Une invitation au Japon

pour bien des Européens, le Japon n'est qu'un pays lointain, agité par les tremblements de terre, cher et surpeuplé, où les gens travaillent comme des forcenés et parlent une langue incompréhensible. Il dispose, pourtant, d'atouts impression­nants pour faire vivre aux touristes l'une des aventures les plus passionnantes que puisse leur offrir un pays industrialisé.

Malgré des différences fondamentales, la civilisation contemporaine de l'Occident et la tradition japonaise, enrichie depuis deux millénaires d'apports dus à la Chine, à la Corée, à l'Inde et à l'Asie du Sud-Est, se sont fondues en un paysage culturel original et inimitable. Dans les quartiers les plus typiques, aux innombrables maisonnettes imbriquées les unes dans les autres, votre oreille perçoit brusquement les notes d'une sonate de Beethoven... Vingt pour cent des foyers japonais possèdent un piano.

Des froids sibériens du nord d'Hokkaid6 aux chaleurs tropicales d'Okinawa, un climat extrêmement varié offre des ressources touris­tiques incroyablement riches et diversifiées : neige et sports d'hiver à profusion, 26 505 km de côtes aux innombrables possibilités de natation et de planche à voile. Toute l'année les Japonais vont chercher détente et repos auprès de 1 800 sources d'eau chaude (onsen) qui témoignent de la nature volcanique du pays. La mer, la montagne, dont le célèbre Fuji et 3 922 îles composent le paysage dans sa diversité et sa beauté. De grands parcs nationaux préservent les plus belles régions de l'envahissement industriel.

Mais le Japon est, avant tout, une terre millénairement cultivée, caractérisée par des rizières, des plantations de thé, des bois de conifères et des bambouseraies. Et si l'architecture des villes souffre souvent d'un double manque d'espace et d'imagination, les campagnes possèdent encore de somptueuses fermes construites en bois selon les « méthodes traditionnelles ». Villes et campagnes sont aussi parsemées de temples bouddhistes ou de sanctuaires shintoïstes. La seule Ky5to, f ancienne capitale impériale, en compte environ 1700, dont beaucoup constituent des joyaux d'art et d'architecture.

Si vous aimez la cohue des grandes métropoles, Tôkyô et neuf autres villes dépassent le million d'habitants, 41 comptent plus de 300 000 habitants. Si vos moyens sont limités, vous serez étonné de constater combien la vie est bon marché dès qu'on s'éloigne des artères principales et des façades scintillantes. Les transports en comihun sont si denses et si réguliers que l'attente se prolonge rarement au-delà de quelques minutes.

La fameuse barrière de la langue ne pose aucun problème. Si vous vous trouvez désorienté, une bonne âme vous indiquera certainement le chemin de la gare ou de votre hôtel et vous aidera à acheter un timbre-poste. Une telle prévenance vous séduira et vous fera oublier très vite la confusion initiale, que vous devrez peut-être à l'afflux désordonné d'impressions étranges ou incompréhensibles. Pour assurer le succès de vos vacances japonaises, vous n'aurez besoin que de curiosité, d'esprit d'initiative, d'ouverture humaine, d'une bonne dose d'impassibilité - et bien sûr, d'une bourse honorablement garnie.
Comment vivent les Japonais ?

 

Le rêve de tout Japonais est de vivre sur sa propre terre, ou du moins entre ses quatre murs et, de fait, 60 % des familles propriétaires de leur logement. Celui-ci est petit : sa superficie va de 86 ma pour la moyenne nationale à 58 seulement à Tôkyô. Ceci est la conséquence du prix astronomique du sol, et 43 % des terrains de construction mesurent moins de 100 ma. En pénétrant dans une maison japonaise, il faut d'abord enlever ses chaussures, pour marcher sur le tatami, un tapis composé de cadres en bois garnis de nattes de paille et recouverts d'un fin treillis de joncs. Contrairement à une opinion reçue, les Japonais n'y dorment pas, mais, à moins qu'ils soient convertis aux lits à l'occidentale, sortent le soir, d'un placard appelé oshi-ire, matelas (futon) et couvertures. Pour dormir à la japonaise, demandez un washitsu à l'hôtel, ou descendez dans un ryokan, auberge traditionnelle. Si dans les maisons classiques toutes les pièces étaient tapissées de tatami, dans les grands ensembles de l'après­guerre, ce dernier n'existe plus que dans le séjour.

Grâce à la fréquence des trains et des autobus, les Japonais se rendent au travail, à l'école ou à l'université par les transports en commun, les embouteillages des grandes métropoles transformant la conduite automobile en esclavage. Pourtant, un Japonais sur quatre possède une voiture.

La communauté familiale n'existe qu'à la campagne et cède la place à la famille nucléaire, composée de 3,1 personnes en moyenne, seulement 2,6 à Tôkyô (en 1950, un ménage comptait 5 personnes).

Une famille de salariés de 3,8 personnes, dont 1,6 exercent une activité rémunérée, disposait, en 1987, après déduction des impôts et des cotisations sociales, d'un revenu mensuel de 17 000 F (cours 100 yens = 4,60 F), dont elle consacrait 13 000 F aux frais d'entretien, dont 25 % pour la nourriture, 10 % pour le logement, le chauffage, l'électricité, le gaz et l'eau, 4 % pour le logement et l'équipement, 10 % pour la voiture et les frais de transport, 9 % pour la culture et les loisirs, 7 % pour l'habillement, 5 % pour l'éducation et moins de 3 % pour les frais de santé.

L'aménagement des intérieurs reflète le niveau de vie, mais aussi des moeurs et un climat différents des nôtres. Si peu de logements disposent du chauffage central, 59 % ont l'air conditionné, 99 % la télévision et une machine à laver, 98 % un réfrigérateur et un aspirateur. Appareils photographiques (85 %), ou bicyclette (82 %) vont de soi, de même que la haute-fidélité, le four à micro-ondes (59 %), ou le téléphone (69 %). Ces chiffres ont été communiqués en 1988. Une famille lit en moyenne 1,6 journal.

Les frais d'éducation, qui ne comptent que pour 5 % dans un budget mensuel courant, laissent à peine deviner les énormes sacrifices consentis par les parents japonais. A l'issue des 9 ans de scolarité obligatoire, 94 % des élèves poursuivent leurs études pendant 3 ans dans un établissement secondaire, aux frais des parents. Tout Japonais bénéficie donc pratiquement de 13 années de formation scolaire !

31 % des élèves du secondaire vont ensuite à l'université ou dans une école supérieure professionnelle.

Les jeunes Japonais se marient en moyenne à 25 ans, leurs camarades masculins à 27. Beaucoup d'unions sont amorcées par les parents, des amis, des intermédiaires professionnels ou même l'employeur. Les mariages arrangés par un entremetteur, dit omiai kekkon, représentent environ 40 % des unions (en 1947 encore 74 %) alors que les « mariages d'amour » (ren-ai kekkon) avec presque 60 % (en 1947 seulement 16 %) forment la majorité. Ces derniers vont de pair avec le taux de divorces qui, avec 1,3 cas pour 1 000 habitants, reste cependant très faible. Mais les Japonais restent très attachés à l'institution du mariage : dans le groupe d'âges de 30 à 34 ans, seules 10,4 % des femmes sont célibataires, bien que leur nombre dépasse de 2 millions celui des hommes (62,2 pour 60,1 millions en 1987).

 

 

Miracle économique et monde du travail

 

Le « miracle économique » japonais a fait couler beaucoup d'encre. Depuis la fin des années soixante, le Japon est devenu la deuxième puissance économique après les Etats-Unis et avant l'Union soviétique. Depuis longtemps, les succès partiels dans des domaines précis comme la construction navale ou l'électronique, plus récemment l'automobile ou les semi-conducteurs, se sont associés en une mosalque quasi totale de forces économiques. C'est le premier pays asiatique à avoir atteint une puissance mondiale.

 

Aperçu historique

 

L'isolement du Japon a sans doute été le facteur déterminant de son histoire. Le détroit qui le sépare de la Corée est cinq fois plus large que la Manche, et les typhons ne permettaient pas de navigation régulière entre les deux pays. L'immense empire chinois ne se soucia jamais de communiquer avec ce peuple aussi insulaire que négligeable.

 

 

Les débuts de 1'Etat japonais

 

On pense que les ancêtres des Japonais vinrent d'Asie centrale par la péninsule coréenne et se mêlèrent aux populations autochtones, dons les Aïnous. Un document chinois du Ier siècle après J.-C. mentionne l'existence d'un Etat-tribu à Kyushu, Yama Taikoku, dont les archéologues ne trouvèrent, cependant, aucune trace.

Selon les mythes impériaux, Jimmu, le premier Tenno (empereur céleste), a été couronné en 660 av. J.-C. On ne connaît de source sûre, qu'un Etat impérial à Yamato (près de Nara) qui, au Ne siècle de notre ère, s'étendait sur l'ouest du Japon jusqu'au Kanto (région de T5kyo). Son histoire a été fièrement relatée en calligraphie chinoise, importée de Corée, ainsi que le bouddhisme, au VIe siècle. Ce dernier se répand et devient religion d'Etat sous le règne du prince régent Shotoku Taishi (573-622), l'intellectuel le plus éminent de l'époque d'Asuka (573-622). En 604, le prince promulgua la première loi organique de la nation et envoya le premier ambassadeur en Chine « Le prince du Soleil Levant salue le prince du Soleil Couchant. »

L'époque de Nara (710-793)

L'impératrice Gemmyo (703-724) mit fin à l'errance impériale et installa une capitale fixe à Nara, selon le modèle chinois. Sous le règne de sept empereurs, l'influence chinoise suscita un prodigieux essor de tous les arts, qui atteignit son apogée sous l'empereur Shomu (724-749). Beaucoup de maîtres coréens vinrent enseigner la fabrication de la soie, l'art de la céramique, le moulage du bronze et l'architecture

à Kinki.

L'époque de Heian (794-1192)

 

Pour écarter du trône les prêtres bouddhistes et leur influence, l'empereur Kammu (781-806) fonde Kyoto, ou Heian-kyo (la capitale paisible), qui resta la résidence impériale jusqu'en 1968. Les relations avec le continent sont suspendues, l'influence chinoise diminue, le Japon crée ses propres systèmes d'écriture : hiragana et katakana. La littérature s'épanouit. Une dame de la cour, Murasaki Shikibu, rédige, au XIe siècle, les 54 tomes de l'Histoire du prince Genji, le premier roman psychologique des lettres mondiales.

L'aristocratie s'empare peu à peu de la terre et, pour défendre ses droits fonciefs, crée des armées privées qui donnèrent naissance à la caste guerrière des samouraïs. Par des mariages dans la famille impériale, la famille des Fujiwara gagne une influence si déterminante qu'au Xle siècle, l'empereur confie la charge héréditaire de prince régent à son chef. Les deux plus puissantes familles de samouraï se livrèrent une guerre sans merci autour de la mer Intérieure. D'abord vainqueurs sous la conduite de Tairano-Kiyomori, en 1167, les Heike furent vaincus et exterminés par les Genji en 1185.

 

L'époque de Kamakura (1192-1333)

Le chef de la famille Genji, Minamoto-no-Yoritomo fonda, à Kamaku­ra, un bakufu (gouvernement militaire) et se proclama shogun, titre décerné à l'origine par l'empereur et qui peut se traduire par « détenteur du pouvoir impérial ». A Kyoto, où il tenait cour pour les érudits et les artistes, l'empereur se trouvait réduit, par le shogunat, à un rôle purement symbolique, mais se portait garant de la continuité de la nation japonaise.

Dans la société féodale de Kamakura, les chevaliers (samouraa) juraient allégeance au seigneur (daimyô) et celui-ci au shogun. En échange, la terre était donnée en fief. Le code du samouraï, basé sur une discipline sévère et le principe de l'auto-défense s'enracina profondément dans la société japonaise.

En 1272 et 1281, les hordes mongoles de Koubilaï Khan tentèrent à deux reprises d'envahir le Japon. Elles furent repoussées et Kamikaze, les vent des dieux détruisit leur flotte en fuite.

L'époque Muromachi (1333-1573)

Pendant près de trois siècles, sous un faible pouvoir central, l'époque de Muromachi fut marquée par les guerres civiles entre daïmios, le schisme de la famille impériale en deux partis, les soulèvements des paysans et ceux des membres de la secte ikko. Durant un court moment, la famille Ashikaga réussit à conserver le titre de shogun et à créer un deuxième bakufu à Kyoto. La capitale impériale jouit alors d'un deuxième âge d'or. Mais la guerre de succession entre les régents du shogun, la guerre d'Onin (1467), qui suivit, réduisit Kyoto en cendres. Les nobles, les artistes et les érudits se réfugièrent dans les provinces, diffusant ainsi dans le peuple la culture de cour.

 

La période d'Azuchi-Momoyama (1573-1602)

Des daïmios puissants prétendirent au titre de shogun. Après une tentative d'Oda Nobunaga, qui disposait d'armes à feu d'origine portugaise mais fut victime d'un attentat, le général Toyotomo Hideyoshi unifia le Japon sous sa dictature en 1590. Appelée Azuchi­Momoyama d'après les noms de leurs châteaux respectifs, la période de gouvernement de Nobunaga et de Hideyoshi fut un petit âge d'or l'architecture, l'art des jardins, la cérémonie du thé atteignent la perfection dans la capitale. Le Japon s'ouvre de nouveau au monde extérieur, commerce avec les Portugais et les Espagnols. Introduit par le jésuite François Xavier, le christianisme se répand d'autant plus vite dans l'ouest, que les daïmios se servent des missionnaires pour acquérir des produits étrangers, et notamment la poudre à canon. Hideyoshi tenta, en vain, d'envahir la Corée, en 1592, puis en 1597 Après sa mort, éclata la guerre civile de Sekigahara (1600) dont le vainqueur, Tokugawa Ieyasu obtint le titre de shogun.

L'époque d'Edo ou le shogunat des Tokugawa (1603-1867)

La famille Tokugawa fixa sa résidence à Edo (Tôkyô), déplaçant l'équilibre vers l'est. En 1638, le sanglant soulèvement des chrétiens de Shimabara poussa le shogunat à isoler totalement le Japon, à l'exception de l'île de Dejima, dans le port de Nagasaki. Tout contact avec les étrangers était puni de mort. La société fut répartie en quatre classes rigoureusement fermées : les samouraïs, les paysans, les artisans et les commerçants. Sous les quinze shoguns Tokugawa, le Japon connut la paix civile mais tomba dans le profond sommeil du féodalisme médiéval jusqu'au XIXe siècle.

En 1853, le commodore Mathew Perry déploya son escadre devant les côtes et contraignit le shogun à conclure un traité de commerce avec les Etats-Unis, que suivirent d'autres traités, défavorables au Japon, avec toutes les puissances occidentales. Cette situation affaiblit l'autorité du shogun et l'opposition poussa l'autorité impériale sur le devant de la scène. Pour éviter la guerre civile et l'intervention de l'Angleterre et de la France, le dernier shogun se retira, laissant le pouvoir à l'empereur. Ce bouleversement politique, sans effusion de sang, entra dans l'histoire sous le nom de restauration Meiji (1868).

 

L'ère Meiji (1868-1912)

jusqu'à la Seconde Guerre mondiale

L'empereur Meiji, âgé de 15 ans, quitta Kyôto pour Edo, qui prit le nom de Tôkyô. Le Japon devient une monarchie constitutionnelle, les premières élections parlementaires ont lieu en 1890. Malgré quelques oppositions conservatrices, le nouveau gouvernement sut imposer une rapide modernisation, grâce à des méthodes européennes plus efficaces.

Une armée réorganisée gagna les guerres sino japonaise (1894-1895) et russo japonaise (1904-1905).

En 1912, l'empereur Taisho succède à Meiji. Le Japon participe à la Première Guerre mondiale aux côtés de la Grande-Bretagne. L'empe­reur Showa monte sur le trône, sous le nom d'Hiro-Hito en 1926.

La jeune industrie japonaise a besoin d'un marché. L'annexion de la Corée en 1910, puis l'occupation de la Mandchourie, en 1931, marquent le début de l'expansion japonaise en Chine. Après la signature du pacte tripartite avec l'Allemagne et l'Italie (1940), le Japon s'engagea dans la guerre totale en attaquant Pearl Harbor (1941). Le pilonnage des villes japonaises, puis les bombes atomiques d'Hiroshima et de Nagasaki, amenèrent une capitulation sans condition le 15 août 1945.

 

L'après-guerre

Les Etats-Unis occupèrent le Japon, imposèrent une constitution démocratique et, après la signature du traité de San Francisco (1951), fournirent l'aide économique destinée à accélérer la reconstruction du pays, qui devint la troisième puissance économique mondiale dans les années soixante. L'occupation américaine prit fin en 1951.

Les premiers Jeux Olympiques d'Asie à ToOkyô, en 1964, les Jeux d'hiver de Sapporo et l'Exposition universelle d'Osaka (1970), le traité de paix avec la République populaire de Chine, amenant une réconciliation tant espérée, en 1972, le sommet des grandes puissances à T6kyo, en 1986, mettent fin à l'isolement séculaire du Japon. Après la mort de son père, le 7 janvier 1989, le prince héritier Akihito monte sur le trône.

 

 

Les religions

 

 

Le shintô

Pour les anciens Japonais, tous les phénomènes et forces naturels étaient des kami, bons ou mauvais génies, avec lesquels entraient en relation des médiums ou chamans (souvent des femmes) qui jouaient le rôle de prêtres.

Ce chamanisme fut appelé shintô (la voix des dieux) à l'époque tardive d'Edo et pourvu d'un contenu religieux par des théologiens dévoués à l'empereur.

Le shintô est étroitement lié au mythe de l'origine impériale. Selon cette mythologie, les îles japonaises furent créées par deux dieux ; puis la déesse du soleil Amaterasu-Omikami envoya son fils Ninigino­Mikoto régner à KyUshü. Son neveu, Jimmu Tenno, devint le premier empereur du Japon.

Le miroir, le joyau et le sabre sont les trois emblèmes de l'autorité impériale. L'empereur est le grand prêtre du shintô, son sanctuaire domestique est l'Ise-Jingu.

 

Le bouddhisme

Le bouddhisme japonais se réclame du Mahayana (Grand Véhicule) et se distingue nettement du Hinayâna (Petit Véhicule) répandu dans le sud de l'Asie.

Le Mahâyâna trouve son idéal dans le boddhisattva qui tente de devenir Bouddha tout en aidant les autres hommes à atteindre le nirvana, l'étape finale du salut, l'éternelle délivrance de la réincarna­tion et donc de la mort.

Importé de l'Inde, via la Corée, au Vle siècle, le bouddhisme fut décrété religion d'Etat au VIIIe siècle. Les sectes qui fleurissaient à l'époque de Nara, n'ont plus, aujourd'hui, qu'une importance historique.

Le réformateur Honen (XIIIe siècle) imposa la croyance à la grâce d'Amida-Bouddha comme seule voie vers le nirvana, déclina toute discipline intellectuelle et physique des prêtres et s'adressa au grand public.

Shinran, son élève, fonda la secte Jodo-Shinshu, autrefois appelée Ikko, à laquelle appartiennent aujourd'hui la majorité des bouddhistes japonais.

A l'époque de Kamakura, la bouddhisme zen s'opposa aux enseigne­ments de Honen. Le zen est une discipline d'entraînement pour atteindre le nirvana, qui repose essentiellement sur la méditation.

Le Soka-Gakkai, mouvement militant fondé par Toda Josei en 1930, reprit l'enseignement, aux traits nationalistes de la secte de Nichiren, autre élève de Honen. Comptant plus de 16 millions d'adeptes, c'est le seul groupe religieux représenté au Parlement par un parti politique, le Komeito.

Le christianisme et les autres religions

Le christianisme apparut au Japon en 1549, avec le père jésuite François Xavier, et se répandit à Kynshn. Totalement interdit après la sanglante insurrection de Shimabara, il ne réapparut qu'à l'ère du Meiji. Les chrétiens forment au Japon une très faible minorité (moins de 1 %).

Depuis la fin du XIXe siècle, de nombreuses religions nouvelles sont apparues. La plus importante, Tenri-kyo, a repris, sur la base du shintô, dans sa forme primitive et chamanistique, une partie de l'éthique chrétienne. Elle compte plus de 2 millions de croyants, répandus en 16 000 communautés religieuses.

La vie quotidienne du Japonais moyen est soumise à l'influence combinée du bouddhisme, du shintô et parfois aussi du christianisme. Dans certaines maisons, on trouve, à côté d'un somptueux autel bouddhique, üne modeste table de sacrifice shintô pour apaiser les kamis locaux. Les rites du shintô sont le plus souvent liés aux événements de la vie : naissance, croissance et mariage. Les fêtes bouddhiques accompagnent l'enterrement et le culte des ancêtres.

Art et culture

 

L'art et l'artisanat ont toujours eu partie liée au Japon. La forme et la fonction le surnaturel et le quotidien y vivent en parfaite osmose. On n'y connaît pas le tableau encadré et suspendu au mur pour y être admiré en tant qu'oeuvre d'art. De précieuses peintures d'époque Heian, les Yamatoe, sont nées pour illustrer des légendes, des romans, des journaux intimes et des documents administratifs. De superbes fleurs et animaux - surtout des oiseaux - peints par des maîtres de l'école de Kano à l'époque d'Azuchi-Momoyama, décoraient les para­vents et ces portes coulissantes en papier, qu'on utilise pour aménager l'espace intérieur autant que pour se protéger du vent et du froid.

La sculpture japonaise doit son développement au bouddhisme. Après une période d'apprentissage, aux époques d'Asuka et de Nara, pendant lesquelles les statues de Bouddha trahissaient encore des traits fortement continentaux, on aboutit à une « Renaissance » japonai­se. Unkei et Tankei, ainsi que leurs élèves de l'époque de Kamakura, n'étaient pas seulement des busshi (ouvriers du temple), mais des sculpteurs au sens italien du terme.

La soumission aux bornes du quotidien, qui caractérise l'art japonais, provoqua une attention au détail et une autodiscipline remarquable.

 

L'art de vivre, élaboré à l'époque de Muromachi, n'a prévu, à des fins décoratives, qu'une alcôve : le tokonoma. Dans cet espace de 2,4 m de haut, 1,$ m de large et de 60 cm de profondeur, on accrochait au mur une peinture sur rouleau. On la changeait tous les mois ou lors d'événements exceptionnels et, avec elle, tous les accessoires du décor (fleurs, brûloir à encens). Sesshu, le maître du lavis, savait, à l'aide d'un pinceau et d'encre de Chine, mettre tout un univers dans cet espace. Ses San-Sui (paysages de montagne et d'eau) donnaient une impression d'infini. Le symbolisme de l'art japonais essaie de fixer l'intemporalité de la nature par des moyens humains limités par le temps ete l'espace. Les maîtres de l'estampe de l'époque d'Edo, comme Hiroshige ou Hokusai, ne se souciaient ni des règles de la perspective ni d'une transcription fidèle de la nature.

L'harmonie subtile entre l'éphémère et l'intemporel, fueki-ryuko, préoccupa également le poète de hai-ku, Basho, pendant toute sa vie. Nulle autre civilisation n'a découvert une forme de poésie aussi courte que le hai-ku : 17 syllabes. Pour exprimer leurs émotions dans un champ aussi restreint, poètes ou peintres ont recours à des suggestions et à des allusions extrêmement raffinées. L'austérité de l'ornementation devient particulièrement sensible dans le théâtre nô. Le décor, unique, consiste en un panneau de bois orné d'un conifère.

L'art du kabuki, issu du théâtre de marionnettes bunraku, est moins abstrait. A l'origine spectacle de chants et de danses, il correspond, en gros, à l'opéra européen.

La cérémonie du thé

La cérémonie du thé, ou sadô (M  le chemin du thé ») se déroule dans une maisonnette de cinq tatami (environ 5 m2). L'hôte officie devant ses invités, en battant le matcha, thé vert pulvérisé et très amer, dans un bol de porcelaine, à l'aide d'un fouet de bambou. Tous ses gestes suivent à la lettre le code du sadô, défini à l'époque d'Azuchi­Momoyama par le maître de thé Sen-no-Riky. On ne tolère aucune improvisation, aucun geste déplacé. Cette règle vaut également pour les invités. L'hôte choisit et dispose chaque élément du cérémonial, y compris la décoration du tokonoma, après beaucoup de réflexion.

 

 

Ikebana

L'art du bouquet, ikebana, se développa avec la cérémonie du thé et devint une forme d'art indépendante dès l'époque du Muromachi. Comme la cérémonie du thé, ikebana fait partie, de nos jours, de la culture générale d'une jeune fille en âge de se marier. Il ne s'agit pas seulement d'une activité artistique, mais d'un état d'esprit vis-à-vis de la nature.

Bonsai

L'amour de la nature fit naître au Japon une singulière forme de culture des arbres. Plante naine dans un pot de fleurs, le bonsai peut devenir centenaire. Les éleveurs de bonsai cueillent dans les montagnes de minuscules pousses de pin, de pêcher ou de cerisier, qu'ils soignent pendant des années dans de petits pots, et taillent régulièrement d'une manière précise. Un bonsai s'achète comme une antiquité et se transmet d'une génération à l'autre. Un très vieux bonsai possède la forme parfaite d'un arbre arrivé à maturité, porte des fleurs ou des fruits, mais ne mesure que 20 à 30 cm. Le prix d'un arbuste réussi peut atteindre 35 000 F.

 

L'art et l'artisanat se trouvent en parfaite harmonie dans la confection du kimono. Des artistes, comme Yuzenzome à Ky5to, dessinent sur la soie les modèles des plus beaux kimonos pour dames. Chacun représente donc une pièce exclusive, qui répond à des normes très précises. Grâce à plusieurs ceintures, il s'adapte à toutes les tailles. La ceinture supérieure, obi, en brocart, mesure 4,5 m et pèse, avec ses fils d'or et d'argent, jusqu'à 4 kg. L'un des somptueux Nishijin-Obi de Kyoto peut coûter plus de 35 000 F.

Langue et écriture

 

La langue japonaise est une langue isolée qui ne présente une lointaine affinité qu'avec le coréen, et, contrairement à l'opinion de beaucoup d'Européens, n'a aucune parenté avec le chinois. Des affixes confèrent à une racine invariable des fonctions diverses, telles que verbe, adjectif, adverbe ou substantif.

Le Japon connaît trois systèmes d'écriture : kanji, hiragana et katakana. Les signes pictographiques kanji furent importés de Chine, au VIe siècle. Chaque signe correspond à une notion : il peut, par exemple, signifier « montagne ». Les Japonais utilisent les symboles chinois selon leur sens, mais sans respecter la prononciation chinoise. Ainsi, le signe « montagne » se prononce sien en chinois, mais yama en japonais.

Si les signes kanji ont pu représenter sans difficulté les racines des mots et les notions, il a fallu, pour écrire les affixes, se servir de symboles chinois en respectant, cette fois, leur son mais non leur sens. Au XIIe siècle, se développèrent, à partir de l'utilisation modifiée de ces symboles chinois, deux systèmes syllabiques, hiragana et katakana, qui figurent tous les sons du japonais en 47 signes.

Le japonais se calligraphie de haut en bas et de droite à gauche. Dans les livres de sciences naturelles ou comportant des représentations schématiques, on écrit souvent horizontalement, de gauche à droite.

 

Manger et boire

 

La cuisine japonaise traditionnelle n'a rien de commun avec la cuisine chinoise ou ses variantes sud-asiatiques, et ressemble plutôt à la gastronomie polynésienne. Les Japonais ne mangent du bceuf que depuis l'ère du Meiji et du porc depuis moins longtemps encore. Ils ignoraient l'élevage et l'éducation bouddhiste dissuade plutôt de consommer la chair animale. Encore aujourd'hui, le boeuf constitue une alternative onéreuse aux fruits de mer.

Le repas se compose généralement d'un plat principal (shushoku), fait de gohan (riz cuit), et de plat d'accompagnement (okazu) : viandes, poissons et légumes, destinés à rendre savoureux le riz non assaisonné. Ceux-ci ne doivent jamais rassasier, mais ouvrir l'appétit. Un kaisekt (repas traditionnel, très formaliste), servi dans un ryotei, (restaurant de premier rang, décoré à la manière d'une maison de thé) illustre le plus fidèlement la composition d'un repas classique. Si l'on vous invite à telle fête, ne commettez pas l'erreur, commune aux Européens, de vous jeter sur les nombreux petits plats d'accompagnement en pensant qu'il s'agit de hors-d'oeuvre. Vous plongeriez votre hôte dans la plus grande stupéfaction et attendriez en vain le plat de résistance. La bonne manière consiste à prendre une boulette de riz chaque fois que vous piochez dans l'un de ces divers plats.

 

En principe, on sert, les plats d'accompagnement sans riz, aussi longtemps qu'on prend de l'alcool. Cette habitude s'appuie sur la conception traditionnelle que le saké, vin de riz, remplace ce dernier. Dans ce cas, on vous sert un bol de riz, accompagné de soupe miso qu'à la fin du repas.

Le miso est une pâte de haricots de soja, salée et fermentée, qui sert de base à toute soupe. Il en existe autant que de fromages en France. Le repas le plus frugal consiste en riz et en soupe de miso, tout comme le petit déjeuner traditionnel.

La présentation est toujours très raffinée. Une feuille d'érable posée sur une truite grillée est une allusion discrète à la saison.

Plats traditionnels

Sashimi : tranches de poisson cru trempées dans une sauce de soja au wasabi (raifort vert) râpé.

Sushi : riz acidulé accommodé de diverses manières. Le nigiri-sushi consiste en tranches de poisson posées sur des boulettes qu'on trempe dans la sauce de soja. Dans le maki-sushi, des algues séchées enveloppent le riz et les légumes. Le chirashi-sushi est une salade contenant divers ingrédients hachés. Dans les sushiya, bars à sushi, souvent assez chers, on choisit la variété de poisson désirée dans une vitrine. On accompagne parfois le sushi de crêpes, de poisson grillé ou mariné, etc.

Tempura : beignets de poisson et de légumes plongés quelques instants dans une friture d'huile végétale, puis salés, trempés dans une sauce de soja, de saké ou de bouillon de poisson et assaisonnés de radis râpé et de cayenne. Le shojin-age est un tempura de légumes et de pétales de fleurs.

