuplé s'y révèle totalement fausse.
Située au
nord du 42° parallèle, Hokkaido ne connaît ni les bambous ni les pins des
autres îles de l'archipel, mais l'épicéa et le mélèze. On n'y trouve pas non plus les macaques
à face rouge,typiquement japonais, mais quelque 3 000 ours bruns de l'espèce ezo (Ursus yesoensis),
pesant 300 kg. Les aborigènes d'Hokkaido, les Aïnous, leur vouaient un culte, mais la fête de l'ours, Iyomante, ne se célèbre plus qu'à
l'usage des touristes.
L'origine des Ainous,
de race caucasique, reste obscure. De peau blanche et très poilus, ils possédaient une
langue propre mais pas d'écriture, ignoraient l'agriculture et vivaient surtout de la chasse. On estime
aujourd'hui leur population à 17 000 personnes, totalement japonisées par l'exogamie.
L'ère du Meiji commença
la colonisation de l'île en 1869, à l'aide de samouraïs, de paysans pauvres de
Tco-hhoku et de prisonniers politiques. Depuis 1988, le plus long tunnel sous la mer du monde (45 km) met
Hokkaido en communication avec Honshu. Grâce à cette réalisation exceptionnelle, dont les
travaux durèrent 19 ans, Sapporo est à 16 heures de TBkyô par le luxueux train de nuit Hokutosei.
Sapporo (555 000 hab)
Un bon tuyau
Moiwa, Araiyama et Bankei
au centre-ville. Pour les
champions, s'imposent les pistes olympiques de Teine, avec leurs 13
remontées éclairées au néon ; il
existe également une piste de bob.
Fantastique panorama sur la plaine d'Ishikari
et la mer du Japon.
Dessinée en damier dans
l'immense plaine d'Ishikari, avec des rues numérotées comme à New York, Sapporo est devenue, en un siècle la cinquième ville du Japon et la capitale
économique et cultu
relie du Nord. A
quelques kilomètres du centre, on tombe sur des forêts vierges et de belles, pistes de ski. D'octobre à décembre, les énormes bancs de saumons venant de la met. du Japon
remontent le fleuve Ishikari pour le : plus - grand plaisir des pêcheurs de Sapporo.
Richesses touristiques
Clocher : l'emblème
de Sapporo est la première construction en bois de style européen d'Hokkaido.
Université d'Hokkaido : campus géant
avec les meilleurs instituts d'agriculture
et fermes expérimentales du Japon.
Le jardin botanique contient un musée régional et le mémorial Batchelor consacré à la vie des Ainous.
Allée d'Odori : des
millions de touristes viennent admirer d'éphémères sculptures de neige
lors de la fête de la neige de Sapporo (1-5 février).
Dans le parc forestier de
Nopporo le
village de pionniers Kaitakumtura, avec ses bâtiments de l'ère du Meiji, reconstitue
l'ambiance de l'époque de la colonisation. 30 km de sentiers jalonnent les 20 km2 du parc.
Hakodate (311 000 hab)
Le tunnel de Seikan a donné une nouvelle importance au
premier port d'exportation
de l'ère du Meiji, que rappellent les vieux bâtiments consulaires. Belle vue sur la ville, nichée entre deux bras de
mer, du sommet
venteux du mont Hakodate.
Les cinq parcs nationaux
d’hokkaido
Parc de Daisetsuzan
Point de départ : Asahikawa
(363 000 hab.) accessible depuis Sapporo (137 km) par
le train de la ligne de Hakodate en
2 h, ou par la route nationale 12.
Le plus grand parc
national du Japon
(232 000 hab.) englobe 5 volcans dépassant 2 000 m d'altitude et de nombreux lacs de
cratères. Les stations thermales comme Sounkyo, Tenninkyo Yokonanbetsu ou Shirogane se prêtent à des séjours
prolongés. Les skieurs
chevronnés apprécient particulièrement les pistes abruptes de la station de Shirogane.
Chikabumi : sur la route de Sapporo à
Asahikawa, peu avant Asahikawa, Chikabumi possède un musée des métiers d'art, Yukara, avec une superbe collection de
tapisseries, et un village
aïnou.
Parc national de Shikotsu-Toya
A 30 km de Sapporo, Jozankei est un lieu de séjour
très apprécié des
citadins, qui viennent admirer les couleurs d'automne de la gorge de Toyohira.
Dans les environs du
romantique lac
de Toya, avec son île boisée de Nakajima,
surgit, en 1944, le volcan Showa-Shinzan (407 m). De même, le mont Usu, situé à proximité, mit au monde un mini-volcan
lors de sa brusque
éruption en 1977.