Sukiyaki : une sorte de fondue inventée à l'ère Meiji. On trempe dans une poêle de minces tranches d'aloyau dans la sauce bouillante de saké, de soja et de sucre puis dans l'oeuf battu. Divers accompagnements sont proposés dans un grand plat: tofu (sorte de fromage blanc de soja), fu (extrait de farine de blé cuit), konnyaku (lamelles de tapioca), champignons, lamelles d'oignon vert, feuilles de chrysanthème...

 

Nabemono : variante du sukiyaki. On trempe les ingrédients dans un bouillon non assaisonné puis dans une sauce épicée. Il en existe de nombreuses variétés

- Mizutaki : morceaux de blancs de poulet et de légumes, plongés dans un bouillon de poule. Sauce composée de bouillon de poule, de soja et d'yuzu (agrume très parfumé).

- Shabu-shabu : fines tranches d'aloyau accompagnées de légumes, dans un bouillon de poule. Sauce au soja, au gingembre râpé ou à la pâte de sésame et de cayenne.

- Chiri : fruits de mer frais dans un bouillon de kobu, varech séché. Sauce au soja, au bouillon de kobu et au cayenne.

- Le tet-chiri au fugu (diodon) fait le régal des Japonais. Les abats et le sang du fugu sont si venimeux que, s'ils sont mal préparés, ils peuvent tuer un lutteur de sumo en trois minutes. Seul un cuisinier détenant une licence spéciale peut le préparer. La saison du fugu s'étend de novembre à mars.

Yakitori : brochettes de poulet. Les abats, la peau, le bout des ailes et la viande sont grillés sur le charbon de bois, après avoir reçu diverses épices. On les mange à de petits comptoirs, les yakitoriya (on choisit ses brochettes dans des vitrines).

Udon : nouilles japonaises à la farine de blé servies dans un bouillon de poisson clair, accompagnées de légumes et parfois de tempura au crabe.

On prépare de la même façon le soba : nouilles foncées au sarrasin.

Les Japonais mangent à l'aide de deux baguettes. Contrairement aux baguettes chinoises, elles sont finement taillées dans l'ivoire, le bois ou le bambou, décorées à la laque et mesurent 20 cm de long.

Dans les restaurants, on se sert de wari-bashi, baguettes à jeter, constituées d'un morceau de bois à demi fendu, que l'on sépare avant de s'en servir.

On tient les baguettes de la main droite et le bol de riz de la main gauche (même les gauchers tiennent les baguettes de la main droite. Question d'éducation !)

On boit la soupe dans un bol, en poussant les éléments consistants avec les baguettes. Recommandation importante, ne jamais prendre les assiettes plates à la main.

Les boissons

Ryokucha : thé vert (de feuilles séchées et non fermentées), léger et sucré qui accompagne tous les repas.

Saké : l'alcool traditionnel, obtenu par fermentation d'un mélange de levure, de riz et d'eau, qui titre environ 16°. Il ne se conserve pas plus d'un an et demi. Au printemps, le saké frais s'appelle shinshu. La qualité de l'eau fait du rada (kôbe) et du fushumi (Kyôto) les meilleures variétés. Les « sakés de pays » (gizake) réservent parfois d'excellentes surprises.

Shochu : alcool de patate douce titrant 25°, bon marché et âpre, à ne pas confondre avec le kuma-shochu de Kumamoto, une eau-de-vie coûteuse, faite avec les meilleurs sakés du pays. Elle titre 45°, mais ne se boit que diluée.

Bière : le Japon possède la troisième brasserie du monde, après la RFA et les Etats-Unis. Kirin produit 27,3 millions d'hl par an d'une bière de qualité. Autres bonnes marques : Sapporo et Asahi.

Vin : la culture de la vigne est récente, et 70 % de la production vient de la préfecture de Yamanashi. Un bon cru coûte autant qu'un bordeaux, taxé à l'importation.

 ___________ Les sports

Whisky : très apprécié au Japon, il accompagne les repas mélangé à de l'eau glacée. Suntory peut soutenir la concurrence avec un scotch, Nikka et Tory's sont de moins bonne qualité.

Le code de politesse interdisant autant de se servir soi-même que de laisser quelqu'un devant un verre vide, on ne cesse de se servir mutuellement à boire.

Les sports

 

Les Japonais s'intéressent à plus de sports que n'importe quel autre peuple : football, européen ou américain, rugby, basket, volley, hand­ball, hockey, ski, tennis... Le sport d'équipe favori est, sans conteste, le base-ball. Ce sport d'origine américaine, assez négligé en Europe, déchaîne l'enthousiasme des Japonais. Très populaire, le golf fournit le sujet de conversation le plus courant. On trouve des terrains de golf dans toutes les régions touristiques du Japon. Sur des terrains d'entraînement situés à proximité des gares de toutes les villes de province, les amateurs font un trou en attendant le train.

On ne néglige pas pour autant les sports traditionnels comme le judo ou le karaté. A côté de ces disciplines connues, beaucoup d'écoliers et d'étudiants pratiquent, pour cultiver l'autodiscipline, le kendo, combat au sabre, soumis à un rituel très raffiné par la caste des samouraïs, et t'aikido. Ce dernier - contrairement au judo - donne une grande importance à la connaissance des points faibles du corps humain. Au besoin, l'aikido sert de moyen de défense.

Pour les étrangers, le sport le plus original et le plus photogénique est la lutte sumi. Les différentes écoles du sumô recrutent les rikishi (lutteurs) dès l'âge de 12 ans. La formation dure assez longtemps. Un lutteur doit mesurer au moins 1,80 m et peser plus de 100 kg. Il porte la natte et un kimono. Dédié aux dieux du shintô, le sumô s'accompagne de diverses cérémonies rituelles. L'issue d'un combat entre deux lutteurs à demi nus, portant une large ceinture de soie, le mawashi, se décide souvent en un éclair : il faut faire tomber l'adversaire, ou le repousser hors de l'arène, dont le diamètre est de 4,6 m.

 

Les fêtes

 

Les grandes fêtes propres à des régions ou à des villes données sont commentées dans leurs chapitres respectifs. Nous donnons ci-dessous la liste des fêtes nationales les plus importantes. Elles ne sont pas toujours chômées.

Nouvel An, 1-3 janvier. Fête légale. Les maisons sont décorées de branches de pin et de cordes sacrées en paille, pour accueillir les bons kamis. Les femmes revêtent leur plus beau kimono. Les enfants reçoivent desr otoshidama (jolies pochettes contenant de l'argent de poche) de tous leurs parents et voisins. Repas de fête avec saké et mochi (gâteau de riz). Le Nouvel An se fête en famille.

Hinamatsuri, 3 mars. Les fillettes disposent dans toute la maison de magnifiques poupées en costume folklorique (hina).

Jour des enfants, 5 mai. Fête légale. La famille suspend à une longue tige de bambou des carpes géantes en tissu pour les enfants. On sert un gâteau appelé chimaki.

Tanabata, 7 juillet. Fête des étoiles. Les enfants décorent une branche de bambou de découpages en papier.

Ohon (fête commémorative des ancêtres), 11-19 août. Des danses folkloriques sont organisées dans de nombreux sanctuaires.

Shichi-Go-San (fête sept-cinq-trois), 15 novembre. Les parents accom­pagnent les filles de 3 et 7 ans et les garçons de 3 et 5 ans, habillés de leurs plus beaux atours, au sanctuaire. On y remercie les dieux d'avoir aidé les enfants à passer des années considérées comme cruciales.

Noël, 25 décembre. Les jeunes Japonais ont transformé cette fête chrétienne en jour de sortie et d'échange de cadeaux.

Omisoka (fin de l'année), 31 décembre. Grand nettoyage dans toutes les maisons. Vers minuit, la cloche sonne 108 fois dans tous les temples du Japon.

 

Achats et souvenirs

Des babioles exotiques aux gadgets ultramodernes, l'offre est surabondante mais pas très bon marché.

Pour acquérir soieries, porcelaine, laques, poupées, peintures, il faut que les collectionneurs y mettent le prix, car dans un pays aussi industrialisé que le Japon, l'artisanat d'art est menacé. Le corail et les émaux coûtent deux fois moins cher à Hong-Kong ; il est vrai qu'il leur manque la signature de grands artistes.

Dans les innombrables cubes de béton noyés dans la publicité d'Akihabara, le seul quartier qui autorise le marchandage, on trouve les produits de qualité de la haute technologie nippone : appareils photographiques, caméras vidéo, lecteurs de disques compacts, ordina­teurs domestiques à impression laser, montres à quartz ou synthéti­seurs. Toutefois, malgré la détaxe octroyée par des magasins de discount comme Yodobashi Camera sur présentation du passeport, les prix restent supérieurs à ceux d'Europe occidentale. Là aussi, Hong-Kong se révèle imbattable. Vérifiez le voltage des appareils électriques et exigez un bon de garantie internationale.

Explorez en détail un grand magasin comme Mitsuhoshi, Tokashimaya ou Seibu. Au rez-de-chaussée, une sélection de produits constitue sa carte de visite. A l'épicerie du sous-sol, Maxim's, Tour d'Argent, Fauchon ou Lenôtre profitent de l'engouement pour la gastronomie française et du cours du yen pour faire des affaires d'or. Dior ou Saint-Laurent concurrencent Kenzo et Issey Miyake aux rayons de vêtements pour dames du deuxième étage.

Au rayon des kimonos, les différents accessoires de ce costume traditionnel ravissent les yeux des touristes. Une ceinture obi de Kyôto remplit la même fonction sociale que le vison en Europe.

Au dernier étage, des expositions d'art de premier ordre voisinent avec un restaurant de spécialités internationales à prix raisonnables. Sur le toit, une terrasse réserve une aire de jeux aux enfants, avec un petit zoo.

 

'Yokoso Tôkyô e

AVEC 25 autres villes, 7 agglomérations moyennes, 8 villages, des montagnes dépassant 2 000 m et plus de 100 îles, Tôkyô constitue la province du même nom (7ôkyô-to) qui compte près de 13 millions d'habitants. La ville proprement dite, formée de 23 arrondissements, n'avait, au début de 1988, que 8 205 865 habitants, autant que New York et à peine plus que Londres. La province a une superficie de 2 145 km2, la ville de 557 à peine (Paris intra-muros s'étend sur 105,39 km2).

Au coeur même de l'agglomération, des quartiers entiers vivent encore au rythme de la vie villageoise. Les aspects de cette vie rustique vous frappent dès votre arrivée à Shin-Tôkyô, Kokusai Kuko, le « nouvel aéroport international de Tôkyô », en bref Narita Kuko, construit au milieu des rizières à Narita (66 km du centre).

Avec 300 mouvements d'appareils journaliers et 17 millions de passagers internationaux par an, il constitue la principale « porte du ciel » japonaise.

Le trajet entre Narita et Tôkyô représente une excellente initiation au développement du Japon : les fermes isolées, entou­rées de champs et de bois, cèdent peu à peu la place aux cités d'habitation qui deviennent de plus en plus denses avant de se perdre dans l'océan infini des immeubles de 'lokyô. On vous prépare ainsi, progressivement, à la cohue des voitures et à la foule.

Autrefois, To-kyô était une ville plate, la crainte des tremble­ments de terre empêchant toute construction dépassant 2 ou 3 étages. Mais depuis 20 ans la physionomie de la capitale s'est radicalement transformée. Dans le quartier de Shinjuku, une douzaine de gratte-ciel rivalise de hauteur. Pour rentabiliser au maximum l'espace, restreint et ultra-cher, on exploite intensément le sous-sol. A proximité des gares se sont ouvertes des rues commerçantes souterraines, qui regorgent de magasins et de restaurants. Les sous-sols des immeubles de bureau deviennent des lieux de promenade avec restaurants, librairies, salon de coiffure et cafés. Tôkyô abrite ainsi toute une ville sous la ville, sans compter 212 km de métro et de multiples couloirs qui permettent, les jours de pluie, de traverser d'importantes parties du centre-ville.

La ville actuelle s'est développée tumultueusement, en dehors de toute planification. Depuis les années soixante-dix, on s'attache à améliorer progressivement son image en commençant par le " centre. Pour rénover leur capitale, les Tokyotes font, preuve d'une absence totale de sentiment. Des rues entières disparaissent sous les pioches des démolisseurs. On reconstruit les bâtiments présentant un certain intérêt historique plusieurs centaines de kilomètres plus loin, à Meiji Mura (mura veut dire village) près de Nagoya. Une véritable ville d'époque Meiji y est ainsi sortie de terre au cours des années, tandis que Tokyo devint de plus en plus neuve et de plus en plus moderne : une véritable capitale du miracle économique.

 

Tôkyô n'est devenue capitale offi­cielle qu'en 1868, mais elle est le siège du pouvoir depuis 1603, lorsque la dynastie Tokugawa y ins­talla son gouvernement. L'ancien nom de Tbkkyô, Edo veut dire em­bouchure. Le terme apparut au XIe siècle, dans le nom du chevalier Edo Shigetsugu de Chichibu, qui s'établit au bord de 'actuelle baie.

 

Mais Eda n'acquit de véritable importance qu'au XVe siècle, lors­que le chevalier-poète Ota Dokan y éleva un puissant château fort. On considère la date d'achèvement de cet Edo-jo (château d' Edo), le 8 avril 1457, comme la naissance officielle de Tôkyô. La ville prit son nom actuel - qui signifie capitale orien­tale - le 13 septembre 1868, lors­que le dernier shogun capitula de­vant les forces impériales.

En mars 1869, l'empereur Meiji Tenno fit son entrée solennelle dans l'ancien château rebaptisé Kkyo (palais impérial), scellant ainsi le transfert de la capitale de Kyoto à Tôkyô.

 

Que voir a Tokyo ?

 

Les pages qui suivent se proposent d'établir un premier contact avec la ville et d'en présenter brièvement les principaux aspects. Vous trouve­rez ensuite les informations prati­ques dans les chapitres Visitons Tôkyo et 7`Fkyô de A à Z.

Lieux historiques

Du fait des tremblements de terre, des incendies, des bombardements et de l'usage du bois en architecture, Tôkyô compte peu d'immeubles an­ciens.

Le palais impérial ne fait pas excep­tion : à part quelques portes et tours, tous les bâtiments de l'ancien château d'Edo, achevé en 1636 après 30 ans de travaux, ont été à plusieurs reprises la proie des flammes. Le premier incendie eut lieu dès 1657. Il dura deux jours, détruisit presque totalement la ville et coûta la vie à 107 000 personnes. Il ne reste que les imposantes fortifi­cations aux gigantesques pierres taillées et un vaste réseau de fossés.

A l'exception de Toshogu, il ne reste pratiquement pas non plus de sanctuaires anciens à Tôkyô.

Les temples bouddhiques qui gar­dent des bâtiments historiques se trouvent souvent en dehors de l'an­cien centre de la ville. Le plus célèbre et sans doute Sengakuji, lieu de commémoration des 47 ronis, dont le suicide collectif inspira de nombreuses pièces de kabuki et plu­sieurs films, notamment à Kinugasa et à Mizoguchi.

Galeries et musées

Tôkyô consacre plus de cent mu­sées à l'art japonais 'et occidental, aux traditions et aux sciences con­temporaines. Comme vous n'aurez jamais le temps de les visiter tous, nous vous conseillons le parc d' Ueno où se trouve la plus grande concen­tration de musées : Musée national, musée des Sciences, d'Art occiden­tal, de la Vie quotidienne, etc.

A ceux que rebutent les immenses salles des musées nationaux, nous recommandons les nombreux et très beaux musées privés. Ils portent généralement le nom de leur fonda­teur et se consacrent à un sujet donné.

Dispersés dans toute la ville, ils sont fréquemment logés dans les étages supérieurs des immeubles de bureaux.

Les grands magasins japonais se font une spécialité d'expositions d'art, souvent gratuites. Il existe en outre, partout à Tôkyô, mais surtout à Ginza, des galeries privées, à but lucratif, dont l'accès est également gratuit.

Théâtre, spectacles, concerts et cinéma

Même si vous ne comprenez pas un traître mot, ne manquez pas d'assister à un spectacle de kabuki en matinée, personne ne vous en voudra si vous ne restez pas jusqu'à la fin de la représentation, qui peut durer cinq heures ! Tous les rôles, même féminins, sont joués par des hommes aux voies faussées, aux visages richement maquillés, accom­pagnés d'une musique aux sonorités étranges. Les Japonais se déplacent surtout pour admirer les grands . acteurs, qui se transmettent leur nom de génération en génération. Il existe ainsi douze Danjuro Ichikawa.

Plus austère, le théâtre est un enchaînement de danses religieuses que seuls peuvent apprécier les ini­tiés. Les acteurs portent des mas­ques et de somptueux costumes.

Tôkyô offre d'inépuisables res­sources musicales, avec douze orchestres symphoniques, d'innombrables ensembles et solistes et une foule d'interprè­tes étrangers. Un billet de concert coûte environ 70 F mais dix fois plus lorsque se produit une célébrité mondiale.

On peut aller au cinéma sans problème, la plupart des films étrangers étant donnés en version originale sous-titrée. Les réac­tions du public japonais ne manquent pas d'intérêt.

Pour coi naître les programmes des spec­tacles, leurs horaires et le prix des billets, consultez l'hebdomadaire de langue anglaise Tour Companion ou adressez-vous au Tou­rist Information Center (tél. 502 14 61).

 

La vie populaire

Comme tous les Japonais, les Tokyotes adorent les festivités : on peut compter, pratiquement sur une grande fête populaire par semaine sans compter les réjouissances locales comme l'Awa O1dori Matsuri, qui dure trois jours et mobilise 3 000 danseurs et 500 000 spectateurs pendant la dernière semaine d'août (Koenji Awa Odori, entre la gare de Koenji et le métro Shin-Koenji).

Traditionnels ou d'origine occidentale, les sports revêtent une importance égale. Pour les grands tournois de base-ball ou de sumo, reportez-vous à la rubrique vie quotidienne », dans Tbkyô de A à Z. Pour assister gratuitement à l'entraînement des judokas, allez au Kodokan.

Combinez les flâneries et les achats le dimanche et les jours fériés : de 13 à 19 heures, les artères principales sont réser­vées aux piétons et tous les magasins restent ouverts.

 

 

Les paysages urbains

Il n'existe aucune discontinuité entre les 23 arrondissements de T5­kyô (en japonais ku) et les villes voisines de la province. Au sud­ouest, le fleuve Tamagawa marque la frontière avec la province de Kanagawa et sa mégalopole de Yoko­hama-Kawasaki (4,2 millions d'ha­bitants), au sud la capitale est limi­tée par la nF, à l'est par le fleuve Edo et au nord par la province de Saitama. La ligne de chemin de fer urbaine de Yamanote, longue de 34,5 km, ceint le cceur de la ville qui touche le fleuve Sumida et la baie au sud-est. Sous le terme géné­rique de Yamanote (« ville haute », en fait : « la main des montagnes ») on désigne les quartiers résidentiels de l'ancienne Edo, où demeuraient le daïmio et la noblesse (samou­raïs) alors que les artisans (shoku­nin) et les commerçants (shonin) vivaient dans la ville basse (shita­macht).

Nihonbashi, Ginza, Tsukiji 100 000 personnes à peine vivent sur les 10 km2 de Nihonbashi, voué à la finance autour de la Banque du Japon et de la bourse de Tokyo. Il reste de grands magasins comme Mitsukoshi ou Takashimaya, mais l'activité commerciale s'est déplacée au sud-ouest, à Ginza (« pièce d'ar­gent ») où les magasins restent ou­verts le dimanche et attirent les foules. Vers 22 heures, l'activité se déplace vers les boîtes, les bars et les restaurants du sud de Ginza et du quartier voisin de Sinbashi dont les élégantes hôtesses et les geishas sont inaccessibles aux Japonais moyens. Au sud-est on accède à Tsukiji, l'ancien quartier des étran­gers, célèbre pour son marché aux poissons matinal et ses restaurants gastronomiques, ainsi qu'à l'em­bouchure du Sumida et au champ de foire du quai Harumi, à l'entrée du port.

Chiyoda-ku :cet arrondissement re­groupe les institutions politiques palais impérial, gouvernement, par­lement et cour suprême, ainsi que des musées, des universités, le Théâtre national, les grands quoti­diens, les éditeurs, le quartier des libraires (Kanda) et des services publics (gare et poste centrales, compagnie de téléphone et de té­légraphe intérieurs NTT). L'indus­trie, le commerce, la banque et les syndicats ont leur siège à Maru­nouchi et à Otemachi, les hôtels les plus luxueux se groupent autour du palais impérial. En y ajoutant le parc de Hibiya, le stade de Budokan et le sanctuaire de Yasukuni, on peut dire que Chiyoda regroupe les forces vives du Japon.

Akasaka, Roppongi, Aoyama et Harajuku : ces arrondissements montrent la face moderne et élégan­te de Tôkyô. Le « jet set » internatio­nal s'y amuse et y habite parfois (ainsi qu'à Azabu, la Mecque des diplomates et dans les quartiers ouest, de Meguro à Setagaya). La tradition se maintient au cimetière d'Aoyama et dans les ryotei d'Aka­saka.

Yoyogi : des parcs, le sanctuaire du Meiji et le stade nautique olympique donnent leur caractère au quartier, où se trouvent également la station de radio NHK et le séminaire de Yoyogi qui prépare aux concours d'admission dans les grandes écoles.

 

Shibuya, Shirjuku, Ikebukuro autour des gares de transit entre lignes de banlieue et celle de Yama­note, se sont développés d'énormes quartiers de commerce et de loisirs populaires, où les compagnies ferro­viaires, souvent privées, ont ouvert de grands magasins à l'usage des provinciaux. Shibuya est devenu un quartier de la jeunesse et de la mode. Derrière la magasin Tokyu se trouve le centre culturel de Tokyu Bunka.

Akihabara, Ueno et Asakusa : un grand marché 'd'appareils électri­ques bon marché se tient autour de la gare d'Akihabara, à l'est des voies, plus au nord, entre les gares d'Okachimachi et d'Ueno, celui d'Ameyoko-cho brade l'alimenta­tion, l'habillement et l'équipement sportif.

Ville dans la ville, Ueno est au terminus des lignes ferroviaires du nord et du nord-est. A l'ouest de la gare, le parc d'Ueno regroupe les grands musées et la salle de concerts de Bunka Kaikan, à proximité du ­sanctuaire de Toshugo.

D'Ueno au Sumida, s'étend, à l'est, le quartier de distractions po­pulaires d'Asakusa, avec le temple du même nom.

Korakuen possède un gigantesque complexe sportif, dominé par le dô­me de Tokyo, à côté d'un champ de foire ouvert toute l'année et d'un merveilleux parc paysager.

Le tourisme à Tôkyô

Pour vous faire une première idée de Tôkyô et de ses habitants, effec­tuez un circuit complet de la ligne ferroviaire de Yamanote. Il ne vous en coûtera que 180 yens (1988) pour parcourir 34,5 km (et 29 gares) en 62 minutes.

Si votre hôtel se trouve loin d'une gare, allez à celle de JR Yurakucho­eki, plus pratiqué que la gare centra­le, à proximité de Ginza et du Tourist Information Center.

Les trains à rayure verte de Yama­note circulent sur les deux uniques quais de cette gare dans le sens des aiguilles d'une montre ou inverse­ment. Faites le voyage deux fois : à une fenêtre intérieure, puis exté­rieure.

Les tours de ville en autocar sont plus confortables, mais plus onéreux et moins intéressants car ils ne desservent que les hauts lieux tou­ristiques. Hato Bus et Gray Line offrent des programmes variés, avec des guides anglophones, et viennent chercher les touristes à l'hôtel, qui assure les réservations. Spécial Tours d'Hato Bus organise des ex­cursions à thème selon les jours de la semaine : antiquités, visite d'usine, l'art du bonsai ou du kimo­no. Pour avoir une vue panorami que, montez à la Tôkyô tower ou sur l'un des nombreux gratte-ciel de Shinjuki, qui rivalisent pour vous offrir une vue gratuite sur le mont Fuji.

Des « visites à domicile » vous permettront de connaître la vie fami­liale des Japonais à l'aide de guides parlant l'anglais et même le fran­çais. Adressez-vous au Tourist In­formation center.

 

Tôkyô la nuit

Paris, Londres ou New York ne peuvent pas concurrencer Tôkyô,qui compte 30 000 bars, cabarets, boîtes et autres lieux de plaisir, où travail­lent 200 000 personnes, dont 150 000 hôtesses, quelques centai­nes d'» hôtes », l'équivalent mascu­lin pour dames esseulées, et d'in­nombrables gay boys, prostitués ho­mosexuels.

Aux nombreux cabarets de strip­tease (nudo gekijo) et salons de massage, appelés soaplands, s'ajou­te une partie des 20 000 cafés de Tôkyô, qui attire la clientèle même en pleine journée avec des serveuses aux seins nus... voire en costume d'Eve.

Au prix (assez élevé) d'un café, certains mettent un petit cabinet meublé d'un divan à la disposition des couples qui ne peuvent pas se payer un hôtel de rendez-vous (love hotels).

La sécurité et des prix sans surpri­se constituent l'un des agréments de la vie nocturne de Tôkyô.

Soucieux d'attirer une clientèle d'habitués plutôt que des visiteurs occasionnels, les cabarets s'efforcent de vous donner satisfaction en vous assurant un service honnête.

Méfiez-vous seulement des rabat­teurs et des établissements qu'ils recommandent.

 

Visitons Tokyo

 

Autour du palais impérial

Vues du chemin de fer, les gran­des villes ne montrent pas souvent leur visage le plus séduisant et Tôkyô ne fait pas exception à la règle. Pour effacer le désarroi qu'on ressent devant la profusion d'im­meubles imbriqués les uns dans les autres et l'interminable alignement de maisonnettes étroitement ser­rées, complétez votre voyage sur la Yamanote-sen (sen veut dire ligne) par un tour dans l'un des nombreux parcs qui entourent le palais impé­rial. Situé au coeur de Tokyo, ce quartier vous séduira par sa beauté. Quittez le train à la gare centrale (Tôkyô-eki), côté Marunouchi. Vous trouverez les trois sorties (nord, sud et centrale) en descendant des quais 5 et 6 de la ligne de Yamanote (en fonction de la direction dont vous arrivez) comme si vous vouliez rejoindre le quai 1 (dans la direction opposée, des quais numérotés jus­qu'à 19, on accède au côté Yaesu, point de vente des billets pour les grands rapides de Shinkansen, Hikari et Kodama).

De la gare, une très large avenue mène directement au palais impé­rial. Allez-y de préférence à pied, pour atteindre l'énorme esplanade située à l'est du palais, appelée le jardin extérieur de la cour (KokyoGaien). Avancez jusqu'au fossé plein d'eau des anciennes fortifications pour découvrir, de l'autre côté, une tour d'angle à deux étages qui porte le nom compliqué de Saku­rada Niju-yagura (ou Tatsumi­yagura). A vous de décider, mainte­nant, si vous préférez contourner le palais par la droite ou par la gauche. Tout droit, vous n'irez pas plus loin que la porte de Kikyomon (ou Hanebashi-7nan), gardée par la police, et que franchissent unique­ment les visiteurs munis d'un lais­sez-passer. En longeant le fossé du château par la droite, vous attein­drez la porte monumentale d'Ote­mon (ouverte au public de 9 à 16 heures, accès jusqu'à 15 heures, sauf les lundi, vendredi et certains jours fériés). Elle donne accès au jardin est du palais impérial, où s'élevait autrefois le château d'Edo. Vous trouverez sans peine, sur les hauteurs de ce magnifique jardin, les fondations de l'ancien donjon (Tenshukaku), le plus haut édifice du Japon lors de son achèvement, en 1607. Lors du grand incendie de 1657, cette construction en bois de cinq étages brûla jusqu'à son sou­bassement de pierre. Profitez de la vue panoramique sur Tôkyô, qui paraît d'ici, bien paisible. Plus au nord, se trouvent l'immeuble en béton, flanqué de deux tours rondes, du journal Mainichi Shimbun, le musée national d'Art moderne et, dans le parc de Kitanomaru, la salle de lutte de Budokan.

 

Le parc de Kitanomaru et le sanctuaire de Yasukuni

 

En sortant du jardin extérieur soit par la porte de Hirakawa, en face du Mainichi Shimbun, soit par celle de Kikyo (Kita Kikyo-mon ou Kita Hanebashi-mon) située plus au nord, une passerelle piétonnière vous con­duira directement dans le parc de Kitanomaru. Autour du musée des Sciences et de la technologie, de nombreuses pelouses et un petit lac offrent des plaisirs plus populaires. Du petit bois situé sur une éminence on jouit d'une belle vue sur le fossé nord-ouest, Chidorigafuchi et les ba­teaux de location sur la rive opposée.

Si le cœur vous en dit, continuez votre périple vers le nord, pour accéder, par le Budokan et la porte de Tayasu, à la vaste avenue Yasukuni-dori. Arrivé là, tournez à gauche (en direction de l'ouest) ; après une marche de 400 m, vous arrivez au sanctuaire de Yasukuni Jinja, bois sacré des nationalistes et des militaristes, situé sur le côté nord de l'avenue.

En retournant sur vos pas pendant une centaine de mètres, vous tom­bez sur l'Uchibori-dori, ou rue du fossé intérieur, qui coupe l'avenue Yasukuni-dori et se dirige vers le sud. Elle longe les douves du palais, du Chidorigafuchi au Sakurada-bori, en passant par le Hanzomon-boni. Cela vous permettra de constater l'ampleur des anciennes fortifica­tions, dont faisait partie un deuxiè­me ouvrage de défense, le fossé extérieur, Sotobori, rappelé lui aussi par une rue du même nom : Sotobo­ri-dori.

 

rent dans le palais impérial par la porte d'Inui, pour empêcher le Ten­no de lancer son premier appel radiophonique demandant au peuple japonais de déposer les armes. La révolte échoua et le message de l'empereur, enregistré sur disque la veille, fut diffusé. Affecté par la suite à la garde du palais, le quartier général sert aujourd'hui de musée des Arts appliqués.