Parc national d'Akan
On peut le visiter au
départ de Kushiro
(213 000 hab.), à 40 nm d'avion par TDA de Sapporo, ou 6 h de train de
Hakodate-Nemuro (395 km). Les eaux
pures du lac de caldeira de Mashu,
à 350 m d'altitude, laissent passer la lumière jusqu'à une profondeur de 42 m. 'Surplombé par des
falaises de 200 m,
on ne peut l'admirer que du sommet du
Kamui-Nupuri, sur la rive est. Vue grandiose sur le col de Bihoro (502 m) entre les plaines d'Akan et d'Abashiri. A l'arrièreplan, 2 volcans : 0-Akan, » Akan masculin
» (1371 m) et Me-Akan, s Akan féminin » (1503 m).
Parc national de Shiretoko
Visite au départ d'Abashiri (43 000 hab.),
accessible en train 5 h 40 de Sapporo (375 km) par la grande ligne d'Hakodate-Sekihoku, ou en avion (aéroport de
Memanbetsu),
55 mn par JAS. Abashiri souffre de la sinistre réputation de son pénitencier.
Parc national de RishiriRebun-Sarobetsu
Chef-lieu : Wakkanai hab.).
Le « Groenland du Japon
» se compose
de deux îles volcaniques, Rishiri et Rebun, recouvertes d'une flore alpestre. D'audacieux alpinistes tentent de conquérir les pentes rocheuses du mont Rishiri (1719 m).
Renseignements utiles
Géographie physique et climat
L'archipel nippon est séparé de l'U.R.S.S. et
de la Corée par la mer du Japon, de la Chine populaire par la mer de Chine orientale. Les îles d'Honshu, Shikoku et Kyushu se situent dans la zone tempérée, le climat
d'Hokkaido, influencé par la Sibérie, peut
se comparer à celui de la
Scandinavie. Sur les lies méridionales
de Ryu-kyn règne un climat subtropical. Les quatre saisons se distinguent nettement les unes des autres. L'été (juin à septembre) est très chaud (22-28°) et humide (80 %).
L'hiver est doux (5-10°) sauf à
Hokkaido, où les températures descendent
généralement au-dessous de 0° et parfois jusqu'à - 20°. La mousson atteint le Japon en été : la saison des pluies s'étend de la mi-juin à la mi-juillet. Les typhons, se développant dans la zone des Philippines, atteignent le Japon en septembre, accompagnés d'orages et de pluies
catastrophiques. Situé dans la zone
séismique du Pacifique, le Japon enregistre
tous les ans 1500 tremblements de terre qui provoquent de dangereux raz de marée
(tsunamis).
Floraison des cerisiers : les cerisiers du Japon ne
fleurissent pas partout à la même époque. La saison débute vers le 20 mars, dans les régions
douces du Sud, d'où le « front de floraison des cerisiers » se déplace peu à peu vers le nord-est, pour atteindre Tôkyô fin mars et un mois plus tard les régions froides de Hokkaido. Les dates exactes de l'avancement du « front » - les prévisions
de floraison des cerisiers - sont
données, au début de la saison, par l'Office
national météorologique.
Les touristes de nationalité française, suisse ou belge n'ont pas besoin de visa pour des voyages inférieurs
à 6 mois, mais seulement d'un passeport en
cours de validité.
ëZÎ ® Le franc et toutes les autres devises, ainsi que les chèques de voyage, sont
autorisés sans limitation. En
quittant le Japon, on peut emporter ou
changer des yens jusqu'à concurrence de 5 millions. Les biens personnels comme les vêtements, les objets de toilette, les chaussures,
le linge et les bijoux n'acquittent
pas de droits de douane.
Autres importations non
taxées une
caméra et un appareil photographique, une paire de jumelles, un transistor, une machine à écrire de
voyage, un magnétophone, des articles
de sport, 100 cigares, 400 cigarettes
ou 500 g de tabac, ainsi que 3
bouteilles d'alcool de 0,71 et 75 ml de
parfum.
Les autres articles ne
sont exemptés
que si leur valeur est inférieure à 200 000 yens. L'importation d'armes est interdite.
Courant alternatif de
100 volts, © 50 périodes
dans l'est du Japon, 60 dans l'ouest. La frontière se situe à Shizuoka, entre Tôkyô et Nagoya. Prises de courant plates à l'américaine. La plupart
des grands hôtels disposent de
transformateurs pour les prises
européennes.
On trouve des timbres
dans les bureaux
de poste, les hôtels et dans tous
les bureaux de tabac, drogueries et autres
magasins agréés par la poste. Une lettre par avion jusqu'à 1 g coûte 170 yens, une carte postale 110 yens, un aérogramme 110 yens.