 

Si vous avez dédaigné le sanctuai­re de Yasukuni, retournez à l'entrée du parc de Kitanomaru, face à la porte de Kita Kityo-mon, et tournez à droite. La route serpente vers l'ouest, jusqu'à la rue du fossé inté­rieur, déjà nommée, en dépassant une autre porte, Inuimon, une voie d'accès à l'autoroute urbaine, puis un bâtiment de brique rouge de l'ère Meiji. Construit en 1910, ce dernier servit, jusqu'à la fin de la guerre, de quartier général à la division Konoe. Peu avant la capitulation du Japon, le 15 août 1945, il fut le théâtre d'une révolte d'officiers. Après l'assassinat de leur comman­dant de division, les mutins pénétré­rent dans le palais impérial par la porte d'Inui, pour empêcher le Ten­no de lancer son premier appel radiophonique demandant au peuple japonais de déposer les armes. La révolte échoua et le message de l'empereur, enregistré sur disque la veille, fut diffusé. Affecté par la suite à la garde du palais, le quartier général sert aujourd'hui de musée des Arts appliqués.

 

Le long du fossé en direction du sud

Mais retournons sur le chemin d'Uchibori-dori et prenons à gauche, pour contourner le palais par le sud, toujours le long du fossé. A cet endroit, nous rejoignons les touristes qui ont fait l'excursion au sanctuaire de Yasukuni. De l'autre côté de la rue, l'ambassade britannique occu­pe un emplacement idéal pour admi­rer le palais impérial. Puis apparaît le Théâtre national, puis l'énorme palais de justice du Tribunal impé­rial. Le paysage vallonné environ­nant s'appelle Miyake-zaka.

Les fortifications prennent l'as­pect d'une riche oasis de verdure. Le fossé se transforme en lac et la route amorce une descente. De l'autre côté de la rue, on aperçoit successivement les bâtiments du Parlement, quelques ministères du quartier gouvernemental de Kasumi­gaseki, puis l'immeuble de la préfec­ture de police, dont les 18 étages sont surmontés d'une impression­nante antenne de radio.

 

A gauche de ce bâtiment s'ouvre une autre porte du palais impérial, le monumental Sakurada-mon. Après l'avoir franchie, longez le fossé sur la gauche, pour vous retrouver sur l'esplanade occidentale du palais, avec les tours de Marunouchi et de Yurakucho à l'arrière-plan.

En avançant jusqu'à l'angle sui­vant du fossé, vous tomberez infaillblement sur dies groupes de touristes japonais posant pour la photogra­phie souvenir devant le célèbre double pont de Niju-bashi et la tour de Fushimi-yagura qui surplombe la muraille et qui provient, assure­t-on de l'ancien château de Fushimi à Kyôto. On peut monter sur le tablier du pont inférieur, mais la porte qui le suit, Sei-mon ou porte principale, ne s'ouvre au public que deux fois par an, le 2 janvier et le jour de l'anniversaire de l'empereur, le 23 décembre.

Pour achever le tour du palais, il ne reste qu'à franchir quelques centaines de mètres d'espaces verts, à passer par la porte de Sakashita (servant aux ambassadeurs qui vien­nent déposer leur lettre de crédit) et à longer une dernière partie des fossés jusqu'à la petite porte de Kikyo-mon qui, avec la tour de Sakurada Niju-yagura, marque le terme de votre circuit dans le Tôkyô impérial.

 

Ginza

Si votre périple vous a fatigué, il est l'heure de prendre un taxi, soit pour retourner à l'hôtel (pour vous faire comprendre par le chauffeur, montrez-lui simplement la petite carte d'orientation que les hôtels mettent à la disposition de leurs clients), soit pour prendre un café ou faire du lèche-vitrine à Ginza. Dites Ginza-yonchome et le chauf­feur vous laissera au coeur du plus célèbre quartier de commerces et de loisirs du Japon, modèle des innombrables « Ginza » des villes de province.            .

 

Pour le reste, fiez-vous à votre fantaisie, à votre imagination et au hasard. Simplement, ne manquez pas d'aller flâner dans un grand magasin, de préférence Matsuya (demandez Ginza Matsuya Depato depato est la forme simplifiée de l'américain départment store). Pour visiter les plus célèbres et les plus anciens des grands magasins, prenez à la station de Ginza la ligne de métro du même nom, et descendez deux arrêts plus loin à Nihon-bashi, pour Takashimaya, ou au troisième arrêt, Mitsukoshi-mae (dito) pour Mitsukoshi.

Ueno et Asakusa

Ueno et Asakusa devraient figurer sur votre programme du lendemain Prenez le train de la ligne de Yama note et descendez à Ueno. Quittez la gare par la sortie du parc (koen­guchi) ; si vous venez de la gare centrale, elle se trouve devant vous à gauche, le parc d'Ueno étant situé à l'intérieur de l'enceinte.

Le parc contient la plus forte concentration de musées de T kyo, signalés par des panneaux en an­glais. Même si les musées vous rebutent, ne manquez pas de visiter le musée national de Tôkyo, le plus représentatif du Japon. N'allez au zoo d'Ueno que les jours de semaine, car les dimanches et les jours de fête l'affluence est telle que vous n'y verrez pas d'animaux, mais seu­lement des gens en train de les admirer !

En revanche, nous vous conseil­lons de visiter le lac de Shinobazu, au sud du parc. Sa partie septentrio­nale, accessible du zoo par un télé­phérique, fait partie de l'aquarium. Sur la rive ouest, on loue des ba­teaux. Le lac et le parc sont situés à des hauteurs différentes, connues autrefois sous le nom de t collines d'Ueno ». Aujourd'hui, une série d'escaliers compense les différences d'altitude. De vieux temples et sanc­tuaires, des expositions temporaires de fleurs ou de peintures d'ama­teurs, des petits garçons se livrant aux joies de la pêche, des amoureux se tenant par la main, des concerts sur l'eau et des marchands ambu­lants contribuent à renouveler les distractions.

Au sud-est du lac et du parc s'ouvre la rue Ameya-yokocho et ses commerces populaires. Plus connue sous l'abréviation d'Ameyoko, elle longe la voie du chemin de fer urbain vers le sud. Mais si, en sortant du parc, vous ne traversez pas la chaussée, et si vous vous dirigez légèrement vers le sud, vous tomberez, avec un peu de chance, sur l'arrêt des autobus rouges à deux étages qui, toutes les 30 mn, de 10 à 19 h 30, mènent au temple d'Asakusa Kannon.

Le voyage dure une petite demi­heure et vous laisse à proximité de la porte Kaminari-mon, célèbre par son lampion géant. Les dimanches et jours de fêtes l'autobus part de l'esplanade de la gare d'Ueno, parce que les rues où il passe habituelle­ment sont fermées au trafic. Si vous ne trouvez pas l'arrêt, prenez un taxi et demandez Kaminari-mon.

Derrière la porte du temple s'ag­glutinent dans un joyeux désordre 150 échoppes de souvenirs qui, sous le nom de Nakamise, attirent l'ar­gent des pèlerins et des touristes. Le vaste temple qui s'ouvre derrière elles, constitue l'un des pôles d'at­traction les plus populaires de Tô­kyô, pour les fidèles comme pour les curieux.

Selon l'heure ou votre humeur, allez ensuite explorer le quartier de plaisirs d'Asakusa, à l'ouest du temple, ou, si vous vous promenez avec des enfants, faites un tour sur le champ de foire d'Hanayashiki Yu-enchi, au nord-ouest du temple. Si aucune de ces propositions ne vous enchante, dirigez vos pas vers le fleuve Sumida, à l'est, pour pren­dre, au pont d'Azuma, un bus d'eau (suijobasu) jusqu'au port de TôkyU.

En été, les bateaux circulent tou tes les demi-heures, en hiver une fois par heure de 9 h 50 à 16 h 45. Ils vous amènent jusqu'aux apponte­ments de Takeshiba, d'où vous pour­rez rejoindre à pied la gare de Hamamatsucho, ou jusqu'au mer­veilleux jardin paysager d'Hama Ri­kyu, ouvert jusqu'à 16 h 30 (la gare et le métro Shinbashi ne se trouvent qu'à quelques minutes). Certains bus d'eau vent jusqu'au musée des bateaux (qui intéresse surtout les enfants) installé sur une île artificiel­le. Terminez la soirée par une balade à Roppongi (autour du métro du même nom) ou à Shibuya (gare et métro).

 

Sanctuaire du Meiji et Kabuki-chi

Commencez votre troisième jour­née par un voyage en métro jusqu'à la station d'Omote Sando, au coin du boulevard Aoyama-dori, bordé d'élégantes boutiques, et de la rue Omote Sando, où deux grandes lan­ternes de pierre indiquent la direc­tion du sanctuaire du Meiji. Sur la voie d'accès au lieu saint, les nombreuses boutiques, cafés et jeu­nes gens en goguette, témoignent de la coexistence pacifique du sacré et du profane. Le vaste parc entou­rant le sanctuaire du Meiji possède les dimensions d'une véritable forêt.

En cours de route, vous avez sûrement remarqué, sur la gauche, le stade olympique de Kenzo Tange, au toit incurvé.

Il se trouve dans le parc de Yoyogi, dans la zone piétonne, les take-no­ko (pousses de bambou), jeunes gens vêtus d'extravagants costumes punk organisent, les dimanches et fêtes, une véritable discothèque de plein air.

Si le caeur vous en dit, revenez par le train (gare d'Harajuku) ou le métro (Meiji Jingu-mae ou Yoyogi). A angle droit des voies d'Harajuku, Takeshitadori est la Mecque de la mode des jeunes.

D'Harajuku, deux stations de che­min de fer vous permettent de ga­gner Shinjuku. Sortez vers l'ouest (à gauche dans le sens du train et de préférence à l'avant - la gare est très compliquée) pour voir de près le quartier des gratte-ciel, le Tôkyo de demain.

En route, vous ne pouvez pas manquer toute une série de maga­sins de photo, hérissés de publicités en japonais, en anglais et même en français. Appareils photographi­ques, pellicules, caméras, montres et calculatrices électroniques y sont bradés à des prix stupéfiants, avec la garantie habituelle dans cette branche.

Le soir, visitez Kabuki-cg le quartier de plaisir, situé de l'autre côté de la gare de Shinjuku.

Nulle part ailleurs vous n'avez vu autant de néon, de cafés et de gens. Il faut le voir pour le croire. On s'y amuse jusqu'à l'aube - l'heure de prendre le premier métro pour le marché aux poissons de Tsukiji (10 mn à pied du métro Tsukiji).

Tokyo  de A a Z

Monuments et sites

Aoyama (cimetière jardin d'), Aoyama Reien, appelé couramment Ayoama Boch, Minami-Ayoama 2, M° Nogizaka ou Gaien-mae. Le pre­mier cimetière public du Japon, inauguré en 1872, sur 27 ha, con­tient 101 370 tombes dont celles de nombreux hommes politiques et écrivains célèbres. Mérite le dépla­cement à la floraison des cerisiers, début avril.

Ark Hills, Minato-ku, Akasaku 1-12­13, M° Akasaka, près du carrefour Tame-ike. Bel ensemble contempo­rain d'hôtels et de bureaux, de la salle de concert Suntory, des studios de télévision d'Asahi et d'une espla­nade élevée. Au 23e étage de la tour de bureau, curieuse exposition de sanitaires du monde entier et vue panoramique.

Asakusa (sanctuaire d'), Asakusa Jinja, nom populaire Sanja-sama ; Taito-ku, Asakusa 2-3-1, M° Asaku­sa. Bâtiment principal du milieu du XVIIe s. fortement restauré. Les quatre jours précédant le troisième dimanche de mai, on y célèbre le Sanja Matsuri, l'un des trois gran­des fêtes religieuses du Japon.

Asakusa Kannon, Asakusa-no-Kan­non-sama, de son vrai nom Sensoji ; Taito-ku, Asakusa 2-3-1 ; M° Asaku­sa. Le temple boudhiste le plus riche en traditions de Tôkyô. On s'y presse pour le Nouvel An, à 1'époqug des rites de Setsubun (3 ou 4 février) et lors de fêtes du temple (9 et 10 juillet, 17 et 18 décembre). Seuls la porte de Niten-mon et le clocher de Bentenyama Shoro datent du XVIIe siècle.

Banque du Japon, Nihon Ginko, dite Nichigin ; Chüo-ku, Nihon­bashi ; Hongoku-chô 2-2-1 ; M° Mit­sukoshi-mae. Construite en 1896 sur le modèle européen.

Bourse, Tôkyô Shoken Torihikijo, appelée souvent Tocho ou Kabuto­cho ; Chuô-ku, Nihonbashi, Kabuto­chô 1-6 ; M° Kayabacho. L'une des trois grandes bourses de valeur avec New York et Londres, et la première mondiale pour l'importance des transactions, fondée en 1878. Visite gratuite du lun. au ven. de 9 à 11 h et de 13 à 15 h, pour voir l'intense agitation de 2 000 courtiers brassant les milliards au moyen de gestes et d'ordinateurs dans les 2 000 m2 de la salle I.

Budokan, Nippon Budokan ; Chiyoda-ku, Kitanomaru Ko-en 2-3 ; M° Kudan-shita. Ce stade géant, surmonté d'un globe doré, fut cons­truit pour présenter les sports tradi­tionnels du Japon aux Jeux Olympi­ques de 1964 ; il contient 15 000 places et sert aujourd'hui à des activités diverses.

Cathédrale Sainte Marie T5kkyo Ka­tedoraru Sei Maria Daiseido ; Bun­kyo-ku, Sekiguchi 3-16-15 ; M° Edo­gawabashi. Le toit audacieusement incurvé de cette église en béton, construite par Kenzo Tange en 1964, réfléchit les rayons du soleil et, en perspective aérienne, ressemble à une grande croix.

Hama Rikyii (jardin paysager de), Hama Rikyu-en ; 25 ha ; M° et gare de Shinbashi. Le plus grand jardin japonais traditionnel de Tôkkyô (tous les jours sauf lundi, de 9 à 17 h, admissions jusqu'à 16 h 30).

Hibiya (parc d'), Hibiya Ko-en ; Hibiya, Kasumigaseki ou Uchisai­waicho. Au centre de la ville, le premier jardin dessiné à l'occidenta­le, en 1903. Vous pouvez y nourrir les pigeons et voir les Japonais faire du sport, flâner, écouter de la musique et manifester.

Gokokuji (temple de), M° Gokokuji sur la ligne de Yurakucho. Vastes constructions du XVIC et du XVIIO s.

Ireido (Site commémoratif d'), T - kyô-to Ireido ; Sumida-ku, Yokoami 2-3 ; gare de Ryogoku. On y honore les 40 000 personnes victimes du tremblement de terre du le, septem­bre 1923 (leurs ossements sont con­servés dans les urnes de la pagode) et les 105 000 morts des bombarde­ments aériens de Tôkyô.

Jardins botaniques : les plus impor­tants sont Kokuritsu Shizen Kyoiku­en (gare de Meguro) et Koishikawa Shokubutsu-en (M° Hakusan).

Jardin extérieur de la cour, Kokyo Gaien ; M° Nijubashi ou M° et gare de Tôkyo, sortie Marunouchi. Parc planté de conifères.

Jardin oriental de la cour, Kokyo Higashi Gyo-en ; 21 ha ; M° Take­bashi et Otemachi. Du vieux château d'Edo, construit à cet emplacement, il ne reste que quelques portes et tours. Bien entretenu, il déploie toute sa splendeur au début d'avril, lors­que fleurissent les cerisiers (ouvert sauf lun. et ven. de 9 à 16 h, admis­sion jusqu'à 15 h seulement).

Jardins du sanctuaire du Meiji, Meiji Gaien. Le jardin extérieur(M° Gaien­mae) est un immense parc aux nom­breuses installations sportives. Le jardin intérieur (gare de Harajuku) compte 170 000 arbres provenant de tous les coins du Japon.

Kanda Myojin, en fait Kanda Jinja ; Chiyoda-ku, Soto-Kanda 2-16, M° et gare d'Ochanomizu. Ce sanctuaire traditionnel, édifié sur une hauteur, tire sa renommée de la fête annuelle de Kanda Matsuri, les 14 et 15 mai.

Kan-eiji,Taito-ku, Ueno, Sakuragi 1­14 ; gare d'Uguisudani. Important temple, jadis, de la secte bouddhiste Tendai.

Des constructions du XVIIe siècle il ne reste que le portail principal, une pagode de cinq étages et la porte du mausolée de la dynastie des Tokugawa.

Kitanomaru (parc de), Kitanomaru Koen ; 19 ha ; M° Kudan-shita et Takebashi. Situé autrefois dans l'en­ceinte du palais impérial, le parc contient 2 portes restaurées, la salle de Budokan et deux musées.

Koishikawa Koraku-en (parc pay­sager de), Bunkyô-ku, Koraku 1-6­6 ; 7 ha ; M° Korakuen ou gare et M° Suidobashi ou Iidabashi. Aména­gé au XVIIe s. II reproduit des sites naturels très connus. Célèbre « pont en demi-lune » (tous les jours sauf lun. de 9 à 17 h, admission jusqu'à 16 h 30).

Maison d'hôtes du gouvernement, Geihinkan Akasaka Rikyu ; Minato­ku, Moto-Akasaka 2-1-1 ; M° et gare de Yotsuya. Construit sur le modèle de Versailles, en 1909, le bâtiment devait servir de résidence au prince héritier, le futur empereur Taisho (1912-1926), qui ne l'habita jamais. Pas de visites régulières : les horai­res sont indiqués dans les quoti­diens.

Meiji (sanctuaire du), Meiji Jingu, Shibuya-kti, Yoyogi, Kamizono-cho, M° Meij(jingu-mae ou gare d'Haraju­ku. Sorte de sanctuaire national, dédié à l'empereur Meiji, et à son épouse Shoken, dont le reliquaire contient des objets usuels (9 à 16 h 30, de novembre à février 16 h). Reconstruits après la guerre, les bâtiments shintô sont entourés d'un parc de 72 ha, planté de 170 000 arbres choisis dans le pays entier. Dans le jardin intérieur, deux portes monumentales sont en cyprès vieux de 1 700 ans. Du 31 octobre au 3 novembre, la fête principale donne lieu à des danses anciennes au son de la musique de cour buga ku. Dans la nuit de la Saint-Sylves­tre il faut canaliser le flot des visi­teurs à l'aide de feux rouges ! En juin plus de 100 sortes d'iris y fleu­rissent, ainsi que des lis et des nénuphars.

Nezu Jhija (temple de), M° Nezu sur la ligne de Chiyoda. Début du XVIIe S.

 

Nihonbashi, Chuo-ku, Nihonbashi 1 ; M° Nihonbashi. La version ac­tuelle du plus célèbre pont de Tôkyô date de 1911. Un poteau de fer, sur la face nord, marque l'endroit d'où partaient, depuis 1604, les cinq grandes routes du Japon : Tokaido, Nakasendo, Koshugaido, Nikkogaido et Oshugaido. Une marque située au milieu du pont sert encore de nos jours à mesurer les routes nationales du Japon. Au sud, une pierre com­mémorative porte une reproduction du premier pont de bois, édifié en 1603. Le monument est partielle­ment caché par l'autoroute urbaine.

Palais impérial, Kôkyô ; Chiyoda-ku Chiyoda ; 1 km2 ; M° Nijubashi-mae ou Sakuradamon. Les fortifications des XVIe et XVIIe siècles cachent des bâtiments modernes. Le palais pro­prement dit, Kyuden, date de 1968 et ne se visite pas. Deux fois par an, le 2 janvier et à l'occasion de l'anniversaire de l'empereur (le 23 décembre), le public est admis à traverser le double pont de Niju­bashi, élevé en 1888, pour pénétrer dans la Chomei. A travers une vitre de sécurité, le Tenno et sa famille y saluent le peuple et les touristes. Le service du protocole délivre des auto­risations spéciales qui permettent à des groupes de 10 à 200 personnes de visiter certaines parties du palais.

Parlement, Kokkai Gijido ; Chiyoda­ku, Nagata-cho 1-7 ; M° Kokkaigiji­do-mae. La chambre haute (Sangiin) se trouve au nord et la chambre basse (Shugiin) au sud. Ce double édifice à façade de granit sous une tour de 65,5 m date de 1936. Au 3e étage, on peut voir, à travers une vitre, les marqueteries en cèdre laqué et doré de la salle du trône (gokyusho). Le public, étrangers compris, peut assister aux débats dans les tribunes de la chambre basse.

Présidence du conseil des minis­tres, Shusho Kantei ; Chiyodaku, Nagatacho 2-3-1 ; M° Kokkaigijido­mae. Bâtiment plat en briques, cons­truit en 1929 dans le style occiden­tal, avec des éléments d'architecture mexicaine. De la rue, vue sur la cour avec rampe d'accès ; pas de visite.

Rakarji, Gohyaku Rakanji ; Meguro­ku, Shimo-Meguro 3-20-11 ; au dé­part de la gare de Meguro, prendre le train de la ligne de Mekama jusqu'à la gare de Fudo-mae. Le e temple des 500 disciples de Boud­dha contient encore 305 statues de disciples du Bouddha, qui remontent au XVJe siècle.

Rikugi-en, Bunkyô-ku, Hon-Koma­gone 6-16-3 ; 10 ha ; gare de Koma­gone ou M° Sengoku. Parc paysager dessiné au début du XVIIIe siècle, d'après des sujets tirés de la littéra­ture chinoise.

Sanno Hie Jirja, en bref Hie Jinja ou familièrement Sanno-sama ; Chiyoda-ku, Nagata-cho 2-10-5 ; métro Akasaka. L'un des plus importants sanctuaires shintô de Tôkyô. Fête annuelle de Sanno Matsuri, du 10 au 16 juin (point culminant le 15).

Seikyojo (cimetière de), Asakusa, Asakusa. Tombe d'Hokusai (1760-1849), auteur des 36 vues du mont Fuji.

Sengakuji, Minato-ku ; Takanawa 2­11-1 ; M° Sengakuji. Ce temple bouddhiste (les bâtiments du XIXe s. n'ont aucun intérêt) conserve les pierres tombales du prince Asano Naganori et de ses 47 ronins. Le 14 mars 1701, ce prince se vit or­donner le suicide pour avoir tiré l'épée dans le château d'Edo, au mépris de l'interdiction. Devenus des ronins (samouraïs errants), ses 47 samouraïs vengèrent leur maître, se présentèrent à la justice et furent également condamnés à se suicider sous la forme du seppuku, ou haraki­ri, conforme à leur rang, le 4 septem­bre 1703.

Sensoji, voir Asakusa Kannon.

Shinjuku (quartier des gratte-ciel de), Shinjuku fukutoshin chokoso biru-gai ; Shinjuku-ku, Nishi-Shinju­ku 2; M° et gare de Shinjuku, sortie ouest. Depuis 1971, une douzaine de gratte-ciel ont poussé sur les anciens réservoirs : Shinjuku Mitsui (55 étages, 224 m), Shinjuku Conter (54 étages, 223 m), Shinjuku Sumi­moto (52 étages, 212 m), Shinjuku Nomura (50 étages, 210 m) ou Keio Plaza hotel (47 étages, 170 m). En 1991 doit s'achever un nouveau complexe administratif, dont le nou­vel hôtel de ville à double tour de 48 étages selon les plans de Kenzo Tange. Il y a aussi un nouveau parc, Shinjuku Chu Ka-en.

Shirjuku Gyo-en, M° Shinjukug­yoen-mae ou gare de Sendagaya. Ancien jardin impérial mariant par­terres à la française et jardins japo­nais. En octobre fleurissent les chry­santhèmes, en mars-avril 34 espèces de cerisiers, auxquels le président du conseil voue une fête à la mi­avril (9 à 16 h 30, admission jus­qu'à 16 h ;fermé lundi).

Sunshine city, Toshima-ku, Hi­gashi-Ikebukuro 3-1 ; M° Higashi­Ikebukuro ou gare d'Okebukuro. Le plus haut gratte-ciel du Japon, Sunshine 60 building (60 étages, 240 m), un hôtel, un théâtre, une gare d'autobus, un aquarium, un planétarium, un centre commercial et des salles d'exposition. Dans un petit parc, une plaque rappelle l'em­placement de la prison de Sugamo, où furent pendus le célèbre espion soviétique Sorge et les criminels de guerre.

Tennis (stade de), Ariake Tennis no Mori Ko-en ; Koto-ku, Ariake 2-5 ; en taxi ou sur l'autoroute Wangen­Dom, sortie Ariake. Inauguré en 1987 sur des terrains gagnés sur la baie de Tôkyô, il accueille 10 000 spectateurs, qu'un toit à fermeture automatique doit protéger des in­tempéries.

 

Théâtre national, Kokuritsu-Geki­jo ; Chiyoda-ku, Hayabusa-cho 4-1 ; M° Nagatacho ou Kojimachi. L'exté­rieur de ce bâtiment de béton, érigé en 1967, imite la salle du trésor, Shosoin, du temple de Todai à Nara, qui date du Vile siècle.

Tokyo doute, Bunkyo-ku, Koraku 1­3, entre la gare de Suidobashi et le M° Koraku-en. Le premier stade couvert du Japon, inauguré en 1988, compte 56 000 places assises. Sa coupole blanche remplie d'air est la dernière attraction de Tôkyô.

Tôkyô tower, Minato-ku, Shiba Ko­en 4-2-8 ; M° Onarimon ou Ka­miyacho. Tour de télévision cons­truite en 1958 qui, du haut de ses 333 m, dépasse la tour Eiffel, son modèle. Montée aux 2 plates-formes, situées à 150 et 250 m, tous les jours de 9 h à 20 h, en août jusqu'à 21 h, du 16 novembre au 15 mars jusqu'à 18 h. Dans l'édifice au pied de la tour, on trouve, notamment, un aquarium, un cabinet de figures de cire et une exposition permanen­te des plus récents appareillages électriques ou électroniques (au 4e étage, entrée gratuite).

Toshogu, Taito-ku, Ueno Ko-en ; gare et métro Ueno, sortie côté parc. L'un des seuls sanctuaires shintô conservés à T6kyô. Les bâtiments, décorés de sculptures sur bois, de peintures de laque et d'or, dans le style gongen-zukuri - une sorte de baroque japonais - datent surtout de 1651 (la pagode de 5 étages remontant à 1639 appartient au tem­ple bouddhiste voisin de Kan-eiji). Parmi plus de 250 vieilles lanternes de bronze et de pierre, trois . lanter­nes fantômes » géantes (obake-doro) remontent à 1631. Le sanctuaire est dédié à trois shoguns de la dynastie des Tokugawa (tous les jours de 9 à 17 h).

Tribunal impérial, Saikosai-bansho, en bref Saikosai ; Chiyoda-ku, Hayabusa-cho 4-2 ; M° Nagata-cho. Cette construction remarquable fut achevée en 1974 par l'architecte Okada Shin-ichi. Ses énormes blocs de pierre répondent de manière sai­sissante aux pierres de taille des enceintes du palais impérial.

Ueno (parc d'), Ueno Onshi Ko-en ou Ueno Koen ; 53 ou 84 ha selon la définition ; M° et gare d'Ueno, sortie Koen-guchi. Appelé e bois de la culture . (bunka no mori) le plus grand parc urbain du Japon contient les plus grands musées, la salle de concert Bunka Kaikan, l'université d'Etat et des temples et sanctuaires historiques. La floraison des ceri­siers attire 500 000 personnes début avril, mais les pandas du zoo 7 à 8 millions de visiteurs par an

Université de Tôkyo, Tôkyô Dai­gaku, en bref Todai ; Bunkyo-ku, Hongo 7-3-1 ; M° Hongo-sanch6me. Fondée en 1877, elle reste l'univer­sité d'élite de T6kyô, avec 10 facul­tés et 20 000 étudiants, dans un charmant quartier de cafés et de librairies. Son symbole est la porte rouge (Akamon). Une ambiance toute européenne règne à l'univer­sité de Sainte-Sophie, fondée par des jésuites européens en 1911 (12 000 étudiants ; Jochi Daigaku ; Chiyodaku ; Kioi-cho 7 ; M° et gare de Yotsuya).

Yasukuni (sanctuaire de), Yasukuni Jinja ; Chiyoda-ku, Kudan-Kita 3-1­1; M° Kudan-shita. Construit en 1869, ce sanctuaire shintô, aux bâti­ments simples et massifs précédés de deux portes monumentales et d'énormes lanternes de pierre, est le plus contesté du Japon. Aux 2 millions de morts au champ d'hon­neur figurant au registre (reijibo) on a ajouté, en 1978, les noms de 14 militaires et hommes politiques condamnés comme criminels de guerre et exécutés en 1948, dont le général en chef Tojo Hideki. Lors des rites de printemps et d'automne (21-23 avril et 17-19 octobre) ainsi que le 15 août, jour de la capitulation japonaise, le défilé des ministres et politiciens conservateurs et des vétérans de guerre suscite manifes­tations et polémiques.

Yoyogi (parc de), Yoyogi Ko-en, 54 ha ; M° Yoyogi Ko-en ou gare de Harakuju. Parc familial aménagé sur le terrain du village olympique (tous les jours de 5 à 20 h, de mi-octobre à fin avril jusqu'à 17 h).

Yoyogi (stade nautique de), Koku­ritsu Yoyogi Kyogijo ; Sibuyaku, Jin­nan 2-1-1; gare de Harajuku. Edifice en béton armé, construit en 1964 par Kenzo Tange, pour les Jeux Olympiques de T6kyô. Le toit, en forme de coquille perd peu à peu de son éclat à cause de la rouille. Ce stade peut contenir 15 000 spec­tateurs. La piscine couverte, ouverte au public, sert à de nombreuses compétitions nautiques. L'hiver, on fait du patin à glace sur le grand bassin.

Zojoji (temple de), parc de Shiba, M° Onari-mon, ligne 6. Trésors im­pressionnants de la secte bouddhi­que de Jodo, mais seule la porte de Sammon est du XVIle s.

Musées et galeries

Le tarif d'entrée dans les musées et galeries payants s'échelonne de 4 à 17 F, auxquels s'ajoute le prix des expositions temporaires. La plu­part des musées ferment une semaine pour le Nouvel An, les petits musées également lors de la rotation des objets exposés.

Art moderne de Tôkyô (musée national de), Tokyo Kokuritsu Kin­dai, Bijutsukan ; Chiyoda-ku, Kita­nomaru ko-en 3, M° Takebashi. Pein­tures, dessins et sculptures japonais du XXe siècle (tous les jours sauf lun. de 10 à 17 h, admission jus­qu'à 16 h 30).