On téléphone directement
à l'étranger, en composant l'indicatif 001,
d'une chambre d'hôtel, d'un poste
privé ou des cabines portant l'inscription en anglais : Int'l &
domestic cardlcoin telephone. Le tarif est moins cher avant 8 h et après 19 h, le barème le plus bas s'appliquant avant 7 h et après 23 h. Pour les renseignements internationaux,
composez le 0057, on y parle l'anglais. Les communications locales coûtent actuellement 10 yens les 3 minutes. Les téléphones publics
n'acceptant que les pièces de 10 yens sont
rouges, les appareils jaunes ou rouges ne fonctionnent qu'à partir de 100 yens.
Verts, ils acceptent les
téléphone
cards que l'on trouve dans des automates à partir de
500 yens. Le 110 (police) et le
119 (ambulances) sont gratuits.
[~_ Banques : du lun. au yen, de 9 à 15 h, sain. de 9 à 12 h, mais un samedi
sur deux seulement.
Poste : du lun. au yen, de 9 à 17 h, sam.de9à12h30.
Grands magasins : 10 à 18 h,
19 ou 20 h. Ouvrent le dimanche mais
ferment un jour de semaine.
Magasins : généralement ouverts le week-end, avec un jour de repos en semaine. Pas d'horaire fixe, d'habitude 10 à 20 h ou plus tard ; les convenience stores ouvrent jusqu'à 24 h ou même 24
h sur 24. Bureaux : lun.-vend. de 9 à 17 h ; rarement le samedi.
Jours fériés
La plupart des bureaux et
usines ferment
entre le 28.12 et le 5.1, ainsi
le 23.12 (anniversaire de l'empereur), le
29.4 (anniversaire de l'empereur
défunt Hiro-Hito) et dans la semaine d'or comprenant le jour de la
constitution (3.5) et celui des enfants
(5.5). Durant la semaine d'Obon (11 au 19.8), les gens se rendent dans leur région natale pour honorer leurs ancêtres. Les touristes devraient éviter les voyages lors de toutes ces fêtes, tous les moyens de communication et d'hébergement étant réservés plusieurs mois à l'avance.
Glisser de l'argent
liquide dans la
main de quelqu'un pour le remercier d'un service, va à l'encontre de la sensibilité
japonaise. Un chauffeur
de taxi s'attend aussi peu à un pourboire qu'un portier ou un bagagiste d'hôtel. Les
porteurs des gares et des aéroports ne perçoivent que le tarif fixé. Les
hôtels demandent
un supplément de 10 % pour le service, les ryokan souvent 15 %. Dans les restaurants de luxe, le service,
atteignant parfois 20 %, figure sur l'addition. On paye à la caisse, lors de la sortie. A titre exceptionnel, on peut récompenser le service attentionné d'une femme de chambre de ryokan en posant discrètement
une enveloppe sur le plateau.
Le Japon possède sans
doute
les transports en commun les plus efficaces du monde. Métros, chemins de
fer urbains et bus sont économiques et
pratiques, mais souvent très
encombrés. Aux heures de pointe règne
une cohue inimaginable, même pour
les Parisiens. La difficulté
principale réside dans les panneaux
indicateurs en idéogrammes, surtout
dans les bus.
Dans tous les transports
urbains le
ticket doit être remis au contrôle à
la fin du voyage. Il ne faut donc pas le
jeter.
En avril 1988, les chemins
de fer
nationaux ont été privatisés, et leurs 21 000 km de réseau attribues à six compagnies régional des JR (Japan Railways). Mais I réservations se font toujours guichet vert (Midori-no-madagi chi) de toutes les gares. II exisl d'autre
part, 100 sociétés privé exploitant
au total plus de 5 000 lu D'organisation plus rationnelle, sont souvent moins chers et pli pratiques que JR sur de petits tr jets. Shinkansen,
les célèbres raF des qui atteignent des vitesses c 230 km/h relient Tôkyô à Haka (1181 km) en 6 heures, à Niiga par les Alpes japonaises (334 kn en 2 h 45, et à Morioka (535 kn en 3 h. Tous les rapides, dont 1 Shinkansen, coûtent un supplémen II vaut mieux réserver, mais o trouve presque toujours des fiyz seki (places libres non
réservées).
Pour les touristes, le Japan Rai Pass s'avère très avantageux. II feu l'acheter
avant de quitter la France à
l'Office du tourisme japonais, 4 e 8,
rue Sainte-Anne, 75001 Paris tel. 42 96 20 29. II est délivré pou 7, 14, ou 21 jours, en lie (Greer car) ou 2e classe, et s'utilise sur tous les trains et
autocars des JR sauf les cars d'Honshu, et même sui certains ferries. Le prix
du billes Tôkyô-0saka
en ire lasse du Shin kansen coûte à peu près celui de l'avion.
II existe trois compagnies
d'aviation nationales : Japan Airlines
(JAL), AU Nippon Airways (ANA) et Toa Domestic Airways (TDA).
Tôkyô dispose de deux aéroports :
Haneda Kuko pour les vols intérieurs
et Narita Kuko pour le trafic international. Bien se renseigner avant le départ.