Art occidental (musée national d'), Kokuritsu Seiyo Bijutsukan ; Tai-to­ku, Ueno-Ko-en 7-7 ; M° et gare d'Ueno, sortie ouest vers le parc. Environ 80 sculptures, surtout de Rodin et quelque 460 tableaux, dont une majorité d'impressionnistes français dans un bâtiment dû à Le Corbusier (tous les jours sauf lun. de 9à17h).

Arts populaires (musée des), Nihon Mingeikan ; Meguro-ku ; Komaba 4­3-33; gare de Komaba Todai-mae, sur la ligne d'Inokashira. Importante collection de métiers d'art tradition­nels, surtout du Japon et de Corée, dans les salles décorées à la japo­naise (tous les jours sauf lun. de 10 à 17 h, admission jusqu'à 16 h 30).

Bateau (musée du), Fune no Kaga­ku-kan ; Koto-ku, Ariake-chisaki 13­1 ; au M° Monzen-Nakacho, prendre le bus en direction de Kaiko-Ko-en jusqu'au terminus ou emprunter le bac Kaijo bus, aux appontements de Takeshiba Sanbashi, près de la gare de Hamamat-sucho. Situé sur un ter­rain gagné sur la mer, dans la baie de Tôkyô, l'immeuble a la forme d'un bateau à vapeur de 60 000 tonneaux, surmonté d'un belvédère de 70 m et agrémenté d'une piscine (tous les jours de 10 à 17 h).

Bridgestone (musée d'art), Bridges­tone Bijutsukan ; Chuo-ku ; Kyo­bashi 1-1 ; au 27e étage du Bridges­tone Building ; gare centrale côté est~ô-eki Yaesu-guchi. Peintu­res japonaises de l'école yoga de l'Ouest, ainsi que sculptures et pein­tures françaises depuis l'impression­nisme, dont IeDanseurdecorde assis au tricot rouge de Picasso, acquis à New York, en 1980, pour le prix record de 3 millions de dollars (dim.et du mar. au ven. de 10 h à 17 h, sam. de 11 à 17 h 45, fermé le lun.).

Costume de l'école Sugino (musée du), Sugino Gaku-en Isho Hakubut­sukan ; Shingawa-ku, Kami-Oseli 4­6-19 ; gare de Meguro. Costumes folkloriques du monde entier, y com­pris les kimonos (tous les jours sauf dim. et fêtes, de 10 à 16 h).

Edo (musée de l'ancienne), Fuka­gawa Edo Shiryokan ; Koto-ku ; Shi­rakawa 1-3-28 ; M° Morishita ou Monzen-nakacho. Onze maisons de l'ancien quartier de flottage du bois ont été groupées autour d'un canal. Expositions sur la vie quotidienne et spectacles au théâtre (de 10 à 17 h, sauf 28 décembre-4 janvier).

Goto (musée d'art), Goto Bijutsu­kan ; Setagaya-ku ; Kami-Noge 3-9­25 ; gare de Kami-Noge sur la ligne de Den-en-toshi, au départ de Jiyugaoka. Peintures sur rouleaux, gravures illustrant la vie du prince Genji et les mémoires de la dame de cour Musarald Shikibu, d'époque de Heian, inestimables manuscrits de sntras, calligraphies, peintures, céramiques et laques du XIIe siècle (tous les jours sauf lun. de 9 h 30 à 16 h 30).

Hatakeyama (musée d'art), Hata­keyama Kinenkan ; Minato-ku ; Shi­roganedai 2-20-12 ; M° Takanawa­dai. Services à thé anciens de toute l'Asie orientale, dans un cadre de maisons de thé entourées de jardins de rocailles (tous les jours sauf lun.du 1. 4 au 15.6 et du 1. 7 au 15.9 de 10 à 17 h ; du 1. 10 au 15.12 et du 8.1 au 15.3 de 10 à 16 h 30).

Idemitsu (musée d'art), Idemitsu Bijutsukan Chiyoda-ku, Marunouchi 3-1 ; au 9e étage de l'immeuble Teikoku Gekijo ; gare et M° Yuraku­cho ou M° Hibiya. Bronzes, peintu­res, porcelaines et calligraphies anciennes du Japon, de Chine et du Proche-Orient (tous les jours sauf lun. de 10 à 17 h).

Justice de l'Université Meiji (musée de la), Meiji Daigaku Keiji Hakubutsukan ; Chiyoda-ku, Kanda, Surugadai 1-1 ; au 3e étage du bâti­ment universitaire d'Ogawama-chi Kosha ; gare d'Ochanomizu. Instru­ments de détention et de torture de l'époque d'Edo (tous les jours sauf dim, fêtes et vacances scolaires, de 10 à 16 h 30, le sam. et du 1.8 au 14.9 jusqu'à 12 h 30 ; entrée libre).

Littérature contemporaine (musée municipal pour la), Tokyo- Kindai Bungaku Hakubutsukan ; Meguro­ku, Komaba 4-3-55; gare de Koma­ba Todai-me, sur la ligne d'Inokashi­ra. Manuscrits, éditions originales, mémoires d'écrivains japonais cé­lèbres depuis l'ère du Meiji (tous les jours sauf lun. et fêtes de 9 à 16 h, entrée libre).

Le musée de la littérature moder­ne du Japon se trouve sur le même terrain, Nihon Kindai Bungakukan (tous les jours sauf lun. et fêtes ainsi qu'à la fin du mois de 9 h 30 à 16 h 30).

Meiji (galerie du souvenir de l'em­pereur), Seitoku Kinen Kaigakan ; Shinjuku-ku ; Kasumigaoka 9 ; gare de Shinanomachi; 80 peintures illus­trant le règne de l'empereur Meiji (tous les jours de 9 à 16 h 30, admission jusqu'à 16 h ).

National de Tôlcyô (musée), T kyo Kokuritsu Hakubutsukan ; Taitoku ; Ueno Ko-en 13-9 ; M° et gare d'Ue­no, sortie ouest vers le parc. La plus importante collection d'art extrême­oriental du Japon, avec plus de 90 000 pièces illustrant l'art et l'his­toire de la Chine, de la Corée, de l'Inde et du Japon.

Dans le bâtiment principal (Hon­kan) 25 salles sont consacrées aux antiquités japonaises (sculpture, peinture sur étoffe, kimonos, travail de l'or et des métaux, sabres et armures, porcelaine et céramique, architecture, laque, peinture, cal­ligraphie, kimonos). L'annexe de gauche contient 9 salles de trouvail­les archéologiques. Les collections des autres pays d'Asie trouvent asile dans les 15 salles de l'annexe de droite. Dans les 3 salles d'un quatrième bâtiment, Haryufi Ho-­motsukan, objets particulièrement précieux des VII- et VIIIe siècles, provenant du Horyuji de Nara. Der­rière le bâtiment principal, un jardin japonais contient plusieurs maisons de thé anciennes et des pavillons décorés (tous les jours sauf lundi, de 9 à 16 h 30, admission jusqu'à 16 h) ; Horyuji Homotsukan n'est ouvert que le jeudi, par temps clair.

 

Nezu (musée d'art), Nezu Bijutsu­kan ; Minato-ku ; Minami-Aoyama 6-5-36 ; M° Omote-Sando. Environ 10 000 objets d'art : vases en bronze anciens provenant de Chine, peintu­res de vieux maîtres japonais, servi­ces à thé, manuscrits de sntras (tous les jours sauf lun. et les lendemains de fêtes, de 9 h 30 à 16 h 30).

Okura (musée d'art), Okura Shuko­kan ; Minato-ku ; Toranomon 2-10­3, à l'hôtel Okura ; M° Toranomon. Peintures, statues de Bouddha, por­celaines et céramiques, objets en laque, calligraphie, masques de nô, sabres, 1 700 pièces au total, ainsi que 35000 livres d'art (tous les jours sauf lun. de 10 à 16 h, admis­sion jusqu'à 15 h 45).

Papier (musée du), Kami no Haku­butsukan ; Kita-fu ; Horifune 1-1-8 ; gare d'Oji. L'histoire du papier, et spécialement la fabrication du pa­pier « Japon » (tous les jours sauf lun. et fêtes de 9 h 30 à 16 h 30, entrée libre).

Parasites (musée des), Meguro Ki­seichukan ; Meguro-ku ; Shimo Me­guro 4-1-1 ; gare de Meguro. 8 000 exemplaires du monde entier, clas­sés en parasites de l'homme, de l'animal domestique, des oiseaux et des poissons (tous les jours sauf dim: et fêtes de 10 à 17 h, admis­sion jusqu'à 16 h 30, entrée libre).

Parlement (musée du), Kensei Kinenkan, Chiyoda-ku, Nagato-chô 1-1-1 ; M° Kokkaigijido-mae. Documents et objets illustrant 100 ans de parlementarisme japonais (tous les jours sauf dimanche, fêtes de 9 h 30 à 16 h 30, admissions jusqu'à 15 h 30 ; entrée libre).

Paysan (musée), Okamoto Min-ka­en ; Setegaya-ku ; Okamoto 2-19-1 ; gare de Futako Tamagawa-en, sur la ligne de Tôkyu Shin-Tamagawa, au départ de Shibuya. Authentique ferme du XVfe siècle, tout équipée (tous les jours sauf lun. et fêtes de 9 h 30 à 16 h 30, entrée libre).

Pêche de l'Ecole supérieure de T6kyô (musée de la), Tôkyô Suisan Daigaku Suisan Shiryokan ; Minato­ku ; Minato-Minatni 4-5-7 ; gare de Shinagawa, sortie est. Le développe­ment des » industries de la mer » du 2e pays de pêche du monde, des bateaux à la culture et à l'ostréicul­ture, et le squelette de baleine le plus grand du monde (tous les jours sauf lun., fêtes et vacances scolaires de 9 à 17 h, le sam. jusqu'à 12 h 30 ; entrée libre).

Photographie (musée de la), Came­ra Hakubutsukan ; Minato-ku ; Nishi-Azabu 3-21-20 ; M° Roppongi. Appareils de photo, anciens et mo­dernes, du monde entier (tous les jours sauf dim. et fêtes de 10 à 17 h, entrée libre).

Riccar (musée d'art), Riccar Bijut­sukan ; Chuo-ko ; Ginza 6-2 ; au 7e étage du Riccar Building ; gare de Yurakucho. Merveilleuses estampes en couleur de l'époque d'Edo (tous les jours sauf lundi de 11 à 18 h).

Sabre (musée du), Token Hakubut­sukan ; Shibuya-ku ; Yoyogi 4-25­10 ; gare de Sangubashi de la ligne d'Odakyu. Sabres japonais (tous les jours sauf lun. de 9 à 16 h).

Sciences (musée national des), Ko­kuritsu Kagaka Hakubutsukan ; Tai­to-ku ; Ueno Ku-en 7-20 ; M° et gare d'Ueno, sortie ouest vers le parc. Quatre bâtiments consacrés aux sciences naturelles. Ne manquez pas la section consacrée aux tremble­ments de terre, dans le pavillon 2 (Nigokan) (tous les jours sauf lun. de 9 à 16 h 30, admission jusqu'à 16 h). Sur le toit du bâtiment 1 - Ichigokan, tentai Kansoku - l'observatoire, pourvu d'un télesco­pe de 20 cm, n'est ouvert que le samedi, par temps clair, pendant 2 heures à partir du coucher du soleil.

Sciences et de la technologie (mu­sées des), Kagaku Gijutsukan ; Chiyoda-ku ; Kitanomaru Ko-en 2­1 ; M° Takebashi. Machines et en­gins de toutes les branches de l'in­dustrie, de l'agriculture à l'espace (tous les jours de 9 h 30 à 16 h 30).

Sumô (musée du), Sum7o Hakubut­su-kan, Sumida-ku, Yokoami 1-3­28 ; gare de Ryogoku. Estampes, objets et documents sur le sport national japonais, au sous-sol de la salle Kokugikan (du lun. au ven. de 9 h 30 à 16 h 30, sauf fêtes et pendant les tournois de janvier, mai et septembre ; entrée libre, mais réservée aux spectateurs pen­dant les tournoi).

Suntory (musée d'art), Suntory Bi­jutsukan ; Minato-ku ; Moto-Akasa­ka 1-2-3 ; au lle étage du Tôkyô Suntory Building ; M° Akasaka-Mit­suke. Trésors d'art se rapportant à la vie quotidienne dans l'ancien Japon : laques, paravents, rouleaux, ukiyoe, kimonos, céramiques (tous les jours sauf lun. de 10 à 17 h, vendredi jusqu'à 19 h).

Takanawa (musée d'art), Takana­wa Bijutsukan ; Minato-ku ; Takana­wa 4-10-30; gare de Shinagawa, sortie ouest. Statues de Bouddha en bois des époques Heian, Kamakura et Muromachi ; rouleaux de l'époque d'Edo ; peintures de style Nihonga de l'ère du Meiji (tous les jours sauf lun. de 9 h 30 à 16 h).

Théâtre de l'université de Waseda (musée du), Waseda Daigaku Tsubo­uchi Hakase Kinen Engeki Hakubut­su-kan ; Shinjuku-ku ; Nishi-Waseda 1-6-1 ; M° Waseda. L'histoire du théâtre à travers les masques, les costumes, les instruments, les ma­quettes de scène occidentales et japonaises (tous les jours sauf dim., fêtes et vacances de 9 à 16 h, le sam. à 14 h ; entrée libre).

Vie quotidienne de la ville basse (musée ou archives de la ), Shita­machi Fuzoku Shiryokan ; Taito-ku ; Ueno-kuen 2-1 ; gare d'Ueno. Mon­tre comment vivaient les artisans et les petits commerçants de la « ville basse » de T5kyô au début du siècle (tous les jours sauf lundi et fêtes, de 9 h 30 à 16 h 30).

Ville de Tôkyô (musée d'art de la), Tôkyô-to Bijutsukan ; Taito-ku ; Ueno Ko-en 8-36 ; M° et gare d'Ue­no, sortie ouest vers le parc. Organi­se annuellement plus de 100 exposi­tions consacrées à des artistes japo­nais contemporains, de toutes les disciplines, dont les célèbres Nitten et Nikaten, en automne (tous les jours sauf lundi, de 9 à 17 h, admission jusqu'à 16 h).

 

 

 

La vie quotidienne à Tôkyô

Auberge de jeunesse, Tokyo Inter­national Youth Hostel ; Shinjuku­ku ; Kagura Kashi 21-1, tél. 235 1107, gare et M° lidabashi. Central, sans limite d'âge, écrire d'avance. Une nuit, plus dîner et petit déjeuner : 3 800 yens.

Bus : exploités par la ville et plu­sieurs compagnies de bus et de chemin de fer privés. Le réseau étant assez dense et toutes les ins­criptions en japonais, les touristes qui ne parlent pas la langue s'y retrouvent difficilement. Si vous voulez prendre le risque, entrez par l'avant et jetez deux pièces de cent yens dans l'automate qui rend la monnaie. Sortie par l'arrière. Pour obtenir l'arrêt appuyez sur le bouton au-dessus du siège.

Bus d'eau : entre le pont d'Azuma­bashi, qui enjambe le fleuve Sumida (M° Honjo-Azumabashi) et les ap­pontements de Takeshiba (Takeshiba Sanbachi ; gare de Hamamatsu­cho), dans le port de Tôkyô, les bus d'eau » (suijo basa) de la ligne Tôkyô-to Kanko Kisen circulent tou­tes les heures entre 10 h 30 et 16 h, l'été toutes les demi-heures jusqu'au soir. Arrêt près du parc paysager de Hama Rikyu. Le trajet dure environ 35 minutes.

Change : vous pouvez changer des espèces ou des chèques de voyage contre des yens dans toute banque japonaise ou étrangère qualifiée de Foreign Exchange Bank (du lundi au vendredi de 9 à 15 h) ou à votre hôtel. Pour vous faire virer de l'argent d'Europe, adressez-vous aux filiales du Crédit Lyonnais, de la Banque Nationale de Paris ou de la Banque d'Indochine et de Suez. (adresses dans l'English Telephone Directory de l'hôtel)

Chemin de fer urbain : le réseau dépend de trois systèmes : le train des JR (Japan Railways), le métro et différents réseaux privés de ban­lieue. Chacun de ces systèmes pos­sède ses propres billets, ce qui obli­ge, en cas de changement, à acheter un nouveau titre de transport. Les noms des gares ainsi que les princi­paux panneaux indicateurs sont ré­digés en japonais et en anglais. Sur les quais le nom des stations qui précèdent et qui suivent figure sous le nom de la station où vous vous trouvez, ce qui permet de se prépa­rer à la descente. Sur le quai, ou derrière les voies, un panneau indique souvent l'emplacement des por­tes réservées à la montée ou à la descente. L'ouverture et la fermetu­re des portes sont automatiques.

Les trains de la compagnie JR circulent de 5 h du matin à minuit. Les différentes lignes se reconnais­sent à la couleur des wagons. Ainsi, les trains argentés de la ligne de ceinture (Yamanote-sen) ont une rayure verte, les plus anciennes voitures étant totalement vertes. Ceux de la ligne principale (Chuo­sen), allant de la gare centrale vers l'ouest, en passant par Shinjuku, orange. La Sobu-sen, de couleur jaune, coupe la ligne de ceinture dans le sens est-ouest, entre Shinju­ku et Akihabara, doublant en partie la Chuo-sen, alors que la Keihin­Tohoku-sen, bleue, suit la ligne de ceinture entre Ueno et Shinagawa, avant de se diriger vers le sud-est, jusqu'à Yokohama.

Les billets, dont le prix varie selon la distance, s'obtiennent à l'un des distributeurs automatiques de la sal­le des guichets. La barrière des idéogrammes vous obligera à de­mander de l'aide à un autre usager.

Le plus simple est de choisir le tarif minimum (actuellement 120 yens, demi-tarif pour les moins de 12 ans) et de régler la différence à la gare d'arrivée en rendant le billet. Pour vous permettre de faire un nombre illimité de voyages, prenez une carte journalière JR tokunai free kippu, vendue aux guichets au prix de 700 yens.

Coiffeur : une visite chez le coiffeur constitue l'un des plaisirs les moins connus de Tôkyô, surtout pour les messieurs, peu habitués, chez eux, à tant de raffinement. Pour un prix unitaire de 2 à 3 000 yens (davanta­ge dans les hôtels, aéroports, etc.) on vous fait un shampooing, une coupe, un rasage et un massage bienfaisant du cou et de la tête. Demandez simplement Fuisu no yo ni (c comme d'habitude •) et, pen­dant une heure, abandonnez-vous aux bienfaits de cette pratique. Inu­tile de donner un pourboire. Les coiffeurs pour hommes ferment gé­néralement le lundi, ceux pour da­mes, le mardi (sauf dans les hôtels, aéroports et grands magasins). Ou­vert jusqu'à 19 h 30 environ, même le dimanche

Gares : la gare centrale de Tôkyô (Tôkyô-eki ; Chiyoda-ku, Maru­nouchi 1-1) sert au réseau urbain, au métro et aux grandes lignes, avec une moyenne de 2 800 mouvements de trains par jour.

Les célèbres trains rapides du système de Shinkansen partent d'ici en direction de l'ouest et du sud du Japon. L'entrée principale (Maru­nouchi-gawa) se situe à l'ouest.

Sur la large esplanade, se trouvent aussi les sièges des JR, de Japan Airlines (Nihon Koku) et la poste centrale.

Les trains Shinkansen pour le nord-est partent de la gare d'Ueno (métro).

 

Grands magasins : dans les quar­tiers commerciaux de Ginza/Yuraku­cho, Nihonbashi, Shibuya, Shinju­ku, Ikebukuro et Ueno, existe une vingtaine de grands magasins de haut niveau.

Heures d'ouverture des magasins les alimentations ferment vers 20 ou 21 h dans les quartiers d'habita­tions, certaines librairies à minuit seulement. O i trouve partout des convenience stores vendant plats cuisinés, sandwiches, boissons, journaux et articles d'usage quoti­dien tard dans la nuit ou 24 h sur 24. Le matin, personne n'ouvre avant 9, voire 10 h. Seuls les grands magasins et les supermarchés ont des horaires réguliers : 9 ou 10 h - 18-19 h. La plupart des commerces ouvrent le sam. et le dim. mais ferment un jour de semaine.

Hôtels : si vous ne pouvez pas payer 20 000 yens sans le petit déjeuner, allez tout de même jeter un coup d'ceil gratuit à l'un des innombra­bles palaces, comme le New Otani (M° Akasaka-mitsuke ou gare de Yotsuya) : une élégante voie bordée de boutiques et de cafés, avec vue sur jardin japonais, relie ses deux tours ; la moquette de la salle des fêtes mesure 2 000 m2.

Pour trouver un logement moins cher, fuyez Ginza/Yurakucho/Akasa­ka et cherchez un business hotel (6 à 15 000 yens) à Shibuya ou Shinjuku. L'Office de tourisme vous indiquera aussi des hôtels à moins de 5 000 yens ; aux heures de fer­meture, celui de Narita affiche quel­ques adresses dans sa vitrine. Pour 170 F environ, vous pouvez aussi louer une cellule grande comme un lit de wagon-couchette, dans l'un des hôtels capsules qui abondent autour des gares !

Hôtel de ville de Tôkyô (Tôkyô Torcho ; Chiyoda-ku, Marunouchi 3­5-1 ; M° et gare centrale de Tôkyô, côté Marunouchi, ou M° et gare de Yurakucho ; à partir de 1991 : Shinjuku-ku, Nishi-Shinjuku 2-5/8 ; sortie ouest de la gare de Shinjuku. L'ancien et le nouveau sont de Ken­zo Tange. Le gouverneur de Tôkyô exerce les fonctions de maire et de chef de l'administration provinciale.

Informations (. I » dans un cercle vert) : bureau d'information de la ville à l'entrée Yaesu de la gare centrale. On parle l'anglais (lun­sam. de 9 à 18 h, sauf 29 décembre­s janvier,tél. 211 73 91).

Journaux : Tôkyô détient le record de tirage des quotidiens du monde occidental. Yomiuri Shimbun, le plus important, tire 1,4 million d'exemplaires (plus de 9 le matin et 4,8 le soir). Plus connu à l'étranger, Asahi Shimbun a un tirage de 12,2 millions (7,6 et 4,6). Allez constater comment, à l'aide de 2 000 idéogrammes et de tonnes de papier, se fabrique l'un de ces géants, par exemple chez Yomiuri (Chiyoda­ku ; Otemachi 1-7-2 ; M° Otemachi ; visites du lundi au vendredi, sauf jours de fête, vers 11, 12, 13 et 14 h, si possible prévenir la veille, en appelant le 242-1111, poste 5354), ou chez Asahi (Chuo-ku, Tsu­kiji 5-3-2 ; visites du lundi au same­di, sauf fêtes, vers 11, 13, et 14h30, réservation au 545-0131, poste 6915).

Jingu Kyujo, Shinjuku-ku, Kasumi­gaoka-chô 13, M° Gaien-mae ou gare de Shinanomachi. Stade de 52 000 places, l'un des hauts lieux du base­ball.

Kabuki-chô : il ne s'agit pas du théâtre kakubi, l'opéra populaire ja­ponais, mais du quartier de plaisirs de Shinjuku. Les jours de semaine, l'activité s'y poursuit jusqu'à l'aube (M° et gare de Shinjuku, sortie est).

Koraku-en (complexe de loisirs et de sports de), Bunkyo-ku, Koraku 1­3, entre les M° Suidobashi, Koraku­en et Kasuga. On y trouve le champ de foire Yuenchi (10 à 19 h sauf lun.) ; 7-dome ; la maison jau­ne (Kiiro Biru) avec pistes de patin à glace et à roulettes, bowling, cafés et machines à sous ; la salle de boxe et de lutte (féminine ou masculine) de Koraku-en Hall, avec des ciné­mas, des restaurants, des salons de beauté et un sauna ; une piscine géante ouverte l'été qui sert à l'en­traînement au golf aux autres sai­sons.

Marché aux poissons de Tsukijji, Tsukiji no uogashi ; Chuo, Tsukiji 5­2-1 ; M° Tsukiji. Le ventre de Tôkyô et sa bourse d'alimentation : 17 000 mouvements de camions par jour. La criée aux poissons, à 5 h 40 du matin et celle des fruits et légumes à 6 h 20 sont des expériences à ne pas manquer. Venez une demi­heure à l'avance car le marché s'étend sur 21 ha. En semaine seule­ment.

Médecins : votre hôtel vous donne­ra l'adresse de médecins anglopho­nes. ST. Luke's International Hospi­tal (Seiroka Byoin, Chuo-ku, Akashi­cho 1-10, tél. 5415151, MI Tsuldji) et sanatorium Hospital (Eisei Byoin, Suginamiku, Amanuma 3-17-3, tél. 392 6151, M° Ogikubo) s'adressent plus particulièrement aux étrangers.

Métro : dans le centre, le métro de Tôkyô (chikatetsu) constitue le moyen de transport le plus prati­que : rapide, économique, pontuel, proche de toutes vos destinations et agréablement frais pendant la longue canicule. Evitez les heures de pointe, entre 8 et 9 h ainsi que de 17 à 18 h 30 (de même que dans les chemins de fer urbains). Sur les 10 lignes, 7 appartiennent à des­compagnies privées et 3 à la ville, qui les exploitent conjointement. Chaque ligne possède sa propre cou­leur. Dans les stations qui desser­vent plusieurs lignes ou permettent des changements, la couleur des lignes figure souvent dans un cercle. En surface, un . S » stylisé signale les stations des lignes privées et une rosette à 6 branches les lignes qui appartiennent à la ville. Les tickets, distribués par des automates comme ceux du chemin de fer urbain, doivent être présentés à la sortie, après le règlement d'un éventuel supplé­ment. Le métro circule de 5 heures du matin aux environs de minuit.

Monorail : ce train assure le trafic entre la gare de Hamamatsucho et l'aéroport de Haneda (13,2 km en 15 minutes). Le voyage sur la voie surélevée offre, par temps clair, une vue merveilleuse sur la baie de Tokyô et permet, au retour, de jeter un coup d'oeil sur les écuries du champ de courses d'Oi Keibajo.

Piétonnières (zones) : les diman­ches et jours de fêtes, de 12 ou 13 h à 18 ou 19 h, de nombreuses grandes artères sont fermées au trafic et réservées aux piétons. Les plus animées se trouvent à Ginza, Shibuya, Shinjuku, Ikebukuro et Ue­no, autour des métros et gares du même nom. La zone piétonnière de la rue Chno-dori s'étend sur 5,5 km, de Ginza à Ueno en passant par Nihonbashi.

 

Police : la nouvelle préfecture de police de T6kyô occupe un immeuble de 18 étages, situé en face de la porte de Sakurada, devant la façade méridionale du palais impérial, mais la plupart des 40 000 fonctionnaires de la police provinciale de Tokyo sont logés plus modestement dans les koban (postes de police).

Poste (Chno Yubinkyoku, Chiyoda­ku, Marunouchi 2-7-2 ; M° et gare de Tôkkyô, côté Marunouchi, sortie sud) : la poste centrale ouverte, comme tous les bureaux d'arrondis­sement importants de 8 à 20 h, accepte le courrier express 24 h sur 24, le dimanche à partir de midi. Les petits bureaux ferment le diman­che et, en semaine, sont ouverts de 9 à 17 h, le samedi jusqu'à 12 h 30.

 

Rues (noms de) : toutes les adresses de Tokyô sont données dans l'ordre japonais, ce qui vous permet de demander plus facilement votre che­min aux passants. Le système d'adresses n'y connaît pas de rues, mais des arrondissements (ku), des quartiers (par exemple Ginza), des pâtés de maisons (chu-) et des numé­ros dans cet ordre. Il existe cepen­dant quelques noms de rues, liées à des circonstances historiques ou au développement récent de la ville.

Il s'agit d'artères assez larges, appe­lées dori. Parmi les plus célèbres, citons Hibiya-dori, qui longe le parc d'Hibiya du nord du sud, Harumi­dori, qui traverse Ginza en direction du quai d'Harumi dans le port de Tokyo, et Chûo-dori qui coupe la précédente à angle droit et va de Ginza (où elle s'appelle Ginza Chno­dori ou, en bref Ginza-dori) à Ueno. Showa-dori court parallèlement à l'est de la précédente. Parmi les plus récentes, signalons l'élégante Aoyama-dori, entre Akasaka-mitsu­ke et Shibuya, ainsi que Shinjuku dori, entre Yotsuya et Shinjuku. Toutes les deux s'orientent d'est en ouest. Yasukuni-dori mène égale­ment à Shinjuku. Uchobori-dori et Sotobori-dori entourent le palais im­périal en suivant le tracé des anciens fossés intérieur et extérieur, d'où leur nom. Des voies concentriques, tracées arbitrairement, cernent l'ag­glomération. On les appelle Kanro­ku, Kannana ou Kanpachi (6e, 7e ou 8e anneau).

Sumo- : trois festivals annuels de 15 jours ont lieu à la salle nationale de Kokugikan (11 000 places), Sumida­ku, Yokoami 1-3-28 ; gare de Ryogo­ku.

Taxis : plus de 20 000 taxis circulent dans tokyo, reconnaissables à leurs couleurs vives et à l'inscription lu­mineuse sur le toit. Ils circulent souvent en maraude, mais la nuit et dans certains quartiers, ils ne s'arrêtent qu'aux stations, devant les gares ou les hôtels. Par mauvais temps ou le soir, les gens offrent souvent le double ou le triple du tarif en levant deux ou trois doigts pour les arrêter. Les 2 premiers km coûtent 470 yens, le km supplémen­taire 370. Tarif de nuit : plus 20 %.

Télévision : Tôkyô possède 7 chai­nes. Dans beaucoup d'hôtels, le câ­ble permet de capter des program­mes en anglais pour les touristes, sur le Canal 2. La station nationale NHK organise des visites gratuites (NHK Hose Center ; Shibuya-ku, Jin­nan 2-2-1 ; M° Yoyogi Koen ; tous les jours sauf le 4lundi du mois, de 10 à 18 h, d'octobre à mars jusqu'à 17 h).

Tourist Information Center, TIC 1) près de Ginza, Chiyoda-ku, Yura­kucho 1-6-6, au rez-de-chaussée du Kotani building sur Harumidori, tél. 502 14 61 ; M° Hibiya ou gare de Yurakucho. 2) dans la salle d'arrivée de Narita, tél. 32 87 11. Renseigne­ments en toutes langues et assistan­ce pour obtenir des billets de trans­ports et de spectacles et trouver un logement bon marché. Demandez-y le plan gratuit : the Tourist Map of 7ôkyô (du lun. au ven. de 9 à 17 h, Narita jusqu'à 20 h, sam. de 9 à 12 h) ; service téléphonique tous les jours y compris dim. et fêtes de 9 à 17 h ; yens. enregistrés sur les spectacles 24 h sur 24 en français (tél. 503 29 26) et en anglais (tél. 503 29 11).

Boire et manger

24 heures sur 24, Tokyo est un pays de cocagne, qui offre aux gour­mets ou aux amateurs de mets popu­laires, les ressources des cuisines du monde entier sans compter la richesse de la gastronomie japonai­se. L'embarras du choix empêche de conseiller des établissements dont l'adresse serait, au demeurant, diffi­cile à trouver.

Les restaurants servant des plats étrangers - surtout européens, américains (steak-houses !) et chi­nois - abondent à Akasaka, Rop­pongi, Aoyama, Harajuku et Ginza.

 

Akasaka héberge en outre quelques­uns des plus grands restaurants de cuisine japonaise (ryotei). On les reconnaît aux nombreuses limousi­nes avec chauffeur garées à proximi­té...

On trouve de la cuisine japonaise à des prix abordables à Ginza et Shimbashi, ainsi que dans les quar­tiers de plaisir populaires de Shibuya (surtout à l'ouest de la gare, dans la direction ;de Dogenzaka et au nord-ouest vers Udagawa-cho) et de Shinjuku (au nord-est de la gare), à Kabuki-cho.

Le Japon ignorant les cantines, il existe de nombreux restaurants bon marché dans les quartiers de bu­reaux, ainsi que dans les grands magasins (moins chers au sous-sol que sur le toit) et les grandes stations de métro. Les chaînes américaines de fast-food sont présentes partout et servent des petits déjeuners à l'occidentale très économiques.

Heures d'ouverture : beaucoup d'hôtels-restaurants ferment dès 22 heures, mais certains servent des plats chauds dans les chambres. Certains grands restaurants arrêtent également le service vers 22 h, ou minuit au plus tard, mais d'autres restent ouverts aussi longtemps qu'il arrive des clients ou n'ouvrent qu'à minuit, comme les innombrables « snacks » et les « restaurants rou­lants » des vendeurs d'oden (pâtes étuvées, légumes, ceufs ou saucis­ses), de soupe de nouilles ou de nouilles grillées. A Ginza, on ferme relativement tôt (sauf les petits snacks des rues latérales), tandis qu'à Roppongi ou à Shinjuku l'acti­vité ne cesse qu'à l'aube.

Le déjeuner se prend d'habitude de 12 à 13 h. On se presse dans les restaurants et quelques « rues de déjeuner et de promenade » sont fermées à la circulation. Mais rien ne vous empêche de manger à 15 h (sans oublier que les menus fixes très économiques ne sont servis que de 12 à 14 h).

Passer une commande et se faire comprendre : la plupart des restau­rants sont spécialisés dans un cer­tain type de cuisine, nationale ou étrangère. Dans le restaurant choisi, limitez votre choix aux plats qu'on y prépare. Dans les restaurants im­portants la carte est rédigée en japonais et en anglais. Sinon, des modèles de cire, exposés dans une vitrine à l'entrée du restaurant, re­produisent fidèlement les plats ser­vis.

On paye généralement à la caisse, en sortant. Le service et les taxes sur la consommation - pour les additions dépassant 2 000 yens - figurent sur l'addition. Dans la plu­part des restaurants, le pourboire est inconnu.

Théâtre, spectacles et concerts

Programmes, prix et horaires Tour Companion paraît le diman­che ; les quatre quotidiens de langue anglaise Japan Times, Mainichi Daily News, the Daily Yomiuri et Asahi Evening News donnent des programmes plus ou moins com­plets. Les prix moyens vont de 2 000 à 5 000 yens. Les caisses des salles ne vendent de billets que pour la journée, les locations se font à l'agence Playguide (succursales dans les grands magasins ).

Arrondissement (salles d'). Dissé­minées dans les 23 arrondissements de Tôkyô, comme par exemple la salle d'Hibiya ou la salle d'Asakusa, elles servent à des concerts et à des représentations théâtrales.

Asakusa Kokusai (théâtre d'), Asa­kusa Kokusai Gekijo ; Taito-ku, Nishi-Asakusa 3-17-18 ; M° Tawara­machi. Le plus grand music-hall de Tôkyô, 4 000 places.

Budokan (Nippon Budokan; Chiyoda-ku ; Kitanomaru ko-en 2­3 ; M° Kudan-shita. Salle de lutte construite pour les Jeux Olympiques de 1964, où l'on donne souvent des concerts de rock ou de jazz ainsi que des festivals de chansons.

Concert (petites salles de). Tôkyô en compte tellement qu'il est impos­sible de les recenser ici.

Fumon (salle), Rissho Koseika Fu­monkan, Suginami-ku, Wada 2-6 ; M° Honancho. Salle polyvalente et lieu de culte bouddhiste, qui sert de temps en temps de salle de concert ; 5 082 places.

Grands magasins (théâtres des). Au Japon, le théâtre fait partie des prestations offertes par les grands magasins, comme les expositions d'art. Les plus connues sont les scènes de Seibu et de Mitsukoshi.

Haiyuza (théâtre d'), Haiyuza Geki­jo ; Minato-ku ; Roppongi 4-9-2 ; M° Roppongi. Pièces étrangères, de Shakespeare à Brecht, en langue japonaise, et drames d'auteurs con­temporains. C'est le seul théâtre fixe du Japon qui donne des pièces de ce genre, appelé Shingeki (Nou­velle Tragédie). 300 places.

Hibiya (salle d'), Hibiya Kokaido ; Chiyoda-ku, Hibiya Ko-en 1-3 ; M° Uchisaiwaicho. La plus vieille salle municipale de Tôkyô. On y donne souvent des concerts classiques.

Hôtels (spectacles dans les). La presque totalité des 20 grands hôtels de la capitale organisent des dîners­spectacles animés par des chanteurs locaux plus ou moins connus.

Kabuki (théâtre). Le Kabukiza et le Théâtre national donnent réguliè­rement des spectacles de kabuki. classique.

Kabukiza (théâtre de), Kabukiza ; Chuo-ku, Ginza 4-12-15, M° Higashi­Ginza. La scène de kabuki la plus populaire et la plus traditionnelle de Tokyo : 2 216 places.

Kodomo no Shiro ou Aoyama Geki­jo, Shibuya-ku, Jingu-mae 5-52 ; M° Omote-Sando ou Shibuya, sur Aoyama-dori. Théâtre d'enfants et, parfois, comédies musicales moder­nes, dans deux salles polyvalentes i de 1 194 et 400 places.

Nakano Sun plana. (salle de). Sun Plaza Hall ; Nakano-ku, Nakano 4­1-1 ; gare de Nakano. Salle polyva­lente, utilisée surtout pour des con­~certs de variétés ou de jazz.

National (théâtre), Kokuritsu Geki­''jo ; Chiyoda-ku Hayabusa-cho 4-1 ;

MO Nagatcho. L'un des, trois seuls ,théâtres nationaux au service de la tradition. Moderne, élégant et un peu guindé. Dans la grande salle de 1 740 places, kabuki et musique de cour gagaku, dans la petite salle pour 630 spectateurs, marionnettes bunraku et comédies nô (kyogen). Dans une annexe abritant aussi le musée du théâtre, Kokuritsu Gekijo Engeijo (300 places), on représente des genres mineurs, comme des rakugo (narration de contes) et des rnanzai (farces).

NHK (salle), NHK hall ; Shibuya-ku, Iinnan 2-2-1 ; gares de Harakuju ou le Shibuya. M° Yoyogi-en ou Shi­puya. Salle polyvalente de la station le radio nationale NHK (3 677 pla­.es), consacrée aux concerts, à l'opé­2, au théâtre et aux spectacles de rariétés. Elle possède le plus grand ,rgue du Japon : 5 claviers, 90 regis­res, 7 640 tuyaux. Dans le NHKHo­e Center voisin, visite gratuite (ken­nku) des studios de radio, tous les durs sauf le 4° dimanche du mois, le 10 à 17 h, d'avril à septembre usqu'à 18 h.

Nissei (théâtre de), Nissei Gekijo Chiyoda-ku, Yuraku-chô 1-1-1 ; M° Hibiya. Scène polyvalente de 1 334 places, vouée aux représentations d'opéras, de comédies musicales, de pièces de kabuki, modernes ou actualisées.

 

Nô (théâtre) : la plupart des écoles possèdent leurs propres scènes (les plus importantes : Ginza, Hosho, Kanze, Kita, Umewaka et Yarai­Nogakudo), mais se produisent fré­quemment au Théâtre national de N (Kokuritsu Nogakudo ; Shibuyu­ku, Sendagaya 4-18-1, gare de Sen­dagaya) qui combine harmonieuse­ment architectures moderne et tradi­tionnelle.

Suntory (salle de concert), Suntory hall ; Akasaka 1-13-1, dans Ark Hills. Intégrée dans une colline, elle comprend deux salles de 2 002 et 460 places.

 

Takarazuka de Tôkyô (théâtre), Tôkyô Takarazuka Gekijo, ou briève­ment Toho Gekijo ; Chiyoda-ku, Uraku-cho 1-1-3 ; M° Hibiya. Con­trairement au kabuki, même les rô­les masculins y sont tenus par des jeunes filles. Le répertoire de cette école de théâtre, originaire de Taka­razuka, près d'Osaka, va des opéret­tes sentimentales aux revues bien enlevées. On donne aussi des pièces de kabuki modernisées, où des fem­mes interprètent les rôles féminins et des hommes les rôles masculins.

Tokyu (centre culturel), Tokyu Bunkamura ; Shibuya-ku, Shoto 1­30 ; M° Shibuya, derrière le magasin Tokyu. Une scène d'opéra (Orchard hall, 2 150 places), un théâtre studio ,(Theater Cocoon, 747 places) voué aussi aux. concerts, deux cinémas et une galerie.

Ueno (salle de la culture d'), T-ky­fio Bunka Kaikan ; Taito-ku, Ueno Ko-en 5-45 ; Mo et gare d'Ueno, sortie ouest vers le parc. Consacrée aussi bien aux concerts symphoni­ques qu'à l'opéra ou aux récitals (2 327 places dans la grande salle, 661 dans la petite).

Vie nocturne

Seul, un mégalomane oserait pré­tendre s'y reconnaître dans les infi­nis dédales de la vie nocturne de Tôkyô. Même un Japonais y perd son latin et pour un étranger, qui ne parle pas la langue, il est quasi impossible de trouver une adresse sans consulter un plan détaillé. Pour ne pas vous décourager de goûter, quand même, aux plaisirs de Tôkyô la nuit, nous vous donnons, ci­dessous, quelques définitions et in­formations.

Bars, boîtes de nuit et cabarets ne se consacrent la plus souvent qu'à une clientèle d'hommes venus boire de l'alcool et grignoter des amuse­gueule (o-tsumami) en compagnie d'hôtesses payées pour leur faire la conversation et éventuellement danser avec eux. Les bars sont petits, voire minuscules, les bottes ou clubs plus spacieux et plus luxueux, les cabarets assez grands, mais les temps des gigantesques usines employant des centaines d'hôtesses touchent à leur fin. La rémunération des dames se fait se­lon différents systèmes, mais le ré­sultat est toujours plus onéreux que prévu, et même si vous n'avez pris qu'un seul verre, vous serez délesté de 400 à 1000 F en sortant. Les chevaliers de la note de frais n'hési­tent pas à dépenser 3 500 à 7 000 F pour une soirée à deux ou trois, au compte de leur société bien entendu. N'allez dans ce genre d'établisse­ment que si l'on vous invite.

Discothèques et pubs : pour un prix d'entrée de 3 à 5 000 yens (les femmes paient généralement 1000 yens de moins), vous avez droit à un verre et souvent un petit en-cas. Les commandes suivantes se paient comptant, ce qui évite des surprises désagréables. Ici, pas d'hô­tesses. Si vous voulez danser, ame­nez votre partenaire ou débrouillez­vous pour en trouver une sur place. Les pubs, consacrés à la consomma­tion de la bière et de plats bon marché, ne demandent rien à l'en­trée. On les trouve dans les quartiers déjà nommés plus haut, et à Ginza. Dans certains d'entre eux, des go­go girls veillent à l'ambiance.

Les love hôtels sont le refuge des couples, même mariés, fuyant la promiscuité des appartements trop exigus. On les trouve par milliers dans les quartiers chauds et à l'en­trée des autoroutes, reconnaissables à leur extravagance (châteaux forts européens, palais japonais) et aux néons blafards, mauves de préféren­ce, affichant le prix d'une nuitée ou d'un « petit repos » de deux heures. Les plus huppés sont équipés de caméras vidéo, d'instruments de massage et d'autres gadgets. On paye à l'entrée.

Sakaba, Snacks ou Stando : Tôkyô regorge de ces petits établissements qui offrent, à toute heure du jour ou de la nuit, une boisson et un casse-croûte à bon marché. Ici se divertissent « l'homme de la rue » et la grande masse des étudiants.

Sawaru-bar est un « bar à toucher»... les dames qui y travail­lent, bien évidemment. Il y règne une atmosphère décontractée, c'est la moins que l'on puisse dire. Ces endroits populaires est souvent mal­propres pullulent à Ueno et Asakusa et pratiquent des prix fixes, très abordables, que l'on paie d'avance.

Soaplands : les salons de massage s'appellent généralement soap­lands, parce que les dames qui y travaillent savonnent énergique­ment la clientèle, exclusivement masculine, avant le bain d'usage. Appelés bains turcs jusqu'à la pro­testation du gouvernement d'Anka­ra, ils prolifèrent depuis l'interdic­tion de la prostitution en 1956. Les étrangers ne parlant pas le japonais sont souvent indésirables et la peur du sida renforce cette attitude. Si néanmoins, vous voulez tenter votre chance, on vous demandera, dès l'entrée, 5 000 yens avant de vous conduire dans une salle d'attente. Les habitués demandent toujours une dame précise. Il vous faudra donc attendre une personne disponi­ble et prête à rencontrer un étran­ger.

Le prix d'admission donne droit à un bain et à un massage plus ou moins complet. Mais on s'attend à vous voir formuler un désir spécial, tarifié, selon l'endroit et la dame, de 10 000 à 30 000 yens. Si vous n'arrivez pas à vous faire compren­dre, donnez une somme appropriée et laissez-vous surprendre.

Strip-tease (théâtres de) ou rude gekijo. Ils existent dans tous les quartiers de plaisir. Pour un prix d'entrée de 2 à 5 000 yens, vous constaterez les libertés que les Japo­nais prennent avec la loi : bien que l'exhibition des poils pubiens soit interdite par le code moral, les filles qui s'y produisent se montrent dans leur plus simple appareil à la fin de leur prestation. Le spectacle est également dans la salle, dont l'at­mosphère se révèle plus joyeuse et familière que tendue. On n'y trouve de boissons qu'aux distributeurs au­tomatiques.

Le samedi, les représentations du­rent jusqu'à une heure avancée de la nuit. Enfin, on y accepte les dames.

 

Excursions autour de tokyo

Fuji : les Japonais disent Fuji-san et non Fuji-Yama. La plus belle et la plus haute montagne du Japon (3 777 m) est un volcan inactif. La dernière éruption sérieuse date de 1707. L'escalade dure 9 heures au départ de la 5e station, que l'on rejoint par le bus de la ligne Fuji Kyuko partant de la gare d'Hamatsu­cho ou du M° Shinjuku (saison juillet et août). Les touristes pressés peuvent le voir en prenant à la gare centrale, si possible par temps clair, le Kodama (système du Shinkansen) jusqu'à Shin-Fuji (1 h 15 ; choisir une fenêtre sur la droite). Si vous tenez à essayer le train le plus rapide du Japon, Hikari, il faut aller jusqu'à Shizuoka ou Nagoya (une heure de trajet). Kodama et Hikari partent toutes les 5 à 10 minutes de

6 à env. 22 h. Si vous aimez vos aises, inscrivez-vous, à l'hôtel ou dans une agence, à un circuit d'une ou deux journées autour du Fuji et de ses cinq lacs.

Hakone : au coeur du parc national Fuji-Hakone - presqu'île d'Izu, le lac d'Hakone (ou Ashi-no-ko, 7 km2) attire les Tokyotes dans d'innombra­bles hôtels et ryokan. Dans les montagnes volcaniques, des vapeurs soufrées sortent des anfractuosités rocheuses ou des marmites en ébulli­tion Owakudani). On se baigne dans les sources chaudes.

Un réseau de lignes ferroviaires, de routes et d'autoroutes dessert le parc. Si vous préférez le train aux excursions en autocar (il existe des tours d'une journée, ou de deux, avec une nuit à l'hôtel) prenez le Kodama qui vous amène à Odawara (84 km de la gare centrale) en 40 minutes. Le Tokaido, plus économi­que, met 2 heures, et le chemin de fer de la compagnie privée Odaky relie la gare et le M° de Shinjuku à Hakone-Yumoto, en passant par Odawara (89 km en une heure et demie ; le train spécial Romance Car, le plus rapide et le plus beau, circule toutes les heures). Arrivé à destination, prenez un car pour Mo­to-Hakone, où vous avez le choix entre un tour du lac en bateau, ou une visite du sanctuaire d'Hakone Gongen, situé au bout d'une mer­veilleuse allée longeant le lac. Par beau temps, le Fuji se mire dans l'eau.

Kamakura, centre de l'Etat féodal des samouraïs à l'époque du même nom (1192-1333), est aussi le ber­ceau du bouddhisme zen. Située au sud-ouest de Tôkyô à une heure de train (au départ de la gare centrale, 4 à 10 trains par heure, de 4 h 50 à 23 h 15, sur la ligne de Yokosuka) la ville compte 180 000 habitants.

A partir des 3 stations de chemin de fer de Kamakura, on peut rejoin­dre à pied les plus importants des 65 temples, 19 sanctuaires et curiosités historiques et naturelles. De la gare centrale (Kamakura-eki) la rue Wa­kamiya Oji, marquée par trois monu­mentales portes de sanctuaires (la plus ancienne date de 1618), conduit au sanctuaire principal deTsurugao­ka Hachimangu. A proximité, se trouvent le musée municipal, Koku­hokan (contenant d'importants tré­sors culturels du XIIe au XVIe siècle), ainsi que le tombeau du shogun Minamoto Yoritomo. Le chemin se poursuit vers le sanctuaire de Ka­makura (Kamakuragu) et le temple de Zuisenji, entouré d'un jardin de rocailles sur une plate-forme rocheu­se. Au sud-est, on atteint l'Ankoku­ronji, où le zélateur religieux Nichi­ren vivait en ermite dans une grotte. De la gare de Kita-Kamakura (une station avant Kamakura-eki, en ve­nant de T ky5) on rejoint, à l'ouest de la voie ferrée le Tokeiji qui offrait asile aux femmes fuyant leur mari ou leur belle-mère. A l'est de la voie, de merveilleux bois de cèdres abritent d'importants temples boud­dhiques, comme L'Engakuji (dans son reliquaire du XIIle siècle, Shari­den, on conserve une dent attribuée à Bouddha ; une cloche mesurant 2,6 m date de 1301) et le Kenchoji (bâtiments du XVIIe siècle, cloche de bronze de 1255). Plus loin, le Kakuonji expose de précieuses sta­tues en bois sculpté ; des grottes, dites yagura, y servaient autrefois de lieux de sépulture.

De la gare de Hase, on se rend au temple Hasedera ou Hase Kannon qui possède la plus grande sculpture sur bois du Japon, celle de la déesse de la miséricorde (Kannon). Haute de 9,3 m et dotée de 9 têtes, elle est taillée dans le tronc d'un camphrier et date, semble-t-il, de 721. Au Koto­kuin, se trouve la principale curiosité de Kamakura, le Grand Bouddha Daibutsu de 1252. Formé de plu­sieurs pièces de fonte soudées, il pèse 93 tonnes et s'élève à 11,4 m (on peut monter dans la tête). Trônant actuellement en plein air, la statue était autrefois entourée d'une vaste salle, emportée par un raz de marée. Ses dimensions se devinent grâce aux fondations en grande partie conser­vées.

Au départ de la gare centrale de Kamakura, un voyage d'une demi­heure sur l'Enoden vous amène au sanctuaire d'Enoshima. Cet ancien temple conserve le portrait d'une Benten, déesse indienne de la beau­té. Pour l'admirer, il faut escalader une volée de 300 marches ou faire un détour par le phare, à terrasse panoramique, pour prendre l'escala­tor. Kamakura et Enoshima se visi­tent également en excursions gui­dées.

Narita : la ville de Narita-shi et non pas l'aéroport de Narita Kuko (à la gare centrale, prendre la ligne de So­bu de la compagnie d' Etat ; de la gare d'Ueno partent les trains de la ligne de Joban ou de la ligne privée Keisei, plus économiques ; 1 à 1 h 1/2 selon le moyen de transport) possède l'un des temples les plus populaires du Japon, le Shinshoji ou Narita Fudo, appelé Narita-san en langue populai­re. De beaux bâtiments neufs et de précieux édifices des XVIIIe et XIXe siècles, de grands étangs et de petites mares ainsi qu'une série de boutiques de souvenirs occupent un parc de 20 hectares. Ne manquez pas le « manège aux sUtras » (Issaikyodo) que les fidèles font tourner après paiement d'un droit. Nikkô : le Japon a connu également son époque baroque. L'exemple le plus extraordinaire de ce style, ap. pelé gongen-zukuri, se trouve à Nikk5, située à 2 h de train ot 150 km de Tôkyô. Il s'agit du sans tuaire shintô de Toshogu, élevé er 1634-1636 en l'honneur d'Ieyasu, fondateur de la dynastie des Tokuga wa. Des milliers de cèdres géants plantés à la même époque, mettent superbement en valeur les boi: sculptés et les fresques rehaussée: d'or qui décorent les somptueux bâtiments du temple.

La porte de la lumière solaire (Yomeimon) qui repose sur 12 colon nes est célèbre dans le monde en tier. La sobriété du tombeai d'Ieyasu, accessible par la porte dF Sakashita et 207 marches, contrasta avec l'exubérance du sanctuaire.

Sur le chemin du Toshogu, il faut voir le temple de Rinnoji et s~ grande salle des trois bouddha (Sanbutsudo) datant du XVIIIe siècb ainsi que le sanctuaire de Futaara san.

Une série de fêtes religieuses dont le défilé des Mille (Senne Gyoretsu) en costumes de l'époque des Tokugawa, le 18 mai, attire tou; les ans des milliers de curieux i Nikkô. Parmi les charmes de - campagne environnante, retenons li lac de Chvzenji, profond di 161,5 m, la chute d'eau de Kegorn et un chapelet de montagnes située entre 2 et 3 000 m. L'ensemble es protégé par le Parc national de Nikko.

 

Deux liaisons ferroviaires desser­vent Nikkô : la ligne des JR, partant d'Ueno, et la ligne de Tobu, à partir de la gare d'Akasaka. Les agences de voyage organisent des excursions d'une journée (assez fatigantes) ou des circuits de deux jours, compre­nant une visite à la colonie de potiers de Mashiko.

Musée du château d'Odawara : ar­mes, armures anciennes et objets quotidiens de& siècles passés, dans des bâtiments',' reconstruits en 1960 (fermé le lundi ; voir transports sous Hakone).

Tour des îles d'Oshima : la plus grande des 100 îles de la province de Tôkyô s'appelle Oshima (ou, plus précisément Izu-Oshima, pour la distinguer de ses nombreux homo­nymes ; Oshima, en effet, signifie grande île »). Située à 117 km de la capitale, au nord-ouest, elle est reliée à l'aéroport d'Haneda par la ligne ANA (25 mn de vol). Les bateaux à vapeur de la ligne de Tokai Kisen, partant des apponte­ments de Takeshima, près de la gare d'Hamamatsucho, effectuent la traversée en 4 h. L'île attire surtout à l'époque de l'opulente floraison des camélias, à la fin de janvier, mais, depuis l'éruption du Mihara, en novembre 1986, et l'évacuation des 10 000 insulaires, le tourisme est compromis.

Takao-san : à 50 mn de la gare de Shinjuku (par la ligne Chuo des JR ou la ligne de Keio, plus économique), le mont Takao (600) offre un havre de paix aux citadins. Le début de l'ascension, très raide, s'escamo­te aisément à l'aide du téléphérique. Au terminus, on peut visiter le joli temple de Yakuoin, ou chercher l'entrée du sentier de randonnée (shizen hodo), qui chemine sur 1 300 km jusqu'à Osaka, distant, à vol d'oiseau, de 500 km.

 

Yokohama : cette ville portuaire de 3,1 millions d'habitants, intéresse les touristes pour la ville chinoise (Chuka-gai), avec ses restaurants gastronomiques. Les trains des li­gnes de Yokosuka ou de Keihin­Tôhoku, exploitées par le JR, vous conduisent de la gare centrale de Tôkyô jusqu'à celle de Yokohama. Pour le quartier chinois, descendre de préférence à la station d'Ishika­wacho. Si vous préférez de précieu­ses maisons anciennes, des pagodes ou des temples disséminés dans un, beau jardin paysager, faites-vous conduire en taxi jusqu'à Sankei-en.

 

 

Le kinki et les villes anciennes

 

la région de Kinki comprend 6 préfectures du centre d'Honshu : Kyoto, Shiga, Osaka, Nara, Wakayama et Mie. D'importantes villes historiques, comme les anciennes capitales de Kyoto et de Nara, la métropole économique d'Osaka ainsi que le siège du culte impérial du shintô, Ise-Jingu font contrepoids au Kantô, la région qui entoure l'actuelle capitale de Tôkyô.

 

 

Lorsqu'en 1868, 1 empereur Meiji tira un trait sous l'histoire millénaire de la capitale impériale de Kyôto en s'installant à T5kyô, la ville garda le privilège du couronnement impérial, ce qui suffit à ses habitants pour affirmer que le Tenno « séjourne pour l'instant » à T5kyô ! Comme, d'autre part, les courtisans sans importance politique, les artistes, les artisans et les savants refusèrent de suivre l'empereur pour ne. pas entrer en compétition avec les « par­venus » de Tskyo, Kyôto reste, pour eux, la capitale culturelle du Japon. Son histoire se confond tellement avec celle du pays, que la ville reçoit 30 millions de touristes par an.

Grâce à l'intervention du « japoni­sant » américain Vadim Elisseiev, Kyoto fut épargnée par les attaques aériennes de la Seconde Guerre mondiale. Aussi, la ville possède-t­elle aujourd'hui un quart des trésors nationaux du Japon, 1650 temples bouddhiques et 300 sanctuaires shintô de style ancien. Toutefois, les étrangers éprouvent tout d'abord un choc en découvrant les HLM de béton, les petites usines au toit de tôle ondulée, les néons vulgaires et les hôtels de rendez-vous du quartier de la gare. Ils oublient que KySto n'est pas une ville-musée, mais la cinquième ville du Japon, avec les problèmes inhérents aux grandes cités. Une première ligne de métro tente de remédier aux encombre­ments du centre.

Dessiné en 794 par l'empereur Kammu, le plan de KySto imite le modèle chinois en damier. A la différence de T-kyô, les rues du centre portent des plaques, ce qui permet aux étrangers munis d'un plan de s'y retrouver. Le fleuve Kamo traverse la ville du nord au sud. Fleuve de montagne, il provo­quait autrefois des inondations ca­tastrophiques à la saison des pluies et des typhons.

A l'origine, la ville était entourée de remparts, qui s'ouvraient au sud par la porte Rashomon, flanquée à l'est et à l'ouest de deux temples, dont seul subsiste le Toji. Kyôto se trouve au fond d'une cuvette, bordée sur trois côtés de montagnes couver­tes de cèdres. Cette forteresse natu­relle, sur fond idyllique a inspiré maint jardinier paysagiste.

Le centre de la ville est marqué par le palais impérial, auquel ré­pond, au-sud-ouest, le château de Nijo. Le charme de la cité réside dans les rues médiévales du quartier des artisans, Nakagyo-ku, surtout dans les rues Shinkyogoku et Tera­machi-dori, entre Sanjo et Shijo­dori. La petite rue transversale de Nishiki-Koji constitue le « ventre de Kyoto » qui, dès le XVIIe siècle, devait nourrir 500 000 habitants.

Sur la rive gauche du Kamo se trouve le quartier des « philoso­phes » auquel l'université de Kyoto, l'une des « deux grandes » avec celle de Tokyo, donne le ton.

Des ruelles étroites et calmes, escaladant le Higashi-yama (mont de l'Est), conduisent à de nombreux temples et safsrctuaires qui sont au­tant de chefs-d'eeuvre d'architectu­re de diverses époques. Promenez­vous à pied, selon votre humeur et le temps dont vous disposez.

Kyoto pâtit d'un climat extrême : des étés chauds et étouffants, des hivers durs et humides. A la fin de l'automne et au printemps, il est recommandé de s'habiller chaude­ment dans les ryokan et lors de la visite des vieilles maisons.

Les cinq principaux monuments

Une visite complète de Kyoto prend plusieurs semaines. Voici les cinq monuments à voir en priorité

Le sanctuaire d'Heian, construit en 1895, à l'occasion du 1 200e anni­versaire de la fondation de la ville, honore la mémoire de l'empereur Kammu, artisan de cette création, et l'empereur Komei, le dernier qui résida à Kyoto. Les bâtiments cultu­rels, à colonnes laquées en rouge vermillon, imitent, à l'échelle rédui­te, l'ancien palais impérial de l'époque d'Heian. Une gigantesque torii (porte) marque l'entrée du sanctuai­re. La floraison des cerisiers au printemps et celle des iris en mai, la couleur des érables en automne et la neige qui le recouvre l'hiver font du parc paysager qui l'entoure le plus photogénique du Japon.