Nous ne conseillons pas
aux touristes
français de conduire eux-mêmes. II faut soit disposer d'un permis de conduire international, soit faire transcrire son passeport français en japonais, après un test oculaire. Cette formalité prend au minimum 10
jours ouvrables. Deuxièmement, les Japonais roulent à gauche. Troisièmement, le trafic est plus intense qu'en Europe, avec des interdictions de s'arrêter ou de se garer sur de nombreuses voies. Enfin, la plupart des indications ne sont données qu'en idéogrammes. Pour de petits séjours, louez des voitures avec chauffeur (environ 3 500 yens l'heure) ou
prenez un taxi. La location d'une
voiture coûte de 500 à 700 F par
jour. Pour les personnes voyageant
seules, le train rapide coûte
généralement moins cher.
Taxis : en
comparaison du coût d'une voiture
particulière, les taxis sont
économiques. Les prix varient selon
les lieux. Une lumière rouge à gauche du pare-brise, avec l'inscription Kusha signale qu'ils sont libres ;
une lumière verte s'allume lorsqu'ils chargent un client. Ne manoeuvrez
jamais vous-même les portes commandées par
le chauffeur. Celui-ci ne s'attend pratiquement jamais à un pourboire, mais éprouve souvent des difficultés à trouver la destination d'un étranger à l'aide d'une adresse, et c'est la raison pour laquelle il ne prend pas volontiers des touristes ne parlant pas le japonais. En règle générale, les rues japonaises ne portent aucune plaque, et les adresses renvoient aux quartiers, arrondissements, pâtés de maisons ou terrains. D'autre part, les maisons ne sont pas numérotées. Pour faciliter la recherche, repérez un signe particulier dans les environs : bureau de poste ou coiffeur au coin de la rue. Un bon tuyau: conserver les bottes d'allumettes distribuées par les hôtels, restaurants, cafés et
bars. lls mentionnent souvent des
repères d'orientation en plus de
l'adresse. Notez, enfin, qu'au Japon on compte les étages à partir du rez-de-chaussée : ler étage.
Adresses utiles
Ambassade de France
11-44 Minami Azabu, 4-chôme,
Minato-ku,
tél. 473 0171, métro Hiro-o.
Ambassade de Belgique
5, Niban chô ; Chiyoda-ku.
Ambassade de Suisse
9-12, Miami-Azabu,
3-chôme, Minato-ku.
Maison franco japonaise
3 Kanda Surugadai, 2-chôme, Chiyoda-ku, tél. 291
11 41. Institut franco japonais
15 Ichigaya Funagawara-ch,
Shinjuku, tél. 260 72 24.
A bashiri, 120 Aizu-Wakamatsu, 113
Akan (parc national d'), 120 Akita, 116
Amakusa (fies d'), 103 Aomori, 116 Arita, 102
Asahikawa, 119 Ashizuri (cap), 94
Aso (parc national d'), 102 Awaji (fie d'), 87
B andai-Asahi arc national de), 113 Beppu (Kyûshul, 102 Biwa (lac), 78
Byodo-In, 78
C hikabumi, 120 Chuzenji (lac), 69
D aisetsuzan (parc
national de), 119 Daisen-Oki (parcc national de), 97 Dazaifu, 104
Dbgo, 93, 97 Dbzen, 97
E do (voir T5kyd) Edo-Mura, 110 Eiheiji, 111 Enryakuji,
78
F uji-san (FujiYama), 67 Fukuoka, 103 Fukura, 87
Futamigaura, 85
G ifu, 109
Gotô archipel de), 101 Gush' ami, 105 Gyokusendo,105
H agi, 96
Hakata (voir Fukuoka) Hakodate, 119 Hakone, 67 Himeji, 88
Hirado (tles de), 101
Hiroshima, 89 Haryuji, 80
I busuki, 104
Ikaruga, 80 Ikuchi (fie d'), 88 Imabari,
87 Imari, 102 Ise-Jingu, 84 Itoman, 105 Iwakuni, 90 Izumo-Taisha, 96 Izu-Oshima (voir Oshima)
J o-Shinetsu (parc
national du plateau de), 108
Jozankei, 120
K agoshima, 104 Kamakura, 14, 68 Kamikochi, 108 Kami-Shima, 103 Kanazawa, 110 Karatsu,
104 Kita-Kyûshii,
103 Kobe, 84
K-chi, 93, 94 Kotohira, 92 Koya (mont), 83 Kumamoto, 103 Kurashiki, 89 Kushiro, 120 Kyoto, 71
M atsue, 96 Matsumoto,
107 Matsushima,
115 Matsuyama,
93 Miyajima (fies), 90
Miyako, 105
N agano, 108 Nagasaki, 99, 101 Nagoya, 108 Naha, 105 Nara, 13, 79, 80.