Le pavillon d'or ou Kinkakuji construite pour héberger la retraite, d'Ashikaga Yoshimitsu, shogun de l'époque de Muromachi, en 1397, cette villa devint après sa mort un temple zen. Ses trois étages en bois sont décorés à la feuille d'or. Dans le beau jardin paysager, un étang reflète le pavillon. Incendié par, un prêtre, en 1950, le bâtiment fut reconstitué en 1955.

Le château du NijU : Leyasu éleva le château en 1603, pour ses séjours à Kyoto. En 1868, le quinzième shogun, Tokugawa Yoshinobu, y an­nonça sa soumission à l'empereur. La porte de Karamon et les peintu­res de l'école de Kano qui décorent les portes de la salle d'audience sont de style Azuchi-Momoyama. Le premier bâtiment du château montre l'architecture traditionnelle des logements de samouraï, le deuxième la disposition d'un appar­tement noble.

Temple de Kiyomizu fondé . en 780, il bénéficie d'une situation grandiose, sur un éperon rocheux dominant les pentes du mont Otowa. Le bâtiment actuel date de 1633. Dans les manufactures de Ggjozaka, une rue escarpée qui monte de Gojo­dori au temple, on crée les célèbres porcelaines de Kiyomizu-yaki.

Sarju-Sangen-Do : le nom veut dire « salle des 33 voûtes », des colonnes divisant ce long bâtiment en 33 espaces. Construite en 1266, cette salle est considérée comme l'exem­ple type de l'architecture de Kama­kura. Elle contient 1001 statues de bois du boddhisattva aux mille mains, créées par des artistes excep­tionnels de l'époque de Kamakura qui sculptèrent également les 28 remarquables statues de dieux et de prêtres de l'arrière-salle. Lors du traditionnel tir à l'arc du Nouvel An, les archers doivent envoyer leurs flèches de la première à la dernière colonne de la salle.

 

Un tour à Higashiyama

Si l'on peut, il faut réserver une journée à la visite du plus vieux quartier de temples, sur les pentes du mont de l'Est. Une étroite rue pavée, des mène de la route des temples, Kyomizu-zaka, au sanctuaire de Yasaka, à 1 km au nord.

La rue est bordée de petites bouti­ques vendant des porcelaines, des antiquités et des articles en bambou, ainsi que de petits restaurants gas­tronomiques et de quelques villas de bourgeois aisés. En quelques pas, on atteint la pagode de Yasaka, qui date du XVe siècle, puis le sanctuai­re de Yasaka.

Sanctuaire de Yasaka : fondé au début de l'époque d'Heian, il se trouve à l'extrémité orientale de Shijo-dort, et se détache sur la verdoyante toile de fond du mont de l'Est. Dans ses bâtiments, réno­vés au XVIIe siècle, on célèbre la plus grande fête de Kyôto, Gion­Matsuri. Après la visite du sanctuai­re on peut redescendre vers le quar­tier commercial qui entoure le boule­vard Shijo et la rue Kawaramachi, ou poursuivre sa promenade vers le parc de Maruyama, et ses ravis­sants petits restaurants.

A la sortie nord du parc, une rue tranquille, Jingu-michi, longue d'un kilomètre, mène au sanctuaire d'Heian. En route, on peut visiter plusieurs monuments

Chioin : siège principal de la secte Jodo, fondé en 1234 par Genchi, le successeur de Honen, le temple est un haut lieu de la spiritualité boud­dhique. Le bâtiment représente le chef-d'oeuvre de la haute époque d'Edo (1619). Son extraordinaire plancher chante sous les pas, comme un oiseau. La porte principale, San­mon, culmine à 24 m ; le clocher renferme la plus grande cloche de bronze du Japon (74 tonnes).

Shôren-In : le temple, situé sur l'ai­re nord du temple du Choin, s'appel­le aussi palais d'Awata. Dans son jardin paysager se succèdent céré­monies de thé et concerts de musi­que de cour.

La rue Jingu-michi dévale mainte­nant la colline à travers un paisible quartier résidentiel. Quelques maga­sins d'antiquités exposent des oeu­vres de qualité. L'entrée est libre. Bientôt apparaît l'énorme torii du sanctuaire d'Heian, derrière lequel se profilent les colonnes de laque rouge. Au-delà du portail, le Musée national d'art moderne, le musée d'art municipal et les salles de concert municipales (Kyoto-Kai­kan) se cachent dans les frondaisons du parc d'Okazaki. Adroite du torii, une rue transversale remonte, le long d'un canal, vers Jingu-michi et le temple de Nanzenji.

Nanzenji :le temple principal de la secte zen date du XIIIe siècle, et les bâtiments actuels du XVIle siècle. II faut voir surtout le grand portail, Sanmon, la grande salle et les an­nexes, décorées par l'école de Kano, enfin le jardin paysager, dessiné dans le style Kare-Sansui.

Nishi-Hongar{ji : l'imposant com­plexe de bâtiments du siège princi­pal de la secte Jodo-Shinshu, fondée par Shinran, fut construit au XVIIe siècle. Dans la salle principale, Goei­do, la statue de Shinran trône sur un somptueux autel. Tokugawa Leyasu offrit au temple des joyaux d'archi­tecture Azuchi-Momoyama : la porte de Karamon, le pavillon Hiunkaku, entouré d'un jardin paysager, la scène de et plusieurs salles d'au­dience.

A l'est de Nishi-Honganji, dans la rue Karasuma-dori, se trouve le temple de Higashi-Honganji. Le shogun Tokugawa y créa, en 1602, une nouvelle branche de la secte Jodo-Shinshu, pour briser l'emprise envahissante de cette dernière.

Les jardins paysagers « secs »

L'époque de Muromachi vit l'éclo­sion d'un nouveau style de jardins, Kare-Sansui (littéralement : « pay­sage sec »), étroitement lié au bouddhisme zen. Du sable et des pierres forment le seul décor de ces jardins austères qui invitent le spectateur à la méditation. Un jardin Kare-Sansui mondialement célèbre se trouve près du temple de Ryoanji, à l'ouest de la ville. Au nord, le siège princi­pal d'une secte zen, Daitokuji, pos­sède également de merveilleux jar­dins secs autour des temples de Daisenin et de Jukoin.

Dans les jardins de Ginkakuji ou Pavillon d'argent, à l'est de la ville, sable et rocailles se combinent avec des arbres multicolores.

Monastères des monts du Nord et de l'Ouest : Sanzen-In (mont du Nord), Daikakuji, Kozanji et Jingoji (mont de l'Ouest) datent de l'époque d'Heian, lorsque de nombreux no­bles, las de la cour, se retirèrent dans la solitude des temples. Les superbes bodhisattva de Sanzen-In reflètent cette piété.

 

Résidences impériales

Pour visiter ces lieux, ii faut obte­nir une autorisation préalable de Service de la maison impériale. Les principaux hôtels et le Japan Travel Bureau délivrent souvent un laissez­passer dans les 24 h aux touristes étrangers. Soyez ponctuel, car seul un nombre restreint de visiteurs est admis tous les jours à contempler les splendeurs des propriétés impé­riales. On n'admet pas les mineurs.

Kyto Gosho : trois palais s'élèvent dans le Kyoto Gyoen, immense parc de 51 ha, accessible par 9 portails. Restauré en 1855, le palais impérial proprement dit imite le sanctuaire d'Ise. Ceint d'un rempart, il s'ouvre par 6 portes, dont celle de Seisho­mon qui est réservée aux visiteurs. Dans la salle d'honneur Shishinden, se célèbrent les événements impor­tants, comme le couronnement im­périal ou l'audience du Nouvel An. Au sud du parc, deux palais de dimensions plus réduites, Sendo Gosho, entouré d'un beau jardin paysager et Omiya-Gosho, réservé à l'impératrice, se cachent également derrière d'épais remparts. Le der­nier ne se visite pas.

Katsura-Rikyn : Toyotomi Hi­deyoshi fit construire ce chef­d'ceuvre en 1590. L'harmonie de la villa et de son parc, dessiné par le grand paysagiste Kobori-E~shu, constitue la quintessence de l'esthé­tique japonaise, caractérisée par le wabi (solitude) et le sabi (silence).

Shugakuin-Riky1: aménagée en 1629, la villa offre un contraste saisissant avec Katsura-Rikyü. Ins­tallée sur une vaste terrasse de 54 ha qui domine les pentes du mont Hiei, elle dégage une impression de rusticité et d'exubérance.

 

Excursions aux environs de Kyôto

Lac Biwa plus grand lac du Japon (674 m2). Au milieu se trouve l'île de Chikubu-shima.

 

Enryakuji, temple situé sur les pen­tes du mont Hiei (autoroute Oku­Hiei jusqu'à Konpon-Chudo. Dans le monastère, créé en 788, vivaient jusqu'à 3 000 moines chevaliers qui s'opposèrent souvent au pouvoir. Au XVII s. le général Oda Nobunaga fit brûler la montagne, le monastère et tous ses occupants.

Byodo-in à U,ji (10 km au sud de Kyoto : prendre un train des JR ou la ligne de Keihan) : Byodo-in était la villa de Fujiwara Michinaga, chef de cette célèbre famille au temps de son apogée (Xle s.). Ho-0-Do, la salle du Phénix construite par le fils de Michinaga, Yorimichi, en 1053, ressemble à l'oiseau mythologique, toutes ailes déployées, qui décore le toit. Elle contient la splendide statue en bois d'Amida-Bouddha sculptée par Jocho, un maître de l'époque d'Heian.

 

Nara (334 000 hab)

La ville se considère comme le berceau de la civilisation japonaise. Les fouilles archéologiques prouvent qu'avant l'époque de Nara, une vie de cour très brillante existait à Yamato, la plaine environnante. Même après son apogée, au XIlle - siècle, la ville bénéficia de la protec­tion des Fujiwara jusqu'à leur chute. Son activité principale reste le tou­risme, avec un million de nuitées par an.

Les richesses de Nara

La vieille ville, transformée en parc de Nara, abonde en monu­ments historiques.

Kiifukuji : en se dirigeant vers le centre, on aperçoit d'abord une belle pagode de cinq étages qui se reflète dans l'eau de l'étang de Sarusawa. Au temps de la splendeur des Fuji­wara, leur temple familial compre­nait 175 bâtiments disséminés sur une gigantesque esplanade. Le tem­ple perdit peu à peu de son influence au profit de l'Enryakuji à Kyoto. Les bâtiments qui subsistent datent, pour la plupart, du XVIIIe siècle. Précieuses statues de l'époque de Kamakura dans les salles de Nan et de Hoku-Endo. La salle Tokondo, à l'est, conserve une statue de bodhi­sattva du Vile siècle. On peut admi­rer tous les autres trésors du temple dans le Kokuhokan.

Sanctuaire de Kasuga : 3 000 lan­ternes en pierre et en bronze mènent au sanctuaire des Fujiwara, fondé au VIIIe siècle. Il est protégé par des cerfs, messagers des dieux, dont la mise à mort entraînait jadis la peine capitale.

Shin-Yakushjji : l'empereur Shomu créa ce temple au VIIIe siècle, pour remercier les dieux d'avoir guéri son épouse Içomyo d'une maladie oculaire. Précieuse statue de Ya­kushi-Nyorai aux 12 bodhisattva.

Todaiji : l'empereur Shomu fit cons­truire ce temple en 745 pour en faire le siège central du bouddhisme japonais. De part et d'autre du por­tail, Nandaimon, des niches abri­tent des statues de devas, gardiens de Bouddha, ceuvres d'Unkei et de Kaikei, maîtres de l'époque de Kamakura. Daibutsuden, le plus grand édifice en bois du monde, rénové en 1980, abrite le Daibutsu, statue en bronze de Bouddha, haute de 16,2 m et pesant 551 tonnes. Dans la salle des ordinations, Kai­dan-In, 4 statues de devas de l'épo­que de Nara. La reliquaire de Shoso­In préserve de prestigieux chefs­d'ceuvre du Ville siècle. Par temps sec, ses poutres se rétrécissent, par temps humide elles se dilatent et empêchent l'humidité d'entrer. Une fois par an, ses trésors sont exposés au Musée national de Nara (octobre et novembre).

Près de la salle de février, Nigat­su-Do, célèbre pour sa fête de l'eau, la salle de mars, Sangatsu-Do, ren­ferme un magnifique groupe de sta­tues de l'époque de Nara : Fukuken­jaku-Kannon et ses 14 compagnons, en laque.

Excursions aux environs de Nara

H ry ji à Ikaruga (une heure de train. de Nara à Ilo-ryuji-Mae par la ligne de Kintetsu ; accessible aussi en autocar) : créé en 606, le temple comprend au total 45 édifices. Dans la cour intérieure, la pagode de 5 étages et la salle dorée, Kondo, font pendant, mais de face asymétrique à la salle de cours de Daikodo.

Des statuettes en terre cuite, pla­cées dans les niches au rez-de­chaussée de la pagode, illustrent des scènes de la vie de Bouddha. Les fresques du Kondo reproduisent fidèlement les originaux détruits par l'incendie de 1949. Les trésors d'art du Daihozoden remontent égale­ment à l'époque d'Asuka.

A l'est de l'aire sacrée, se trouve la belle salle octogonale des rêves, Yumedono. La mystérieuse statue de Guze-Kannon, également de l'époque d'Azuka, n'y est dévoilée au public que deux fois par an (du 11.4 au 15.5 et du 22.10 au 20.11). Couvent de nonnes de l'époque de Nara, le temple de Chuguji, situé également à l'est du Ho-rynji, con­serve deux trésors nationaux : la statue de bronze de Nyoirin-Kan­non méditant, due à Shotoku Taishi,

et la plus ancienne broderie du Japon, Tenjukoku-Mandara.Exécu­tée par la pieuse épouse de Taishi après la mort de celui-ci, elle repré­sente des scènes de l'au-delà.

Tôshôdajji à Nishi-no-Kyo (20 mn de Nara par les trains de la ligne de Kintetsu ou en autocar) ; temple principal de la secte bouddhiste de Ritsu, fondée en 759 par le prêtre chinois Ganjin. La salle principale, Kondo, compte parmi les chefs­d'ceuvre de l'architecture de Nara. Les nombreuses statues de Bouddha et de bodhisattva ont été exécutées par des maîtres venus de Chine. Dans le Miedo, la célèbre statue de Ganjin acris se visite seulement le jour de l'anniversaire de Gare.

Yakushiji : dans ce temple situé à proximité du Tôshôdaiji, belle pagode (Vile siècle), et statue en bronze noir de Nikko et Gakko­Basatsu (697).

Dans la région de Yamato, le touriste qui dispose d'un peu de temps découvrira bien d'autres tem­ples de l'époque de Nara, dont Sai­daiji, Akishinodera (Vile siècle) à Heijokyo, Horinji et Hokkiji (Vile siècle) à Ikaruga.

On peut compléter la tournée des temples bouddhistes par la visite de Tenri, siège principal de la secte shintô du même nom. L'entrée de son sanctuaire, Isonokami, est sou­mise à une autorisation préalable. Tenri possède aussi un intéressant musée d'ethnologie.

 

La deuxième ville industrielle du Japon constitue le centre économi­que de l'ouest du pays. Sa fondation remonte à l'époque d'Asuka. Mais Osaka ne prit son véritable essor qu'au XVIe siècle, sous Toyotomi Hideyoshi, qui y construisit un puis­sant château fort. Grâce à sa situation privilégiée de porte de la mer Intérieure et de princiQale ville mar­chande du Japon, Osaka affirma toujours sa puissance à l'égard de Kyôto et d'Edo (TTkkyô), jouant ainsi un rôle dont devait tenir compte le pouvoir central.

Reconstruite après sa destruction totale pendant la Seconde Guerre mondiale, Osaka, qualifiée autrefois de « Manchester japonaise », se développe aujourd'hui en une méga­lopole qui absorbe Kyoto et Kbe. La ville se transforme de plus en plus en un gigantesque « atelier» envahi par le smog et souffrant d'une pollution aberrante.

 

S'orienter à Osaka

Le centre se divise en deux sec­teurs : Kita (au nord) et Minami (au sud). Mido-suji, une allée rectiligne bordée de ginkgos sur 4 km, relie le centre de Kita, Umeda, qui entoure la gare d'Osaka, à celui de Minami, Nanba. Le quartier bancaire et ad­ministratif se trouve sur l'île de Nakanoshima. Les principaux com­merces se concentrent dans la rue Shinsai-bashi-suji, perpendiculaire à Mido-suji. Le réseau des voies souterraines est presque aussi dense que celui des artères de surface, constamment embouteillées. Une autoroute entoure Osaka de ses deux voies superposées.

Les richesses touristiques dO'saka

Château d'Osaka : au XVe siècle il servait de place forte à la très militante secte d'Ikko. Toyotomi Hi­deyoshi en fit le plus grand château du Japon. Peu avant la restauration Meiji, les partisans du shogu_n dé­mantelèrent le symbole d'Osaka, afin qu'il ne tombe pas entre les mains de l'armée impériale. Le bâti­ment actuel, édifié en béton armé, imite un château traditionnel, doté cependant d'un ascenseur et de tout le confort moderne. Dans le Tenshu­kaku (donjon) se trouve un musée régirnlal.

Temple de Shitenoji seul le torii de pierre du plus ancien temple du Japon, créé en 593 par Shotoku Taishi, date du XIIIe siècle. Détruit à plusieurs reprises par l'incendie, le bâtiment actuel représente un autre exemple d'utilisation du béton armé dans l'architecture tradition­nelle.

 

Sanctuaire du Su_miyoshi : l'un des seuls bâtiments d'Osaka épargné par la guerre ; il honore la divinité pro­tectrice des marins. 600 lanternes de pierre parsèment l'aire sacrée.

Les centres souterrains d'Umeda et_ de Nanba : au sud de la gare d'Osaka, s'étend sur 3 km - jus­qu'aufleuve Dojima - le plus vaste quartier souterrain du Japon, Ume­da. Le centre commercial situé sous la gare de Nanba, plus récent et encore plus futuriste, compte des centaines de boutiques et de restau­rants, un fleuve artificiel, une casca­de, des terrasses de cafés et des « concerts de plein air » ! On se perd dans le dédale de ses galeries.

Musée national d'ethnologie (mé­tro Senri-Chuo) : situé sur le terrain de l'Exposition universelle, le musée dispose de l'installation audiovisuel­le la plus moderne du Japon. Il possède de remarquables départe­ments asiatique et africain.

Excursion au mont Kôya

De Nanba à Gokuraku-Bashi en 2 h par la ligne de Nankai (changer à Hashimoto) ; de Gokuraku-Bashi à Kôya-San par le funiculaire.

Une journée entière est nécessaire pour visiter le célèbre monastère de l'époque d'Heian, siège principal de la secte mystique de Shingon. AppeKongobuji, il fut fondé en 816 par Kukai, au milieu de bois de cèdres situés à 900 m d'altitude, et comprend 120 temples et une université. De nos jours, le monastè­re attire plus d'un million de pèle­rins par an. Dans son enceinte se trouvent les tombes de beaucoup de daimios de l'époque d'Edo. Parmi les oeuvres d'art de la chambre du trésor, Reihokan, figurent de nombreux trésors nationaux.

 

Kobe (1.4 million d’hab)

 

Kôbe, deuxième port du Japon, sur la mer Intérieure, doit à la proximité d'0saka d'en être devenu la cité-dortoir. La région d'Usaka­Kobe, appelée Hanshin, compte plus de 10 000 usines, employant 6 millions de personnes. Fondée en 1867 pour servir de port de commer­ce avec les puissances européennes, la ville abrite toujours beaucoup d'étrangers. Très endommagée pen­dant la Seconde Guerre, elle possède peu de monuments historiques.

Le port de Kôbe est le deuxième du Japon après Yokohama ; il reçoit 10 000 bateaux de marchandises étrangers par an et s'agrandit de plus en plus à partir de terrains gagnés sur la mer. La dernière île artificielle du port a été aménagée en 1981 pour l'exposition universelle. Portopia.

 

Excursions autour de Kôbe

Takarazuka (à 30 nui, par la ligne de Hankyu) : une étonnante troupe de jeunes filles y donne des spec­tacles de danse et d'opérettes. Une réplique du théâtre kabuki.

Au mont Rokko se trouve un éleva­ge célèbre dans le monde entier. Pour détendre les fibres musculaires des bovins et distribuer leurs couches de graisses de manière ho­mogène, on masse les animaux à la bière, ce qui donne une viande succulente mais plus chère que le fois gras (boeuf de Kobe).

 

Ise-jingu

Le plus vieux et plus prestigieux sanctuaire du Japon. Avant chaque décision importante, l'empereur venait consulter l'oracle divin dans ce véritable lieu saint national, le Delphes du Japon. Ise-Jingu est for­mé de deux groupes de sanctuaires Gegu (sanctuaire extérieur) et Naigu (sanctuaire intérieur), distants de 7 km. On visite traditionnellement Gegn avant Naign.

Gegn (à 7 mn de la gare d'Ise) le sanctuaire est dédié à Toyouke­Omikami, symbole de la fécondité.

Naigu (20 mn d'autobus de la gare d'Ise) : cet autre sanctuaire se con­sacre au culte de la déesse du soleil. Amaterasu-Omikami, fondatrice de la dynastie impériale. On y conserve le miroir Yate-no-Kagami, l'un des trois attributs du pouvoir impérial que la déesse, selon la tradition, remit à son fils Ninigino-Mikoto. Le pont Uji, surmonté de deux torii, conduit au lieu saint, entouré d'une forêt de cèdres géants.

Les deux édifices, en style Yuitsu­Shinmei-Zukuri (le plus ancien du Japon), ressemblent à des cabanes en cèdre, couvertes de toits de ro­seaux aux faîtages dorés. Ils se cachent derrière plusieurs palissades que seul l'empereur peut franchir. Devant le rideau blanc masquant l'entrée, les nombreux pèlerins frap­pent deux fois dans leurs mains, pour attirer l'attention de la divini­té, avant de jeter des pièces de monnaie ou parfois un billet de banque dans le tronc aux offrandes.

Futamigaura (à 10 mn d'Ise par la ligne de Sangu) : après la visite d'Ise-Jingu, les pèlerins vont tradi­tionnellement se reposer à Futami­gaura. De la mer émerge un « couple de rochers » uni par une corde sacrée de paille. Un torii surmonte le « ro­cher de l'Homme ».

 

île des perles de la baie de toba

Sur cette petite île, reliée au conti­nent par un pont, naquit en 1893 la première perle de culture du monde. L'inventeur s'appelait Miki­moto Kokichi.

Le musée des Perles montre bien le processus de la culture. On intro­duit un minuscule corps étranger dans la coquille de l'huître perlière, akoya. Celle-ci le recouvre de plu­sieurs couches de sécrétions qui, après plusieurs années, donnent une perle.

Le processus est le même que­celui qui donne naissance à une perle naturelle, mais l'implantation du corps étranger en augmente la probabilité. Au bout de 7 ans, on ne trouve cependant que 5 perles réussies » sur 100 huîtres.

Le musée conserve le collier du chef, composé de perles géantes, choisies par Mikimoto lui-même. Sa valeur est estimée à plus de 3 mil­lions de F.

 

Autour de la mer intérieure

 

 

NE harmonie subtile de paysages montagneux et mariti­mes forme le Seto-Naikai, l'un des plus beaux endroits du Japon. Connu par les Européens sous le nom de mer Intérieure (en japonais Naikai) ce bassin, entouré par Honshu, Shikoku et Kyushu, ne s'ouvre sur la haute mer que par quatre détroits (Seto).

Seto-Naikai s'est constitué à l'ère tertiaire, par l'effrondement de la langue de terre qui reliait Kyushu, Shikoku et Honshu. La submersion a transformé les sommets de la chaîne de volcans, qui s'étendait de Kyushu au centre de Honshu, en plus de 3 000 îles. Certaines dépassent 100 km de circonférence, d'autres sont de simples rocs de granit coiffés de trois conifères. La grande différen­ce de profondeur entre la mer Inté­rieure et le Pacifique provoque, lors des marées, des courants très vio­lents dans les détroits. Deux courants opposés créent, quatre fois par jour, les « grands remous » du détroit de Naruto, entre Shikoku et l'île d'Awa­ji. Tout le district de Seto-Naikai est classé parc national depuis 1934.

Ses particularités géographiques dotent la mer Intérieure de nom­breuses espèces marines, appréciées par tous les gastronomes japonais dorades, huîtres, et le fugu, réputé dans le monde entier. Le climat relativement doux permet la culture des agrumes. Des paysans, cabotant entre les îlots, y cultivent rizières et vergers qui s'étagent en terrasses jusqu'au sommet des montagnes.

Les côtes de Seto-Naikài présen­tent une unité historique et culturel­le. La toute-puissante famille Heike y perdit des batailles décisives au profit de sa rivale Genji. Heike-Monogata­ri, poème épique du XIIe siècle, chan­te son déclin avec mélancolie. Au XVe siècle, les pirates de Seto-Naikai, appelés Murakami-Suigun étendi­rent leur champ d'action si loin que leur évocation suscitait l'horreur jus­qu'aux côtes des Philippines.

 

Les iles

 

Awaji

 

La plus grande île de Seto-Naikai, avec une circonférence de 155 km. Deux détroits, Akashi au nord et Naruto au sud la séparent d'Honshu et de Shikoku. De Fukura, vieux port de pêche, des bateaux partent quatre fois par jour pour les « grands remous » (de mars à novembre). Un pont relie depuis 1985 Fukura à Naruto (Shikoku), un deuxième doit enjamber le détroit d'Akashi.

Le paysage de la deuxième île de la mer Intérieure se caractérise par d'énormes blocs de granit aux for­mes fantastiques, très appréciées par les jardiniers paysagistes. Un rocher de 300 tonnes, provenant de l'île, servit_ à la construction du château d'Osaka, au XVIe siècle.

Depuis les essais de plantation d'oliviers italiens, en 1908, l'île a vu naître une pépinière nationale con­sacrée à cet arbre. Kankakei offre un beau panorama sur la mer Inté­rieure.

Omishima

La troisième île était autrefois un repaire de pirates. Le sanctuaire d'Oyamazumi - seule curiosité de l'île - contient de nombreux trésors nationaux, dont les magnifiques armes et armures, offerts au XIIe - siècle par le chef de la famille Genji en l'honneur de sa victoire sur les Heike.

Ikuchi

Le temple de Kozanji a été cons­truit sur le modèle du Toshogu de Nikko (1933-1966), par un riche habitant de l'île.

 

Himeji (451 000 hab)

 

Ville industrielle dont le château compte parmi les plus intéressantes curiosités du Japon.

Le château d'Himeji est appelé souvent •château des hérons blancs » en raison de l'élégance de ses lignes. Le Tenshu-kaku et plu sieurs tours secondaires furent cons­truits au XVIe siècle par Toyotomi Hideyoshi, puis complétés par les daïmios résidents. Tous les bâti­ments sont authentiques voir spé­cialement le portail, les murailles blanches surmontées de toits d'ar­doise noire et les douves.

 

Okayama (570 000 hab)

 

Importante ville industrielle gra­vement endommagée pendant la Se­conde Guerre mondiale.

Korakuen : l'un des trois plus beaux jardins paysagers de l'époque d'Edo entourait autrefois la villa de la famille Ikeda, daïmio de l'ancienne province de Bizen.

Celle-ci fit construire à Bizen, à 34 km au nord-ouest d'Okayama, une célèbre manufacture de céra­mique.

 

Kurashiki (415 000 hab)

 

Ville d'industrie moyenne, 16 km à l'ouest d'Okayama (17 mn par la ligne principale de Sanyo) dont le centre possède quelques maisons traditionnelles. Plusieurs riches in­dustriels léguèrent leurs collections d'art à la ville.

Le musée d'Art populaire de Ku­rashiki est installé dans les anciens greniers à riz ; le musée Ohara possède des impressionnistes fran­çais, des Picasso, des Greco, une Annonciation du Greco, etc. La ville possède aussi un musée archéologi­que et un musée du jouet.

 

Hiroshima 1 million d’hab)

C'est la plus importante ville in­dustrielle et commerçante de la mer Intérieure.

Capitale du daimio Mori au Moyen Age, elle devient une ville de garni­son à l'ère du Meiji.

Le 8 août 1945, les horloges d'Hi­roshima s'arrêtèrent à 8 h 15.

La première bombe atomique de l'histoire du monde explosa à 57 m au-dessus de la ville, engen­drant une chaleur de 6 000 °C et détruisant tout dans un rayon de 5 km. Deux tiers des habitants (200 000 personnes) périrent. Au­jourd'hui, la ville a retrouvé et même dépassé son importance an­cienne.

 

 

Les richesses touristiques

Parc mémorial de la paix : il se trou­ve sur l'en(placement de l'ancien centre commerçant d'Hiroshima. Après la guerre, on aménagea l'im­mense champ de décombres en parc, planté d'arbres provenant de diffé­rentes régions du Japon.

Le musée de la paix conserve des objets et documents liés à la catas­trophe. Au nord du parc, sur la rive du fleuve Motoyasu, s'élèvent les ruines de l'ancien Office de la pro­motion industrielle, cible de la bom­be, rebaptisées « Dôme de la bombe A ».

A égale distance du dôme et du musée de la paix, le Cénotaphe, simple sculpture de pierre, est dédié à la mémoire des victimes. Le cé­lèbre architecte Kenzo Tange conçut l'ensemble en 1956.

Château d'Hiroshima : construit par le daïmio Mori Terumoto en 1589, il fut complètement détruit par la bombe.

L'édifice actuel, une copie fidèle, date de 1959. Pendant la guerre sino-japonaise (1894-1895), le châ­teau servait de quartier général à l'empereur.

Excursions autour d'Hiroshima

 

lwakuni (112 000 hab.) à 40 mn par la ligne de Sanyo : cette ville industrielle moyenne tire sa fierté du Kintaikyo, un exceptionnel pont datant du XVIIe siècle (péage dans les deux sens).

 

Ile de Miyajima, à 10 mn de ferry de Miyajima-Guchi (d'Hiroshima à Miyajima-Guchi, 25 mn) : située à 25 km à l'ouest d'Hiroshima, l'île, appelée également Itsukushima, est l'antique demeure de la, divinité protectrice des marins. Le sanctuai­re, dû à la famille Heike, est le chef­d'oeuvre de la mer Intérieure. A marée haute, les bâtiments, situés dans une baie, donnent l'impression de nager vers les flots. Son symbole, Miyajima, le plus grand torii du Japon, émerge de l'eau. Il mesure 16 m de haut et 23 de large. Il faut renouveler le bois de camphrier dont il est fait tous les 100 ans. Entre le sanctuaire et la mer se trouve la plus ancienne scène de nô en plein air du Japon. Le trésor contient de nombreux objets de valeur, dont les rouleaux de siitras exécutés par la famille Heike.

 

Shikoku

 

Jusqu’a la construction du pont de Seto-Ohashi, la quatrième île du Japon resta à l'écart de l'industrialisation. L'intérieur, très montagneux, se prête difficilement à l'ex­ploitation agricole et l'absence de routes compliquait les échanges entre ses quatre provinces féodales devenues préfectures (Shikoku veut dire « quatre pays »).

Seuls les pèlerins, vêtus de kimonos blancs et chaussés de sandales de paille, s'aventuraient dans les forêts vierges. Ils effectuaient 1 440 km à pied pour faire le tour des 88 temples bouddhiques cachés dans les vallées des monts Shikoku et les petites baies de la mer Intérieure afin d'y déposer leurs billets de pèlerinage numérotés et implorer la grâce du bodhisattva. Appa­renté à l'animisme primitif, le pèlerinage remonte à l'enseignement de Kukai.

100 000 personnes l'effectuent encore tous les ans, mais les autocars leur facilitent la tâche.

 

Takamatsu 326 000 hab)

 

Principal port de Shikoku, le chef­lieu de la préfecture de Kagawa (autrefois province de Sanuki) ser­vait, à l'époque d'Edo, de place forte à la famille Matsudaira, alliée au shogun Tokugawa. Elle contrôlait tous les daïmios de la région de Sete-Naikai!

Parc de Ritsurin : public depuis 1875, l'ancien jardin paysager de la villa des Matsudaira se compose d'un jardin européen au nord et d'un jardin japonais au sud.

Excursions

Yashima (20 mn de Takamatsu­Chikko parla voie ferrée de Kotoden ; de la gare de Takamatsu, 35 mn par l'autocar) : presqu'île s'avançant dans la mer intérieure, à 6 km à l'est de Takamatsu : c'était à l'origine une 11e volcanique, que des coulées de lave ont peu à peu reliée au conti­nent. Du sommet en forme de ter­rasse, se découvre un beau panorama sur la mer Intérieure.

Le temple de Yashima, 84e station, contient des souvenirs des célèbres batailles navales entre les Heike et les Genji.

Sanctuaire de Kotohira (1 h de Takamatsu-Chikko par la voie ferrée de Kotoden) : le sanctuaire voue un culte à la divinité protectrice des marins. 1 368 marches grimpent du portail au sanctuaire principal, situé sur le sommet de la colline. Vue impressionnante sur la mer Inté­rieure.

Zentsûji (1 km de la gare de Zent­siiji, située à 30 mn de Takamatsu par la ligne de Dosan) : le fondateur de la secte bouddhiste Shingon, Kukai, appelé Dobo-Taishi, éleva le temple sur son lieu de naissance. Restauré au XVIIe siècle, l'édifice conserve de nombreuses reliques de ce prêtre mystique de l'époque d'Heian.

Tokushima (256 000 hab)

La ville forte de l'ancienne pro­vince d'Awa est située dans le delta du plus long fleuve de Shikoku, Yoshinogawa (194 km).

Cette calme ville de province, qui vit de la pêche, prend au mois d'août (du 12 au 15) des allures de carnaval. C'est l'époque des danses d'Awa.

Vêtus d'élégants kimonos de coton, les habitants de Tokushima et les touristes venant du Japon entier, envahissent pendant quatre jours toutes les artères de la ville, pour danser jusqu'à une heure avan­cée de la nuit.

 

Matsuyama (430 000 hab)

 

Gravement sinistrée, la plus grande ville de Shikoku fut recons­truite après la Seconde Guerre mon­diale.

Château de Matsuyama : depuis 1602, il surveille la ville du haut de la colline de Katsuyama. Les bâtiments originels ne subsistent qu'à l'état de fondations et dans quelques édifices mineurs. Le Tenshukaku date du milieu du XXe siècle.

Dogo-Onsen : l'eau de source de la plus ancienne station thermale du Japon jaillit à 40°.

Riche en potasse, elle soigne les maladies de la peau.

A l'établissement thermal, situé au centre de la ville, on peut obser­ver les habitudes balnéaires des Japonais.

Ishiteji : le 51e temple de pèlerinage date du VIle siècle ; le portail de Niomon est en style de Kamakura.

Kôchi (310 000 hab.)

Complètement coupée des autres villes de Shikoku par les montagnes centrales, K5chi est située sur la côte ensoleillée du Pacifique. Le climat, constamment doux, permet deux récoltes de riz par an.

La ville servait de place forte au daimio Chosokabe, qui unifie Shikoku sous sa domination en l'an­née 1588.

Château de Kôchi : un jardin public entoure le château, situé sur une colline au centre de la ville.

Le Tenshukaku date de l'année 1601 et fut considérablement res­tauré en 1748.

 

 

Excursions autour de Kôchi

 

Ryugado (à 1 h de Kôchi-Hari­mayabashi par l'autocar).

La deuxième grotte à stalactites du Japon s'ouvre sur les pentes du mont Sanpo (322 m).

On y a découvert des poteries préhistoriques.

Cap Ashizuri (2 h 20 de Kôchi à Nakamura - 116 km - par la ligne de Dosan ; 2 h d'autocar de Naka­mura ; changer à Tosa-Shimizu).

Kongôfukuyi : isolé sur le cap Ashi­zuri, le 24e temple du pèlerinage fut fondé par Kukai au IXe siècle. Il offre l'asile à tous les voyageurs (en partie comme auberge de jeunesse).

La côte, déchiquetée par l'érosion, offre une heureuse diversion aux élégants jardins paysagers. Mais il faut s'accommoder de moyens de communication sporadiques.

De fortes chutes de pluies et des typhons d'une vitesse de 50 km à l'heure, caractérisent l'automne de la péninsule.

Les inondations qui les suivent interrompent régulièrement le trafic routier.

Collection de coraux à Tafsukushi et visite du fond marin, tapissé de corail, par un bateau de verre, à Minokoshi.

 

San-in (ouest d’honshu)

le nord-ouest d'Honshu, sur la mer du Japon, se distingue historiquement et géographiquement de la région tournée vers la mer Intérieure. On l'appelle Ura-Nippon (le verso du Japon), ou San-In, la « face ombragée des montagnes », opposée à San-Yo, la « face ensoleillée ».

Les Japonais nostalgiques considèrent les villes moyenâgeuses de San-In, épargnées jusqu'à nos jours par l'industrie et par la frénésie de vitesse du Shinkansen, comme un coin de paradis perdu.

L'itinéraire classique se fait par la ligne principale de San-In de Kyoto à Shimonoseld, le long des côtes de la mer du Japon, avec des changements fréquents.

Des lignes d'autocar traversent les montagnes au départ d'Okayama d'Hiroshima ou d'Ogori, sur la côte de la mer Intérieure.

 

Hagi (51 000 hab)

 

L'ancienne capitale du puissant daïmio Mori devint, à l'époque d'Edo, le rendez-vous des partisans de l'empereur. Tout Japonais con­naît la céramique d'Hagi, Hagiyaki. La ville semble posséder autant de manufactures d'Hagiyaki que de bi­cyclettes d$ location, à l'aide des­quelles les touristes se lancent à l'assaut de la ville.

Ruines du château d'Hagi : cons­truit en 1604 et démoli au début de l'ère du Meiji. La petite maison de thé, dans les jardins du château, servait aux réunions des partisans de l'empereur avec le progressiste daïmio Morj.

Tokoji : construit en 1691, le temple conserve les tombes de cinq généra­tions de la famille Mori, illuminées par 500 lanternes de pierre.

Tsuwano

Située dans une cuvette, cette mi­nuscule ville forte à l'ambiance mé­diévale mérite bien son surnom de M petit Kyôto ». Une petite chapelle de la Vierge honore la mémoire des martyrs du début de l'ère du Meiji.

Akiyoshidai

Ce plateau karstique de 130 km 2, unique au Japon, contient d'innom­brables rochers de calcaire blanc usés par l'érosion.

Akiyoshi-Do est la plus grande grot­te à stalactites du Japon (1,6 km). Dans la grande salle, haute de 80 mètres, se succèdent sources, casca­des et ruisseaux.

 

Matsue (138 000 hab)

 

La plus grande ville de la région de San-In se trouve au bord du pittoresque lac de Shinji, relié par un fleuve à la lagune de Nakano­Umi.

 

Château de Matsue : construit en 1601, il compte parmi les châteaux les mieux conservés du Japon. Belle vue sur le lac de Shinji qui contient de l'eau douce, alors que celle de la lagune de Nakano-Umi, tout proche, est salée.

 

Izumo-taisha

Le plus vieux sanctuaire shintô du Japon et le plus important après Ise-Jingu. Sa création remonte à l'époque préhistorique.

D'après le calendrier lunaire, tous les dieux du Japon se retirent à lzumo au mois d'octobre. Aussi, ce mois porte-t-il le nom de Kamina­zuki (mois sans dieu) en japonais ancien. Le bâtiment actuel remonte au XVIIIe siècle.

 

Tottori (137 000 hab)

 

L'ancienne ville forte de la famille Ikeda tire son orgueil d'une poire obtenue par divers croisements, N juseki, et de ses dunes.

 

Tottori-Sakyn : les dunes de sable, les seules du Japon, s'étendent, au nord de la mer Intérieure, à 5 km du centre-ville, sur 2 km de large et 16 km de long. Les touristes s'y ouvrent des pistes et posent pour la photo souvenir devant des cha­meaux d'importation.

 

 

Parc national de Daisen-Oki

On le visite à partir d' Yonago (121000 hab.), accessible par le train au départ de Matsue (29 km), d'Osaka par TDA en 1 h. Autour du volcan éteint de Daisen (1711 m) qui ressemble au Fuji, se trouve l'un des centres de sports d'hiver les plus animés de l'ouest du Japon. Les pistes de ski de Daisen-Interna­tional possèdent cinq remontées, celles de Goenzan, quatre.

Iles d'Oki

Groupe d'îles volcaniques, situées à 74 km au nord de la presqu'île de Shimane. Les deux îles principales se nomment Dôzen et Dôgo. Un circuit en bateau de Dôgo à Beppu, sur l'île de Dôgo, permet d'admirer de ravissants petits îlots rocheux émergeant d'une mer cristalline.

 

Kyushu

 

la plus méridionale des quatre principales îles du Japon est la plus peuplée après Honshu. Le tempérament fou­gueux des habitants ressemble au paysage, auquel de nombreux volcans en activité on fait donner le nom de « terre de feu ». Au centre de KyUshU, le plus grand volcan du monde, l'Aso, partage l'île en deux zones : au nord la région industrielle, au sud, l'arrière-pays « sous-développé ». Le niveau de vie et les prix accusent une différence sensible entre le nord et le sud. Le « pays des kamikazes » repoussa deux invasions mongoles. Des échanges séculaires avec l'étranger ont marqué le caractère des habitants de KyUshû, particulièrement ouverts et hospitaliers. Tous les courants culturels venant de l'extérieur atteignaient d'abord KyUshû, avant d'essaimer vers l'intérieur du Japon. Les vieilles demeures patriciennes de Kagoshima possèdent deux portes d'entrée, deux bassins et deux toilettes, car le vieux code d'éducation des familles de samouraï veut que les hommes soient séparés des femmes à partir de l'âge de 7 ans.

 

Nagasaki

 

Malgré ses petites dimensions, la ville correspond à ce qu'un Japonais attend de Kyushu : un centre de rencontre de divers courants cultu­rels. Au XVIe siècle, le port, abrité par la presqu'île de Nishisonogi, se trouva brusquement au coeur du commerce mondial : Nagasaki était le seul port autorisé à commercer avec les Hollandais et les Chinois. Pendant 230 ans, l'air extérieur ne parvint au Japon que par. le chas d'aiguille de Nagasaki. Pour le respi­rer, de nombreux savants venaient secrètement dans la ville en risquant ainsi leur vie - pour prendre con­naissance du savoir occidental que pouvaient leur transmettre les Hol­landais enfermés sur l'île de Dejima, dans la baie de Nagasaki. Des méde­cins européens y formèrent même leurs confrères japonais.

Malgré de longues persécutions, le diocèse de Nagasaki compte aujourd'hui 40 % des catholiques japonais, libres, depuis l'ère du Meiji, de pratiquer leur religion après huit générations d'oppression.

L'ironie de l'histoire voulut qu'en 1945, la deuxième bombe atomique explosât au-dessus de la plus grande cathédrale d'Extrême-Orient, celle d'Uragami. Après sa reconstruction, Nagasaki devint l'une des plus impor­tantes villes industrielles du Japon, avec les plus grands chantiers de construction navale du monde.

Les richesses touristiques

Glover Mansion : ancienne rési­dence du riche marchand anglais Thomas Glover. Dans son jardin, transformé aujourd'hui en un petit musée, on a reconstitué des maisons étrangères, considérées comme exotiques », à l'ère du Meiji. Pen­dant la saison, des millions de Japo­nais se ruent en autocar et en taxi, dans ce quartier résidentiel assez calme le reste de l'année.

Eglise catholique d'Oura : bâti­ment de bois en style néo-gothique, élevé en 1869 et dédié aux 26 martyrs crucifiés en 1597.

Sofukuji : le plus vieux temple de la secte Obaku au Japon, construit en 129, dans le style Ming tardif, par des Chinois résidant à Nagasaki.

Parc de la paix : mémorial de la deuxième bombe atomique, qui explosa ici le 9 août 1945. La salle de culture internationale conserve des documents relatifs à la catastro­phe. Près du parc, a été reconstruite l'église d'Uragami.

Monument des martyrs : élevé à l'occasion du centenaire de la cano­nisation des 26 martyrs (1962).

Parc national d'Inasa : panorama sur la baie de Nagasaki.

Excursions autour de Nagasaki

Parc national d'Unzen (2 h d'auto­

II contient plusieurs volcans éteints dépassant 1 300 m d'altitude. Les hôtels sont équipés pour des séjours prolongés et possèdent des établisse­ments thermaux. Fumerolles specta­culaires à Unzen Spa.

Presqu'île de Shimabara (en 3 h par l'autocar) : le Tenshukaku, don­jon très restauré du château de Shimabara, contient des souvenirs du soulèvement chrétien de Shima­bara. 37 000 chevaliers et paysans chrétiens, sous les ordres de « l'en­fant des dieux », Amakusa Shiro, âgé de 14 ans, tinrent tête pendant un an à l'armée du shogun Toku­gawa. Ils furent massacrés jusqu'au dernier, après un siège de trois mois de leur château de Hara (1638).

Parc national de Saikai : excursions au départ de Sasebo (254 000 hab.), accessible de Nagasaki en 2 h d'au­tocar. L'ancien port militaire est devenu un port de commerce. La côte du parc, très découpée, s'ouvre par des baies en forme de fjords, en face d'innombrables îlots.

 

Kuju-Kushima (les « 99 îles »). Il s'agit en réalité de plus de 200 minuscules îlots coiffés de pins.

 

iles d'Hirado (à 55 mn de bateau de Sasebo, par la ligne Cobalt) au Moyen Age, elles servaient de quartier général aux pirates de la mer de Chine orientale. Après l'arri­vée des Portugais (1550) et des Espagnols, la première représenta­tion commerciale européenne s'éta­blit à Hirado ; plus tard, Dejima reprit ce rôle. Hirado rappelle égale­ment le souvenir de William Adams, alias Miura Anjin, naviga­teur anglais qui passa les 20 dernières années de sa vie au Japon à la suite d'un naufrage. Sa tombe se trouve sur une colline de l'île. James Clavell en fit le héros de son roman Shogun.

Goto-retto (3 h 30 de bateau de Nagasaki par la ligne de Kyushu . Shosen) : à 30 km au sud-ouest d'Hirado, cet archipel compte envi­ron 140 îles. La moitié de la pêche de la préfecture de Nagasaki pro­vient de Gotô. On y produit égale­ment l'huile de camélias (60 % de la production nationale).

Arita et Imari

Pour les amateurs, cette visite de la plus ancienne manufacture de porcelaine en pâte dure du Japon, mérite le détour. En 1518, on décou­vrit à Arita de précieux gisements de kaolin. La première manufacture de porcelaine blanche fut fondée par des Coréens. En 1643, Sakaida Kakiemon réussit à fixer une lumi­neuse couleur rouge sur la porce­laine blanche. L'Akae, plus connue en Occident 'sous le nom de style Kakiemon, suscita une révolution dans la porcelaine européenne. Le port d'Imari exportait les porcelai­nes d'Arita vers l'Europe. D'où la notion, en Europe, de vieil-i mari, à distinguer du nouvel-imari, produit par l'actuelle manufacture d'Imari. (collections de porcelaines de Kakie­mon, Gen-Emon et Imae-mon ; marché aux porcelaines du 1°` au 5 mai).

 

Parc national d'Aso

 

Le plus grand volcan du monde, Aso, ressemble à un paysage lunaire. Le cratère original a une circonférence de 128 km. Les parois extérieures, hautes de 400 m, enser­rent les cinq sommets actuels, dont seul le Nakadake (1 524 m) reste en activité. Sa dernière éruption, en 1976, détruisit l'un des deux funicu­laires et fit plusieurs victimes. Les cabanes blindées du sommet servent d'abris en cas d'éruption imprévue.

 

Beppu (133 000 hab)

 

Terminus de la ligne de navigation d'Osaka sur la mer Intérieure et début de la route du TransKyitshû, Beppu constitue le centre idéal d'une visite du centre de Kyûshn et une halte reposante, qui offre toutes sortes de loisirs et de distractions. La ville compte d'innombrables sources d'eau chaude et autant de singes au mont Takasaki : environ 3 800 sources et 900 hôtels sur une super­ficie de 8 km sur 12.

 

Les enfers de Beppu-Jigoku (circuit de 2 h 30 en car, départ de Beppu­Kitahama toutes les 30 mn) : ces sources, qui rejettent une eau miné­rale bouillonnant à gros flots, ont effectivement quelque chose de dia­bolique. La couleur de l'eau, jaillis­sant à 94 °C, va du rouge sang au bleu azur.

 

Usuki (circuit de 5 h 20 en autocar, départ de Beppu-Kita hama une fois par jour) : les 60 statues de Bouddha, taillées dans le roc à l'époque d'Heian, soulèvent l'enthousiasme des amateurs d'art.

 

Sanctuaire d'Usa-Jingu (1 h 30 de car de Beppu) : selon certains spé­cialistes, le premier Etat-tribu du Japon, Yama Taikoku, serait né près d'Usa-Jingu, qui compte parmi les trois plus vieux et plus impor­tants sanctuaires shintô avec Izumo­Taisha et Ise-Jingu.

 

Kumamoto (550 000 hab)

La troisième ville de Kyffshn remonte à l'époque de Nara. Le daimio Kato Kiyomasa, général de Toyotomi Hideyoshi, dessina son plan actuel. La ville souffrit beau­coup des bombardements de la Seconde Guerre mondiale.

Château de Kumamoto : l'un des trois plus célèbres châteaux du Japon fut achevé au début du XVIIe siècle sous Kiyomasa. Reconstruit en 1960, le Tenshukaku imite fidèle­ment le bâtiment original.

Parc de Suizenji : dessiné en 1632. il représente des paysages japonais célèbres.

ies d'Amakusa (2 h d'autocar de Kumamoto à Hondo) : Amakusa comprend plus de 70 îles. Après des siècles d'isolement, 5 ponts relient depuis 1966 les deux principales, Kami et Shimo-Shima, au conti­nent. Ils comptent parmi les chefs­d'oeuvre de la technique moderne. Les insulaires vivent de la pêche et de la culture des perles.

 

Kita-kyushu ( 1 065 000 hab)

 

Le nom très banal de Kita-Ky shii (Nord-KyUshil) désigne une conurba­tion créée en 1963 et unissant 5 vil­les : Moji (port d'exportation de l'acier), Wakamatsu (port d'impor­tation du charbon), Tobata (port de pêche), Kokura (ville marchande) et Yawata (siège de la plus grande acié­rie du monde, Shin-Nippon-S'teel).

 

Fukuoka (1 165 000 hab)

 

Le nom de la ville crée des confu­sions chez l'étranger. La gare s'ap­pelle Hakata, la ville Fukuoka. Elle naquit à l'ère du Meiji, lorsque la ville forte de Fukuoka absorba le port de Hakata. Centre administratif de Kyushu et siège de l'université, sa renommée réside dans ses innombrables restaurants gastronomiques et ses établissements de nuit (sur­tout dans le quartier de Nakasu).

Sanctuaire de Dazaifu (35 mn de la gare de Fukùoka-Terntinal par la ligne de Nishitetsu) : le sanctuaire honore le célèbre érudit et chance­lier Sagawara Michizane (845-903), relevé de ses fonctions à Ky5to et exilé dans la ville de garnison de Dazaifip à la suite d'intrigues de cour. Les Japonais le vénèrent comme protecteur des écoliers, des savants et de la littérature.

Karatsu, d'Hakata (Fukuoka) à Higashi-Karatsu en 1 h par la ligne de Chikuhi à l'époque d'Heian, le petit port de pêche situé dans la baie de Karatsu servait de principal port de commerce du Japon avec la Corée et la Chine. De nos jours, on s'y embarque pour le voyage aux îles du parc national de Genkai­Quasi.

 

Kagoshima (525 000 hab)

 

Les Japonais appellent Kagoshima le » Naples d'Extrême-Orient ». Un jumelage unit d'ailleurs les deux villes. Certains disent ironiquement que le rapprochement se justifie moins par le volcanisme que par une certaine « arriération ». Jusqu'à la restauration Meiji, Kagoshima était la capitale du pays de Sat&ima. complètement indépendant du pou voir central.

Sakurajima (20 mn de ferry de Kagoshima) : le Vésuve du Japon était à l'origine une île, qui fui reliée à la péninsule d'Osumi par la terrible explosion de 1914. Les différents sommets émettent en per­manence une fumée noire. La col­line de Shiroyama offre le plus beau panorama sur le Sakurajima.

Ibusuki 53 mn de Nishi Kagoshima - 46 km - par rd' ligne d'Ibusuki-Makurazaki) : station ther­male célèbre, dotée d'une plage de sable de 4 km de long. A travers le sable, filtre une eau tiède, riche en potasse.

 

Un bon tuyau

 

parc national de Kirishima (du Nishi-Kagoshima à Ebino-Kogen en 2 h 35 d'autocar, ou de Miyazaki à Kobayashi également par le car ; en train, de Nishi­Kagoshima à Kirishima-Jinja en 50 mn, par la ligne principale de Nippo) : les monts de Kirishima, constitués de 23 volcans éteints, représentent un terrain idéal pour les alpinistes, 2 h de marche jusqu'au sommet de Karakuni­dake (1700 m) au départ de Fu­doike. Trans-Kirishima-Tour 8 h à partir d'Ebino. Points forts de l'excursion Karakunidake et Takachiho (1574 m).

 

les iles ryukyu

 

aU sud-ouest de l'archipel nippon s'étend, sur 500 km direction de Taiwan, la chaîne des 73 îles Ryùk; On en distingue trois groupes : Okinawa, Miyako Yaeyama. Ils forment la préfecture la plus méridion du Japon, Okinawa. Un million d'hommes vivent sur une supe cie comparable à celle du Luxembourg. La capitale, Na (302 000 hab.), se trouve sur l'île principale d'Okinawa.

 

Okinawa

 

Les seuls combats livrés sur le sol japonais lors de la Seconde Guerre mondiale l'ont été dans la préfecture d'Okinawa, après le débarquement, en avril 1945, de 5 divisions améri­caines. Trois mois de lutte sanglante coûtèrent la vie à 110 000 soldats japonais, 140 000 civils et 13 000 Américains ; ils détruisirent 94 % des bâtiments de l'île, dont tous les trésors d'art de l'ancienne capitale du royaume de Shuri. Okinawa de­vint la base principale des forces américaines d'occupation en Extrê­me-Orient. Depuis sa restitution, en 1972, il y reste cependant 29 000 Américains, répartis dans 120 bases.

A partir de l'Exposition océane in­ternationale (1975), les Japonais con­tinentaux envahissent Okinawa en masse, attirés par les plages de sable fin. A l'intérieur, il faut se méfier du serpent habu, au venin mortel.

 

Richesses touristiques des îles

Shurei-Mon à Shuri, Naha : le cond portail de l'ancien palais roi fut détruit pendant la Seconde Gu( re mondiale et reconstruit en 1958

 

 

Gyokusendo, à 25 km au sud , Naha : la grotte, découverte seul ment en 1957, contient plus i 460 000 stalactites et stalagmite Elle mesure 4 km de long, dont sel 800 m ont été déjà explorés. Dai les environs, notamment à Itonu et à Gushikami, monument- cor mémorant les suicides collecti d'étudiants et de militaires en 1945.

 

 

Moyen-honshu

 

au centre de l'île de Honshu s'élèvent les monts de Chuibu, appelés aussi le « toit du Japon ». Ce sont des montagnes récentes, caractérisées par des cimes dentelées et des gorges escarpées. La plus profonde gorge du Japon, Kurobe-Kyokoku, coupe les redoutables monts de Tateyama. Dans son ouvrage Alpinisme et exploration des Alpes japonaises (1896), le missionnaire et alpiniste anglais Walter Westen souligna la curieuse analogie entre les Alpes d'Europe et les monts Hida.

Couvrant une superficie de 90 fois 40 km, les monts Hida comprennent 10 sommets dépassant 3 000 m et 30 autres de plus de 2 800 m. L'appellation « Alpes japonaises » s'étend également aux monts d'Akaishi (« Alpes du Sud ») et Kiso (« Alpes centra­les »). Hida étant souvent qualifié d'« Alpes du Nord ». Les sommets comme le Yari (3 180 m), l'Hotaka (3 190 m) et le Tateyama (3 105 m), sont souvent fatals aux nombreux candidats à l'Hima­laya qui s'y entraînent. Seuls les champions peuvent se lancer à l'assaut de la paroi nord du Mae-Hotaka (3 090 m) ou du « Sommet du sabre », Tsurugi (2 998 m).

 

Les monts Chiibu partagent le centre d'Honshû en deux régions géographiques et économiques totalement différentes : la côte ensoleillée du Pacifique, Tokai et la côte souvent enneigée de la mer Intérieure, Hokuriku.

Le manque de communications accentuait les contrastes.

Achevée en 1985 après 13 ans de travaux, la liaison ferroviaire Joetsu-Shinkan-Sen relie Tôkyb à Niigata en 2 h et demie, à travers les montagnes.

 

Matsumoto (194 000 hab)

 

Le rendez-vous préféré des touris­tes, pour visiter les Alpes japonai­ses. La vieille ville de garnison devint en 1550 la résidence du fameux stratège Takeda Shingen, daünio de la province de Kai. Elle accueille aujourd'hui les étudiantsde l'université de Shinshu.

 

Le château de Matsumoto, également appelé château de Fukashi, servit de quartier général à la famille Takeda. Les panneaux laqués de noir de la façade valurent à la forteresse le nom de « château des Corbeaux ».

 

Kamikochi

 

Rendez-vous très estimé des alpi­nistes du monde entier, le village, tapi au fond d'une cuvette de 16 kilomètres de long, offre une large palette d'hébergements : du simple refuge au très snob hôtel Impérial.

 

 

Norikura (à 2 h 30 de Kamikochi par l'autocar) : une très belle route panoramique conduit jusqu'au som­met (3 206 m). Belle vue sur les Alpes japonaises. Le Norikura pos­sède le plus haut bureau de poste du Japon.

 

 

Shirahone-Onsen (1 h de car de Kamikochi) : source chaude soignant l'arthrite, connue depuis le Moyen Age. A l'arrière-plan, beau paysage de montagne.

 

Parc national du plateau de jo-shnestsu

 

Le centre de sports d'hiver préféré des jeunes Tokyotes s'étend autour des volcans d'Asama (2 542 m) et de Shirane (2 106 m). La station de Nagano (310 000 hab.) s'est déve­loppée autour du temple géant de Zentsuji, dont la statue de Bouddha remonte à l'époque d'Asuka (VIe siècle).

Plateau de Shiga : l'un des champs de neige les mieux équipés du Japon. On y trouve 13 villes d'eau et stations de sports d'hiver, dont Maruike-Onsen. Plus au nord, Noza­wa-Onsen possède des pistes répu­tées et plus de 20 remontées.

Lac de Nojiri : centre de repos très apprécié des Européens : beaucoup d'étrangers résidant à Tokyo y pos­sèdent des villas.

 

 

Nagoya (2 100 000 hab)

Fondée par Tokugawa Iey_asu à égale distance de Tôkyô et d'Osaka, la quatrième ville du Japon s'épa­nouit pendant toute l'époque d'Edo. Avant la Seconde Guerre mondiale, s'y concentrèrent les industries aéronautiques et de machines texti­les.

Très endommagée par les bombar­dements, la ville a été reconstruite selon les plans d'urbanisme les plus avancés.

Nagoya possède le troisième port exportateur du Japon. 70 % des exportations consistent en automo­biles : dans la banlieue de Nagoya, à Toyota, se trouve la seconde usine d'automobiles du monde : Toyota Motors Co.

Château de Nagoya : siège de la fa­mille Tokugawa, alliée du shogun. Il fut victime de la Seconde Guerre mondiale. Seul le Tenshukaku, avec ses célèbres Shachihoko (décorations aux dauphins) en or de 18 carats fit l'objet d'une reconstruction.

Sanctuaire d'Atsuta : le plus important sanctuaire réservé à la famille impériale, après celui d'Ise. On y conserve l'un des attributs impériaux, le sabre Kusanagi-no­Tsurugi. Le sanctuaire fut fondé au IIIe siècle, mais les bâtiments actuels datent de 1959.

Musée Tokugawa : installé dans l'ancienne résidence des Tokugawa, il abrite les trésors d'art de cette maison souveraine (rouleaux illus­trant l'Histoire du prince Genft).

Seto (29 km au nord de Nagoya)

 

Seto-Mono est synonyme de por­celaine au Japon. La ville produit la plus grande quantité de porcelaine industrielle (la marque la plus con­nue s'appelle Noritake China).

 

Gifu (409 000 hab)

 

La ville est connue pour sa pro­duction de lanternes en papier et la pêche vespérale au poisson ayu, sur le fleuve Nagara, à l'aide de cormorans qu'un anneau empêche d'avaler leur prise. La saison dure du 11 mai au 15 octobre.

 

Takayama (64 000 hab)

 

Une jolie ville dans une cuvette des monts Hida, construite au XVII siècle à l'image de Kyôto. Les vieilles maisons bourgeoises du centre sont classées montunents historiques. Une ancienne brasserie de saké abrite un musée régional.

 

Shirakawa-Go : coupé du monde jusqu'à une époque récente, ce vil­lage contient des fermes de style gassho-zukuri, dans lesquelles coha­bitaient 4 générations de paysans. Depuis l'achèvement du plus grand barrage du Japon, Kurobe n° 4, les communications avec l'extérieur se multiplient.

 

Kanazawa (421 000 hab)

 

La ville la plus importante et la plus chargée d'histoire d'Hokuriku, ancienne résidence des daïmios Maeda. Une bonne liaison routière avec Tôkkyô, le long de la rive orien­tale du lac Biwa, amena dans le nord de nombreux artistes et éru­dits. Porcelaine, poupées folklori­ques, soieries et laques - importées à l'origine de Kyoto - y développè­rent un style propre. Au milieu du XVIIe siècle, la découverte de kaolin à Kutani, près de Kanazawa, donna naissance à la porcelaine de Kutani.

Kenroku-En : l'un des trois plus importants jardins paysagers de l'époque d'Edo date de 1819. La résidence de Seisonkaku conserve tous les trésors d'art de la famille Maeda. Dans le vaste parc de 10 ha, se trouve également la galerie d'art d'Ishikawa.

Château de Kanazawa : de l'an­cienne forteresse des Maeda il ne reste que les fondations de pierre, le portail Ishikawa-Mon et les maisons des samouraïs, Sanjuk-ken-nagaya. L'aire du château appartient aujour­d'hui à l'université.

Edo-Mura (50 mn de car) : beau­coup d'édifices de l'époque d'Edo furent démontés dans la région de Kanazawa et reconstruits ici.

 

Wajima, sur la presqu’ile de noto

 

Au terminus de la ligne de chemin de fer, le vieux port de pêche de Wajima est réputé pour ses amas (plongeuses). Au mois d'août, se produit une véritable migration tout le quartier des pêcheurs de Wajima s'installe dans la petite île d'Hekura, très poissonneuse, à 48 km des côtes. Tous ce petit monde regagne le continent à l'au­tomne. Wajima produit également des laques de grande valeur, Waji­ma-Nuri. Le climat frais et humide de la région convient parfaitement à cet art délicat.

Asaichi : marché matinal ; à partir de 7 h dans la rue principale. Des femmes y vendent leurs produits domestiques : poissons frais, séchés ou fumés, légumes, gâteau à la pâte de haricots doux, poupées folklori­ques et vaisselle en laque.

 

Eiheiji

 

Ce gigantesque monastère de la secte Sodo, fondé en 1244, contient le plus important centre de forma­tion de prêtres zen. La cuisine doit nourrir quotidiennement 120 jeunes moines et de nombreux voyageurs. Le dortoir du nouveau bâtiment peut héberger 1 000 hôtes. Réserver par écrit. Les visiteurs doivent se confor­mer aux habitudes du monastère lever vers 3 h, nourriture végéta­rienne frugale, deux fois par jour, et zazen (exercices de méditation).

 

Ile de sado (467 000 hab)

 

Port d'embarquement à Niigata carrefour des axes nord-sud et est­ouest de la mer du Japon.

Située à 35 km au nord de Niigata, l'île de Sado servait de lieu de séjour aux prisonniers politiques dès l'époque d'Heian. A l'époque d'Edo, on exploitait à Sado la seule mine d'or du Japon, grâce au travail forcé de nombreux grands criminels. Deux chaînes de montagnes parallè­les, 0-Sado et Ko-Sado, traversent l'île.

Ancienne mine d'or d'Aikawa­cho : découverte en 1601, elle est presque épuisée de nos jours. On y conserve de nombreux objets ayant appartenu aux anciens forçats.

 

Honshu du nord ou tohoku

 

Peu équipé pour le tourisme international, Tôhoku offre une agréable diversion aux visiteurs lassés de Fuji-Yama. La culture intensive du riz en fait le « grenier du Japon ». Tôhoku est le pays des fêtes paysannes. Le climat favorise une moisson précoce, qui permet aux paysans de consacrer le mois d'août à la préparation de la fête des moissons, apogée de leurs maigres distractions. La fête d'Obon, qui tombe à la même époque, permettait aux « travailleurs émigrés » de passer leurs vacances au pays. La gaieté des fêtes estivales, hautes en couleur, traduit la joie des retrouvailles familiales dans ce pays austère.

La région de Tôhoku, très conservatrice, resta fidèle au shogun Tokugawa jusqu'à sa chute, s'attirant ainsi l'hostilité des milieux favorables à l'empereur. Un an avant la restauration Meiji, les daïmios des six provinces de Tôhoku s'unirent contre l'armée impériale qui les défit totalement pendant la guerre de Boshin (1868).

Le visage de Tôhoku change rapidement, depuis que le Shinkan­sen a été prolongé jusqu'à Morioka (1982) et que l'autoroute relie également cette dernière à Omiya, au nord de Tôkyô.

 

Aizu-wakamatsu

 

L'ancienne ville forte appartenait à la famille Matsudaira, daïmio de la province d'Aizu et alliée du shogun. Lors de la guerre de Boshin, les samourais d'Aizu opposèrent une résistance farouche à l'armée impé­riale. La ville fut dévastée en 1868. Le célèbre chant funèbre du Byakko­tai, escadron formé de fils de cheva­liers, qui se suicidèrent collective­ment pendant le siège, touche encore la fibre patriotique des habi­tants d'Aizu.

Château de Tsuruga: considéré comme le quartier général des traîtres à la patrie, il fut rasé sous le gouvernement du Meiji. On reconstitua, en 1965, le Tenshukaku de cinq étages, qui abrite aujour­d'hui un musée régional.

 

Parc national de bandai-asahi

 

ircuits en autobus au départ d'Aizu-Wakamatsu ou de Fuku­shima. L'excursion trouve son point fort au mont Bandai (1819 m), un volcan impétueux qui perdit un tiers de sa hauteur lors de l'éruption de 1888 qui, en une seule nuit, fendit la belle montagne conique en deux parties. La lave bloqua deux fleuves. Ainsi naquirent les trois romanti­ques lacs d'Hibara, Onagawa et Akimoto, ainsi que 200 marécages appelés Goshiki-Numa.

 

Sendai (686 000 hab)

 

La plus grande ville de Tohôku, siège des administrations nationales et de l'université, fut pendant 270 ans la résidence de la famille Date, les plus puissants daimios du Nord.

Stratège habile et diplomate avisé, Date Masamune, fondateur de la ville forte, comprit l'importance du commerce mondial au XVIIe s. et envoya un ambassadeur à Rome. Sendai fut reconstruite après les importants dégâts causés par la Seconde Guerre mondiale.

Ruines du château d'Aoba : édifiée par Masamune, la forteresse fut détruite pendant la guerre de Boshin ; Sanctuaire d'Osaki-Hachiman les vestiges brûlèrent pendant la der- fondé en 1607 par Masamune, c'est mère guerre. La terrasse offre un un exemple d'architecture d'Azuchi­beau panorama sur le centre-ville.     

Momoyama dans le nord du Japon.

Zuihoden : mausolée de Masamune. Les bâtiments originels disparurent pendant la Seconde Guerre mon­diale. En 1976, les travaux de res­tauration du portail et de salle cen­trale mirent à jour le cadavre momifié de Masamune.

Excursions autour de Sendai

 

Matsushima

Cette baie est parsemée de centai­nes d'flots plantés de pins, qui résul­tent d'un affaissement du sol. Seuls les sommets des anciennes collines émergèrent de la mer, où ils furent bizarrement sculptés par les intem­péries.

Pavillon de Kanrantei maison offerte par Toyotomo Hideyoshi à Masamune et servant aux cérémo­nies du thé.

Zuiganji : le temple de la famille Date, élevé en 1604 par Masamune, offre un bon exemple d'architecture d'Axuchi-Momoyama dans le nord du Japon. Le trésor conserve une statue de Masamune, ainsi qu'une copie de sa lettre au pape. Le terrain du temple contient de nombreuses grottes servant à la méditation.

Chuzonji

A Hiraizumi (Tôhoku-Shinkansen de Tôkyô-Ueno, puis bus pour le temple) : le plus vieux temple con­servé dans le Nord, fondé au Me siècle par la famille Fujiwara, comp­tait à l'origine plus de 40 bâtiments. Seuls Kon ikido (la « salle d'or ») et Kyoto (la « salle de conservation des sntras ») subsistent de nos jours.

Konjikido : la petite salle contient 3 magnifiques autels portant chacun 11 statues de Bouddha.

Oido, un bâtiment de protection construit au XIII» siècle au-dessus de la « salle d'or » la protégeait des intempéries durant 7 siècles. En 1958, après 6 ans de restauration de la salle d'or, un autre bâtiment résistant à l'incendie et aux tremble­ments de terre et pourvu de l'air conditionné remplaça l'Oido.

Parc national de Zao-Quasi

 

(3 h d'autocar par la route de Zao­Echo) : les monts Zao forment la frontière entre les préfectures de Miyagi et de Yamagata. Ces derniè­res se disputent depuis toujours le pic de Goshikidake et le mystérieux

lac de cratère d'Okama situés sur la ligne de démarcation. Les arbres du mont Zao se couvrent de givre de janvier à mars, et prennent du volume jusqu'à former de gigantes­ques bonshommes de neige. Ce phé­nomène naturel, juhyo, fait de Zao la station de sports d'hiver la plus photogénique du Japon.

 

Akita.

Petite ville forte sur la mer du Japon. Ses fêtes attirent les touristes du Japon entier.

Aomori

Aomori, la capitale de la préfectu­re du même nom, dans le nord d'Honshu, est moins importante, historiquement, que sa concurrente Hirosaki (176 000 hab.), la ville for­te de l'ancienne province de Tsuru­ga, vieille de 300 ans. Aomori ne se développa que depuis l'ère du Meiji, comme centre de départ pour la colonisation d'Hokkaido. A 60 km au nord d'Aomori, au cap Tappizaki, le tunnel de Seikan relie, depuis mars 1988, Honshu à Hokkaido.

 

Parc national de Towada-Hachimantai

 

 (En autocar jusqu'a Nenokuchi, sur les bords du lac Towada) : le parc comprend le site protégé entou­rant le lac de Towada, au nord, et le plateau volcanique d'Hachimantai, avec le plus profond lac du Japon, le Tazawa (423 m) au sud. Sur le sol volcanique entourant ce lac de caldeira, poussent des forêts mixtes dont les couleurs automnales consti­tuent l'une des attractions du parc.

Parc national de Rikuchu

 

Point de départ : Morioka (232 000 hab.), vieille ville fortifiée et capitale de la plus pauvre des préfectures, Iwate. La côte, longue de 150 km, fait partie du parc. De grandioses falaises, hautes de 200 m, alternent avec de petites baies de sable blanc. Au centre du parc, se trouve Miyako, le plus grand port de pêche d'Iwate, avec la plage de Jodogahama.

 

Hokkaido

 

la deuxième île du Japon compte 21 % de sa superficietotale, mais seulement 5 % de ses habitants, et l'impression d'un Japon surpeuplé s'y révèle totalement fausse. Située au nord du 42° parallèle, Hokkaido ne connaît ni les bambous ni les pins des autres îles de l'archipel, mais l'épicéa et le mélèze. On n'y trouve pas non plus les macaques à face rouge,typiquement japonais, mais quelque 3 000 ours bruns de l'espèce ezo (Ursus yesoensis), pesant 300 kg. Les aborigènes d'Hokkaido, les Aïnous, leur vouaient un culte, mais la fête de l'ours, Iyomante, ne se célèbre plus qu'à l'usage des touristes.

L'origine des Ainous, de race caucasique, reste obscure. De peau blanche et très poilus, ils possédaient une langue propre mais pas d'écriture, ignoraient l'agriculture et vivaient surtout de la chasse. On estime aujourd'hui leur population à 17 000 person­nes, totalement japonisées par l'exogamie.

 

 

L'ère du Meiji commença la colonisation de l'île en 1869, à l'aide de samouraïs, de paysans pauvres de Tco-hhoku et de prisonniers politiques. Depuis 1988, le plus long tunnel sous la mer du monde (45 km) met Hokkaido en communication avec Honshu. Grâce à cette réalisation exceptionnelle, dont les travaux durèrent 19 ans, Sapporo est à 16 heures de TBkyô par le luxueux train de nuit Hokutosei.

 

Sapporo (555 000 hab)

 

Un bon tuyau

Moiwa, Araiyama et Bankei au centre-ville. Pour les champions, s'imposent les pistes olympiques de Teine, avec leurs 13 remon­tées éclairées au néon ; il existe également une piste de bob. Fan­tastique panorama sur la plaine d'Ishikari et la mer du Japon.

Dessinée en damier dans l'im­mense plaine d'Ishikari, avec des rues numérotées comme à New York, Sapporo est devenue, en un siècle la cinquième ville du Japon et la capitale économique et cultu­

relie du Nord. A quelques kilomètres du centre, on tombe sur des forêts vierges et de belles, pistes de ski. D'octobre à décembre, les énormes bancs de saumons venant de la met. du Japon remontent le fleuve Ishikari pour le : plus - grand plaisir des pêcheurs de Sapporo.

 

 

Richesses touristiques

Clocher : l'emblème de Sapporo est la première construction en bois de style européen d'Hokkaido.

Université d'Hokkaido : campus géant avec les meilleurs instituts d'agriculture et fermes expérimen­tales du Japon. Le jardin botanique contient un musée régional et le mémorial Batchelor consacré à la vie des Ainous.

Allée d'Odori : des millions de tou­ristes viennent admirer d'éphémè­res sculptures de neige lors de la fête de la neige de Sapporo (1-5 février).

Dans le parc forestier de Nopporo le village de pionniers Kaitaku­mtura, avec ses bâtiments de l'ère du Meiji, reconstitue l'ambiance de l'époque de la colonisation. 30 km de sentiers jalonnent les 20 km2 du parc.

 

 

Hakodate (311 000 hab)

 

Le tunnel de Seikan a donné une nouvelle importance au premier port d'exportation de l'ère du Meiji, que rappellent les vieux bâtiments con­sulaires. Belle vue sur la ville, nichée entre deux bras de mer, du sommet venteux du mont Hakodate.

 

 

Les cinq parcs nationaux d’hokkaido

 

Parc de Daisetsuzan

Point de départ : Asahikawa (363 000 hab.) accessible depuis Sapporo (137 km) par le train de la ligne de Hakodate en 2 h, ou par la route nationale 12.

Le plus grand parc national du Japon (232 000 hab.) englobe 5 vol­cans dépassant 2 000 m d'altitude et de nombreux lacs de cratères. Les stations thermales comme Sounkyo, Tenninkyo Yokonanbetsu ou Shiro­gane se prêtent à des séjours prolon­gés. Les skieurs chevronnés appré­cient particulièrement les pistes abruptes de la station de Shirogane.

 

 

Chikabumi : sur la route de Sapporo à Asahikawa, peu avant Asahikawa, Chikabumi possède un musée des métiers d'art, Yukara, avec une superbe collection de tapisseries, et un village aïnou.

Parc national de Shikotsu-Toya

A 30 km de Sapporo, Jozankei est un lieu de séjour très apprécié des citadins, qui viennent admirer les couleurs d'automne de la gorge de Toyohira.

Dans les environs du romantique lac de Toya, avec son île boisée de Nakajima, surgit, en 1944, le volcan Showa-Shinzan (407 m). De même, le mont Usu, situé à proximité, mit au monde un mini-volcan lors de sa brusque éruption en 1977.

Parc national d'Akan

 

On peut le visiter au départ de Kushiro (213 000 hab.), à 40 nm d'avion par TDA de Sapporo, ou 6 h de train de Hakodate-Nemuro (395 km). Les eaux pures du lac de caldeira de Mashu, à 350 m d'altitude, laissent passer la lumière jusqu'à une profondeur de 42 m. 'Surplombé par des falaises de 200 m, on ne peut l'admirer que du sommet du Kamui-Nupuri, sur la rive est. Vue grandiose sur le col de Bihoro (502 m) entre les plaines d'Akan et d'Abashiri. A l'arrière­plan, 2 volcans : 0-Akan, » Akan masculin » (1371 m) et Me-Akan, s Akan féminin » (1503 m).

Parc national de Shiretoko

 

Visite au départ d'Abashiri (43 000 hab.), accessible en train 5 h 40 de Sapporo (375 km) par la grande ligne d'Hakodate-Sekihoku, ou en avion (aéroport de Memanbet­su), 55 mn par JAS. Abashiri souffre de la sinistre réputation de son pénitencier.

Parc national de Rishiri­Rebun-Sarobetsu

 

Chef-lieu : Wakkanai hab.).

Le « Groenland du Japon » se com­pose de deux îles volcaniques, Rishi­ri et Rebun, recouvertes d'une flore alpestre. D'audacieux alpinistes ten­tent de conquérir les pentes rocheu­ses du mont Rishiri (1719 m).

 

Renseignements utiles

Géographie physique et climat

L'archipel nippon est séparé de l'U.R.S.S. et de la Corée par la mer du Japon, de la Chine populaire par la mer de Chine orientale. Les îles d'Honshu, Shikoku et Kyushu se situent dans la zone tempérée, le climat d'Hokkaido, influencé par la Sibérie, peut se comparer à celui de la Scandinavie. Sur les lies méridio­nales de Ryu-kyn règne un climat subtropical. Les quatre saisons se distinguent nettement les unes des autres. L'été (juin à septembre) est très chaud (22-28°) et humide (80 %). L'hiver est doux (5-10°) sauf à Hokkaido, où les températures descendent généralement au-des­sous de 0° et parfois jusqu'à - 20°. La mousson atteint le Japon en été : la saison des pluies s'étend de la mi-juin à la mi-juillet. Les typhons, se développant dans la zone des Philippines, atteignent le Japon en septembre, accompagnés d'orages et de pluies catastrophiques. Situé dans la zone séismique du Pacifique, le Japon enregistre tous les ans 1500 tremblements de terre qui provoquent de dangereux raz de marée (tsunamis).

Floraison des cerisiers : les ceri­siers du Japon ne fleurissent pas partout à la même époque. La saison débute vers le 20 mars, dans les régions douces du Sud, d'où le « front de floraison des cerisiers » se déplace peu à peu vers le nord-est, pour atteindre Tôkyô fin mars et un mois plus tard les régions froides de Hokkaido. Les dates exactes de l'avancement du « front » - les pré­visions de floraison des cerisiers - sont données, au début de la saison, par l'Office national météorologique.

Les touristes de nationalité française, suisse ou belge n'ont pas besoin de visa pour des voyages inférieurs à 6 mois, mais seulement d'un passeport en cours de validité.

ëZÎ ® Le franc et toutes les autres devises, ainsi que les chèques de voyage, sont autorisés sans limita­tion. En quittant le Japon, on peut emporter ou changer des yens jus­qu'à concurrence de 5 millions. Les biens personnels comme les vête­ments, les objets de toilette, les chaussures, le linge et les bijoux n'ac­quittent pas de droits de douane.

Autres importations non taxées une caméra et un appareil photogra­phique, une paire de jumelles, un transistor, une machine à écrire de voyage, un magnétophone, des articles de sport, 100 cigares, 400 ci­garettes ou 500 g de tabac, ainsi que 3 bouteilles d'alcool de 0,71 et 75 ml de parfum.

 

Les autres articles ne sont exemp­tés que si leur valeur est inférieure à 200 000 yens. L'importation d'ar­mes est interdite.

 

Courant alternatif de 100 volts, © 50 périodes dans l'est du Ja­pon, 60 dans l'ouest. La frontière se situe à Shizuoka, entre Tôkyô et Nagoya. Prises de courant plates à l'américaine. La plupart des grands hôtels disposent de transformateurs pour les prises européennes.

 

On trouve des timbres dans les bureaux de poste, les hôtels et dans tous les bureaux de ta­bac, drogueries et autres magasins agréés par la poste. Une lettre par avion jusqu'à 1 g coûte 170 yens, une carte postale 110 yens, un aé­rogramme 110 yens.

On téléphone directement à l'étranger, en composant l'indicatif 001, d'une chambre d'hôtel, d'un poste privé ou des cabines portant l'inscription en anglais : Int'l & domestic cardlcoin telephone. Le tarif est moins cher avant 8 h et après 19 h, le barème le plus bas s'appliquant avant 7 h et après 23 h. Pour les renseignements inter­nationaux, composez le 0057, on y parle l'anglais. Les communications locales coûtent actuellement 10 yens les 3 minutes. Les télépho­nes publics n'acceptant que les piè­ces de 10 yens sont rouges, les appareils jaunes ou rouges ne fonc­tionnent qu'à partir de 100 yens.

Verts, ils acceptent les téléphone cards que l'on trouve dans des automates à partir de 500 yens. Le 110 (police) et le 119 (ambulances) sont gratuits.

[~_ Banques : du lun. au yen, de 9 à 15 h, sain. de 9 à 12 h, mais un samedi sur deux seulement.

Poste : du lun. au yen, de 9 à 17 h, sam.de9à12h30.

Grands magasins : 10 à 18 h, 19 ou 20 h. Ouvrent le dimanche mais ferment un jour de semaine.

Magasins : généralement ouverts le week-end, avec un jour de repos en semaine. Pas d'horaire fixe, d'habi­tude 10 à 20 h ou plus tard ; les convenience stores ouvrent jusqu'à 24 h ou même 24 h sur 24. Bureaux : lun.-vend. de 9 à 17 h ; rarement le samedi.

 

Jours fériés

 

La plupart des bureaux et usines ferment entre le 28.12 et le 5.1, ainsi le 23.12 (anniversaire de l'em­pereur), le 29.4 (anniversaire de l'empereur défunt Hiro-Hito) et dans la semaine d'or comprenant le jour de la constitution (3.5) et celui des enfants (5.5). Durant la semaine d'Obon (11 au 19.8), les gens se rendent dans leur région natale pour honorer leurs ancêtres. Les touristes devraient éviter les voyages lors de toutes ces fêtes, tous les moyens de communication et d'hébergement étant réservés plusieurs mois à l'avance.

Glisser de l'argent liquide dans la main de quelqu'un pour le remercier d'un service, va à l'encon­tre de la sensibilité japonaise. Un chauffeur de taxi s'attend aussi peu à un pourboire qu'un portier ou un bagagiste d'hôtel. Les porteurs des gares et des aéroports ne perçoivent que le tarif fixé. Les hôtels deman­dent un supplément de 10 % pour le service, les ryokan souvent 15 %. Dans les restaurants de luxe, le service, atteignant parfois 20 %, figure sur l'addition. On paye à la caisse, lors de la sortie. A titre exceptionnel, on peut récompenser le service attentionné d'une femme de chambre de ryokan en posant discrètement une enveloppe sur le plateau.

Le Japon possède sans doute

les transports en commun les plus efficaces du monde. Métros, chemins de fer urbains et bus sont économiques et pratiques, mais sou­vent très encombrés. Aux heures de pointe règne une cohue inimagina­ble, même pour les Parisiens. La difficulté principale réside dans les panneaux indicateurs en idéogram­mes, surtout dans les bus.

Dans tous les transports urbains le ticket doit être remis au contrôle à la fin du voyage. Il ne faut donc pas le jeter.

En avril 1988, les chemins de fer nationaux ont été privatisés, et leurs 21 000 km de réseau attri­bues à six compagnies régional des JR (Japan Railways). Mais I réservations se font toujours guichet vert (Midori-no-madagi chi) de toutes les gares. II exisl d'autre part, 100 sociétés privé exploitant au total plus de 5 000 lu D'organisation plus rationnelle, sont souvent moins chers et pli pratiques que JR sur de petits tr jets. Shinkansen, les célèbres raF des qui atteignent des vitesses c 230 km/h relient Tôkyô à Haka (1181 km) en 6 heures, à Niiga par les Alpes japonaises (334 kn en 2 h 45, et à Morioka (535 kn en 3 h. Tous les rapides, dont 1 Shinkansen, coûtent un supplémen II vaut mieux réserver, mais o trouve presque toujours des fiyz seki (places libres non réservées).

Pour les touristes, le Japan Rai Pass s'avère très avantageux. II feu l'acheter avant de quitter la France à l'Office du tourisme japonais, 4 e 8, rue Sainte-Anne, 75001 Paris tel. 42 96 20 29. II est délivré pou 7, 14, ou 21 jours, en lie (Greer car) ou 2e classe, et s'utilise sur tous les trains et autocars des JR sauf les cars d'Honshu, et même sui certains ferries. Le prix du billes Tôkyô-0saka en ire lasse du Shin kansen coûte à peu près celui de l'avion.

 

II existe trois compagnies d'aviation nationales : Japan Airlines (JAL), AU Nippon Airways (ANA) et Toa Domestic Airways (TDA). Tôkyô dispose de deux aéro­ports : Haneda Kuko pour les vols intérieurs et Narita Kuko pour le trafic international. Bien se rensei­gner avant le départ.

Nous ne conseillons pas aux touristes français de conduire eux-mêmes. II faut soit disposer d'un permis de conduire international, soit faire transcrire son passeport français en japonais, après un test oculaire. Cette formalité prend au minimum 10 jours ouvrables. Deuxièmement, les Japonais roulent à gauche. Troisièmement, le trafic est plus intense qu'en Europe, avec des interdictions de s'arrêter ou de se garer sur de nombreuses voies. En­fin, la plupart des indications ne sont données qu'en idéogrammes. Pour de petits séjours, louez des voitures avec chauffeur (environ 3 500 yens l'heure) ou prenez un taxi. La loca­tion d'une voiture coûte de 500 à 700 F par jour. Pour les personnes voyageant seules, le train rapide coû­te généralement moins cher.

 

Taxis : en comparaison du coût d'une voiture particulière, les taxis sont économiques. Les prix varient selon les lieux. Une lumière rouge à gauche du pare-brise, avec l'ins­cription Kusha signale qu'ils sont libres ; une lumière verte s'allume lorsqu'ils chargent un client. Ne manoeuvrez jamais vous-même les portes commandées par le chauf­feur. Celui-ci ne s'attend pratique­ment jamais à un pourboire, mais éprouve souvent des difficultés à trouver la destination d'un étranger à l'aide d'une adresse, et c'est la raison pour laquelle il ne prend pas volontiers des touristes ne parlant pas le japonais. En règle générale, les rues japonaises ne portent aucune plaque, et les adresses ren­voient aux quartiers, arrondisse­ments, pâtés de maisons ou terrains. D'autre part, les maisons ne sont pas numérotées. Pour faciliter la recherche, repérez un signe particu­lier dans les environs : bureau de poste ou coiffeur au coin de la rue. Un bon tuyau: conserver les bottes d'allumettes distribuées par les hôtels, restaurants, cafés et bars. lls mentionnent souvent des repères d'orientation en plus de l'adresse. Notez, enfin, qu'au Japon on compte les étages à partir du rez-de-chaus­sée : ler étage.

Adresses utiles

Ambassade de France

11-44 Minami Azabu, 4-chôme, Minato-ku, tél. 473 0171, métro Hiro-o.

Ambassade de Belgique

5, Niban chô ; Chiyoda-ku. Ambassade de Suisse

9-12, Miami-Azabu, 3-chôme, Mina­to-ku.

Maison franco japonaise

3 Kanda Surugadai, 2-chôme, Chiyoda-ku, tél. 291 11 41. Institut franco japonais

15 Ichigaya Funagawara-ch, Shin­juku, tél. 260 72 24.

A bashiri, 120 Aizu-Wakamatsu, 113

Akan (parc national d'), 120 Akita, 116

Amakusa (fies d'), 103 Aomori, 116 Arita, 102

Asahikawa, 119 Ashizuri (cap), 94

Aso (parc national d'), 102 Awaji (fie d'), 87

 

B andai-Asahi arc national de), 113 Beppu (Kyûshul, 102 Biwa (lac), 78

Byodo-In, 78

C hikabumi, 120 Chuzenji (lac), 69

 

D aisetsuzan (parc national de), 119 Daisen-Oki (parcc national de), 97 Dazaifu, 104

Dbgo, 93, 97 Dbzen, 97

E do (voir T5kyd) Edo-Mura, 110 Eiheiji, 111 Enryakuji, 78

F uji-san (FujiYama), 67 Fukuoka, 103 Fukura, 87

Futamigaura, 85

G ifu, 109

Gotô archipel de), 101 Gush' ami, 105 Gyokusendo,105

H agi, 96

Hakata (voir Fukuoka) Hakodate, 119 Hakone, 67 Himeji, 88

Hirado (tles de), 101

 

Hiroshima, 89 Haryuji, 80

I busuki, 104

Ikaruga, 80 Ikuchi (fie d'), 88 Imabari, 87 Imari, 102 Ise-Jingu, 84 Itoman, 105 Iwakuni, 90 Izumo-Taisha, 96 Izu-Oshima (voir Oshima)

 

J o-Shinetsu (parc national du plateau de), 108

Jozankei, 120

K agoshima, 104 Kamakura, 14, 68 Kamikochi, 108 Kami-Shima, 103 Kanazawa, 110 Karatsu, 104 Kita-Kyûshii, 103 Kobe, 84 K-chi, 93, 94 Kotohira, 92 Koya (mont), 83 Kumamoto, 103 Kurashiki, 89 Kushiro, 120 Kyoto, 71

M atsue, 96 Matsumoto, 107 Matsushima, 115 Matsuyama, 93 Miyajima (fies), 90 Miyako, 105

N agano, 108 Nagasaki, 99, 101 Nagoya, 108 Naha, 105 Nara, 13, 79, 80.